Quelle: MEW 27 Briefe Februar 1842 bis Dezember 1851


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       #146# 47 - Marx an Engels - 2. Dezember 1850
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       47
       
       Marx an Engels
       in Manchester
       
       2. Dezember [1850]
       64, Dean Street, Soho, London
       Lieber Engels!
       Ich war  einige Tage  ernstlich unwohl, und so erhältst Du diesen
       Brief nebst Anzeige von dem Empfang der beiden Post Office Orders
       1*) später,  als mein  Wunsch war.  Dem Seiler habe ich die 7 1/2
       sh. zukommen lassen. Was die "Indépendance" betrifft, so schulden
       wir beide  ihm einstweilen  nichts, da er, zu gelegner Zeit, sich
       von seinem Wirte hat herauswerfen lassen und ihm als Kompensation
       für die  10 £,  die er  ihm schuldet, nichts hinterlassen hat als
       die unbezahlte "Indépendance", für 18 Pence Mobilareigentum und 2
       oder 3  Bücher, die er von mir und andern geborgt hat. Er besitzt
       wirklich in a high degree 2*) das Talent, auf amerikanische Weise
       den Überschuß  seiner Ausgaben  über seine Einnahmen zu liquidie-
       ren.
       Der große  Heilberg ist mit einer soi-disant 3*) jungen Frau hier
       angekommen. Ich habe noch nicht die Ehre gehabt, den Märchen-Tuck
       zu sehn,  der natürlich  sehr vergrößert über den Ozean zurückge-
       worfen ist  - ein  gefährlicher Konkurrent für Seiler. Er hat den
       Bamberger ganz  mit Beschlag  belegt, nennt  ihn "Brüderchen" und
       die alte Amschel "Tantchen".
       Von unsrer  "Revue" habe  ich noch  nichts gesehn und gehört. Ich
       stehe mit  Köln in  Unterhandlung wegen  Herausgabe der  Quartal-
       schrift.
       Teils aus Unwohlsein, teils aus Absicht komme ich in den Pulteney
       stores mit den andern nur noch an den offiziellen Tagen zusammen.
       Da die Herren so viel debattiert haben, ob diese Gesellschaft en-
       nuyant ist  oder nicht,  überlasse ich es natürlich ihnen selbst,
       über die  Komforts ihrer  Unterhaltung sich wechselseitig zu ver-
       ständigen. Mich aber mache ich rar. Wir haben beide die Erfahrung
       gemacht, daß  man bei  diesen Leuten  in demselben  Maß  im  Wert
       sinkt, als man sich ihnen liberal zuführt. Zudem bin ich sie müde
       und will meine Zeit möglichst produktiv ausnutzen. Freund Schramm
       4*), der  seit mehren  Wochen den  Malkontenten spielte  und sich
       endlich
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       1*) Postanweisungen -  2*) in einem hohen Grade - 3*) sogenannten
       - 4*) Conrad Schramm
       
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       überzeugt hat,  wie man  durchaus nicht geneigt ist, dem natürli-
       chen Lauf  seiner Gemütsstimmungen  Hindernisse in den Weg zu le-
       gen, eignet  sich nach  und nach  den mit dem Model-lodging-house
       5*) verträglichen Humor wieder an.
       In der  Great Windmill  [157] herrscht großer Ärger über den Ver-
       lust der  16 £  durch gerichtlichen  Spruch.  Lehmann  namentlich
       schäumt. Sein Zorn will sich nicht legen, bis Bauer 6*) und Pfän-
       der in  allen Zeitungen Europas öffentlich als Diebe und Missetä-
       ter gebrandmarkt.  Der kleine Bauer behauptet jetzt natürlich mit
       verbißnem sittlichem Grimm, daß die Herauszahlung jeden Pfennigs,
       sei es  an die  Great Windmill, sei es an eine öffentliche Armen-
       box, eine  unverzeihliche Beleidigung  gegen die  englischen  Ge-
       richte und eine "Anerkennung der Bourgeoisie" sein würde.
       Unterdessen haben  die großen  Männer der  Great Windmill  Street
       einen Triumph erlebt, wie folgt:
       "Aux démocrates de toutes les nations!
       Citoyens! Proscrits  Réfugiés en  Angleterre et  mieux placés par
       cela même  pour juger  des mouvements  politiques  du  Continent,
       nous" (merk  wohl! In  dieser   e i n z i g e n   Phrase, die sie
       über Subjekt,  Kopula und  Prädikat hinaus gewagt haben, direkter
       Sprachschnitzer, müßte  jedenfalls heißen:  et ainsi mieux placés
       que vous  autres pour)  "avons pu suivre et surveiller activement
       toutes les  combinaisons des  Puissances coalisées se préparant à
       une nouvelle invasion de la France, où" (sehr scheen!) "les Cosa-
       ques du  Nord sont attendus par leurs complices, pour" (noch ein-
       mal attendus  pour) "éteindre  dans son foyer même" (die Geburts-
       stätte von  Barthélémy und  Pottier) "le  volcan de la Révolution
       Universelle. -  Les Rois et les aristocrates de l'Europe ont com-
       pris qu'il  était temps d'élever des digues pour arrêter la marée
       populaire" (hieße  besser:  le  marasme  populaire)  "qui  menace
       d'engloutir leurs  trônes ébranlés.  - Des troupes nombreuses le-
       vées en  Russie, en  Autriche, en Prusse, en Bavière, dans le Ha-
       novre, dans  le Wurtemberg,  en Saxe et enfin dans tous les états
       de l'Allemagne, sont déjà réunies." (Des troupes... sont déjà ré-
       unies!) "En  Italie 130 000  hommes menacent la frontière suisse.
       Le Vorarlberg est occupé par 80 000 hommes. Le Haut Rhin est cou-
       vert par  80 000 hommes,  Würtembergeois, Badois et Prussiens. Le
       Main est  gardé par  80 000 Bavarois  et Autrichiens.  Tandis que
       370 000 hommes occupent les points que nous venons d'indiquer, la
       Prusse a mobilisé 200 000 soldats qu'elle tient disponible" (sic)
       "pour être  lancé sur  les frontières  de la  Belgique et  de  la
       France: la Hollande et la Belgique, contraintes
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       5 Mietskasernenbau - 6*) Heinrich Bauer
       
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       par les coalitions, soutiendront le mouvement d'invasion avec une
       armée forte  de 150 000 hommes. En Bohême 150 000 hommes se tien-
       nent prêts et n'attendent qu'un ordre pour se réunir à l'armée du
       Main, qui  serait alors forte de 230 000 hommes. Autour de Vienne
       sont concentrés 80 000 hommes. 300 000 Russes campent en Pologne,
       et 80  000 dans  les environs  de St. Petersbourg: ces armées ré-
       unies composent  une force  d'un million trois cents trente mille
       combattants, qui n'attendent que le signal de l'attaque. Derrière
       ces troupes  se tiennent aussi (!) prêts 180 000 Autrichiens, 200
       000 Prussiens,  100 000  hommes fournis  par les  principautés de
       l'Allemagne, et  220 000 Russes.  Ces  armées  forment  ensemble,
       comme troupes  de réserve 700 000 hommes; sans compter les hordes
       innombrables" (sic)  "de Barbares  que l'Attila  Moscovite ferait
       surgir du fond de l'Asie, pour lancer, comme autrefois (!) sur la
       civilisation Européenne. Des journaux allemands" (wird nämlich in
       einer Note  ein Lausesatz  aus der  "Neuen Deutschen Zeitung" zi-
       tiert, um  Lüning günstig zu stimmen) "et nos renseignements par-
       ticuliers nous  font connaître  les secrètes intentions des Puis-
       sances dont les Plénipotentiaires se sont réunis à Varsovie le 25
       Octobre dernier.  Il a été décidé, dans la (!) conférence, qu'une
       guerre feinte"  (Teufel, was für Diplomaten!) "entre la Prusse et
       l'Autriche, servirait de prétexte au mouvement des soldats que la
       volonté du Czar transforme en instruments aveugles et en sicaires
       féroces contre  les défenseurs  de la liberté." (Bravo!) "En pré-
       sence de ces faits, il n'est plus possible de douter: on organise
       en ce moment le massacre, déjà commencé (!!) de tous les Républi-
       cains. Les journées de Juin 1848 avec leurs exécutions sanglantes
       et les proscriptions que les ont suivies - la Hongrie dévastée et
       asservie par  l'Autriche -  l'Italie livrée au Pape et aux Jésui-
       tes, après  l'égorgement de la République Romaine par les soldats
       du Gouvernement  de la  France n'ont point assouvi la rage de nos
       ennemis: ils rêvent l'asservissement de tous les peuples qui com-
       battent pour  le triomphe de la liberté commune. Si la démocratie
       n'y prend garde, la Pologne, la Hongrie, l'Allemagne, l'Italie et
       la France  seront bientôt  encore vouées aux fureurs de la solda-
       tesque sauvage  de Nicolas qui, pour exciter les Barbares au com-
       bat leur promet la dévastation et le pillage de l'Europe.
       Devant ce  danger qui nous menace, debout! Debout... Républicains
       Français, Allemands,  Italiens, Polonais, et Hongrois, sortons de
       cet engourdissement" (Pott Schapper und Willich!) "qui énerve nos
       forces et  prépare une  victoire facile  à nos  oppresseurs.  De-
       bout!... Aux  jours de repos et de honte du présent, faisons suc-
       céder les  jours de  fatigue et  de gloire,  que nous  prépare la
       guerre sainte de la liberté! En examinant ces dangers que nous
       
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       vous signalons,  vous comprendrez, comme nous, qu'il yauraitfolie
       d'attendre plus  longtemps l'attaque de l'ennemi commun; nous de-
       vons tout  préparer et  aller au  devant du  péril qui nous envi-
       ronne." (Geht  einmal au  devant d'une chose qui vous environne!)
       "Citoyens Démocrates  Socialistes, notre  salut n'est  qu'en nous
       mêmes: nous  ne devons  compter que  sur nos  propres efforts; et
       éclairés des  exemples du passé, nous devons nous prémunir contre
       les trahisons  de l'avenir. Évitons, évitons surtout le piège qui
       nous est  tendu par  les serpens (!) de la diplomatie. Les émules
       des Metternich et des Talleyrand méditent en ce moment d'éteindre
       le flambeau  de la  Révolution, en  Suscitant à  la  France,  par
       l'invasion qu'ils  préparent, une  guerre nationale dans laquelle
       les peuples  s'égorgeraient au profit des ennemis de leur affran-
       chissement. Non,  Citoyens! plus de guerre nationale! Les barriè-
       res que  les despotes  avaient élevées  entre les  nations qu'ils
       s'étaient partagées,  sont désormais  tombées pour  nous, et  les
       peuples confondus"  (wirklich: confondus)  "n'ont plus qu'un dra-
       peau, sur lequel nous avons écrit avec le sang fécond de nos mar-
       tyrs: République Universelle Démocratique et Sociale."
       Pour Leurs  Sociétés: "Les  membres du  comité de  la société des
       proscrits  Démocrates   Socialistes  Français   à  Londres:  Adam
       (Cambreur), Barthélémy  (Emm[anue]l),  Caperon  (Paulin),  Fanon,
       Goûté, Thierry, Vidil (Jules); les délégués de la commission per-
       manente de  la section  de la démocratie polonaise à Londres: Sa-
       waszkiewicz, Warskiroski;  les membres du comité démocrate socia-
       liste des  réfugiés allemands et de la société ouvrière allemande
       [158]: Dietz  (Oswald), Gebert  (A.), Mayer (Adolphe), Schärttner
       (A.), Schapper  (Charles), Willich  (Auguste). Les délégués de la
       société démocratique  hongroise à Londres: Molikoy, Simonyi. Lon-
       dres le 16.Novembre 1850." 7*)
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       7*) "An die Demokraten aller Nationen!
       Bürger! Geächtete  Flüchtlinge in  England, und  gerade  deswegen
       besser plaziert,  am die politischen Bewegungen des Festlandes zu
       beurteilen" (merk  wohl! In  dieser einzigen Phrase, die sie über
       Subjekt, Kopula und Prädikat hinausgewagt haben, direkter Sprach-
       schnitzer, müßte jedenfalls heißen: und somit besser plaziert als
       ihr anderen,  um), "haben wir alle Kombinationen der koalisierten
       Mächte verfolgen  und aktiv  überwachen können, die sich zu einer
       neuen Invasion  Frankreichs rüsten, wo" (sehr scheen!) "die Kosa-
       ken des  Nordens von  ihren Mitverschworenen erwartet werden, um"
       (noch einmal:  erwartet werden, um) "an seinem Herde selbst" (die
       Geburtsstätte von Barthélémy und Pottier) "den Vulkan der Weltre-
       volution auszulöschen.  - Die Könige und Aristokraten Europas ha-
       ben begriffen, daß es an der Zeit ist, Dämme zu errichten, um die
       Volksflut" (hieße  besser: die  Volksversumpfung) "zum  Stehen zu
       bringen, die ihre wankenden Throne zu verschlingen droht. - Schon
       sind zahlreiche Truppen, aufgeboten in Rußland, in Österreich, in
       Preußen, in  Bayern, in  Hannover, in Württemberg, in Sachsen und
       endlich in  allen Staaten  Deutschlands, vereinigt."  (Truppen...
       sind schon  vereinigt!) "In  Italien bedrohen  130 000  Mann  die
       schweizerische Grenze. Der
       
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       Wenn das  nicht: gut  für die  Wandläus ist, dann weiß ich nicht,
       was besser  ist. Als  ich das  Manifest [Ledru-]Rollin,  Mazzini,
       Ruge etc.  an die  Deutschen [159]  gelesen hatte,  worin man sie
       auffordert, das  Bardiet zu  singen und  sie erinnert,  daß  ihre
       Vorfahren "Franken" hießen, und worin der König von Preußen schon
       abgemacht hatte, sich von Östreich klopfen zu
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       Vorarlberg ist  von 80 000  Mann besetzt.  Der Oberrhein  ist mit
       80 000 Mann, Württembergern, Badensern und Preußen, überschwemmt.
       Der Main  wird  von  80 000  Bayern  und  Österreichern  bewacht.
       Während 370 000 Mann die von uns bezeichneten Punkte besetzt hal-
       ten, hat Preußen 200 000 Soldaten mobilisiert, die es bereithält"
       (sie), "um sie gegen die Grenzen Belgiens und Frankreichs zu wer-
       fen: Holland  und Belgien  werden unter dem Druck der Koalitionen
       die Invasionsbewegung mit einer 150 000 Mann starken Armee unter-
       stützen. In  Böhmen stehen 150 000 Mann bereit und warten nur auf
       einen Befehl,  um sich  mit der Mainarmee zu vereinigen, die dann
       also 230 000 Mann stark sein würde. Um Wien sind 80 000 Mann kon-
       zentriert. 300 000 Russen lagern in Polen und 80 000 in der Umge-
       bung von  St. Petersburg: diese Armeen bilden insgesamt eine Hee-
       resmacht von  ungefähr  einer  Million  dreihundertdreißigtausend
       Kämpfern, die  nur auf das Signal zum Angriff warten. Hinter die-
       sen Truppen  stehen ebenfalls  (!) in Bereitschaft 180 000 Öster-
       reicher, 200 000  Preußen, 100 000 von den Fürstentümern Deutsch-
       lands gestellte  Soldaten und 220 000 Russen. Diese Armeen bilden
       zusammen als  Reservetruppe 700 000 Mann, ungerechnet die zahllo-
       sen" (sic)  "Barbarenhorden, die der moskowitische Attila aus dem
       Inneren Asiens  hervorbrechen lassen  würde, um sie wie einst (!)
       gegen die  europäische Zivilisation  zu werfen. Deutsche Blätter"
       (wird nämlich  in einer  Note ein  Lausesatz aus der "Neuen Deut-
       schen Zeitung" zitiert, um Lüning günstig zu stimmen) "und unsere
       besonderen Ermittlungen  lassen uns die geheimen Pläne der Mächte
       ernennen, deren  Bevollmächtigte sich  am 25. Oktober in Warschau
       versammelt haben.  Es wurde in der (!) Konferenz beschlossen, daß
       ein Scheinkrieg"  (Teufel, was für Diplomaten!) "zwischen Preußen
       und Österreich als Vorwand für die Bewegungen der Soldaten dienen
       soll, die  der Wille des Zaren in blinde Werkzeuge und wilde Meu-
       chelmörder  gegen   die  Verteidiger  der  Freiheit  verwandelt."
       (Bravo!) "Angesichts  dieser Tatsachen ist kein Zweifel mehr mög-
       lich: man  organisiert in  diesem Moment die schon begonnene Nie-
       dermetzelung (!!)  aller Republikaner. Die Tage des Juni 1848 mit
       ihren blutigen Hinrichtungen und die Ächtungen, die ihnen folgten
       -, die  Verwüstung und  Niederwerfung Ungarns  durch Österreich -
       die Auslieferung  Italiens an den Papst und die Jesuiten nach der
       Erdrosselung der Römischen Republik durch die Soldaten der Regie-
       rung Frankreichs, haben die Wut unserer Feinde keineswegs besänf-
       tigt: sie  träumen von der Unterwerfung aller Völker, die für den
       Sieg der  allgemeinen Freiheit kämpfen. Wenn die Demokratie nicht
       auf der  Wacht sein wird, werden Polen, Ungarn, Deutschland, Ita-
       lien und  Frankreich bald  dem Wüten  der wilden Soldateska Niko-
       laus' ausgeliefert  sein, der, um die Barbaren zum Kampf anzusta-
       cheln, ihnen die Verwüstung und Plünderung Europas verspricht.
       Angesichts dieser  Gefahr, die uns bedroht, auf! Auf... französi-
       sche, deutsche, italienische, polnische und ungarische Republika-
       ner, heraus  aus der  Erstarrung" (Pott  Schapper und  Willich!),
       "die unsere  Kräfte  entnervt  und  unseren  Unterdrückern  einen
       leichten Sieg vorbereitet! Auf... Lassen wir den Tagen des Ausru-
       hens und  der Schande  der Gegenwart  die Tage  der Mühen und des
       Ruhmes folgen,  die uns  der heilige Krieg um die Freiheit vorbe-
       reitet! Wenn  Ihr diese  Gefahren, die wir Euch aufzeigen, prüft,
       werden Ihr  wie wir  begreifen, daß es Wahnsinn wäre, noch länger
       den Angriff  des gemeinsamen Feindes abzuwarten; wir müssen alles
       vorbereiten und  der Gefahr  zuvorkommen, die  uns umgibt!" (Geht
       einmal einer
       
       #151# 47 - Marx an Engels - 2. Dezember 1850
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       lassen, glaubte  ich, etwas Dümmeres sei unmöglich. Mais non! 8*)
       Kommt das  Manifest  Fanon-Caperon-Gouté,  wie  die  "Patrie"  es
       nennt, der dii minorum gentium 9*), mit demselben Inhalt, wie sie
       richtig bemerkt,  aber ohne Chic, ohne Stil, mit den armseligsten
       Rednerblumen von  serpents und sicaires und égorgements 10*)! Die
       "Indépendance" erzählt,  indem sie  einige Sätze  aus diesem Mei-
       sterwerk mitteilt,  es sei von den soldats les plus obscurs de la
       Démocratie 11*) abgefaßt, und diese armen Teufels hätten es ihrem
       Korrespondenten in  London zugeschickt,  obgleich sie konservativ
       sei. So  sehr sehnten  sie sich  nach dem  Druck. Sie  nennt  zur
       Strafe fernen Namen, wie die "Patrie" nur die obigen 3 nennt. Zur
       Erfüllung der  Misère geben  sie von  hier einem Straubinger [47]
       (selbiges Subjekt  hat die klägliche Geschichte gestern dem Pfän-
       der erzählt)  50 Exemplare nach Frankreich mit. Kurz vor Boulogne
       schmeißt er  49 Stück  ins Meer,  in Boulogne  wird Bruder Strau-
       binger  wegen   mangelnden  Passes  zurückgeschickt  nach  London
       und'erzählt, "daß  er jetzt  nach  Boston  gehe".  Leb  wohl  und
       schreib umgehend.
       Dein K. Marx
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       Sache zuvor, die Euch umgibt.) "Bürger sozialistische Demokraten,
       unsere Rettung  liegt nur  bei uns selbst: wir können nur auf un-
       sere eigenen  Kräfte rechnen; und belehrt durch die Beispiele der
       Vergangenheit, müssen  wir uns  gegen die  künftigen Verrätereien
       wappnen. Vermeiden  wir, vermeiden  wir vor  allem die Falle, die
       uns von  den Schlangen (!) der Diplomatie gestellt ist. Die Nach-
       eiferer der Metternich und der Talleyrand sinnen in diesem Moment
       darauf, die  Fackel der  Revolution zu  ersticken, indem  sie  in
       Frankreich durch die von ihnen vorbereitete Invasion einen natio-
       nalen Krieg  entfesseln wollen, in welchem die Völker den Feinden
       ihrer Befreiung  zum Vorteil  einander die Hälse abschneiden wür-
       den. Nein,  Bürger! Keinen  nationalen Krieg mehr! Die Barrieren,
       die die  Despoten zwischen  den Nationen,  die sie unter sich ge-
       teilt, errichtet  haben, sind  fortan für  uns gefallen,  und die
       verschmolzenen" (wirklich: verschmolzenen) "Völker haben nur noch
       eine Fahne, auf der wir mit dem fruchtbaren Blut unserer Märtyrer
       geschrieben haben : Demokratische und soziale Weltrepublik.".
       Für ihre Gesellschaften: "Die Mitglieder des Komitees der Gesell-
       schaft der geächteten französischen sozialistischen Demokraten in
       London: Adam  (Cambreur), Barthélémy  (Emm[anue]I), Caperon (Pau-
       lin), Fanon,  Gouté, Thierry,  Vidil (Jules): die Delegierten der
       ständigen Kommission  der Sektion  der polnischen  Demokratie  in
       London: Sawaszkiewicz, Warskiroski; die Mitglieder des Sozial-de-
       mokratischen deutschen  Flüchtlingskomitees und des Deutschen Ar-
       beitervereins: Dietz  (Oswald),  Gebert  (A.),  Mayer  (Adolphe),
       Schärttner (A.), Schapper (Karl), Willich (August). Die Delegier-
       ten der  ungarischen demokratischen Gesellschaft in London: Moli-
       koy, Simonyi. London, den ló.November 1850." - 8*) Aber nein! - 9
       (hier:) zweitrangigen  Größen - 10*) Schlangen und Meuchelmördern
       und Metzeleien - 11*) unbedeutendsten Soldaten der Demokratie
       
       #152# 47 - Marx an Engels - 2. Dezember 1850
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       Apropos! Schreib  doch einmal  dem würdigen  Dronke,  daß  er  in
       Bundesangelegenheiten antwortet  und nicht  nur im Fall von Tret-
       briefen schreibt. Die Herren Kölner [160] haben noch nichts hören
       lassen.  Weydemeyer  nennt  "Haude",  der  sein  ganzes  Fell  in
       Deutschland eingebüßt hat und wieder hier ist, einen "sonst wack-
       ren Burschen".
       Du mußt  ernsthaft nachdenken,  worüber Du schreiben willst. Eng-
       land geht nicht, da schon 2 Themata darüber, vielleicht 3 mit Ec-
       carius. Über Frankreich ist auch nicht viel zu sagen. Könntest Du
       nicht vielleicht,  an Mazzinis neuste Sachen anknüpfend, die lau-
       sigen  Italiener  samt  ihrer  Revolution  einmal  packen?  (Sein
       "Republik und  Monarchie etc."  nebst seiner  Religion, dem Papst
       etc.)
       
       [Nachschrift von Frau Jenny Marx]
       Lieber Herr Engels,
       Ihre freundliche  Teilnahme an dem Schicksal, das uns in dem Ver-
       lust unsres  Meinen Lieblings, meines armen kleinen Schmerzenkin-
       des 12*),  so schwer  getroffen, hat  mir sehr  wohlgetan, um  so
       mehr, als  ich mich in den letzten schmerzlichen Tagen recht bit-
       ter über unsern Freund S[chramm] zu beklagen hatte. Mein Mann und
       wir alle  haben Sie recht sehr vermißt und uns oft nach Ihnen ge-
       sehnt. Dennoch freue ich mich sehr, daß Sie hier fort und auf dem
       besten Wege  sind, ein  großer Cotton-lord 13*) zu werden. Keilen
       Sie sich  nur recht  fest ein zwischen die zwei feindseligen Brü-
       der; dieser Kampf bringt Sie notwendig Ihrem verehrten Herrn Papa
       gegenüber in die Position der Unentbehrlichkeit, und ich sehe Sie
       schon im Geist als Friedrich Engels junior und Associé des senior
       figurieren. Das  Beste dabei ist natürlich, daß Sie trotz Cotton-
       trade 14*)  und alledem  der alte Fritze bleiben und sich, um mit
       den 3 Erzdemokraten Friedrich Wilhelm dem Ersten, Kinkel und Maz-
       zini zu reden, "der heiligen Sache der Freiheit nicht entfremden"
       werden.  Karl   hat  Ihnen  über  die  hiesige  Schmiere  einiges
       geschrieben; ich  füge noch  einige nova  15*) hinzu.  Der feiste
       Knote Haude  hat auf  seiner Verleumdungstour  durch Deutschlands
       Gauen all'  sein Fett  verloren und  stolpert über  seine  eignen
       Beine, wenn  er einen sieht. Beim Diktator Hippopotamus 16*) soll
       ein kleiner Hippopotamus zweifelhaften Ursprungs angekommen sein,
       und der  Great-Windmill-Ritter Hohenzoller  Willich hat seine No-
       belgarde um  einige qualifizierte  Strauchdiebe und  Lumpazi ver-
       mehrt. Unsre  eignen Leute  bummeln so  von einem Tage zum andern
       weiter mit  Hülfe einiger  erpumpter Pence.  Rings verdient heute
       einiges als Claqueur beim Herzog von Braunschweig, der wieder vor
       Gericht eine Pauke hält.
       Auf dem  letzten Polenfest, wo sich die französischen, deutschen,
       ungarischen und  polnischen Crapauds 17*) (Willich, Fieschi, Adam
       etc.) vereinigt  hatten, ist  es bis zur Keilerei gekommen. Sonst
       haben wir nichts von der Bande gehört. Gestern abend
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       12*) Heinrich Guido  (Föxchen) -  13*) Baumwoll-Lord - 14*) Baum-
       wollhandel -  15*) Neuigkeiten - 16*) Karl Schapper - 17*) Phili-
       ster
       
       #153# 47 - Marx an Engels - 2. Dezember 1850
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       waren wir  in der  ersten Vorlesung  von Ernest  Jones  über  die
       päpstliche Geschichte.  Sein Vortrag  war wunderschön und für die
       Engländer avanciert,  für uns Deutsche, die wir durch Hegel, Feu-
       erbach etc.  Spießruten gelaufen  sind, nicht  ganz à  la hauteur
       18*). Der  arme Harney  war lebensgefährlich  krank an  einem Ge-
       schwür an  der Luftröhre. Er darf noch nicht sprechen. Ein engli-
       scher Arzt  hat zweimal geschnitten und die wehe Stelle nicht ge-
       troffen. Sein  "Red [Republican]"  ist umgewandelt in den "Friend
       of the  People". Doch  nun für  heute genug.  Die Kinder plaudern
       sehr viel  vom Onkel  Angels und der kleine Till singt ganz famos
       nach Ihrer  verehrten Instruktion,  lieber Herr  Engels, das Lied
       vom "Knotenpelz und von dem flotten Besen". Weihnachten sehen wir
       Sie hoffentlich.
       Ihre Jenny Marx
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       18*) auf der Höhe

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