Quelle: MEW 26.1 Theorien über den Mehrwert - Erster Teil


       zurück

       393#
       -----
       Anhang und Register
       
       #394#
       -----
       
       #395#
       -----
       Fremdsprachige Zitate
       
       Die fremdsprachigen  Zitate, die im Text in deutscher Übersetzung
       gebracht wurden,  werden hier nach der Marxschen Handschrift wie-
       dergegeben. Das betrifft auch solche Zitate, die Marx nicht voll-
       ständig ins  Deutsche übersetzt hat. Unterstreichungen werden wie
       im Haupttext  durch Kursivschrift,  Doppelunterstreichungen durch
       gesperrte Kursivschrift  hervorgekoben. Offensichtliche  Schreib-
       fehler werden  stillschweigend korrigiert. Wesentliche Abweichun-
       gen gegenüber dem Original sind in Fußnoten vermerkt.
       
       Erstes Kapitel
       
       7 "Positive profit,  implies no  loss to anybody; it results from
       an   a u g m e n t a t i o n   of labour, industry, or ingenuity,
       and has  the effect  of swelling  or augmenting  the  p u b l i c
       g o o d...  R e l a t i v e  p r o f i t,  is what implies a loss
       to somebody;  it marks  a vibration of the balance of wealth bet-
       ween parties, but implies  n o  a d d i t i o n  t o  t h e  g e-
       n e r a l  s t o c k...  T h e  c o m p o u n d  is easily under-
       stood;  it   is  that   species  of  profit...  which  is  partly
       r e l a t i v e,   and partly  p o s i t i v e...  both kinds may
       subsist inseparably  in the  same transaction."  ("Principles  of
       Pol. Oeconomy",  v. I. The Works of Sir JameS St[euart] etc., ed.
       by General  Sir James  Steuart, his  son etc., in 6 vols., London
       1805, p. 275, 276.)
       
       8 "In the  price of  goods, I  consider two things as really exi-
       sting, and   q u i t e   d i f f e r e n t    from  another;  the
       r e a l   v a l u e   of the  commodities, and  the   p r o f i t
       u p o n  a l i e n a t i o n."  (p. 244.)
       
       8 ..."upon an  average, a  workman of  the country in general may
       perform ...  in a day, a week, a month etc." Zweitens: "the value
       of the workman's subsistence and necessary expense, both for sup-
       plying his  personal wants,  and... the  instruments belonging to
       his profession,  which must  be taken  upon an average as above."
       Drittens: "the  value of  the materials"  (p. 244,  245).  "These
       three articles  being known, the price of manufacture is determi-
       ned. It  cannot be  lower than  the amonnt of all the three, that
       is,  than  the    r e a l    v a l u e;    w h a t e v e r    i s
       h i g h e r,   i s   t h e   m a n u f a c t u r e r' s    p r o-
       f i t.   This will  be in proportion to  d e m a n d,  and there-
       fore will  fluctuate according  to  circumstance.  (l.c.p.  245.)
       Hence appears  the necessity  of a great demand, in order to pro-
       mote flourishing  manufactures... the  industrious regulate their
       living and  expence according  to their  certain profit"  (l.c.p.
       246).
       
       Zweites Kapitel
       
       18 "It is  obvious, that  the relative numbers of persons who can
       be maintained  without  agricultural  labour,  must  be  measured
       wholly by  the productive  powers of the cultivators." (R. Jones,
       "On the Dist. of Wealth", Lonlon 1831, p. 159, 160.)
       24  «l a  c l a s s e  p r o d u c t i v e»  (agricultural labou-
       rers)   «l a  c l a s s e  d e s  p r o p r i é t a i r e s,  e t
       l a   c l a s s e   s t é r i l e»  («tous les citoyens occupés à
       d'autres  senices   et   à   d'autres   travaux   que   ceux   de
       l'agriculture») («Physiocrates  etc.», édit.  Eugène Daire, Paris
       1846, I. partie, p. 58).
       
       #396# Anhang und Register
       -----
       24 «Son» (du laboureur) «travail, dans l'ordre des travaux parta-
       gés entre  les différents membres de la societé, conserve la même
       primauté... qu'avait,  entre les  différents traveux  qu'il était
       obligé dans  l'état solitaire de consacrer à ses besoins de toute
       espèce, le  travail qui  subvenait à  sa nourriture. Ce n'est pas
       ici une  primauté d'honneur  ou de dignité; elle est de nécessité
       p h y s i q u e...   Ce que  son travail fait produire à la terre
       au delà de ses besoins personnels est l'unique fonds des salaires
       que reçoivent tous les autres membres de la société en échange de
       leur travail.  Ceux-ci, en se servant du prix de cet échange pour
       acheter à  leur tour les denrées du laboureur, ne lui rendent ex-
       actement» (in  Materie) «que ce qu'ils ont reçu. C'est une diffé-
       rence ¦¦230¦  essentielle entre  ces deux  genres de  travaux...»
       («Reflexions sur  la Formation  et la Distribution des Richesses»
       (1766). Turgot,  (OEuvres, édit.  Daire, t.  I, Paris 1844, p. 9,
       10.)
       
       25 «Dès que  le travail du laboureur  p r o d u i t  a u  d e l à
       de ses  besoins, il  peut, avec ce superflu que la nature lui ac-
       corde en  pur don  au delà  du salaire  de ses peines, acheter le
       travail des  autres membres de la société. Ceux-ci en le lui ven-
       dant ne  gagnent que leur vie; mais le laboureur recueille, outre
       sa  subsistance,   une  richesse   indépendante  et   disponible,
       q u' i l  n' a  p o i n t  a c h e t é e  e t  q u' i l  v e n d.
       Il est  donc l'unique  source des richesses qui par leur circula-
       tion animent tous les travaux de la société,  p a r c e  q u' i l
       e s t  l e  s e u l  d o n t  l e  t r a v a i l  p r o d u i s e
       a u   d e l à   d u  s a l a i r e  d u  t r a v a i l.»  (l.c.p.
       11.)
       
       26 «Dans les  premiers temps  le propriétaire n'a pas dû être di-
       stingué du cultivateur... dans ce premier temps, tout homme labo-
       rieux, trouvant  autant de terre qu'il en ¦¦231¦ voulait, ne pou-
       vait être  tenté de   l a b o u r e u r   p o u r  a u t r u i...
       Mais à  la fin  toute terre trauva son maître, et ceux qui ne pu-
       rent avoir  des propriétés n'eurent d'abord d'autre ressource que
       celle   d' é c h a n g e r   l e   t r a v a i l   d e  l e u r s
       b r a s   dans les  emplois de  la    c l a s s e    s t i p e n-
       d i é e»   (...) «contre  le superflu des denrées du propriétaire
       cultivateur.» (p. 12.)
       
       26 ...«payer des  hommes pour cultiver sa terre, et pour des hom-
       mes qui  vivent de salaires, autant valait les gagner à ce métier
       qu'à tout autre.  L a  p r o p r i é t é  d u t  d o n c  ê t r e
       s é p a r é e   d u  t r a v a i l  d e  l a  c u l t u r e,  e t
       b i e n t ô t   e l l e   l e  f u t... Les propriétaires commen-
       cent à...  se décharger du travail de la culture sur des cultiva-
       teurs salariés.» (p. 13.)
       
       27 «Le simple ouvrier, qui n'a que ses bras et son industrie, n'a
       rien qu'autant  qu'il parvient à vendre à d'autres sa peine... En
       tout genre  de travail  il doit arriver et il arrive en effet que
       le salaire de l'ouvrier se borne à ce qui lui est nécessaire pour
       lui procurer sa subsistance.» (l.c.p. 10.)
       
       27 ...«le produit de la terre se divise en deux parts: I'une com-
       prend la subsistance et les profits du laboureur, qui sont la ré-
       compense de  son travail  et la  condition sous  laquelle  il  se
       charge de  cultiver le  champ du  propriétaire: ce  qui reste est
       cette  partie  indépendante  et  disponible  que  la    t e r r e
       d o n n e   e n   p u r   d o n    à    c e l u i    q u i    l a
       c u l t i v e   au delà  de ses avances et du salaire de ses pei-
       nes, et  c'est la  part du  propriétaire ou le revenu avec lequel
       celui-ci peut  vivre sans travail et qu'il porte où il veut.» (p.
       14.)
       
       27 «Le   c u l t i v a t e u r  produit  s o n  p r o p r e  s a-
       l a i r e,   et en  outre le  revenu qui sert à salarier toute la
       classe des  artisans et autres stipendiés...  L e  p r o p r i é-
       t a i r e   n' a   r i e n   q u e  p a r l e  t r a v a i l  d u
       c u l t i v a t e u r;»  (...)   «il  reçoit  de  lui  sa  ¦¦232¦
       subsistance et  ce avec  quoi il  paye  les  travaux  des  autres
       stipendiés... le  cultivateur n'a  besoin du  propriétaire  qu'en
       vertu des conventions et des lois...» (l.c.p. 15.)
       
       28 ...«fermage ou louage des terres... la méthode la plus avanta-
       geuse de  toutes, mais  elle suppose un pays déjà riche.» (l.c.p.
       21.)
       
       #397# Fremdsprachige Zitate
       -----
       28 «Dans quelque  métier  que  ce  soit,  il  faut  d'avance  que
       l'ouvrier ait  des outils,  qu'il ait une suffisante quantité des
       matières qui  sont l'obiet de son travail; il faut qu'il subsiste
       en attendant la vente de ses ouvrages.» (p. 34.)
       
       28 «Elle a  donné le premier fonds des avances antérieures à tou-
       tes cultures  1*)». ... «laitages, laines, cuirs et autres matiè-
       res qui,  avec le  bois ptis  dans les forêts, ont été le premier
       fonds des ouvrages d'industrie." (p. 34.)
       
       29 «L o r s q u' u n e   grande partie  de la  société   n' e u t
       q u e   s e s   b r a s   p o u r  v i v r e,  il fallut que ceux
       qui vivaient  ainsi de  salaires commençassent  par avoir quelque
       c h o s e   d' a v a n c e,   soit pour  se procurer les matières
       sur lesquelles ils travaillaient, soit pout vivre en attendant le
       payement de leur salaire.» (p. 37, 38.)
       
       29 ... «que  lui aurait  valu son  argent s'il l'avait employé en
       acquisition de  fonds; (de  terre); und  ihr  salaire,  car  sans
       doute, à profit égal, il aursit préféré vivre, sans aucune peine,
       du revenu d'une terre qu'il aurait pu acquérir avec le même capi-
       tal.» (p. 39.)
       
       29 «Tout cela doit être prélevé sur le prix des productions de la
       terre; le  s u r p l u s  sert au cultivateut à payer au proprié-
       taire la  permission que celui-ci lui a donnée de se sevir de son
       champ paur y établir son entreprise. C'est le prix du fermage, le
       revenu du  propriétaire, le   p r o d u i t   n e t,  car taut ce
       que la  terre produit  jusqu' à  la concurrence de la rentrée des
       avances de  toute espèce et des profits de celui qui les fait, ne
       peut  être   regardé  comme   un  revenu,  mais  seulement  comme
       r e n t r é e  d e s  f r a i s  d e  c u l t u r e,  attendu que
       si le  cultivateur ne  les retirait  pas, il  se  garderait  bien
       d'employer  ses  richesses  et  sa  peine  a  cultiver  le  champ
       d'autrui.» (p. 40.)
       
       29 «Quoique les  capitaux se  forment en  partie de l'épargne des
       profits des  classes laborieuses,  cependant, comme  ces  profits
       viennent toujours  de la terre, puisque tous sont payés ou sur le
       revenu, ou sur les frsis qui servent à produire le revenu, il est
       évident que  les capitaux  viennent de la terre tout comme le re-
       venu, ou  plutôt qu'ils  ne sont  que l'accumulation de la partie
       des veleurs  produites par  la terre que les propriétaires du re-
       venu ou  ceux qui  le partagent  peuvent mettre en réserve chaque
       année, sans l'employer à leurs besoins.» (p. 66.)
       
       30 «Tale   m o l t i p l i c a z i o n e  d i  m a t e r i a»,...
       «non si  ha cortamente  nè mai  aver potrassi dalle arti, ma sola
       forma, sola  modificazione: non  si ha  dunque  produzione  dalle
       arti. Ma  le arti,  mi si  replica, danno  la forma alla materia,
       dunque esse son produttive; imperocchè è questa una produzione se
       non  di  materia,  di  forma.  Va  bene,  io  nol  contrasto;  ma
       q u e s t a   n o n   è  p r o d u z i o n e  d i  r i c c h e z-
       z e,   e l l a   n o n   è   a n z i    a l t r o    c h e    u n
       d i s p e n d i o...  La politica economia propone e cerca produ-
       zione fisica  e reale,  la quale  si ha  dalla sola  agricoltura,
       giacche questa  sola moltiplica  le materie ed i prodotti che dan
       le ricchezze...  Le arti  comprano dall'  agricoltura le  materie
       prime per  lavorarle. Questo  lavoro altro  non fa,  come  è  già
       detto, che  dare una  forma a quelle materie prime, ma non le ac-
       cresce perè nè le moltiplica.» (p. 196, 197.)
       «Date al  cuoco una  misura di  piselli che  ve gli  appresti pel
       pranzo, egli  ben cotti  e ben  conditi ve li manda in tavola, ma
       nella stessa  misura in  cui gli  ha ricevuti;  date al contrario
       quella misura  all' ortolano acciò li confidi alla terra, egli vi
       riporta a  suo tempo  il quadruplo  almeno della misara ricevuta.
       Ecco la  vera e  sola produzione.» (p. 197.) «Il valore alle cose
       lo danno i bisogni degli uomini. Dunque il valore o l'aumento del
       valore
       -----
       1*) Bei Tutgot: toute culture
       
       #398# Anhang und Register
       -----
       delle derrate  non è  l'effetto de'  lavori delle  arti, ma delle
       spese de'  lavoranti.» (p.  198.) «Qualunque  manifattura di moda
       appena e  comparsa, di  subito si  estende e  dentro e  fuori del
       paese: ed  ecco che   b e n  p r e s t o  la concorrenza di altri
       artefici, di  altri mercanti  riduce il  prezzo al suo giusto li-
       vello, che  è quello  ... del  valore delle materie prime e della
       sussistenza dei lavoranti.» (p. 204. 205. Ferdinando Paoletti, «I
       veri mezzi  di render  felici le  società», t. XX, Custodi, Parte
       moderna.)
       
       31 "It is  the work  of nature  which remains  after deducting or
       compensating every  thing which  can be  regarded as  the work of
       man. It  is seldom less tban a fourth, and frequently more than a
       third of  the whole  produce. No equal quantity of productive la-
       bour employed in manufactures can ever occasion so great a repro-
       duction.   I n   t h e m   n a t u r e   d o e s   n o t h i n g;
       m a n   d o e s   a l l;   and the reproduction must always be in
       proportion to  the strength  of the agents that occasion it." (A.
       Smith, ["An  Inquiry into  the nature and causes of the wealth of
       nations"] book  II, ch.5.  [By J.R. McCulloch, vol. II, Edinburgh
       1828, p. 147.])
       
       31 "Does nature  nothing for  man in manufactures? Are the powers
       of wind  and water,  which move our machinery, and assist naviga-
       tion, nothing?  The pressure of the atmosphere and the elasticity
       of steam,  which enable  us to work the most stupendous engines -
       are they  not the  gifts of nature? to say nothing of the effects
       of the matter of heat in softening and melting metals, of the de-
       composition of  the atmosphere  in the process of dyeing and fer-
       mentation. There  is not a manufacture which can be mentioned, in
       which nature  does not  give her  assistance to  man, and give it
       too, generously  and gratuitously." (Ricardo, ["On the principles
       of political  economy, and taxation"] 2nd edit., 1819, Note zu p.
       61, 62.)
       
       32 "The Physincrates  say f.i.  of the  price of a piece of lace,
       one part  merely replaces  what the  labourer consumed,  and  the
       other part  is only  transferred from one man's" (...) "pocket to
       another's." ("An  Inquiry into  those Principles,  respecting the
       Nature of Demand and the Necessity of Consumption, lately advoca-
       ted by Mr. Malthus etc.", London 1821, p. 96.)
       
       32 «Il»,... «est  le seul  dont le travail produise  a u  d e l à
       d u  s a l a i r e  du travail.», (Turgot, l.c.p. 11.)
       
       32 «Le cultivateur  fait naître,  au delà  de cétte retribution».
       ... «le revenu du propriétaire; et l'artisan ne fait naître aucun
       revenu, ni  pour lui, ni pour d'autres» (l.c.p. 16). «Tout ce que
       la terre produit jusqu'a la concurrence de la rentrée des avances
       de toute  espèce et  des profits  de celui  qui les  fait,    n e
       p e u t   ê t r e   r e g a r d é   c o m m e   u n  r e v e n u,
       mais seulement comme rentrée des frais de culture.» (l.c.p. 40.)
       
       32 «Le travail  appliqué à  la culture de la terre produisait non
       seulement de  quni s'alimenter lui-même pendant toute la durée de
       l'ouvrage, mais  encore un   e x c é d a n t   d e   v a l e u r»
       (Mehrwert) «qui  pouvait s'ajouter  à la masse des richesses déjà
       existantes:  ils   appelèrent  cet  excédant  le    p r o d u i t
       n e t.» (...) «Le produit net devait nécessairement appartenir au
       propriétaire de la terre et constituait entre ses mains un revenu
       pleinement disponible.  Quel était donc le produit net des autres
       industries?... Manugfacturiers,  commerçans, ouvriers, tous étai-
       ent les  commis, les   s a l a r i é s   de  l'agriculture,  sou-
       veraine créatrice  et dispensatrice  de tous  les biens. Les pro-
       duits du  travail de  ceux-là ne  représentaient, dans le système
       des   é c o n o m i s t e s,  que l'équivalent de leurs consomma-
       tions pendant  l'ouvrage, en sorte qu'après de travail achevé, la
       somme  totale  des  richesses  se  trouvait  absolument  le  même
       qu'auparavant,   à  m o i n s  q u e  l e s  o u v r i e r s  o u
       l e s   m a î t r e s   n' e u s s e n t   m i s  e n  r é s e r-
       v e,   c'est-à-dire   é p a r g n é,   c e   q u' i l s  a v a i-
       e n t   l e   d r o i t   d e  c o n s o m m e r.  Ainsi donc. Ie
       travail appliqué à la terre
       
       #399# Fremdsprachige Zitate
       -----
       était le seul productif de la richesse, et celui des autres indu-
       stries était considéré comme  s t é r i l e,  p a r c e  q u' i l
       n' e n   r é s u l t a i t   a u c u n e  a u g m e n t a t i o n
       d u   c a p i t a l   g é n é r a l.» (A.  Blanqui, « Histoire de
       l'éc. pol.», Bruxelles 1839, p. 139.)
       
       33 «Pour avoir  de l'argent»,... «il faut l'acheter; et après cet
       achat, on  n'est pas  plus riche qu'on l'était auparavant; on n'a
       fait que  recevoir en  argent, une  valeur égale  à colle qu'on a
       donnée en  marchandises.» (Mercier  de la Rivière, «Ordre naturel
       et essentiel des sociétés politiques», t. II, p. 338.)
       
       34 «Le travail  des artisans  et manufacturiers  n'ouvrant ancune
       source nouvelle des richesses,  n e  p e u t  ê t r e  p r o f i-
       t a b l e   q u e   p a r   d e s   é c h a n g e s  a v a n t a-
       g e u x,   et n'a  qu'une valeur purement relative, valeur qui ne
       se répétera  plus quend il n'y aura plus occasion de  g a g n e r
       s u r   l e s   é c h a n g e s...» (A. Smith, «Recherches sur la
       nature et  les causes  de la  richesse des  nations», t. V, Paris
       1802, p. 266. [23])
       
       34 «Le travail  des artisans et manufacturiers ne pouvant ajouter
       à la  masse général  des richesses de la société que les épargnes
       faites pat  les salariés  et les  capitalistes, il peut bien, par
       cette voie, tendre à enrichir la société.» (l.c.p. 266.)
       
       34 «Les ouvriers de la culture enrichissent l'État par le produit
       même de  leur travail:  les ouvriers  des manufactures et du com-
       merce, au  contreire, ne  sauraient l'enrichir  autrement que par
       des      é p a r g n e s      s u r      l e u r      p r o p r e
       c o n s o m m a t i o n.  Cette assertion des économistes est une
       conséquence de la distinction qutils ont établie, et paraît aussi
       incontestable. En  effet, le  travail des  artisans et manufactu-
       riers ne  peut ajouter autre chose à la valeur de la matière, que
       la valeur  de leur propre travail, c'est-à-dire, celle des salai-
       res et profits que ce travail a dû gagner, au taux courant actuel
       des uns  ¦¦238¦ et  des autres,  dans le  pays. Or, ces salaires,
       quels qu'ils soient, faibles ou forts, sont la récompense du tra-
       vail; c'est ce que l'ouvrier a droit de consommer et ce qu'il est
       présumé consommer;  car c'est  en consommant seulement qu'il peut
       jouir du  fruit de  son travail,  et cette jouissance est taut ce
       qui constitue  réellement sa récompense.  P a r e i l l e m e n t
       l e s   p r o f i t s,    q u e l s    q u' i l s    s o i e n t,
       f a i b l e s   o u   f o r t s,  sont aussi réputés être la con-
       sommation journalière et successive du capitaliste, qui est natu-
       rellement présumé proportionner ses jouissances au revenu que lui
       donne son  capital. Ainsi,  à moins que l'ouvrier ne se retranche
       une partie  de l'aisance  à laquelle  il a droit, d'apres le taux
       courant du  salaire attribue   à   s o n  t r a v a i l;  à moins
       que le capitaliste ne se soumette à épargner une partie du revenu
       que lui  rend son capital, l'un et l'autre consommeront, à mesure
       que l'ouvrage  s'achevèra, toute  la valeur résultante de ce même
       ouvrage. La  masse totale  des richesses de la société sera donc,
       après leur  travail fait,  la même  qu'elle était  auparavant,  à
       m o i n s  q u' i l s  n' a i e n t  é p a r g n é  une partie de
       ce qu'ils avaient droit de consommer, de ce qu'ils pouvaient con-
       sommer sans  être taxés de dissipation; dans lequel cas, la masse
       totale des  richesses de  la société  aurait  été  grossie    d e
       t o u t e   l a  v a l e u r  d e  c e s  é p a r g n e s. Il est
       donc juste  de dire que les agens des manufactures et du commerce
       ne peuvent   a j o u t e r  à  l a  m a s s e  t o t a l e  d e s
       r i c h e s s e s       e x i s t a n t e s      d a n s      l a
       s o c i é t é,   q u e   p a r   l e u r s    p r i v a t i o n s
       s e u l e m e n t.»  (l.c.p. 263, 264.)
       
       35 «Enfin, si  les économistes  ont soutenu  que l'industrie  ma-
       nufacturière et  commerçante ne pouvait ajouter à la richesse na-
       tionale que  par des  privations seulement, Smith a dit également
       que l'industrie s'exercerait en vain, et que le capital d'un pays
       ne serait jamais plus grand si l'économie ne l'augmentait par ses
       épargnes.»  (liv.  II,  ch.  3.)  «Smith  est  donc  parfeitement
       d'accord avec les économistes.» etc. (l.c.p.270.)
       
       35 «De toutes  les valeurs  écloses sous l'atmosphère embrasée du
       s y s t è m e»  (Laws), «il ne restait plus rien que la ruine, la
       désolation  et   la  banqueroute.      L a      p r o p r i é t é
       f o n c i è r e  s e u l e
       
       #400# Anhang und Register
       -----
       n'avait pas  péri dans cette tourmente.» {...} «Elle s'était même
       améliorée en changeant de mains, et en se subdivisant sur une va-
       ste échelle,  pour la  première fois, peut-être, depuis la féoda-
       lité.» (A.  Blanqui, l.c.p.  138.) Nämlich: «Les mutations innom-
       brables qui s'effectuèrent sous l'influence du système, commencè-
       rent le  morcollement de  la propriété...  La propriété  foncière
       sortit paur  la première  fois de l'état de torpeur où l'avait si
       longtemps maintenue le système féodal. Ce fut un véritable réveil
       pour l'agriculture...  Elle» (la  terre) «venait de passer du re-
       gime de la main-morte à celui de la circulation.» (p. 137, 138.)
       
       35 «Fermage ou  louage des  terres... cette  dernière méthode»...
       «est la  plus avantageuse  de toutes,  mais elle  suppose un pays
       déjà riche.» (Siehe Turgot, l.c.p. 16-21.)
       
       36 «Que les  terres employées  à la culture des grains soient ré-
       unies, autant  qu'il est  possible, en  grandes fermes exploitées
       par de  riches laboureurs» (i.e. Kapitalisten); «car il y a moins
       de dépense  pour l'entretien et la réparation des bâtiments, et à
       proportion beaucoup  moins de  frsis, et beaucoup plus de produit
       net dans  les grandes entreprises d'agriculture, que dans les pe-
       tites.» (Quesnay,  «Maximes générales  du gouvernement économique
       d'un royaume agricole». [p. 96, 97.])
       
       36 «Toute épargne  faite à  {son} profit» {i.e. au profit du pro-
       duit net}  «dans les  travaux qui peuvent s'exécuter par le moyen
       des  animaux,   des  machines,  des  rivières,  etc.,  revient  à
       l'avantage de la population etc.» [p. 97.]
       
       36 «Modérez votre  enthousiasme, aveugles  admirateurs  des  faux
       produits de l'industrie: avant de crier miracle, ouvrez les yeux,
       et voyez  combien sont  pauvres, du moins malaisés, ces mêmes ou-
       vriers 1*)  qui ont  l'art de  changer 20  sous en  une valeur de
       mille écus:   a u   p r o f i t   d e   q u i  p a s s e  d o n c
       c e t t e     m u l t i p l i c a t i o n     é n o r m e     d e
       v a l e u r s?   Q u o i,   c e u x   p a r   l a   m a i n   2*)
       d e s q u e l s   e l l e   s' o p è r e,   n e    c o n n o i s-
       s e n t   p a s   l' a i s a n c e!   a h!  D é f i e z - v o u s
       d e   c e   c o n t r a s t e!»  (Mercier de la Rivière, l.c., t.
       II, p. 407.)
       
       36 «Que l'autorité  soit unique...  Le système  des  contreforces
       dans un  gouvernement est une opinion funeste qui ne laisse aper-
       cevoir que  la discorde entre les grands et l'accablement des pe-
       tits.» (Quesnay, «Maximes générales» etc. [p. 81.])
       
       37 «Par cela  seul que l'homme est destiné à vivre en société, il
       est destiné  à vivre sous le despotisme.» (Mercier de la Rivière,
       l.c., t. I, p. 281.)
       
       38 «Si la nature lui» (au bailleur des bienfonds, dem Grundeigen-
       tümer) «paie  aussi    u n    i n t é r ê t    d o u b l e    d e
       l' i n t é r ê t   l é g a l,   par quelle  raison plausible pré-
       tendrait-on l'en  priver?» 3*)  (Schmalz, «Écon. politique», tra-
       duit par Henri Jouffroy, t. I, Paris 1826, p. 90.)
       
       38 «Le terme  moyen du  salaire d'un profession est égal au terme
       moyen de  ce que consomme un homme de cette profession pendant le
       temps de  son travail.»  (l.c.p. 120.)  «La rente foncière est le
       seul  et  unique  élément  du  revenu  national;  ¦¦242¦  et  que
       l'intérêt des capitaux placés et le salaire de tous les genres de
       travaux ne  font que faire passer et circuler le produit de cette
       rente foncière  dans toutes  les mains.» (Schmalz, l.c., t. I, p.
       309, 310.)  «La disposition  du sol, sa faculté, sa capacité pour
       la reproduction annuelle de la rente foncière,
       -----
       1*) Bei Mercier de la Rivière: fabricants - 2*) bei Mercier de la
       Rivière: les  mains -  3*) der deutsche Originaltext lautet: "Wer
       kann ihm  wehren es  anzunehmen, wenn  die Natur  ihm zwey Mal so
       viel Zinsen  zahlen will, als sonst landesüblich sind?" (Schmalz,
       "Staatswirthschaftslehre in Briefen an  einen teutschen  Erbprin-
       zen", Erster Teil, Berlin 1818, S. 98.)
       
       #401# Fremdsprachige Zibte
       -----
       est taut  ce qui  constitue la richesse nationale.» (l.c.p. 310.)
       «Si l'on  remonte jusqu'aux  fondements, jusqu'aux  premiers élé-
       ments de  la   v a l e u r   de taus  les  obiets,  quela  qu'ils
       soient, on  est forcéde  reconnaître que cette valeur n'est autre
       chose que  celle des  simples productions  de la nature; c'est-à-
       dire que,  quoique le travail ait donné une valeur nouvelle à ces
       obiets et haussé les prix, cette nouvelle valeur, ou ces prix, ne
       se compose  cependant que  de l'ensemble  des valeurs  réunies de
       tous les  produits naturels,  qui, en raison de la nouvelle forme
       que le  travailleur a donnée, ont été anéantis, consommés, ou em-
       ployés par  l'ouvrier, d'une  manière  quelconque.»  1*)  (l.c.p.
       313.)
       
       38 «Ce genre  de travail»  (...) «étant  le seul  qui contribue á
       produire de   n o u v e a u x   c o r p s,   il est aussi le seul
       qui puisse,  jusqu'á un  certain point, être considéré comme pro-
       ductif. Quant  aux travaux d'apprêt ou d'industrie... ils donnent
       simplement une  forme nouvelle  á des  corps que la nature a pro-
       duits.» 2*) (Schmalz, l.c.p. 15, 16.)
       39 «Tutti i  fenomeni dell'  universo, sieno  essi prodotti dalla
       mano dell'  uomo, overo  dalle universali leggi della fisica, non
       ci danno  idea di  attuale   c r e a z i o n e,  ma unicamente di
       una  m o d i f i c a z i o n e  della materia.  A c c o s t a r e
       e   s e p a r a r e   sono gli unici elementi che l'ingegno umano
       ritrova analizzendo  l'idea della   r i p r o d u z i o n e;    e
       tanto à    r i p r o d u z i o n e    d i    v a l o r e    e  di
       r i c c h e z z a   de la  terra, l'aria  e l'acqua  ne' campi si
       trasmutino in  grano, come  se colla mano dell uomo il glutine di
       un insetto  si trasmuti in velluto, ovvero alcuni pezzetti di me-
       tallo si  organizzino a  formare una ripetizione.» (Pietro Verri,
       «Meditazioni sulla  Economia Politica»,  t.  XV,  Custadi,  Part.
       mod., p. 21, 22.)
       
       39 ... «la  classe dei  manifattori   s t e r i l e,  perchè  i l
       v a l o r e   d e l l a   m a n i f a t t u r a,  secondo essi, è
       u n a   q u a n t i t à   e g u a l e    a l l a    m a t e r i a
       p r i m a,   più gli   a l i m e n t i    c h e    c o n s u m a-
       r o n o  g l i  a r t i g i a n i  n e l  f a b b r i c a r l a.»
       (l.c.p. 25.)
       
       39 «Questo dimostra  che l'artigiano,  nel prezzo che riceve, non
       solamente  ottiene   il      r i f a c i m e n t o      d e l l a
       c o n s u m a z i o n e   f a t t a,   m a   n e    o t t i e n e
       u n a   p o r z i o n e   d i   p i ù,   a   q u e s t a   p o r-
       z i o n e   à   v e r a   n o v a   3*)    q u a n t i t à    d i
       v a l o r e   c r e a t a   n e l l a  m a s s a  d e l l'  ànnua
       riproduzione.» (l.c.p.  26.) «La  riproduzione di valore è quella
       quantità di  prezzo che  ha la  derrata o manifattura,  a l t r e
       i l   v a l o r   p r i m o  della materia e la consumazione fat-
       tavi per formarla. Nell' agricoltura
       -----
       1*) Der  deutsche  Originaltext  lautet:  Aller  Arbeitslohn  (im
       Durchschnitt) ist  dem gleich, was (wiederum im Durchschnitt) ein
       Mann von  der Classe  des Arbeiters in der Zeit, in welcher seine
       Arbeit (wiederum  im Durchschnitt)  vollendet wird, gewöhnlich zu
       verbrauchen pflegt."  (S. 124.) "Alo bleibt Landrente das einzige
       Einkommen der  Nation, die  Natur allein ernährt sie. Gott allein
       schaffet. Arbeitslohn  und Zinsen  bringen nur  aus einer Hand in
       die andre, immer in andre Hände, was die Natur an Landrente gege-
       ben hat."  (S. 279.)  "Das Vermögen  der Nation ist die Fähigkeit
       des Grundbodens,  diese Landrente jährlich zu liefern." (S. 279.)
       "Alle Werth  habenden Dinge,  wenn man  auf die Bestandtheile und
       die Gründe  ihres Werthes  zurückgeht -  es ist  aber vom Tausch-
       werthe die  Rede -  sind blofl  Naturproducte. Hat  Arbeit gleich
       eine neue  Form diesen Dingen zugesetzt, und also ihren Werth er-
       höhet, so  besteht dieser Werth doch nur aus dem zusammen gerech-
       neten Werthe aller der Naturproducte, welche wegen dieses Werthes
       der neuen  Form zerstört,  das ist, von dem Arbeiter verzehrt und
       auf irgendeine Weise verbraucht worden." (S. 281, 282.) - 2*) der
       deutsche Originaltext lautet: "Diese Arbeit ist also wirklich und
       sie allein  hervorbringend,  indem  sie  selbständige  organische
       Körper schafft. Die zubereitenden Arbeiten verändern bloß vorhan-
       dene Körper  mechanisch oder chemisch." (S. 26.) - 3*) bei Verri:
       è una nuova
       
       #402# Anhang und Register
       -----
       si detraggano  la semente  e la consumazione del contadino: nelle
       manifatture ugualmente si detraggono la materia prima e la consu-
       mazione  dell'artigiano,   e  tanto   annualmente  si   crea   un
       v a l o r e   d i   r i p r o d u z i o n e,   q u a n t o   i m-
       p o r t a     q u e s t a     q u a n t i t à    r e s t a n t e.
       (l.c.p. 26, 27.)
       
       Drittes Kapitel
       
       40 «Il faut  de toute  nécessité qu'un homme vive de son travail,
       et que  son salaire  suffise au  moins à  sa subsistance; il faut
       même quelque  chose de  plus dans  la plupart  des circonstances,
       autrement il lui serait impossible d'élever une famille, et alors
       la race  de ces  ouvriers ne  pourrait pas durer au-delà première
       génération.» ([Smith,  «Recherches sur la nature et les causes de
       la richesse  des nations»,  Paris 1802], t. I, l. I. ch. VIII, p.
       136.)
       
       40 "The produce  of labour  constitutes the natural recompense or
       wages of labour. In that original state of things, which precedes
       both the   a p p r o p r i a t i o n   o f    l a n d    and  the
       a c c u m u l a t i o n   o f   s t o c k,   the whole produce of
       labour belongs  to the  labourer. He has neither landlord nor ma-
       ster to  share with  him. Had  this state continued, the wages of
       labour   w o u l d   h a v e   a u g m e n t e d   w i t h  a l l
       t h o s e   i m p r o v e m e n t s   i n   i t s    p r o d u c-
       t i v e   p o w e r s,   to which   t h e   d i v i s i o n   o f
       l a b o u r   gives occasion.  All things  would  gradually  have
       become cheaper."  {...} "They  would  have  been  produced  by  a
       smaller quantity  of labour;  and as  the commodities produced by
       equal quantities  of labour  would naturally  in  this  state  of
       things be  exchanged  for  one  another,  they  would  have  been
       purchased likewise with ¦¦244¦ the produce of a smaller quantity.
       But this  original state of things, in which the labourer enjoyed
       the whole  produce of  his own  labour, could    n o t    l a s t
       b e y o n d   t h e   f i r s t    i n t r o d u c t i o n    o f
       t h e   a p p r o p r i a t i o n   o f   l a n d   a n d   t h e
       a c c u m u l a t i o n   o f  s t o c k.  It was at an end, the-
       refore, long  before the most considerable improvements were made
       in the productive powers of labour, and it would be to no purpose
       to trace further what might have been its effects upon the recom-
       pense or  wages of labour." (A. Smith, l. I, ch. VIII, edit. Mac-
       Culloch, London 1828, p. 107-109.)
       
       42 «Il en  coûtait une  bien  plus  grande  quantité  de  travail
       ¦¦283b¦ pour mettre la marchandise au marché; ainsi, quand elle y
       était venue, il fallait bien qu'elle achetât ou qu'elle obtînt en
       échange le  prix d'une plus grande quantité de travail.» ([Smith,
       «Recherches sur  la nature et les causes de la richesse des nati-
       ons», Paris 1802] t. II, p. 156.)
       
       44 «Le meme  auteur ajoute  que le travail d'un esclave bien con-
       stitué est estimé valoir le double de sa subsistance, et il pense
       que celui  de l'ouvrier  le plus  raible ne peut pas valoir moins
       que celui d'un esclave bien constitué.» (t. I, l. I, ch. VIII, p.
       137, Garnier.)
       
       45 «Que l'échange du drap contre la toile soit accompli, les pro-
       ducteurs du  drap participeront  à la  toile dans  une proportion
       égale à  celle dans  laquelle ils avaient auparavant participé au
       drap.» ([Marx,] «Misere de la Phil.», p. 29.)
       
       45 "...Interchange of  commodities and  distribution must be kept
       distinct from  each other  1*) ... the circumstances which affect
       the one do not always affect the other. For instance, a reduction
       in the  cost of producing any particular commodity will alter its
       relation to all others; but it will not necessarily alter its own
       distribution, nor will it any way affect theirs. Again, a general
       reduction in  the velue  of commodities  affecting  them    a l l
       a l i k e   will not alter their relation to each other. It might
       or might not affect their distribution." etc.
       -----
       1*) Bei Cazenove: Interchange and distribution distinct from each
       other...
       
       #403# Fremdsprachige Zitate
       -----
       (John Cazenove in dem  P r e f a c e  zu seiner Edit. of Malthus'
       "Definitions in Polit.Econ.", London 1853, [p. VI.])
       
       45 «Un homme  est riche  ou pauvre, suivant les moyens qu'il a de
       se procurer  les besoins, les aisances et les agrémens de la vie.
       Mais la  division une  fois établie  dans tautes  les branches du
       travail, il  n'y a qu'une partie extrêmement petite de toutes ces
       choses qu'un  homme puisse  se procurer  directement par son tra-
       vail, et  c'est du  t r a v a i l  d' a u f r u i  qu'il lui faut
       attendre la  très-majeure partie de toutes ces jouissances; ainsi
       il sera  riche ou  pauvre,   s e l o n  l a  q u a n t i t é  d e
       t r a v a i l   q u' i l   p o u r r a   c o m m a n d e r    o u
       q u' i l   s e r a   e n   é t a t   d' a c h e t e r.  A i n s i
       l a   v a l e u r   d' u n e   d e n r é e    q u e l c o n q u e
       pour celui qui la possède, et qui n'entend pas en user ou la con-
       sommer lui-même,  mais qui  a intention   d e  l' é c h a n g e r
       p o u r   a u t r e   c h o s e,   e s t    é g a l e    à    l a
       q u a n t i t é     d u     t r a v a i l     q u e     c e t t e
       d e n r é e  l e  m e t  e n  é t a t  d' a c h e t e r  o u  d e
       c o m m a n d e r.   Le travail  est donc  la mesure  r é e l l e
       de la   v a l e u r   é c h a n g e a b l e  de tout marchandise.
       (A. Smith, t. I, p. 59, 60 [Garnier].)
       
       46 «E l l e s»  (les marchandises) «contiennent  l a  v a l e u r
       d ' u n e   c e r t a i n e   q u a n t i t é  d e  t r a v a i l
       q u e   n o u s   é c h a n g e o n s   p o u r   c e  ¦¦248¦ qui
       e s t     s u p p o s é     a l o r s     c o n t e n i r     l a
       v a l e u r     d' u n e     q u a n t i t é     é g a l e    d e
       t r a v a i l...   Ce n'est  point avec  de l'or  ou de l'argent,
       c'est avec  du travail  que toutes les richesses du monde ont été
       achetées originairement;  et leur valeur pour ceux qui les possè-
       dent et  qui cherchent à les échanger contre de nouvelles produc-
       tions, est précisément égale à la quantité de travail qu'elles le
       mettent en  état d'acheter  ou de  commander.» (l. I, [ch.] V, p.
       60, 61.)
       
       46 «Comme dit  M. Hobbes,   r i c h e s s e   veut  dire   p o u-
       v o i r;   mais celui  qui acquiert une grande fortune ou qui l'a
       par héritage,  n'acquiert  par-là  nécessairement  aucun  pouvoir
       politique, soit  civil, soit militaire... Le genre de pouvoir que
       cette possession lui transmet immédiatement et directement, c'est
       le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur  t o u t
       l e   t r a v a i l   d' a u t r u i,   o u   s u r  t o u t  l e
       p r o d u i t     d e     c e    t r a v a i l    e x i s t a n t
       a l o r s  a u  m a r c h é.»  (l.c.p. 61.)
       
       47 «Les marchandises  contiennent la  valeur d'une certaine quan-
       tité de travail que nous échangeons pour ce qui est supposé alors
       contenir   l a  v a l e u r  d' u n e  q u a n t i t é  é g a l e
       d e  t r a v a i l.»
       
       47 «Sa fortune est plus ou moins grande exactement, en proportion
       de l'étendue  de ce pouvoir, en proportion de la quantité du tra-
       vail d'autrui,  qu'elle le  met en  état de  commander, ou    c e
       q u i     e s t    l a    m ê m e    c h o s e"    (...),    «d u
       p r o d u i t   d u   t r a v a i l   d' a u t r u i,  qu'elle le
       met en état d'acheter.» (p. 61.)
       
       47 «Elles» (les  marchandises) «contiennent  la valeur d'une cer-
       taine quantité  de travail  que nous  échangeons pour  ce qui est
       supposé alors la valeur  d' u n e  q u a n t i t é  é g a l e  de
       travail.»
       
       47 «Ainsi le  travail, ne  variant jamais  dans sa    v a l e u r
       p r o p r e,  est la seule mesure réelle et définitive qui puisse
       servir, dans tous les tems et dans tous les lieux, à apprécier et
       à comparer la veleur de toutes les marchandises.» (p. 66.)
       
       48 «Dans  ce   premier  état   informe   de   la   société,   qui
       p r é c è d e   l' a c c u u l a t i o n   d e s  c a p i t a u x
       e t l a  p r o p r i é t é  d e s  t e r r e s,  la seule circon-
       stance qui puisse fournir quelgue régle pour les échanges, c'est,
       à ce  qu'il semble,   l a   q u a n t i t é   d u   t r a v a i l
       n é c e s s a i r e       p o u r      a c q u é r i r      l e s
       d i f f é r e n s  o b j e t s  d' é c h a n g e...  Il est natu-
       rel que  ce qui  est ordinairement le produit de deux jours ou de
       deux heures de travail, vaille le double de ce qui est ordinaire-
       ment le  produit d'un jour ou d'une heure de travail.» (l. I, ch.
       VI, p. 94, 95, Garnier.)
       
       #404# Anhang und Register
       -----
       49 «Dans cet  état de  choses, le  produit du  travail appartient
       tout entier  à l'ouvrier,  et la  quantité de travail communément
       employée à  acquérir ou  à produire  un objet  échangeable eet la
       seule circonstance  qui puisse  régler la quantité de travail que
       cet objet  devrait communément  acheter, commander  ou obtenir en
       échange.» (l.c.p. 96.)
       
       49 «Aussitôt qu'il  y aura    p r o v i s i o n s    a c c u m u-
       l é e s   d a n s    l e s    m a i n s    d e    q u e l q u e s
       p a r t i c u l i e r s,   certains d'entr'eux  emploieront natu-
       rellement  ces   provisione  à   mettre  en   oeuvre   des   gens
       d'industrieux, auxquels  ils  fourniront  des  matériaux  et  des
       subsistances,    a f i n  d e  f a i r e  u n  p r o f i t  s u r
       l a   v e n t e   d e   l' o u f r a g e,  o u  s u r  c e  q u e
       l e  t r a v a i l  d e  c e s  o u v r i e r s  a j o u t e  d e
       v a l e u r  a u x  m a t é r i a u x.»  (l.c.p. 96.)
       
       49 ...«a f i n   d e   f a i r e   u n   p r o f i t   s u r  l a
       v e n t e   d e   l' o u v r a g e,   o u   sur ce que le travail
       ¦¦251¦ de ces ouvriers ajoute de valeur aux matériaux.»
       
       50 «Quand   l' o u v r a g e   f i n i  est échangé, ou contre de
       l'argent,  o u  c o n t r e  d u  t r a v a i l,»  (...) «ou con-
       tre d'autres  marchandises, il  faut bien  qu'en outre  de ce qui
       pourreit euffire  à payer  le prix  des matériaux et les salaires
       des ouvriers, il  y  a i t  e n c o r e  q u e l q u e  c h o s e
       d e   d o n n é  pour les profits de l'entrepreneur de l'ouvrage,
       qui hasarde ses provisions dane cette affaire.» [l.c.p. 96]
       
       50 «Ainsi»... «la   v a l e u r   q u e    l e    o u v r i e r s
       a j o u t e n t   á    l a    m a t i è r e    s e    r é s o u t
       a l o r s»   (...)   «e n    d e u x    p a r t i e s,    d o n t
       l' u n e   p a i e  l e u r s  s a l a i r e s  e t  l' a u t r e
       p a i e   l a   p r o f i t s   q u e    f a i t    l' e n t r e-
       p r e n e u r   s u r   l a   s o m m e   d e s  f o n d s  q u i
       l u i  o n t  s e r v i  à  a v a n c e r  c e s  s a l a i r e s
       et la matière à travailler.» (p. 96, 97.)
       
       51 «Quand l'ouvrage fini est échangé, ou contre de l'argent,  o u
       c o n t r e   d u   t r a v a i l,  ou contre d'autres marchandi-
       ses...» (p. 96.)
       
       52 «Les profits  des fonds,  dira-t-on peut-être,  ne sont  autre
       chose qu'un  nom différent donné aux salaires d'une espèce parti-
       culière de travail, le travail d'inspection ou de direction.» (p.
       97.)
       
       52 «Dans  cet   état  de  choses  donc,  le  produit  du  travail
       n'appartient pas  toujours tout  entier à  l'ouvrier. Il  faut le
       plus souvent  que celui-ci  le partage  avec le    p r o p r i é-
       t a i r e   d e   c a p i t a l  qui le fait travailler. Ce n'est
       plus alors  la quantité de travail mise communément à acquérir ou
       à produire quelque marchandise, qui est la seule circonstance qui
       puisse régler  la quantité de travail que cette marchandise devra
       communément acheter,  commander ou  obtenir en  échange.  Il  est
       clair qu'il  sera  encore  dû  une    q u a n t i t é    a d d i-
       t i o n e l l e   pour le  profit du  capital qui  a  avancé  les
       salaires de ce travail et qui en a fourni les materiaux.» (l.c.p.
       99.)
       
       53 «Dès l'instant  que le  sol d'un  pays est divisé en autant de
       propriétés privées,  les proprietaires,  comme   t o u s    l e s
       a u t r e s   h o m m e s,   aiment à recueillir où ils n'ont pas
       semé, et  ils demandent une  r e n t e,  même pour le produit na-
       turel de la terre... Il faut qu'il» (l'ouvrier) "cède au proprié-
       taire du  sol    u n e    p o r t i o n    d e    c e    q u' i l
       r e c u e i l l e   o u  d e  c e  q u' i l  p r o d u i t  p a r
       s o n   t r a v a i l.  Cette portion ou, ce qui revient au même,
       le prix  de cette  portion constitue  la   r e n t e   d e    l a
       t e r r e.»  (l.c.p. 99, 100.)
       53 ...«i n t é r ê t   d' a r g e n t   e s t    t o u j o u r s»
       (...)   «u n   r e v e n u   s e c o n d a i r e  qui, s'il ne se
       prend sur  le  p r o f i t  que procare l'usage de l'argent, doit
       être payé  par quelqu'autre source de revenu,» (...) «à moins que
       l'emprunteur ne  soit un  dissipateur qui  contracte une  seconde
       dette pour payer l'intérêt de la premire.» (l.c.p. 105, 106.)
       
       54 "The   stock   which   is   lent   at   interest   is   always
       c o n s i d e r e d   as a capital by the lender. He expacts that
       in due time it is to be restored to him, and that in the meantime
       the borrower  is to  pay him a certain annual rent for the use of
       it. The borrower may use it either as a
       
       #405# Fremdsprachige Zitate
       -----
       c a p i t a l,   or as a  s t o c k  r e s e r v e d  f o r  i m-
       m e d i a t e  c o n s u m p t i o n.  If he uses it as a capital
       he employs  it in the maintenance of productive labourers,  w h o
       r e p r o d u c e  t h e  v a l u e  w i t h  a  p r o f i t.  He
       can, in  this case, both restore the capital and pay the interest
       without alienating  or  encroaching  upon  any  other  source  of
       revenue. If  he  uses  it  as  a  stock  reserved  for  immediate
       consumption, he  acte the  part of  a prodigal, and dissipates in
       the maintenance of the idle, what was destined for the support of
       the industrious.  He can,  in this  case, neither restore the ca-
       pital nor  pay the  interest, without  either alienating  or  en-
       croaching upon some other souree of revenue, such as the property
       or rent  of land."  (v. II,  b. II.  ch. IV,  p. 127,  edit.  Mc-
       Cull[och].)
       
       55 «Tous les  impôts et  tous les revenus qui sont fondés sur les
       impôts, les  appointemens, pensions  et annnités  de toute sorte,
       sont, en  dernière analyse, dérivés de l'une ou de l'autre de ces
       trois sources  primitives de revenu, et sont payés, soit immédia-
       tement, soit  médiatement, ou  avec des  salaires de  travail, ou
       avec des  profits de capitaux, ou avec des rentes de terres.» (l.
       I, ch. VI, p. 106, l.c. [Garnier].)
       
       55 "As soon  as land  becomes private  property, the landlord de-
       mands a  share of  almost all  the produce which the labourer can
       either raise,  or collect  from it.   H i s   r e n t   m a k e s
       t h e   f i r s t   d e d u c t i o n   f r o m   t h e    p r o-
       d u c e  o f  t h e  l a b o u r  w h i c h  i s  e m p l o y e d
       u p o n   l a n d.   It seldom  happens that the person who tills
       the ground  has wherewithal to maintain himself till he reaps the
       harvest. His  maintenance is  generally advanced  to him from the
       stock of a master, the farmer who employs him, and who would have
       no interest  to employ him, unless he was to share in the produce
       of his labour, or unless his stock was to be replaced to him with
       a profit.   T h i s   p r o f i t   m a k e s    a    s e c o n d
       d e d u c t i o n  ¦¦256¦  f r o m  t h e  l a b o u r  w h i c h
       i s   e m p l o y e d   u p o n   l a n d.  The produce of almost
       all other  labour is  liable   t o   t h e   l i k e   d e d u c-
       t i o n   o f   p r o f i t.   In all  arts and  manufactures the
       greater part  of the workmen stand in need of a master to advance
       them the materials of their work, and their wages and maintenance
       till it  be completed.   H e   s h a r e s   i n   t h e   p r o-
       d u c e  o f  t h e i r  l a b o u r,  o r  i n  t h e  v a l u e
       w h i c h   i t   a d d s  t o  t h e  m a t e r i a l s  u p o n
       w h i c h   i t   i s   b e s t o w e d;   a n d   i n    t h i s
       s h a r e   c o n s i s t s   h i s   p r o f i t."  (v. I, b. I,
       ch. VIII, p. 109, 110, l.c. [McCulloch].)
       
       59 "The  n a t u r a l  p r i c e  (or  n e c e s s a r y  price)
       means the whole  q u a n t i t y  o f  l a b o u r  nature requi-
       res from man, that he may produce any commodity... Labour was the
       original, is now and ever will be the only purchase money in dea-
       ling with  nature... Whatever quantity of labour may be requisite
       to produce  any commodity,  the labourer must always, in the pre-
       sent state  of society,  give a great deal more labour to acquire
       and possess  it than  is requisite to buy it from nature. Natural
       price so  increased to  the labourer  is  s o c i a l  p r i c e.
       Man muß  immer zwischen den beiden unterscheiden." (Thomas Hodgs-
       kin, "Popular Political Economy etc.", London 1827, p. 219, 220.)
       
       61 «Ainsi la  valeur que  les ouvriers  a j o u t e n t  à la ma-
       tière se  résout alors en deux parties, dont l'une paie leurs sa-
       laires et l'autre paie les profits que fait l'entrepreneur sur la
       somme des  fonds qui  lui ont  servi à avancer ces salaires et la
       matière  à  travailler...  «Il»  (l'entrepreneur)  «n'aurait  pas
       d'intérêt à  employer ces  ouvriers, s'il  n'attendait pas  de la
       vente de  leur ouvrage quelque chose de plus que ce qu'il fallait
       pour lui  remplacer ses fonds, et il n'aurait pas d intérêt à em-
       ployer une  grosse somme  de fonds  plutôt qu'une  petite, si ses
       profits ne  gardaient pas  quelque proportion  avec l'étendue des
       fonds employés.. (A. Smith, l. I, ch. VI, [p. 96, 97].)
       
       61 ...«sur la  somme des fonds qui ont servi à avancer ces salai-
       res  e t  la matière à travailler.» [p. 97.]
       
       #406# Anhang und Register
       -----
       61 ...«n'aursit pas  d'intérêt  à  employer  ces  ouvriers,  s'il
       n'attendait pas  de la  vente  de  leur  ouvrage    q u e l q u e
       c h o s e   d e  p l u s  que ce qu'il fallait pour lui remplacer
       ses fonds.» [p. 97.]
       
       62 «Ils» (les profits des fonds) «sont dépendant d'une nature ab-
       solument différente des salaires; il se règlent sur des principes
       entièrement différens,  et ne  gardent aucune  proportion avec la
       quatité et  la nature  de ce  prétendu travail d'inspection et de
       direction.   I l s   s e   r è g l e n t  e n  e n t i e r  s u r
       l a  v a l e u r  d u  c a p i t a l  e m p l o y é,  et ils sont
       plus ou maina forts, à proportion de l'étendue des fonds. Par ex-
       emple, supposons  qu'en un lieu particulier où les  p r o f i t s
       d e s   f o n d s    employés  dans  les  manufactures    s o n t
       c o m m u n é m e n t   de dix  paur cent  par an,  il y ait deux
       différentes manufactures,  chacune desquelles  emploie vingt  ou-
       vriers, à  raison de  15 livres  par chacun, ou bien fait une dé-
       pense de  300 livres par an pour chaque atelier; supposons encore
       que les  matériaux grossiers  qu'on travaille  annuellement  dans
       l'une, coûtent  seulement 700  livres, tandis que dans l'autre on
       travaille des  matières plus  précieuses qui  coûtent 7000 l., le
       capital employé  annuellement dans  l'une sera,  dans ce  cas, de
       1000 l., seulement, tandis que celui employé dans l'autre montera
       à 7300 l. Ainsi, au taux de dix pour cent, l'entrepeneur de l'une
       comptera sur  un profit annuel d'environ 100 l. seulement, tandis
       que l'entrepreneur  de l'autre s'attendra à un bénéfice d'environ
       730 l. Mais malgré cette différence énorme dans leurs profits, il
       se peut que leur travail d'inspection et de direction soit tout--
       à-fait le même ou tràs-approchant.» [l.c.p. 97, 98.]
       
       64 "Vor mehr als einem lahrhundert hat Locke beinahe dieselbe An-
       sicht" (wie  A. Smith) "aufgestellt... 'Das Celd', sagt er, "'ist
       eine sterile  Sache, die nichts produziert; aller Dienst, den man
       davon zieht,  c'est qu'il  transporte, par  un accord  mutuel, le
       profit qui  a salarié  le travail  d'un homme  dans la poche d'un
       autre'" (Lauderdale, p. 116.) "Wäre diese Idee vom Profit des Ka-
       pitals rigorös  richtig, il s'ensuivrait qu'il serait, nicht eine
       ursprüngliche Quelle  des Reichtums, sondern eine abgeleitete; et
       l'on ne  pourrait considérer  les capitaux comme un des principes
       de la  richesse, leur  profit n'étant qu'un transport de la poche
       du travailleur dans celle du capitaliste.» (l.c.p. 116, 117.)
       
       65  «S a l a i r e,   p r o f i t   e t    r e n t e    sont  les
       t r o i s   s o u r c e s   p r i m i t i v e s   de tout revenu,
       aussi bien que de toute valeur échangeable.» (A. Smith, l. I, ch.
       VI. [p. 105].)
       
       
       66 «Ainsi, dans le prix des marchandises, les  p r o f i t s  des
       fonds ou capitaux sont une  s o u r c e  de v a l e u r  entière-
       ment   d i f f é r e n t e  des salaires, et réglée sur des prin-
       cipes tout-à-fait différens.» (b. I. ch. VI. [p. 99].)
       
       69 «La rente fait... partie du prix des denrées, mais tout autre-
       ment que  les profits  et les  salaires 1*).  Suivant que ceux-ci
       sont hauts ou bas, ils sont la  c a u s e  du haut ou  d u  b a s
       p r i x   d u   b l é,   e t   l a   r e n t e   h a u t e    o u
       b a s s e   e n   e s t  le résultat.» ("Wealth of N.", l. I, ch.
       II.)
       
       69 «Ces trois parties» (salaires, profits, rente du propriétaire)
       «semblent constituer immédiatement ou en définitif la totalité du
       prix du blé.»
       
       70 «On  pourreit  peut-être  penser  qu'il  faut  y  ajouter  une
       q u a t r i è m e  p a r t i e,  nécessaire pour remplacer le ca-
       pital du  fermier ou pour compenser le dépérissement et l'user de
       ses chevaux de labour et autres instrumens d'agriculture. Mais il
       faut considérer  que le prix de tout instrument de labourage. tel
       qu'un cheval  de charrue,  est lui-même  formé de ces mêmes trois
       parties; la  rente de  la terre  sur laquelle  il a été élevé, le
       travail de  ceux qui  l'ont nourri et soigné, et les profits d'un
       fermier qui a fait les avances tant de cette rente que des salai-
       res de ce travail.»
       -----
       1*) Bei Smith: gages
       
       #407# Fremdsprachige Zitate
       -----
       70 «Ainsi quoique  le prix  du blé doive payer aussi bien le prix
       principal du  cheval que  son entretien,  la  t o t a l i t é  du
       prix de  ce blé  se résout  toujours, soit immédiatement, soit en
       dernière analyse, dans ces mêmes trois parties, rente, travail et
       profit.» ([A. Smith, b. I, ch. VI, [p. 101, 102].)
       
       71 «On  a  fait  voir...    q u e    l e    p r i x    d e    l a
       p l u p a r t  d e s  m a r c h a n d i s e s  se résout en trois
       parties, dont  l'une paie  les salaires  du travail,  l'autre les
       profits du  capital, et  la troisième  la rente de la terre.» (b.
       II, ch. II, t. II, Garnier, p. 212.)
       
       71 «On a observé que puisqu'il en était ainsi pour toute marchan-
       dise quelconque prise séparément, il fallait nécessairement qu'il
       en  fût   du  même   pour  les   marchandises  qui  composent  la
       t o t a l i t é   du produit de la terre et du travail d'un pays,
       prises en  masse. La   s o m m e   t o t a l e  d u  p r i x  o u
       l e   l a   v a l e u r  é c h a n g e a b l e  de ce produit an-
       nuel doit  se résoudre de même en ces trois parties et se distri-
       buer entre  les différens  habitans du pays, ou comme salaires de
       leur travail,  ou comme  profits de leur capital, ou comme rentes
       de leur terre.» (l.c.p. 213.)
       
       71 «Mais quoique la valeur totale du produit annuel des terres et
       du travail  d'un pays soit ainsi partagée entre les différens ha-
       bitans et  leur constitue  un revenu, cependant, de même que dans
       le  revenu   d'un  domaine   particulier,  nous   distinguons  le
       r e v e n u   b r u t   et le   r e v e n u  n e t,  nous pouvons
       aussi faire  une pareille  distinction à  l'égard du  revenu  d e
       t o u s  l a  h a b i t a n s  d'un grand pays.» [l.c.p. 213.]
       
       72 «Le   r e v e n u   b r u t  d'un domaine particulier comprend
       généralement tout  ce que  débourse le  fermier; le   r e v e n u
       n e t   est  ce  qui  reste  franc  et  quitte  de    t o u t e s
       c h a r g e s   a u  p r o p r i é t a i r e,  apres la déduction
       des  frais   de   régie,   des   réparations   et   tous   autres
       p r é l è v e m e n s   n é c e s s a i r e s,   ou bien ce qu'il
       peut, sans nnire à sa fortune, placer dans le fonds qu'il destine
       à servir  immédiatement à sa consommation, c'est-à-dire, dépenser
       por sa  table etc.  Sa richesse réelle n'est pas en proportion de
       son revenu   b r u t,   mais  bien de son revenu  n e t.» [l.c.p.
       213, 214.]
       
       73 «Le revenu   b r u t   des  tous les  habitans d'un grand pays
       comprend la   m a s s e   t o t a l e   du produit annuel de leur
       terre et  de leur travail» (...); «leur revenu  n e t  est ce qui
       leur reste franc et quitte, déduction faite de ce qu'il feut pour
       entretenir premièrement  leur   c a p i t a l  f i x e;  seconde-
       ment, leur  c a p i t a l  c i r c u l a n t»  (...); «ou bien ce
       qu'ils peuvent  placer, sans empiéter sur leur capital, dans leur
       f o n d s  d e  c o n s o m m a t i o n...».
       
       73 «Il est  évident qu'il faut retrancher du revenu  n e t  de la
       société, toute la dépense d'entretien du  c a p i t a l  f i x e.
       Ni  l e s  m a t i é r e s  n é c e s s a i r e s pour la conser-
       vation des  machines utiles,  des instrumens  de métier. bâtimens
       d'exploitations, etc.  ni le   p r o d u i t   d u  t r a v a i l
       n é c e s s a i r e   pour façonner  ces matières  dans la  forme
       convenable, ne  peuvent jamais  faire partie de ce revenu  n e t.
       Le   p r i x  d e  c e  t r a v a i l,  à la vérité, peut bien en
       faire partie,  puisque les  ouvriers qui y sont employés, peuvent
       placer   l a   v a l e u r ¦¦269¦   e n t i è r e  d e  l e u r s
       s a l a i r e s   dans leur   f o n d s   d e    c o n s o m m a-
       t i o n.   Mais la  différence, c'est que, dans les autres sortes
       de travail,  et   l e   p r i x  e t  l e  p r o d u i t  v o n t
       l' u n  e t  l' a u t r e  à  c e  f o n d s;  le prix va à celui
       des ouvriers,  et le  produit à  celui d'autres personnes dont la
       subsistance, les  aisances et les amusemens se trouvent augmentés
       par le travail de ces ouvriers.» (l.c.p. 214, 215.)
       
       74 ...«les machines  et instrumens  de métier, etc. qui composent
       le   c a p i t a l   f i x e,  soit d'un individu, soit d'une so-
       ciété, ne  font partie   n i  d u  r e v e n u  b r u t  n i  d u
       r e v e n u     n e t     de  l'un   ou  de   l'autre,  de   même
       l' a r g e n t»  etc. (p. 220.)
       
       #408# Anhang und Register
       -----
       75 «A considérer  une nation  en masse, elle n'a point de produit
       net; car  les   p r o d u i t s   n'ayant qu'une valeur égale aux
       f r a i s   de leur production, lorsqu'on retranche ces frais, on
       retranche toute  la   v a l e u r   des   p r o d u i t s...   Le
       r e v e n u   a n n u e l   est le  r e v e n u  b r u t.»  (Say,
       «Traité d'Écon. Politiques, 3e édit., t. II, Paris 1817, p. 469.)
       
       75 «Il est  clair que  la valeur  du produit  annuel se distribue
       partie en  capitaux et  partie en  profits, et  que chacune   d e
       c e s  p o r t i o n s  d e  l a  v a l e u r  d u  p r o d u i t
       a n n u e l  v a  r é g u l i è r e m e n t  a c h e t e r  l e s
       p r o d u i t s  d o n t  l a  n a t i o n  a  b e s o i n,  tant
       pour entretenir son capital que pour renouveler son fonds consom-
       mable.» (Storch,  «Cours d'Éc.  Pol.», t. V.:  «Considératons sur
       la nature  du revenu  national», Paris  1824, p.  134, 135.) «Man
       frage sich,  ob die Revenue einer Familie qui suffit par son pro-
       pre travail  à tous  ses besoins,  wovon viele  Beispiele in Ruß-
       land..., ob  die  R e v e n u e  einer solchen Familie gleich ist
       dem produit  brut résultant  de ses  terres, de son capital et de
       son industrie? Peut-elle habiter ses granges ou ses étables, man-
       ger ses semailles et ses fourrages, s'habiller de ses bestiaux de
       labour, se  divertir de  ses instruments  aratoires?  D'après  la
       thèse de  M. Say,  il faudrait  affirmer  touts  ces  questions.»
       (l.c.p. 135, 136.) "Say betrachtet das produit brut als die Reve-
       nue der  Gsellschaft; schließt daher, daß die Gesellschaft konsu-
       mieren kann  einen Wert gleich diesem Produkt." (l.c.p. 145.) "Le
       revenu (net)  d'une nation  n'est pas l'excédant des veleurs pro-
       duites sur  la   t o t a l i t é   d e s   v a l e u r s   c o n-
       s o m m é e s,   sur  les    v a l e u r s    c o n s o m m é e s
       p o u r   p r o d u i r e»...   «si une  nation consomme dans une
       année tout  cet excédant,  elle consomme  tout son revenu (net).»
       (l.c.p. 146.)  «Si l'on admet que le revenu d'une nation est égal
       à  son   produit  brut,   c'est-à-dire  qu'il   n'y  a  point  de
       c a p i t a l   à en déduire, il faut aussi admettre qu'elle peut
       dépenser improductivement la valeur entière de son produit annuel
       sans faire  le moindre  tort à  son revenu  futur.» (l.c.p. 147.)
       «L e s   p r o d u i t s    q u i    c o n s t i t u e n t    l e
       c a p i t a l   d' u n e   n a t i o n   n e   s o n t  p o i n t
       c o n s o m m a b l e s.»  (l.c.p. 150.)
       
       76 "Ricardo"... "vergißt,  daß das  ganze Produkt  nicht nur zwi-
       schen wages  und profit  sich teilt, sondern auch ein Teil neces-
       sary ist for replacing fixed capital." (Ramsay, George, "An Essay
       on the Distribution of Wealth", Edinburgh 1836, p. 174, Note.)
       
       76 "Wie  vergleichen das  Produkt und  den  stock  expended  upon
       it?... In  regard to a whole nation... it is evident that all the
       various elements of the stock expended must be reproduced in some
       employment or  another, otherwise  the industry  of  the  country
       could not  go on  as formerly.  The raw material of manufactures,
       the implements  used in  them, as also in agriculture, the exten-
       sive machinery engaged in the former, the buildings necessary for
       fabricating or  storing the produce, must all be parts of the to-
       tal return  of a  country, as well as all the advances of its ma-
       ster-capitalists. Therefore,  the quantity  of the  former may be
       compared with  that of  the latter,  each article  being supposed
       placed as it were beside that of a similar kind." (Ramsay, l.c.p.
       137-139.) "Was  nun den  individuellen Kapitalisten angeht, da er
       nicht   r e p l a c i e r t   in kind  seine Ausgaben,  da er die
       greater number  erhalten muß durch exchange, a certain portion of
       the product being necessary for this purpose, so jeder individual
       master-capitalist comes to look much more to the exchangeable va-
       lue of the product than to its quantity." (l.c.p. 145, 146.) "The
       more the   v a l u e   o f   t h e   p r o d u c t   exceeds  the
       v a l u e   o f  t h e  c a p i t a l  advanced, the greater will
       be the  profit. Thus, then, will he estimate it, by comparing va-
       lue with value, not quantity with quantity... Profit must rise or
       fall exactly  as the  proportion of  the gross produce, or of its
       v a l u e,     required  to    r e p l a c e    n e c e s s a r y
       a d v a n c e s,  fall or rise. Also upon two circumstances hängt
       die rate  of profit  ab: 1.  the proportion  of the whole produce
       which goes  to the labourers; secondly, the proportion which must
       be set  apart for  replacing, either  in kind or by exchange, the
       fixed capital." (l.c.p. 146-148, passim.)
       
       #409# Fremdsprachige Zitate
       -----
       79 "Be the  amount 1*)  of the  gross return"  (des Farmers z.B.)
       "small or  great, the  quantity of it required for replacing what
       has been  consumed in these different forms, can undergo no alte-
       ration  whatever.   This   quantity   must   be   considered   as
       c o n s t a n t,   so long  as production  is carried on the same
       scale." (l.c.p. 166.)
       
       79 "The master-capitalist  is the  general distributor  of wealth
       2*); er  zahlt dem  labourer die  wages, dem capitalist (moneyed)
       den Zins, dem Grundeigentümer die Rente." (Ramsay, p. 218, 219.)
       
       96 «On peut  regarder la  circulation d'un  pays comme divisée en
       deux branches  differentes; la circulation qui se fait entre com-
       merçans» (dealers) «seulement» (Garnier 3*) erklärt, daß er unter
       dealers hier  versteht «tous  marchands, manufacturiers,  gens de
       métier etc.;  en un  mot,  tous  les  agens  du  commerce  et  de
       l'industrie d'un  pays.») «et la circulation entre les commerçans
       et les  consommateurs. Quoique  les mêmes pièces de monnaie, soit
       papier, soit  métal, puissent être employées tantôt dans l'une de
       ces deux  branches de circulation, et tantôt dans l'autre, cepen-
       dant comme  ces deux  branches marchent constamment en même tems,
       chaqune d'elles  exige un  certain fonds de monnaie, d'une expèce
       ou de  l'autre, pour  la faire  marcher. La   v a l e u r   d e s
       m a r c h a n d i s e s   q u i    c i r c u l e n t    e n t r e
       l e s   d i f f é r e n s   c o m m e r ç a n s,   n e    p e u t
       j a m a i s   e x c é d e r   l a   v a l e u r  d e  c e l l e s
       q u i   c i r c u l e n t   e n t r e  l e s  c o m m e r ç a n s
       e t   l e s   c o n s o m m a t e u r s;   t o u t   c e    q u i
       e s t   a c h e t é   p a r  l e s  g e n s  d e  c o m m e r c e
       é t a n t   e n   d é f i n i t i f   d e s t i n é   à   ê t r e
       v e n d u   a u x  c o n s o m m a t e u r s.»  (A. Smith, t. II,
       l. II, ch. II, p. 292, 293.)
       
       120 «Pour achever  d'entendre cette  matière des revenus, il faut
       considérer que la valeur toute entière d'un produit se partage en
       revenus à diverses personnes; car la valeur  t o t a l e  de cha-
       que produit  se compose  des profits  des propriétaires fonciers,
       des capitalistes  et des industrieux qui ont contribué à lui don-
       ner l'existence.  C'est ce  qui fait  que le revenu de la société
       est égal  à la   v a l e u r   b r u t e   qui a été produite, et
       non,   comme   l'imaginait   la   secte   des   économistes,   au
       p r o d u i t   n e t   des terres...  S'il n'y  avait de revenus
       dans une  nation que l'excédent des valeurs produites sur les va-
       leurs consommées, il résulterait de là une conséquence véritable-
       ment absurde:  c'est qu'une  nation qui  aurait consommé dans son
       année autant de veleurs qu'elle en aurait produit, n'aurait point
       de revenu.» ([Say,! l.c., t. II, p. 63, 64.)
       
       Viertes Kapitel
       
       124 "The remarhble increase, die in den 50 oder 60 letzten Jahren
       fast in  ganz Europa  stattfand, hat vielleicht seinen Hauptgrund
       in der  increased productiveness der American mines. Ein vermehr-
       ter Überfluß  der precious metals" {of course infolge des Sinkens
       ihres realen Werts} "hebt den Preis der Waren in größrem Verhält-
       nis als  den Preis  der Arbeit; it depresses the condition of the
       labourer und zugleich increases the gains of his employer, der so
       mehr circulating  capital zum Mieten von hands anwendet, und dies
       befördert das  Wachstum der  Bevölkerung... Malthus  bemerkt, daß
       'die discovery  der mines  von Amerika,  während sie den price of
       corn 3-4mal,  den der Arbeit nur 2mal hob...' Der Preis der Waren
       für home  consumption (z.. Korn) steigt nicht unmittelbar infolge
       eines influx of money; aber da der rate of profit in der Agrikul-
       tur gegen  den der  Industrie fällt, wird Kapital von der erstern
       der letztern zugewandt: thus all capital comes to yield
       -----
       1*) In der Handschrift: return - 2*) bei Ramssy: the national re-
       venue - 3*) in der Handschrift: A. Smith
       
       #410# Anhang und Register
       -----
       higher profits  than formerly,  and a  rise of  profits is always
       gleich a  fall of wages." (John Barton, "Observations on the cir-
       cumstances which influence the condition of the labouring classes
       of society", London 1817, p. 29 sqq.)
       
       125 "There is  one sort  of labour which adds to the value of the
       subject upon  which it is bestowed: there is another which has no
       such effect.  The former, as  i t  p r o d u c e s  a  v a l u e,
       may be  called   p r o d u c t i v e;   the latter,    u n p r o-
       d u c t i v e   l a b o u r.   Thus the  labour of a manufacturer
       a d d s,  generally, to the value of the materials which he works
       upon,   t h a t  o f  h i s  o w n  m a i n t e n a n c e,  a n d
       o f   h i s  m a s t e r' s  p r o f i t.  The labour of a menial
       servant, on  the contrary,  adds to  the value of nothing. Though
       the manulacturer  has his  wages   a d v a n c e d  to him by his
       master, he,    i n    r e a l i t y,    c o s t s    h i m    n o
       e x p e n c e,  the value of those wages hing generally restored,
       t o g e t h e r   w i t h  a  p r o f i t,  in the improved value
       of the  subject upon  which  his  labour  is  bestowed.  But  the
       maintenance  of  a  menial  servant  never  is  restoted.  A  man
       g r o w s  r i c h  by employing a multitude of manufacturers: he
       grows poor,  by maintaining a multitude of menial servants." ([A.
       Smith,] b. II, ch. III - vol. II, ed. McCulloch -, p. 93 sq.)
       
       126 "If the quantity of food and clothing, which were... consumed
       by unproductive,  had been  distributed among  productive  hands,
       they would  have  re-produced,    t o g e t h e r    w i t h    a
       p r o f i t,   the full value of their consumption." (l.c.p. 109;
       l. II, ch. III.)
       
       129 "That part  of the  annual produce  of the land and labour of
       a n y   c o u n t r y   w h i c h   r e p l a c e s   a  c a p i-
       t a l,  never is  i m m e d i a t e l y  employed to maintain any
       but productive  hands. It  p a y s  t h e  w a g e s  o f  p r o-
       d u c t i v e   l a b o u r    only.  That  which  is    i m m e-
       d i a t e l y   destined for  constituting a  revenue  either  as
       profit or  as rent,  may maintain indifferently either productive
       or unproductive  hands." (l.c.p. 98.) "Whatever part of his stock
       a man  employs as  a capital, he always expects it to be replaced
       to him  with a  profit. He  employs it, therefore, in maintaining
       p r o d u c t i v e   h a n d s  only; and after having served in
       the function of capital to him, it constitutes a revenue to them.
       Whenever he  employs any  part of  it  i n  m a i n t a i n i n g
       u n p r o d u c t i v e   h a n d s   of any  kind, tbat part is,
       from that  moment, withdrawn  from his capital, and placed in his
       stock reserved for immediate consumption." (l.c.)
       
       130 "The labour of some of the most respactable orders in the so-
       ciety is,  like that  of menial servants, unproductive of any va-
       lue... The  sovereign, for example, with all the officers both of
       justice and war who serve under him, the whole army and navy, are
       unproductive labourers.  They are the servants of the public, and
       are maintained by a part of the annual produce of the industry of
       other people...  In the  same class must be ranked ... churchmen,
       lswyers, physicians,  men of  letters of all kinds; players, buf-
       foons, musicians, opera-singers, opera-dancers, etc." (l.c.p. 94,
       95.)
       
       131 "The labour  of a  menial servant"  (...)   "...a d d s   t o
       t h e   v a l u e  o f  n o t h i n g... the maintenance of a me-
       nial servant   n e v e r  i s  r e s t o r e d.  A man grows rich
       by employing  a multitude  of manufacturers:  he grows  poor,  by
       maintaining a multitude of menial servants. The  l a b o u r  o f
       t h e   l a t t e r,  however,  h a s  i t s  v a l u e,  and de-
       serves its  reward as  well as that of the former. But the labour
       of  the   manufacturer     f i x e s     a n d    r e a l i z e s
       i t s e l f   i n   s o m e   p a r t i c u l a r   s u b j e c t
       o r   v e n d i b l e   c o m m o d i t y,   w h i c h  l a s t s
       f o r   s o m e   t i m e   a t   l e a s t   a f t e r   t h a t
       l a b o u r  i s  p a s t.  It is, as it were, a certain quantity
       of labour  stocked and  stored up  to be  employed, if necessary,
       upon some  other occasion.  That subject,  or what  is  the  same
       thing, the  price of  that subject, can afterwards, if necessary,
       put into motion a qusntity of labour equal to that which had ori-
       ginally prodoced  it. The labour of the menial ¦¦307¦ servant, on
       the contrary,   d o e s    n o t    f i x    o r    r e a l i z e
       i t s e l f  i n  a n y   p a r t i c u l a r  s u b j e c t  o r
       v e n d i b l e     c o m m o d i t y.     His    s e r v i c e s
       g e n e r a l l y
       
       #411# Fremdsprachige Zitate
       -----
       p e r i s h   i n   t h e  v e r y  i n s t a n t  o f  t h e i r
       p e r f o r m a n c e,  and     s e l d o m    l e a v e    a n y
       t r a c e   o r   v a l u e   b e h i n d  t h e m,  for which an
       equal quantity  of service  could  a f t e r w a r d s  be procu-
       red. ...  The labourof some of the most respectable orders in the
       society is,  like that  of  menial  servants,    u n p r o d u c-
       t i v e   o f   v a l u e,   and   d o e s   n o t   f i x    o r
       r e a l i z e    i t s e l f    i n    a n y    p e r m a n e n t
       s u b j e c t,     o r     v e n d i b l e    c o m m o d i t y."
       (l.c.p. 93, 94 passim.)
       
       131 "It is"  (die labour des unproductive labourer) "unproductive
       of value",  "adds to the value of nothing", "the maintenance" (of
       the unproductive  labourer) "never  is restored",  "does    n o t
       f i x   o r   r e a l i z e   i t s e l f   i n   a n y    p a r-
       t i c u l a r   s u b j e c t   o r   v e n d i b l e  c o m m o-
       d i t y"....   "His services generally perish in the very instant
       of their  performance, and seldom leave any trace of value behind
       them, fot  which an  equal quantity  of setvice could  a f t e r-
       w a r d s   be procured"...  "it does  not fix  or realize itself
       i n   a n y   p e r m a n e n t   s u b j e c t,   or  v e n d i-
       b l e  c o m m o d i t y."
       
       132 «Premièrement,  on   convient   que   cette   classe»   (...)
       «r e p r o d u i t  a n n u e l l e m e n t  l a  v a l e u r  de
       sa propre  consommation anuelle,    e t    c o n t i n u e    a u
       m o i n s   l' e x i s t e n c e   d u   f o n d s  o u  c a p i-
       t a l   q u i  l a  t i e n t  e m p l o y é e  e t  l a  f a i t
       s u b s i s t e r...   A la  vérité, les fermiers et les ouvriers
       de la  campagne, outre  le capital  qui les  fait  travailler  et
       subsister, reproduisent  encore annuellement  un    p r o d u i t
       n e t,  une rente franche et quitte au propriétaire... le travail
       des fermiers  et ouvriers de la campagne est assurément plus pro-
       ductif que  celui des  marchands, des  artisans et des manufactu-
       riers. Avec cela, la supériorité du produit de l'une de ces clas-
       ses ne  fait pas  que l'autre  soit   s t é r i l e   et    n o n
       p r o d u c t i v e.»  (l.c., t. III, p. 530 [Garnier].)
       
       133 ...«continue au  moins l'existence du fonds ou capital qui la
       tient employée.»
       
       133 «Secondement,» ...  «sous ce  même rapport,  il paraît  aussi
       tout-à-fait impropre  de considérer  des artisans, manufacturiers
       et marchands,  sous le  même point de vue que de simples domesti-
       ques.   L e   t r a v a i l   d' u n   d o m e s t i q u e    n e
       c o n t i n u e   p a s   l' e x i s t e n c e   d u    f o n d s
       q u i   l u i   f o u r n i t   s o n   e m p l o i    e t    s a
       s u b s i s t a n c e.     C e       d o m e s t i q u e    e s t
       e m p l o y é  e t  e n t r e t e n u  f i n a l e m e n t  a u x
       d é p e n s   d e   s o n   m a î t r e,   et  l e  t r a v a i l
       q u' i l   f a i t   n' e s t    p a s    d e    n a t u r e    à
       p o u v o i r   r e m b o u r s e r   c e t t e    d é p e n s e.
       Son  ouvrage   consiste  en     s e r v i c e s     qui,      e n
       g é n é r a l,  p é r i s s e n t  e t  d i s p a r a i s s e n t
       à   l' i n s t a n t   m ê m e  o ú  i l s  s o n t  r e n d u s,
       qui  n e  s e  f i x e n t  n i  n e  s e  r é a l i s e n t  e n
       a u c u n e   m a r c h a n d i s e   q u i    p u i s s e    s e
       v e n d r e   e t   r e m p l a c e r   l a    v a l e u r    d e
       l e u r     s u b s i s t a n c e     e t      d e      l e u r s
       s a l a i r e s.   Au contreire,  le travail  des artisans,  mar-
       chands et  manufacturiers   s e  f i x e  e t  s e  r é a l i s e
       n a t u r e l l e m e n t   e n   u n e   c h o s e   v é n a l e
       e t   é c h a n g e a b l e.   C'est sous ce rapport que, dans le
       chapitre où je treite du  t r a v a i l  p r o d u c t i f  et du
       t r a v a i l   n o n   p r o d u c t i f,   j'ai classé  les ar-
       tisans, les  manufacturiers et  les marchands  parmi les ouvriers
       productifs, et  les domestiques  parmi les  ouvriers   s t é r i-
       l e s  e t  n o n  p r o d u c t i f s.»  (l.c.p. 531)
       
       134 ...«en une  chose vénale  et échangeable»,  «en   u n e   1*)
       m a r c h a n d i s e   q u i  p u i s s e  s e  v e n d r e  e t
       r e m p l a c e r   l a   v a l e u r    d e    l e u r    s u b-
       s i s t a n c e  e t  d e  l e u r s  s a l a i r e s.»
       
       134 ...«qui lui fournit son emploi et sa subsistance.»
       
       135 ..."his services   g e n e r a l l y   perish in the very in-
       stant of  their performance etc." [A. Smith, "An Inquiry into the
       Nature and  Causes of  the Wealth  of Nations"  ... By  J.R.  Mc-
       Culloch, vol. II, Edinburgh 1828, p. 94.]
       
       136 ..."services perish in the very instant of their performance"
       ... "any  permanent"  (...)  "subject,  or  vendible  commodity."
       [l.c.p. 94.]
       -----
       1*) In der Übersetzung Garniers: aucune
       
       #412# Anhang und Register
       -----
       138 «Troisièmement, dans  toutes les  suppositions, il semble im-
       propre de  dire que  le travail  des artisans,  manufacturiers et
       marchands n'augmente pas le  r e v e n u  r é e l  de la société.
       Quend même  nous supposerions, par exemple, comme on le fait dans
       ce système, que la veleur de ce que consomme cette classe dans un
       jour, un  mois, une année, est précisément égal à ce qu'elle pro-
       duit dans  ce jour,  dans ce mois, dans cette année, cependant il
       ne s'ensuivrait nullement de là que son travail n'ajoutât rien au
       revenu réel  de la  société, à la valeur réelle du produit annnel
       des terres  et du  travail du  pays. Par exemple, un artisan qui,
       dans les  six mois que suivent la moisson, exécute pour la valeur
       de 10  livres d'ouvrage, quand même il aurait consommé pendant le
       même tems  pour la valeur de 10 livres de blé et d'autres denrées
       nécessaires à  la vie,  néanmoins, dans la réalité, il ajoute une
       valeur de 10 livres au produit annuel des terres et du travail de
       la société. Pendant qu'il a consommé une demi-année de revenu va-
       lant 10  livres, en  blé et autres denrées de première nécessité,
       il a  en même  tems produit une valeur égale en ouvrage, laquelle
       peut acheter pour lui ou pour quelque autre personne une pareille
       demi-année de  revenu. Par  consequent la  valeur de ce qui a été
       tant consommé  que produit  pendant ces six mois, est égale non à
       10, mais  à 20 livres. Il est possible, à la vérité, que de cette
       valeur il  n'en ait  jamais existé, dans un seul instant, plus de
       10 livres en valeur à la fois. Mais si les 10 livres vaillant, en
       blé et autres denrées de nécessité ont été consommées par cet ar-
       tisan, eussent été consommées par un soldat ou par un domestique,
       la valeur  de la  portion existante du produit annuel, au bout de
       ces six mois, aurait été de 10 livres moindre de ce qu'elle s'est
       trouvée être,  en conséquence  du travail  de  l'ouvrier.  Ainsi,
       quand même  on supposerait  que la  valeur produite par l'artisan
       n'est jamais,  à quelque  moment que  ce soit, plus grande que la
       valeur par lui consommée, cependant la veleur totale des marchan-
       dises actuellement  existantes dans  le marché,  à quelque moment
       qu'on la  prenne, se trouve être, en conséquence de ce qu'il pro-
       duit, plus  grande qu'elle  ne l'aurait  été sans lui.» (l.c., t.
       III, p. 531-533 [Garnier].)
       
       139 «Quand  les   champions  de   ce  système   avancent  que  la
       c o n s o m m a t i o n   des artisans,  manufacturiers  et  mar-
       chands est   é g a l e  á  l a  v a l e u r  d e  c e  q u' i l s
       p r o d u i s e n t,   vraisemblablement ils n'entendent pas dire
       autre  chose,   sinon  que   le     r e v e n u     d e     c e s
       o u v r i e r s   ou le   f o n d s   d e s t i n é   à   l e u r
       s u b s i s t a n c e  e s t  é g a l  á  c e t t e  v a l e u r»
       {viz: la veleur de ce qu'ils produisent}. (l.c.p. 533)
       
       139 «Le produit  annuel des terres et du travail d'une société ne
       peut recevoir  d'augmentation que  de  deux  manières;  ou  bien,
       p r e m i è r e m e n t,  par un  p e r f e c t i o n n e m e n t
       s u r v e n u   d a n s   l e s   f a c u l t é s    p r o d u c-
       t i v e s   d u   t r a v a i l  u t i l e  actuellement en acti-
       vité dans  cette société; ou bien,  s e c o n d e m e n t,  p a r
       u n e   a u g m e n t a t i o n   s u r v e n u e   d a n s   l a
       q u a n t i t é   d e   c e  t r a v a i l.  Pour qu'il survienne
       quelque perfectionnement  ou accroissement  de puissance dans les
       facultés productives  du travail  utile, il  faut,   o u    q u e
       l' h a b i l i t é   d e   l' o u v r i e r   s e    p e r f e c-
       t i o n n e,   o u  q u e  l' o n  p e r f e c t i o n n e  l e s
       m a c h i n e s   a v e c    l e s q u e l l e s    i l    t r a-
       v a i l l e...     L' a u g m e n t a t i o n      d a n s    l a
       q u a n t i t é   d e   t r a v a i l   u t i l e    actuellement
       employé dans une société, dépend uniquement  d e  l' a u g m e n-
       t a t i o n   d u   c a p i t a l   q u i   l e   t i e n t   e n
       a c t i v i t é;   et, à  son tour,    l' a u g m e n t a t i o n
       d e   c e  c a p i t a l  d o i t  ê t r e  p r é c i s é m e n t
       é g a l e   a u   m o n t a n t  d e s  é p a r g n e s  que font
       sur leurs  revenus, ou les personnes qui dirigent et administrent
       ce capital,  ou quelques  autres personnes  qui le leur prêtent.»
       (p. 534, 535.)
       
       141 «Le commerce qui s'établit entre ces deux différentes classes
       du peuple,»  (campagne und ville) «consiste, en dernier résultat,
       dans l'échange  d'une certaine  quantité de  produit brut, contre
       une certaine  quantité de  produit manufacturé.  Par  conséquent,
       plus celui-ci  est cher,  plus l'autre sera à bon marché; et tout
       ce qui tend dans un pays à élever le prix du
       
       #413# Fremdsprachige Zitate
       -----
       produit manufacturé,  tend à abaisser celui du produit brut de la
       terre, et  par-là à  décourager  l'agriculture.»  (Smith,  l.c.p.
       554.)
       
       141 "The labour  of the latter... has its value, and deserves its
       reward as  well as  that of  the former."  [A. Smith, "An Inquiry
       into the  Nature and  Causes of the Wealth of Nations..." By J.R.
       McCulloch, vol. II, Edinburgh 1828, p. 94.)]
       
       143 ...«la richesse  des nations comme ne consistant pas dans ces
       richesses non  consommables d'or et d'argent, maia dans les biena
       consommables reproduits  annuellement par  le travail  de la  so-
       ciété.» (v. III, l. IV, ch. IX, p. 538 [Garnier].)
       
       144 «En réservant»  (sagt Blanqui  A., « Histoire  de l'écon. po-
       lit.», Bruxelles  1839,  p.  152)  «exlusivement  la  qualité  de
       r i c h e s s e s  aux valeurs fixées dans des substances matéri-
       elles, il raya du livre de la production cette masse illimitée de
       valeurs immatérielles,  filles du   c a p i t a l  m o r a l  des
       nations civilisées» etc.
       
       147 «L'une  échange toujours  son travail contre le capital d'une
       nation, l'autre  l'échange toujours  contre une  partie de revenu
       national.» (Sismondi, «Nouv. princ.», t. I, p. 148.)
       
       147 "Obgleich der  ouvrier durch  seine tägliche Arbeit viel mehr
       ala seine tägliche dépense hervorgebracht hat, ist es selten, daß
       nach Teilung  mit Grundbesitzer und Kapitalist ihm etwas Erkleck-
       liches über  das strict necessaire ührigbleibe." (Sismondi, t. I,
       «N. P. etc.», p. 87.)
       
       147 "If a  landlord, or  a capitalist, expends his reveune in the
       manner of  an ancient  baron, in the support of a great number of
       retainers, or  menial servants,  he will  give employment to much
       more labour,  than if  he expended  it on fine clothes, or costly
       furniture; on  carriages, on  horses, or  in the  purchase of any
       other luxuries.  In both cases the net revenue would be the same,
       and so would be the gross revenue, but the former would be reali-
       sed in  different commodities.  If my revenue were 10 000 l., the
       same quantity nearly of productive labour would be employed, whe-
       ther I  realised it in fine clothes and costly furniture, etc. or
       in a  quantity of  food and clothing of the same velne. If, howe-
       ver, I  realised my  revenue in  the first set of commodities, no
       more labour  would be   c o n s e q u e n t l y   employed:  -  I
       should enjoy  my furniture  and my clothes, and there would be an
       end of  them; but  if I realised my revenue in food and clothing,
       and my  desire was  to employ  menial servants.  all those whom I
       could so  employ with  my revenue  of 10 000 l., or with the food
       and clothing  which it  would purchase,  w o u l d  b e  t o  b e
       a d d e d     t o    t h e    f o r m e r    d e m a n d    f o r
       l a b o u r e r s,   and this  addition would take place only be-
       cause I  chose this  mode of  expending my revenue. As the labou-
       rers, then,  are  interested  in    t h e    d e m a n d    f o r
       l a b o u r,   they must naturally desire that as much of the re-
       venue as  possible should  be diverted  from expenditure on luxu-
       ries,  to  be  expended  in  the  support  of  menial  servants."
       (Ricardo, "Princ.", 3. ed., 1821, p. 475, 476.)
       
       148 "Er meint hiermit, daß die erste Volksklasse from land, arts,
       and industry sich selbst erhält und jedes Jahr etwaa zum nationa-
       len Stock  hinzufügt; und abgerehn hiervon kontribuiert von ihrem
       Überfluß jedes lahr so much to the maintenance of others. Die von
       der zweiten  Klasse halten  sich teilweise selbst by labour, aber
       der Rest,  wie die  Weiber und Kinder dieser, aind auf Kosten der
       andern genährt;  jährliche Last  für das  Publikum, consuming an-
       nually so  viel as  would be otherwise added zum Generalstock der
       nation." (D'Avenant,  "An Essay  upon the probable methods of ma-
       king a  people gainers  in the balance of trade", London 1699, p.
       23 und p. 50.)
       
       #414# Anhang und Register
       -----
       149 "Die Exportation unsres eignen Produkts muß England reich ma-
       chen; Gewinner  zu sein  in der  Handelsbilanz, müssen  wir unser
       eignes Produkt  ausführen; what  will purchase the things of for-
       eign growth  that are  needful for our own consumption, with some
       overplus either  in bullion  or goods  to be  sold in other coun-
       tries;   w h i c h   o v e r p l u s   i s   the   p r o f i t  a
       n a t i o n   m a k e s   b y  t r a d e,  and it is more or less
       according to  the natural  frugality of  the people  that export"
       (...) "or  as from  the low  price of labour and manufacture they
       can afford  the commodity cheap, and  a t  a  r a t e  n o t  t o
       b e   u n d e r - s o l d   i n   f o r e i g n   m a r k e t s."
       (D'Avenant, l.c.p. 45, 46.)
       {"By what is consumed at home, one loseth only what another gets,
       und die  Nation im  allgemeinen ist  um nichts  reicher; aber all
       foreign consumption is a clear and certain profit." ("An Essay on
       the East India Trade etc.", Lond. 1697 [p. 31].)}
       
       149 "Gold und  Silber sind  in der  Tat das Maß des Handels, aber
       die Quelle und das original of it, in all nations, ist das natür-
       liche oder künstliche Produkt des Landes, d.h., was ihr Land oder
       was ihre  Arbeit und Industrie produzieren. Und dies ist so wahr,
       daß eine Nation durch irgendeinen Umstand jeder Art von Geld ver-
       lustig gehn  kann, wenn  das Volk zahlreich ist, industriell, ge-
       wandt im  Handel, geschickt  in sea affairs; mit guten Häfen ver-
       sehn, mit  einem Boden,  fruchtbar in  a variety  of commodities,
       wird solch  ein Volk Handel haben und bald a plenty of silver and
       gold. So  daß der  reelle und effective Reichtum eines Landes das
       native Produkt  ist." (l.c.p.  15.) "Gold und Silber sind so weit
       entfernt, die  einzigen Dinge  zu sein,  die den Namen von Schatz
       oder Reichtum einer Nation verdienen, daß in Wahrheit Geld ist at
       bottom nicht  mehr als die counters, womit Menschen in ihren dea-
       lings gewohnt worden sind zu rechnen." (l.c.p. 16.) "Wir verstehn
       das unter  Reichtum, was  the Prince  and the general body seines
       Volkes in  plenty, ease  und safety  erhält; ebenso ist treasure,
       was for  the use  of man  verwandelt" (converted) "worden ist für
       Gold und  Silber in  Gebäude und  improvements of the country; as
       also other  things   c o n v e r t i b l e  into those metals, as
       the fruits  of the  earth, manufacturers, or foreign commodities,
       and stock  of shipping... Ja, selbst perishable goods may be held
       the riches  of a  nation, wenn  sie   k o n v e r t i b e l,  ob-
       gleich nicht  c o n v e r t e d  sind in Gold und Silber; und wir
       halten sie  nicht nur  für Reichtum zwischen man and man, sondern
       zwischen einem  Land und  einem andren."  (l.c.p. 60,  etc.) "Das
       common people ist der Magen des body politick. Dieser Magen" nahm
       in Spanien  das  Geld  nicht  gehörig  auf,  ¦¦318¦  verdaute  es
       nicht... "trade and manufactures sind die einzigen Media, wodurch
       solch eine Digestion und Distribution von Gold und Silber gemacht
       werden kann,  as will be nutritive to the body politick." (l.c.p.
       62, 63.)
       
       150 "Landbauer, Seeleute,  Soldaten, artizans  und Kaufleute sind
       die wahren  pillars of any common wealth; alle andern großen pro-
       fessions do  rise out  of the  infirmities  and  miscarriages  of
       these; now  the seaman  is three  of these four" (navigator, mer-
       chant, soldier).  ([Petty,]  "Polit.  Arithmetick  etc.",  London
       1699, p.  177.) "Die  Arbeit des  Seemanns und Fracht der Schiffe
       ist  stets   von  der   Natur  of   an  exported  commodity,  the
       o v e r p l u s  whereof, above what is imported, brings home mo-
       ney etc. (l.c.p. 179.)
       
       150 "Die, welche den Seehandel kommandieren, können work zu wohl-
       feilerer Fracht  mit mehr  Profit als andre zu größerer (teurerer
       Fracht); denn  wie das  Kleid wohlfeiler  gemacht wird,  wenn der
       eine etc., der andre etc. tut, so können die, welche den Schiffs-
       handel kommandieren, verschiedne Arten von Schiffen zu verschied-
       nen Zwecken  bauen, Seeschiffe,  Fluß-,  Handels-,  Kriegs-  etc.
       -schiffe, und  dies ein  Hauptgrund der  wohlfeileren Fracht [der
       Holländer] als  ihrer Nachbarn,  weil sie can afford a particular
       sort of vessels for each particular trade." (l.c.p. 179, 180.)
       
       #415# Fremdsprachige Zitate
       -----
       150 Nimmt die  Steuer von  den Industriellen  etc., um  zu  geben
       denen, die  sich überhaupt in einer Art beschäftigen, "which pro-
       duce  n o  m a t e r i a l  t h i n g,  or things of real use and
       value in the common wealth - in diesem Fall wird der Reichtum pu-
       blici vermindert: Otherwise than as such exercises, are recreati-
       ons and  refreshments of  the mind;  And which  being  moderately
       used, do qualify and dispose men to what in itself is more consi-
       derable. (l.c.p.  198.) "Nachdem  man berechnet, wieviel Volk zur
       industriellen Arbeit  nötig, kann the remainder weidlich und ohne
       Schaden für  die Gemeinheit verwandt werden in the arts and exer-
       cises  of   pleasure  and   ornament;    t h e    g r e a t e s t
       w h e r e o f   i s   t h e  i m p r o v e m e n t  o f  n a t u-
       r a l  k n o w l e d g e.  (l.c.p. 199.) "Es ist mehr zu gewinnen
       durch Manufaktur  als Landwirtschaft  und mehr  durch merchandise
       als manufacture."  (l.c.p. 172.) "Ein Seamann ist 3 Bauern wert."
       (p. 178.)
       
       151 "If a  man can  bring to London an ounce of Silver out of the
       earth in  Peru, in  the same time that he can produce a bushel of
       corn, then  one is  the natural price of the other; now if by re-
       ason of  new and  more easier  mines a  man can get two ounces of
       silver as  easily as  formerly he  did one,  then Corn will be as
       cheap at 10 sh. the bushel, as it was before 5 sh. caeteris pari-
       bus." "Let  A hundred  men work  10 years upon corn, and the same
       number of  men the  same time,  upon silver; I say, that the neat
       proceed of  the silver  is the price of the whole neat proceed of
       the corn,  and like  parts of the one, the price of like parts of
       the other."  "Corn will  be twice as dear when there are 200 hus-
       bandmen to  do the same work which a hundred could perform." ("On
       Taxes and Contributions", 1662) (ed. 1679, p. 31, 24, 67.)
       
       151 "As trades  and curious  arts increase;  so the trade of hus-
       bandry will  decrease, or  else  the  wages  of  hushandmen  must
       rise,and   c o n s e q u e n t l y  the rents of land must fall."
       (p. 193.) "If trade and manufacture have increased in England ...
       if a greater part of the people, apply themselves to those facul-
       ties, than  there did  heretofore, and if the price of corn be no
       greater now, than when husbandmen were more numeraus, and trades-
       men fewer;  it follows from that single reason ... that the rents
       of land  must fall:  Z.B. unterstelle den Weizenpreis zu 5 sh. or
       60 d.  per bushel,  und wenn  die Rente  des  Landes,  worauf  es
       wächst, der  dritte sheaf"  (i.e. part, share) "ist; dann ist von
       den 60  d. 20  d. für  das Land und 40d. für den husbandman; aber
       wenn der  Lohn des hushandman sich um 1/8 erheben sollte oder von
       8 zu 9 d. per Tag, dann erhebt sich der husbandman's share in the
       bushel of  wheat, from  40 to  45 d. and consequently the rent of
       the land  must fall  from 20  d. to  15 d.  for we suppose  t h e
       p r i c e  o f  t h e  w h e a t  s t i l l  r e m a i n s  t h e
       s a m e;   especially   s i n c e   w e   c a n n o t   r a i s e
       i t,   for if we did attempt it, corn would ¦¦3471¦ be brought in
       to us,  (as into  Holland) from foreign parts, where the state of
       husbandry was  not changed."  ("Polit. Arithmetick",  etc., edit.
       Lond. 1699, p. 193, 194.)
       
       152 «Supposons qu'un homme plante du 1*) blé, avec ses mains, une
       certaine étendue  de terre,  c'est-à-dire, laboure,  sème, herse,
       récolte, engrange, vanne, en un mot, fasse tout ce que la culture
       exige, je dis que, quand cet homme a retiré sa semence et tout ce
       qu'il a  mangé ou  donné à d'autres en échange de ses vêtemens et
       de ses  autres besoins naturels, ce qui reste de blé est la véri-
       table rente  de la terre pour cette anneé; et le  m é d i u m  de
       sept années,  ou plutôt  du nombre  d'années dans  lesquelles  la
       cherté et  l'abondance font leur révolution, donne la rente ordi-
       naire de  la terre  cultivée en blé. Mais une question ultérieure
       et collatérale  peut être,  combien d'argent vaut ce blé ou cette
       rente? Je reponds qu'il en vaut
       -----
       1*) Bei Ganilh: en
       
       #416# Anhang und Register
       -----
       autant qu'il  en resterait  à un  autre individu  qui emploierait
       l e   m i e u x  s o n  t e m p s  pour aller dans le pays de mi-
       nes, pour  en extreire le minerai, pour le raffiner. le convertir
       en monnaie  et le  rapporter au  même lieu  ou l'autre individu a
       semé et  recueilli son  blé. La  somme restante  à cet  individu,
       après le  prélèvement de toutes ses dépenses, serait parfaitement
       égale en  valeur à  celle du  blé qui  resterait au cultivateur.»
       («Traité des taxes» [63], p. 23, 24.)
       
       152  "S o u r c e s   o f   e n j o y m e n t  können akkumuliert
       und aufgehäuft  werden; Genuß  selbst nicht.  Der Reichtum  eines
       Landes besteht aus der Totalsumme der permanent sources of enjoy-
       ment, seien  sie materiell oder immateriell, contained in it; und
       Arbeit oder  Ausgabe, welche strebt zu vermehren or keep up these
       permanent sources,ist   p r o d u k t i v   zu  nennen.  (J.  St.
       Mill, "Essays  on some unsettled questions of polit. econ.", Lon-
       don 1844,  p. 82.)  "Was der  Mechaniker oder  Spinner verzehren,
       während sie  ihren Dreck  lernen, ist consumed productively, d.h.
       seine Konsumtion strebt nicht zu vermindern, sondern zu vermehren
       the permanent sources of enjoyment in the country, by effecting a
       new creation  of those  sources, more than equal to the amount of
       the consumption." (l.c.p. 83.)
       
       153 ...«travail productif  ... celui qui se réalise sur un objet,
       celui qui laisse après soi des traces de son opération et dont le
       produit peut  être la  matière d'une vente ou d'un échange.» ([A.
       Smith,] l.c., t. V, p. 169.)
       
       153 «Cette distinction  est fausse,  en ce  qu'elle porte sur une
       différence qui  n'existe pas.   T o u t    t r a v a i l    e s t
       p r o d u c t i f   dans le  sens dans  lequel l'auteur entend ce
       mot   p r o d u c t i f.  Le travail de l'une comme de l'autre de
       ces deux  classes est  également productif de quelque jouissance,
       commodité ou  utilité pour  la personne qui le paie, sans quoi ce
       travail ne trouverait pas de salaire.» [l.c.p. 171.]
       
       154 «Le domestique qui est à mon service, qui allume mon feu, qui
       me coiffe,  qui nettoie  et entretient mes habits et mes meubles,
       qui  prépare   mes  alimens,   etc.  rend  des    s e r v i c e s
       a b s o l u m e n t   d u   m ê m e   g e n r e  que la blanchis-
       seuse ou  la lingère,  qui nettoie  et entretient le linge de ses
       pratiques; ...que  le treiteur, rôtisseur ou cabaretier, qui fait
       son métier  de préparer  des alimens  aux personnes auxquelles il
       convient mieux de venir manger chez lui; que le barbier, le coif-
       feur etc.»  (...) «qui  rendent des  services immédiats;  que  le
       maçon enfin,  le couvreur,  le menuisier,  le vitrier, le fumiste
       etc., etc.  et cette  foule d'ouvriers employés aux bâtimens, qui
       viennent lorsqu'ils  sont appelés pour faire des raccommodages et
       réparations, et dont le bénéfice annuel consiste autant en ouvra-
       ges de  simple réparation  et entretien, qu'en constructions nou-
       velles." (l.c.p. 171/172.)
       
       154 «Ce genre  de travail  consiste moins à produire qu'à conser-
       ver; il  a moins  pour but  d'ajouter à la valeur des sujets aux-
       quels il s'applique, que de prévenir leur dépérissement. Tous ces
       travailleurs, y  compris le  domestique,   é p a r g n e n t    à
       c e l u i   q u i   l e s  p a i e,  l e  t r a v a i l  d ' e n-
       t r e t e n i r  s a  p r o p r e  c h o s e.»  [l.c.p. 172.]
       
       154 ...«C'est pour  cela et pour cela seul le plus souvent qu'ils
       travaillent;»    (...)     «ainsi,    ou     ils    sont     tous
       p r o d u c t i f s,   ou aucun  d'eux n'est  productif.» (l.c.p.
       172.)
       
       155 ...«le travail  d'un commis-inspecteur ou directeur d'une en-
       treprise particulière  de commerce  ou de  manufacture, et  comme
       n o n   p r o d u c t i f,  celui de l'administrateur, qui, veil-
       lant à  l'entretien des  routes publiques, des canaux navigables,
       des ports,  des monnaies  et autres  grands instrumens destinés à
       animer l'activité  du commerce,  veillant à  la sûreté des trans-
       ports et  des communications, à l'exécution des conventions, etc.
       peut, à  juste titre,  être regardé  comme le  c o m m i s - i n-
       s p e c t e u r   d e   l a   g r a n d e   m a n u f a c t u r e
       s o c i a l e?   C'est un  travail  absolument  de  même  nature,
       quoique dans des proportions plus vestes.» (p. 172, 173.)
       
       #417# Fremdsprachige Zitate
       -----
       155 «Les uns  et les  autres ont,  pour dernier terme de  l e u r
       t r a v a i l,   u n e   c o n s o m m a t i o n   d u    m ê m e
       g e n r e.   Si la  fin que  se proposent  les uns, ne merite pas
       d'etre comptée  au nombre   d e s  p r o d u i t s  du travail de
       la société,  pourquoi traiterait-on  plus  favorablement  ce  qui
       n'est autre  chose qu'un   m o y e n   p o u r   a r r i v e r  à
       c e t t e  f i n?»  (l.c.p. 173.)
       
       156 «La seule  différence générale  qu'on puisse, à ce qu'il sem-
       ble, observer  entre les  deux classes imaginées par Smith, c'est
       que dans  ceux de la classe qu'il nomme  p r o d u c t i v e,  il
       y a  ou il  p e u t  t o u j o u r s  y  a v o i r  q u e l q u e
       p e r s o n n e     i n t e r m é d i a i r e    e n t r e    l e
       t r a v a i l l e u r  d e  l a  c h o s e  e t  c e l u i  q u i
       l a  c o n s o m m e;  au lieu que, dans colle qu'il nomme  n o n
       p r o d u c t i v e,   il   n e  p e u t  y  a v o i r  a u c u n
       i n t e r m é d i a i r e,       et   que    la   relation    est
       n é c e s s a i r e m e n t     d i r e c t e     e t    i m m é-
       d i a t e     e n t r e     l e     s a l a r i é     e t     l e
       c o n s o m m a t e u r.   Il est  évident qu'il  y a  n é c e s-
       s a i r e m e n t   une relation directe et immédiate entre celui
       qui use  de l'expérience  du médecn, de l'habilité du chirurgien,
       du savoir  de l'avocat,  du talent du musicien ou de l'acteur, ou
       enfin  des  services  du  domestique,  et  entre  chacun  de  ces
       différens salariés au moment de leur travail; tandis que dans les
       professions qui  composent l'autre  classe,   l a   c h o s e   à
       c o n s o m m e r     é t a n t      m a t é r i e l l e      e t
       p a l p a b l e,   e l l e   p e u t   ê t r e  l' o b j e t  d e
       p l u s i e u r s   é c h a n g e s   i n t e r m é d i a i r e s
       avant d'arriver  de la  personne qui  travaille, à celle qui con-
       somme.» (p. 174.)
       
       
       157 «Encore   faudrait-il   déduire   toujours   de   sa   classe
       p r o d u c t i v e   tous les  ouvriers dont le travail consiste
       purement à  nétoyer, entretenir,  conserver ou réparer des choses
       finies, et  ne fournit pas par conséquent de produit nouveau dans
       la circulation.» (p. 175.)
       
       158 «C'est par  suite de  cette différence  que la  classe  n o n
       p r o d u c t i v e,   ainsi que  Smith l'a  observé, ne subsiste
       que de revenus. En effet, cette classe n'admettant aucun intermé-
       diaire entr'elle  et celui  qui consomme  ses produits,  c'est-à-
       dire, celui  qui jouit  de son  travail, elle  est  immédiatement
       payée par  le consommateur;  or,   c e l u i - c i   n e  p a i e
       q u' a v e c   d e s   r e v e n u s.  Au contraire, les ouvriers
       de la  classe productive  étant, pour  l'ordinaire, payés  par un
       i n t e r m é d i a i r e    q u i    s e    p r o p o s e    d e
       f a i r e   u n   p r o f i t   s u r   l e u r    t r a v a i l,
       s o n t   l e   p l u s   s o u v e n t   p a y é s   p a r   u n
       c a p i t a l.   Mais ce  capital est  toujours en définitif rem-
       placé par  le revenu  d'un consommateur,  sans quoi  il ne circu-
       lerait point  et dès-lors  ne rendrait aucun profit à son posses-
       seur.» [p. 175.]
       
       169 «Tout ce  qu'on peut conclure de cette différence, c'est que,
       pour employer  les gens  p r o d u c t i f s,  il faut non-seule-
       ment le   r e v e n u   d e   c e l u i   q u i   j o u i t   d e
       l e u r   t r a v a i l,   mais   e n c o r e   un  c a p i t a l
       q u i  d o n n e  d e s  p r o f i t s  a u x  i n t e r m é d i-
       a i r e s,   au lieu  que pour   e m p l o y e r   l e s  g e n s
       n o n   p r o d u c t i f s,  il suffit le plus souvent du revenu
       qui les paie.» (l.c.p. 175.)
       
       169 ...«que paur  employer les  gens  n o n  p r o d u c t i f s,
       il suffit le plus souvent du revenu qui les paie...»
       
       169 «Pour employer  les  gens    p r o d u c t i f s,    il  faut
       n o n - s e u l e m e n t     le    r e v e n u    de  celai  qui
       j o u i t   de leur  travail, mais  encore un  c a p i t a l  qui
       d o n n e   d e s    p r o f i t s    a u x    i n t e r m é d i-
       a i r e s.»  [l.c.p. 175.]
       
       170 «Encore beaucoup  d'ouvriers    n o n    p r o d u c t i f s,
       tels que  les comédiens,  musiciens, etc.  ne reçoivent-ils leurs
       salaires le plus souvent que par le canal d'un directeur qui tire
       des profits du capital placé dans ce genre d'entreprise?» (l.c.p.
       175, 176.)
       
       170 «Il  s'ensuit  donc  que,  dans  une  société  où  la  classe
       p r o d u c t i v e   est très-multipliée, on doit supposer qu'il
       existe une grande accumulation de capitaux dans les mains des in-
       termédiaires ou entrepreneurs de travail.» (l.c.p. 176.)
       
       171 «Ce n'est  donc pas,  comme le  prétend Smith,  la proportion
       existante entre  la masse  des capitaux et celle des revenus, qui
       déterminera la  proportion entre  la classe   p r o d u c t i v e
       et la
       
       #418# Anhang und Register
       -----
       classe   n o n   p r o d u c t i v e.   Cette dernière proportion
       semble dépendre  bien d'avantage  des moeurs  et des habitudes de
       peuple; du  degré plus  ou moins  avancé de  son industrie.»  (p.
       177.)
       
       172 «A nombre  égal d'individus,  aucune classe ne contribue plus
       que celle  des domestiques,  à convertir en  c a p i t a u x  des
       sommes procédant du  r e v e n u  1*).» (p. 181.)
       
       172 ...«un homme  qui a  observé avec  autant de sagacité», nicht
       höher schätzt  «cet  intermédiaire  placé  près  du  riche,  pour
       r e c u e i l l i r   les débris  du revenu  que celui-ci dissipe
       avec tant d'insouciance.» (l.c.p. 182, 183.)
       
       172 ...  «crée   encore  une   valeur  nouvelle,  une  vdeur  qui
       n' e x i s t a i t   p a s   dans la société, même en équivalent,
       au moment  où ce travail a commencé son operátion; et c'est cette
       valeur qui  fournit une  rente au  propriétaire du  sol.» (l.c.p.
       184.)
       
       172 ...«créer une  valeur nouvelle...  qui n'existait pas dans la
       société, même  en équivalent,  au moment où ce travail a commencé
       son operation.»
       
       173 «La fortune  d'un individu  se grossit par l'épargne; la for-
       tune publique   a u  c o n t r a i r e,  reçoit son accroissement
       de l'augmentation  des consommations.»  (G. Garnier, «Abrégé élé-
       mentaire des  Principos de  l'Economie Politique», Paris 1796, p.
       XIII.)
       
       173 «L'amendement et  l'extension de  la culture et par suite des
       progrès de  l'industrie et  du commerce  n'ont pas   d' a u t r e
       c a u s e   que l'extension  des  besoins  artificiels.»  (l.c.p.
       240.)
       
       173 «Je remarque  seulement... que  l'on ne  devra pas considérer
       comme essentielle et trèsexacte la dinstinction de Smith entre le
       travail  p r o d u c t i f  et le travail  i m p r o d u c t i f,
       si l'on fait attention que le travail d'autrui en général ne pro-
       duit jamais pour nous qu'une économie de temps, et que cette éco-
       nomie de  temps est  tout ce  qui constitue  s a  v a l e u r  et
       s o n   p r i x.»   2*) (Schmalz,  «Économie Politique, trad. par
       Henr; Jouffroy etc.», t. I, 1826, p. 304.)
       
       173 «Le mennuisier, par exemple, qui me fait une table, et le do-
       mestique qui porte mes lettres à la poste, qui bat mes habits, ou
       qui cherche  pour moi les choses qui me sont nécessaires, me ren-
       dent l'un  et l'autre  un service absolument de même nature; l'un
       et l'autre  m'épargne et le temps que je serais obligé d'employer
       moi-même à  ces occupations, et celui qu'il m'aurait fallu consa-
       crer à  acquérir l'aptitude et les talents qu'elles exigent.» 3*)
       (p. 304)
       
       173 «Ce système.  (de Quesnay)  «fait aux  artisans et  même  aux
       s i m p l e   c o n s o m m a t e u r s   un mérite de leurs con-
       sommations; par  le motif,  que  ces  consommations  contribuent,
       quoique d'une manière indirecte et médiate, à augmenter le revenu
       national, puisque, sans  c e s  c o n s o m m a t i o n s,
       -----
       1*) Bei  Smith: de  recenus) - 2*) der deutsche Originaltext lau-
       tet: "Eben  so wenig  will ich  rügen, daß  der Unterschied,  den
       Smith zwischen  productiver und  nicht-productiver  Arbeit  macht
       ganz unwesentlich  sich darstelle,  wenn man nur erwäget, welchen
       Werth die  Arbeit Andrer  überhaupt eigentlich habe, nemlich, daß
       sie bloß  uns Zeit  erspare." (Schmalz, Staatswirtschaftslehre in
       Briefen an einen teutschen Erbprinzen", Erster Teil, Berlin 1818,
       S. 274)  - 3*)  der deutsche  Originaltext lautet: "Der Tischler,
       welcher mir  einen Tisch  verfertigt und der Bediente,welcher mir
       Briefe auf  die Post  trägt, meine  Kleider reinigt und meine Be-
       dürfnisse hohlt,  beide thun mir ganz gleichen Dienst; sie erspa-
       ren mir  die Zeit, und zwar zwiefache Zeit; die erste die, welche
       ich izt  aufwenden müBte,  um das selbst zu thun; die zweite die,
       welche ich  hätte anwenden  müssen, um  die Geschicklichkeit dazu
       mir zu erwerben." (S. 274, 275.)
       
       #419# Fremdsprachige Zitate
       -----
       l e s   o b j e t s  c o n s o m m é s  n' a u r a i e n t  p a s
       é t é   p r o d u i t s   p a r   l e  s o l   e t  n' a u r a i-
       e n t   p u   ê t r e   a j o u t é s   a u    r e v e n u    d u
       p r o p r i é t a i r e  f o n c i e r.»  1*) (p. 321.)
       
       174 «Dans l'état  actuel de  la civilisation,  le travail ne noue
       est connu  que par  l'échange...»  (Ch.  GGanilh.  «Des  systemes
       d'écon. pol.», t. I, Paris 1821, p. 79.) «Le travail sans échange
       ne peut produire aucune richesse.» (l.c.p. 8.1)
       
       174 ...«la richesse  dérive exclusivement  du commerce.»  (l.c.p.
       84.)
       
       174 «L'échange ou  le commerce  donne seul la veleur aux choses.»
       (l.c.p. 98.)
       
       174 ... «principe de l'identité des valeurs et de la richesse....
       repose la  doctrine de  la fécondité  du travail général» (l.c.p.
       93.)
       
       174 ...«fait dériver  la richesse  particulière et  générale  des
       veleurs échangesbles  du travail,  soi que  ces valeurs soient ou
       non fixées  dans des  objets matériels  durables  et  permanens.»
       (l.c.p. 95.)
       
       175  «S y s t è m e    c o m m e r c i a l,    ou  l'échange  des
       veleurs  d u  t r a v a i l  g é n é r a l.»  (l.c.p. 98.)
       
       176 «L'échange donne  aux    c h o s e s    une  valeur  qu'elles
       n'auraient pas eue sans lui.» (p. 102.)
       
       176 «Les produits  les plus  utiles peuvent n'avoir aucune valeur
       si l'échange  ne leur en donne point.» (...) «Et les produits les
       plus inutiles  peuvent avoir  une très-grande valeur si l'échange
       leur est favorable.» (p. 104.)
       
       177 «La valeur échangée des choses et non leur valeur échangeable
       constitue la   v é r i t a b l e   v a l e u r,   celle  qui  est
       identique avec la richesse.» (l.c.p. 104.)
       
       177 «Ce n'est donc ni l'utilité réelle des choses, ni leur valeur
       i n t r i n s è q u e  qui en font des richesses; c'est l'échange
       qui fixe  et détermine leur valeur, et c'est cette valeur qui les
       identifie avec la richesse.» (l.c.p. 105.)
       
       178 «Il n'y  a véritablement  des richesses pour les particuliers
       et pour  les peuples,  que lorsque  chacun travaille pour tous et
       tous pour chacun»... (l.c.p. 108)
       
       178 ... «richesse  nationale, qui  se compose  des valeurs échan-
       geables du travail»... (p. 108.)
       
       178 «Si  l'abondance   du  blé   en  feit    b a i s s e r    l a
       v a l e u r,   les cultivateurs seront moins riches, parce qu'ils
       ont moins de valeurs d'échange pour se procurer les choses néces-
       saires, utiles  ou agréables  à la vie; mais les consommateurs du
       blé profiteront  de tout ce que les cultivateurs auront perdu: la
       perte des  uns sera  compensée par  le gain des autres, et la ri-
       chesse générale n'éprouvera paint de variation.» (p. 108, 109.)
       
       179 «De là  vient qu'il  est difficile, et peut-être impossible à
       un pays  de s'enrichir par le commerce intérieur. Il n'en est pas
       tout-à-fait de  même des  peuples qui  se livrent aucommerce avec
       l'étranger.» (p. 109.)
       
       180 «Tout travail, quelle que soit sa nature, est productif de la
       richesse, pourvu  qu'il ait  une valeur d'échange.» (l.c.p. 119.)
       «L'échange n'a  aucun égard,  ni à  la quantité, ni à la matéria-
       lité, ni à la permanence des produits.» (l.c.p. 121.) «Tous» (les
       travaux) «sont   é g a l e m e n t   p r o d u c t i f s   de  la
       s o m m e  contre laquelle ils ont été échangés.» (p. 121, 122.)
       -----
       1*) Der deutsche Originaltext lautet: "Ja noch mehr, sie schreibt
       ihnen selbst ihr Verzehren als ein Verdienst mittelbarer Erhöhung
       des National-Einkommens  zu. Denn  wäre sie  nicht, so wäre auch,
       was sie verzehren, nicht hervorgebracht, oder dem Grund-Eigenthü-
       mer nicht zu Gute gekommen." (S. 287.)
       
       #420# Anhang und Register
       -----
       180 «Il n'y a aucune différence entre le travail de l'ouvrier qui
       fait une commode dont l'echange lui produit un septier de blé, et
       le travail  de ménétrier  qui lui  produit un septier de blé. Des
       deux cotes  il y  a un  septier de blé produit pour payer la com-
       mode, et  un septier de bl6 produit paur payer le plaisir procuré
       par le  ménétrier. A  la vérité, après la consommation du septier
       de blé  par le  menuisier, il reste une commode, et après la con-
       sommation du  septier de  blé par le ménétrier, il ne reste rien;
       mais combien de travaux réputés productifs sont dans le même cas!
       ... ce  n'est pas  par ce  qui reste  après la consommation qu'on
       peut juger  si un  travail est  productif ou  stérile, c'est  par
       l' é c h a n g e   o u  p a r  l a  p r o d u c t i o n  q u i' l
       a   f a i t  n a î t r e.  Or, comme le travail du ménétrier est,
       aussi-bien que le travail du menuisier,  l a  c a u s e  d e  l a
       p r o d u c t i o n   d' u n  s e p t i e r  d e  b l é,  t o u s
       d e u x   s o n t  é g a l e m e n t  p r o d u c t i f s  d' u n
       s e p t i e r   d e   b l é,  quoique l'un, après qu'il est fini,
       ne se  fixe et  ne se  réalise dans aucun objet permanent, et que
       l'autre se  fixe et  se réalise dans un objet permanent.» (l.c.p.
       122, 123.)
       «A. Smith  voudrait réduire  le nombre  des travailleurs  qui  ne
       s'occupent pas  utilement, pour multiplier celui des travailleurs
       qui s'occupent  utilement; mais on n'a pas fait attention que, si
       ce désir  pouvait re  réaliser, toute richesse serait impossible,
       parce que  les consommateurs manqueraient aux producteurs, et que
       les excédans  non consommés ne seraient pas reproduits. Les clas-
       ses productives ne donnent pas gratuitement les produits de leurs
       travaux aux   c l a s s e s   d o n t   l e s  t r a v a u x  n e
       d o n n e n t   a u c u n s   p r o d u i t s  m a t é r i e l s.
       (hier unterscheidet  er also  doch selbst travaux qui donnent des
       produits matériels et travaux qui n'en donnent point); «elles les
       leur donnent  en échange  des commodités,  des  plaisirs  ou  des
       jouissances qu'elles  en reçoivent,  et,  p o u r  l e s  l e u r
       d o n n e r,   e l l e s   s o n t   o b l i g é e s   d e  l e s
       l e u r   p r o d u i r e.   Si les produits matériels du travail
       n'étaient pas  employés à  salarier les  travaux qui  ne  donnent
       point de  produits matériels, ils n'aursient pas de consommateurs
       et leur   r e p r o d u c t i o n  cesserait. Les travaux produc-
       tifs  d'agrément     c o n c o u r e n t     d o n c    a u s s i
       e f f i c a c e m e n t  à  l a  p r o d u c t i o n  que le tra-
       vail réputé le plus productif.» (l.c.p. 123, 124.)
       «Presque toujours  les commodités,  les plaisirs  ou les agrémens
       qu'ils» (les  peuples) «recherchent,   s u i v e n t   e t    n e
       d e v a n c e n t     p a s     l e s    p r o d u i t s    q u i
       d o i v e n t     l e s     a c q u i t t e r.»    (l.c.p.  125.)
       (Scheinen also viel mehr Wirkung als Ursache der produits zu sein
       qui doivent  les acquitter.)  «Il en  est autrement  lorsque  les
       travaux consacrés  au plaisir,  au luxe  et au faste, ne  s o n t
       p a s   d e m a n d é s   p a r  l a  c l a s s e s  p r o d u c-
       t i v e s.  (...) «et que cependant elles sont  f o r c é e s  de
       les salarier et de prendre ce salaire sur leurs besoins. Alors il
       peut arriver que ce salaire forcé ne fasse pas naître un surcroît
       de production.»  (l.c.p. 125.) « Hors ce cas ... tout travail est
       nécessairement productif, et contribue plus ou moins efficacement
       à la  formation et  á l'accroissement  des  richesses  générales,
       parce   q u' i l   f a i t    n a î t r e    n é c e s s a i r e-
       m e n t    l e s    p r o d u i t s    q u i    l e s    s a l a-
       r i e n t.»  (l.c.p. 126.)
       
       181 «Si l'échange  donne au  travail du  domestique une valeur de
       1000 frs.,  quand il  ne donne  à celui  du cultivateur et du ma-
       nufacturier qu'une veleur de 500 frs., il faut en conclure que le
       travail du  domestique contribue à  l a  p r o d u c t i o n  d e
       l a   r i c h e s s e   deux fois autant que celui du cultivateur
       et du manufacturier; et cela ne peut pas être autrement, tant que
       le travail des domestiques reçoit en paiement deux fois autant de
       produits matériels  que le  travail des  cultivateurs et  des ma-
       nufacturiers. Le  moyen de  concevoir que la richesse provient du
       travail qui  a le moins de valeur d'échange et qui par conséquent
       est le moins payé!» (l.c.p. 293, 294.)
       
       182 «Vainement obiecte-t-on que si le travail des domestiques est
       aussi productif que celui des cultivateurs et des manufacturiers,
       on ne  voit pas pourquoi les économies générales d'un pays ne se-
       raient pas  employées a  leur entretien  non-seulement sans  être
       dissipées, mais
       
       #421# Fremdsprachige Zitate
       -----
       avec une  augmentation constante de valeur. Cette observation 1*)
       n'est spécieuse  que parce  qu'elle suppose  que la  fécondité de
       chaque travail  resulte de  sa   c o o p é r a t i o n   à    l a
       p r o d u c t i o n    d e s    o b j e t s    m a t é r i e l s,
       q u e   l a   p r o d u c t i o n    m a t é r i e l l e    e s t
       c o n s t i t u t i v e   d e   l a   r i c h e s s e,  et  q u e
       p r o d u c t i o n   e t    r i c h e s s e    s o n t    p a r-
       f a i t e m e n t  i d e n t i q u e s.  On oublie que  t o u t e
       p r o d u c t i o n      n' e s t      r i c h e s s e      q u e
       j u s q u' à   c o n c u r r e n c e   d e  s a  c o n s o m m a-
       t i o n,»   {und darum  sagt derselbe  Bursche eine  Seite später
       «que tout travail est  p r o d u c t i f  de la richesse, dans la
       proportion de  sa valeur  d'échange déterminée  par l'offre et la
       demande,» (sie   p r o d u z i e r t  Reichtum, nicht im Maß, wie
       sie valeur  d'échange produziert,  sondern valeur  d'échange ist,
       d.h. nicht nach dem, was sie produziert, sondern was sie kostet),
       «que sa  veleur  respective  ne  concourt  à  l'accumulation  des
       capitaux que  par   l' é c o n o m i e   e t   l a  n o n  c o n-
       s o m m a t i o n   des produits  que ces  valeurs  autorisent  à
       prendre  dans   la  production   générale.»}  «et  que  l'échange
       détermine jusqu'á  quel point  elle   c o n t r i b u e   à   l a
       f o r m a t i o n   d e   l a    r i c h e s s e.    Si  l'on  se
       rappelait  que   tous  les   travaux  concourent  directement  ou
       indirectement  à   la  production  totale  de  chaque  pays,  que
       l'échange, en  fixant la  veleur de  chaque travail, détermine la
       part qu'il a eue à la production, que la  c o n s o m m a t i o n
       d e  l a  p r o d u c t i o n  réalise la valeur que lui a donnée
       1'échange, et  que l'excédant  ou le déficit de la production sur
       la consommation  détermine l'état  de la richesse ou de la misère
       des  peuples,   on  sentirait   combien   il   est   inconséquent
       d' i s o l e r   chaque travail,  de fixer ra fertilité et sa fé-
       condité par  son   c o n c o u r s   á   l a  p r o d u c t i o n
       m a t é r i e l l e   e t   s a n s  a u c u n  é g a r d  à  s a
       ¦¦364¦    c o n s o m m a t i o n,    q u i    s e u l e    l u i
       d o n n e   u n e  v a l e u r,  valeur sans laquelle la richesse
       ne peut exister.» (l.c.p. 294, 295)
       
       186 «Quand un  psys est privé du secours des machines, et que son
       travail se  fait à force de bras, les classes laborieuses consom-
       ment la  presque totalité  de leurs  productions.  A  mesure  que
       l'industrie fait  des progrés, qu'elle se perfectionne par la di-
       vision du  travail, par  l'habileté des ouvriers, par l'invention
       des machines,  les frais  de  la  production  diminuent,  ou,  en
       d'autres termes,  il faut  un moindre  nombre d'ouvriers pour ob-
       tenir une plus grande production.» ([Ganilh,] l.c., t. I, p. 211,
       212.)
       
       191 «Tant que  la division du travail n'est pas établie dans tau-
       tes ses  branches, tant  que toutes  les classes de la population
       laborieuse et  industrieuse n'ont  pas atteint  le terme  de leur
       complément, l'invention des machines, et leur emploi dans certai-
       nes industries,  ne font que refluer les capitaux et les ouvriers
       déplacés par  les machines, dans d'autres travaux qui peuvent les
       employer utilement.  Mais il  est  evident  que  quand  tous  les
       travaux ont le capital et les ouvriers qui leur sont nécessaires,
       tout perfectionnement ultérieur, toute machine nouvelle qui abre-
       gent le  travail, reduisent  necessairement la population labori-
       euse; et  comme sa  réduction ne  diminue point la production, la
       part qu'elle laisse disponible accroît ou au profit des capitaux,
       ou à  la rente  de la terre; et par conséquent l'effet naturel et
       nécessaire des machines est de diminuer la population des classes
       salariées qui  vivent du  produit brut, et d'augmenter la popula-
       tion des classes qui vivent du produit net.» (l.c.p. 212.)
       «L e   d é p l a c e m e n t    d e    l a    p o p u l a t i o n
       d' u n     p a y s,     e f f e t    n é c e s s a i r e    d e s
       p r o g r è s  d e  l' i n d u s t r i e,  est la veritable cause
       de la  prospérité, de la puissance et de la civilisation des peu-
       ples  modernes.  Plus  les  classes  inférieures  de  la  société
       décroissent en  nombre, moins  elle doit  s'inquiéter des dangers
       auxquels l'exposent  sans cesse les besoins, l'ignorance, la cré-
       dulité et  la superstition  de ces  classes infortunées; plus les
       classes supérieures  se multiplient, plus l'état a de sujets à sa
       disposition, plus il est fort et puissant, plus il a y dans toute
       la population de lumières, de raison et de civilisation.» (l.c.p.
       213.)
       -----
       1*) Bei Ganilh: objection
       
       #422# Anhang und Register
       -----
       192 «Le  revenu   net  d'un   particulier  se  compose  de    l a
       v a l e u r   d u   p r o d u i t   auquel il a concouru... moins
       ses déboursés: mais comme les déboursés qu'il a faits sont  d e s
       p o r t i o n s   d e   r e v e n u   qu'il a  payées à d'autres,
       l a   t o t a l i t é   d e  l a  v a l e u r  d u  p r o d u i t
       a   s e r v i  à  p a y e r  d e s  r e v e n u s.  Le revenu to-
       tal d'une nation se compose de son produit brut, c'est-à-dire, de
       la valeur  brute de  tous ses produits qui se distribue entre les
       producteurs.» [71]
       
       192 «Cette veleur, après plusieurs échanges, se consommerait tout
       entière dans  l'année qui qui l'a vue naître, qu'elle n'en serait
       pas moins  encore le  revenu de la nation; de même qu'un particu-
       lier qui  a 20[000]  frs. de  revenu annuel, n'a pas moins 20 000
       frs. de  revenu annuel, quoiqu'il le mange tout entier chaque an-
       née. Son  revenu ne  se compose  pas seulement  de ses épargnes.»
       [71]
       
       193 «Le seul   p r o d u i t   n e t» ... «et ceux qui le consom-
       ment composent sa» (de l'état) «richesse et sa puissance, et con-
       courent à  sa prosperité,  à sa gloire et à sa grandeur.» (l.c.p.
       218.)
       
       193 «Cela ressemble  tout-à-fait à la doctrine des économistes du
       18e siècle,  qui prétendaient  que les  manufactures ne servaient
       nullement à  la richesse  de l'état,  parce que  la   c l a s s e
       s a l a r i é e,   consommant une  ¦¦370¦ valeur  égale  à  celle
       qu'elle produisait,  ne contribuait en rien à leur fameux produit
       net.» [l.c.p. 219.]
       
       194 «Il n'est  pas  facile  d'apercevoir  quelque  rapport  entre
       l'assertion  des   économistes,     q u e     l a     c l a s s e
       i n d u s t r i e u s e   c o n s o m m a i t  u n e  v a l e u r
       é g a l e   à   c e l l e  q u' e l l e  p r o d u i s a i t,  et
       la doctrine  de M.  Ricardo,   q u e   l e   s a l a i r e  d e s
       o u v r i e r s  n e  p e u t  ê t r e  c o m p t é  d a n s  l e
       r e v e n u  d' u n   é t a t.»  (p. 219, 220.)
       
       194 «Sur sept  millions d'ouvriers  tous occupés,  il y aura plus
       d'épargnes que sur cinq millions.»  [l.c.p. 220.]
       
       194 «C'est supposer  que les   é c o n o m i e s   s u r    l e s
       s a l a i r e s   sont préférables  à   l' é c o n o m i e  q u i
       r é s u l t e  d e  l a  s u p p r e s s i o n  d e s  s a l a i-
       r e s...   Il serait  par trop  absurde de  payer 400 millions de
       salaires à des ouvriers qui ne donnent aucun produit net, afin de
       leur procurer  l'occasion et  le moyen de faire des économies sur
       leur salaire.» (l.c.p. 221.)
       «A chaque  pas que fait la civilisation, le travail devient moins
       pénible et plus productif; les classes condamnées à produire et à
       consommer diminuent;  et les classes qui dirigent le travail, qui
       soulagent (!), consolent (!) et éclairent toute la population, se
       multiplient,   d e v i e n n e n t  p l u s  n o m b r e u s e s,
       et   s' a p p r o p r i e n t   t o u s  l e s  b i e n f a i t s
       q u i   r é s u l t e n t   d e   l a  d i m i n u t i o n  d e s
       f r a i s  d u  t r a v a i l,  de l'abondance des productions et
       du bon  marché des  consommations. Dans cette direction, l'espèce
       humaine s'é1ève  ... dans  cette  t e n d a n c e  p r o g r e s-
       s i v e   d e   l a   d i m i n u t i o n   d e s   c l a s s e s
       i n f é r i e u r e s     d e     l a     s o c i é t é    et  de
       l' a c r o i s s e m e n t   des classes    s u p é r i e u r e s
       ... la société civile devient plus prospère, plus puissante etc.»
       (l.c.p. 224.)  «Si ...  le nombre  des ouvriers employés est de 7
       millions, les  salaires seront de 1400 millions; mais si les 1400
       millions ne donnent pas un plus grand produit net que le milliard
       payé aux  cinq  millions  d'ouvriers,    l a    v é r i t a b l e
       é c o n o m i e  s e r a i t  d a n s  l a  s u p p r e s s i o n
       d e s   4 0 0   m i l l i o n s  d e  s a l a i r e s  à  d e u x
       m i l l i o n s   d' o u v r i e r s,   q u i  n e  d o n n e n t
       a u c u n   p r o d u i t   n e t,   et non dans les épargnes que
       les deux  millions d'ouvriers  peuvent feire sur les 400 millions
       de salaires.» (l.c.p. 221.)
       
       195 «A. Smith exagère toujours les avantages qu'un pays tire d'un
       gros revenu  brut comparés  à ceux  d'un gros  revenu net... Quel
       avantage résultera-t-il  pour un  pays de  l'emploi d'une  grande
       quantité de travail productif, si, soit qu'il empiole cette quan-
       tité ou  une moindre, son revenu et se profits doivent rester les
       mêmes? Ob eine Nation 5 oder 7 Millionen produktiver Arbeiter an-
       wendet, ¦¦371¦ wovon 5 andre Millionen leben,» ... «la nourriture
       et
       
       #423# Fremdspachige Zitate
       -----
       I'habillement de  ces cinq  millions seraient  toujours le revenu
       net. L'emploi d'un plus grand nombre d'hommes ne nous mettrait en
       état ni d'ajouter un homme à notre armée ou à notre marine, ni de
       fournir une guinée de plus aux impôts.» (l.c.p. 215.) [72]
       
       197 «Il serait tout-à-fait indifferént pour une personne qui, sur
       un capital de 20 000 l., ferait 2000 l. par an de profit, que son
       capitd employât  100 hommes ou mille, et que ses produits se ven-
       dissent 10 000  l. ou 20 000 l., pourvu que dans tous les cas ses
       produits 1*) ne baissasent point au-dessous de 20 000 l.» [74]
       
       197 "A. Smith constantly magnifies the advantages which a country
       derives from  a large  gross, rather  than a  large  net  income"
       (weil, sagt Adam, "the greater will be the quantity of productive
       labour which  it puts into motion") ... "What would be the advan-
       tage resulting  to a country from the employment of a great quan-
       tity of  productive labour, if, whether it employed that quantity
       or a  smaller, its  net rent  and profits  together would  be the
       same." (Ricardo, 3 ed., p. 415, 416, 417, ch. XXVI.)
       
       198 "To an  individual with  a capitd of 20 000 l., whose profits
       were 2000  l. per  annum, it  would be a matter quite indifferent
       whether his capital wouid employ a 100 or a 1000 men, whether the
       commodity produced,  sold for 10 000 l., or for 20 000 l., provi-
       ded, in all cases, his profits were not diminishad below 2000 l."
       [l.c.]
       
       198 "Is  not   the  real   interest  of   the   nation   similar?
       P r o v i d e d   i t s   n e t   r e a l   i n c o m e,    i t s
       r e n t   a n d   p r o f i t s   b e   t h e  s a m e,  i t  i s
       o f   n o  i m p o r t a n c e  w h e t h e r  t h e  n a t i o n
       c o n s i s t s   o f   1 0   o r  o f  1 2  m i l l i o n s  o f
       i n h a b i t a n t s.
       Its  power   of  supporting   fleets  and   armies,  and    a l l
       s p e c i e s   o f  u n p r o d u c t i v e  l a b o u r," (...)
       "must be  in proportion  to its net, and not in proportion to its
       gross income.  If five millions of men could produce as much food
       and clothing  as was necessary for 10 millions, food and clothing
       for 5  millions would  be the net revenue. Would it be of any ad-
       vantage to  the country, that to  p r o d u c e  t h i s  s a m e
       n e t   r e v e n u e,  seven millions of men should be required,
       that is to say, that seven millions should be employed to produce
       food and  clothing sufficient  for  12  millions?  The  food  and
       clothing of  5 millions  would be  still the net revenue. The em-
       ploying a  greater number of men would enable us neither to add a
       man to  our army  and navy,  nor to contribute one guinea more in
       taxes." [l.c.]
       
       200 «Je ne  doute nullement 2*) que dans le travail de l'esclave,
       I'excédent des  produits sur les consommations ne soit plus grand
       que dans le travail de l'homme libre. ... Le travail de l'esclave
       3*) n'a  de bornes  que le pouvoir de ses facultés ... L'esclave»
       (...) «travaille  pour un  besoin illimité:  la cupidité  de  son
       maître.» (Say, 1e éd., p. 215, 216.)
       
       201 «L'ouvrier lihre  ne peut dépenser plus et produire moins que
       l'esclave... Toute  dépense suppose un équivalent produit pour la
       payer. Si  l'ouvrier libre  dépense plus  que l'esclave, les pro-
       duits de  son travail doivent être plus considérables que ceux du
       travail de l'esclave» (Ganilh, t. I, p. 234.)
       
       201 «Je sais»  ... «qu'on  peut dire avec quelque raison, que les
       é c o n o m i e s   q u e   l e  m a î t r e  4*)  f a i t  s u r
       l e s   d é p e n s e s   d e   l' o u v r i e r  5*)» (hier also
       doch économies sur le salaire de l'esclave), «servent à augmenter
       ses dépenses  personelles etc.  ... Mais il est plus avantageux à
       la richesse générale qu'il y ait de l'aisance dans toutes les cl-
       asses de la société qu'une excessive opulence parmi un petit nom-
       bre d'individus.» (p. 234, 235.)
       -----
       1*) Bei  Ganilh auch:  produits; in  Constancios Ricardo-Überset-
       zung: profits - 2*) bei Say: aucunement - 3*) bei Say: du premier
       - 4*) in der Handschrift: les maîtres - 5*) bei Ganilh: l'esclave
       
       #424# Anhang und Register
       -----
       201 «Il» (Quesnay) «refuse positivement aux économies des classes
       salariées la faculté d'accroître les capitaux; et la raison qu'il
       en donne,  c'est que  ces classes ne doivent avoir aucun moyen de
       faire des économies, et que si elles avaient  u n  s u r p l u s,
       u n   e x c é d a n t,   il ne pourrait provenir que d'une erreur
       ou d'un désordre dans l'économie sociale.» (l.c.p. 274.)
       
       201 «Si la  classe  stérile  épargne  pour  augmenter  son  numé-
       raire..., ses  travaux et ses gains diminueront dans la même pro-
       portion, et elle tombera dans le dépérissement.» («Physiocratie»,
       p. 321.)
       
       201 «Plus ils» (les salaires) «sont considérables, moindre est le
       revenu de  la société,»  (die société  steht auf  ihnen, aber sie
       stehn nicht  in der  société) «toute  l'habilité des gouvernemens
       doit s'appliquer  à en  réduire la masse» (l.c.p. 24, t. II.) ...
       «T â c h e   ...   d i g n e   d u   s i è c l e    é c l a i r e
       d a n s  l e q u e l  n o u s  v i v o n s.»  (t. II, p. 24.)
       
       223 «Les  principes   que  Smith      a      p o s é s      s u r
       l' é c o n o m i e  d e s  n a t i o n s,  o n t  p o u r  f o n-
       d e m e n t   d i e  U n t e r s c h e i d u n g  z w i s c h e n
       d e r   p r o d u k t i v e n   u n d   u n p r o d u k t i v e n
       A r b e i t...»   (F.-L.-A. Ferrier,  «Du Gouvernement  considéré
       dans ses  rapports avec  le commerce»,  Paris  1805,  [p.  141].)
       «Cette distinction  est essentiellement  fausse.   I l   n' y   a
       p o i n t   d e   t r a v a i l  i m p r o d u c t i f.»  (l.c.p.
       141.) «Il  y a  donc une économie et une prodigalité des nations:
       mais une  nation n'est prodigue ou économe que dans ses relations
       avec les   a u t r e s  peuples, et c'était ainsi que la question
       devait être envisagée.» (l.c.p. 143.)
       
       223 "Es existiert", sagt Ferrier, «une économie des nations, aber
       sehr  verschieden  von  der  Smithschen.  Sie  besteht  darin,  à
       n'acheter de  productions étrangères  qu'autant qu'elle  en  peut
       psyer avec  les siennes.  Elle consiste quelquefois à s'en passer
       absolument.» (l.c.p. 174, 175.)
       
       223 «Comme dans  un pays  civilisé il  n'y a que  t r è s - p e u
       d e     m a r c h a n d i s e s     d o n t     t o u t e     l a
       v a l e u r   e c h a n g e a b l e   p r o c è d e   d u  t r a-
       v a i l   s e u l e m e n t,   et que,  dans la    t r é s - m a-
       j e u r e   p a r t i e   d' e n t r' e l l e s,   l a  r e n t e
       e t   l e   p r o f i t   y   c o n t r i b u e n t  p o u r  d e
       f o r t e s   p o r t i o n s,   il en  résulte que   l e  p r o-
       d u i t   a n n u e l   d u   t r a v a i l   d e   c e   p a y s
       s u f f i r a   t o u j o u r s   p o u r    a c h e t e r    e t
       c o m m a n d e r   u n e   q u a n t i t é   d e   t r a v a i l
       b e a u c o u p  p l u s  g r a n d e  q u e  c e l l e  q u' i l
       a   f a l l u  e m p l o y e r  p o u r  f a i r e  c r o î t r e
       c e   p r o d u i t,   l e   p r é p a r e r  e t  l' a m e n e r
       a u   m a r c h é.   S i   l a   s o c i é t é  e m p l o y a i t
       a n n u e l l e m e n t       t o u t      l e      t r a v a i l
       q u' e l l e     e s t     e n      é t a t      d' a c h e t e r
       a n n u e l l e m e n t,   c o m m e   l a   q u a n t i t é  d e
       c e   t r a v a i l   a u g m e n t e r a i t  c o n s i d é r a-
       b l e m e n t   c h a q u e   a n n é e,   il s'ensuivrait que le
       produit de  chacune des  années subséquentes  serait d'une valeur
       incomparablement plus  grande que celui de la précédente. Mais il
       n'y a  aucun pays   d o n t   t o u t   l e   p r o d u i t  a n-
       n u e l   s o i t  employé à entretenir des travailleurs. Partout
       les  oisifs  en  consomment  une  grande  partie;  et  selon  les
       différentes proportions  dans lesquelles  ce produit  se  partage
       entre ces  deux différentes  classes de gens, sa valeur ordinaire
       ou moyenne  doit nécessairement  ou augmenter  ou  décroître,  ou
       demeurer la  même d'une année à l'autre.» (A. Smith, b. I, ch.VI,
       t. I, éd. Garn., p. 108, 109.)
       
       225 «Comme dans  un pays  civilisé il  n'y a que très peu de mar-
       chandises dont  toute la  valeur échangeable   p r o c è d e  d u
       t r a v a i l   s e u l e m e n t,   et que, dans la très-majeure
       partie d'entr'elles,   l a   r e n t e   e t  l e  p r o f i t  y
       c o n t r i b u e n t     p o u r    d e    f o r t e s    p o r-
       t i o n s,   il en  résulte   q u e   l e   p r o d u i t    a n-
       n u e l l   d u   t r a v a i l   d e   c e    p a y s    suffira
       toujours   p o u r   a c h e t e r  e t  c o m m a n d e r  u n e
       q u a n t i t é   d e   t r a v a i l   beaucoup plus  grande que
       celle    q u' i l    a    f a l l u    e m p l o y e r    p o u r
       f a i r e   c r o î t r e   c e   p r o d u i t,   le preparer et
       l'amener au marché.» [l.c.]
       
       227 «Si la société employait annuellement tout le travail qu'elle
       est en  état d'acheter annuellement, comme la quantité de ce tra-
       vail augmenterait considérablement chaque année, il
       
       #425# Fremdsprachige Zitate
       -----
       s'ensuivrait que  le produit  de chacune  des années subsequentes
       serait d'une  vdeur incomparablement  plus grande que celui de la
       précédente.» [l.c.p. 109.]
       
       229 «4°.  Les talens utiles acquis par les habitans ou membres de
       la société.  L'acquisition de  ces talens  coûte toujours une dé-
       pense réelle  à cause  de l'entretien  de celui qui les acquiert,
       pendant le  tems de son éducation, de son apprentissage ou de ses
       études, et  cette dépense  est un  capital fixé  et réalisé  pour
       ainsi dire  dans sa  personne. Si ces talens composent une partie
       de sa  fortune, ils  composent pareillement une partie de la for-
       tune de la société à laquelle il appartient. La dextérité perfec-
       tionnée, dans un ouvrier, peut être considérée rous le même point
       de vue  qu'une machine ou un instrument de métier qui facilite et
       abrège le  travail, et  qui, malgré la dépense qu'il a coûté, re-
       stitue cette dépense avec un profit.» (l.c., l. II, ch. I, t. II,
       p. 204, 205.)
       
       229 «Quand la  société est  encore dans  cet état d'enfance ou il
       n'y a  aucune division de travail, où il ne se fait presque point
       d'échanges, et  où chaque  individu pourvoit  par ses mains à ses
       besoins,   i l  n' e s t  p a s  n é c e s s a i r e  q u' i l  y
       a i t   a u c u n   f o n d s   a c c u m u l é  o u  a m a s s é
       d' a v a n c e     p o u r     f a i r e     a l l e r      l e s
       a f f a i r e s   d e  l a  s o c i é t é»  (nämlich nachdem vor-
       ausgesetzt, quel  n'y a  pas de  société). «Chaque homme cherche,
       dans sa propre industrie, les moyens de satisfaire aux besoina du
       moment, à  mesure qu'ils se font sentir. Quand la faim le presse,
       il s'en va cheser dans la forêt etc.» (l.c., t. II, p. 191, 192.)
       (l. II,  introduction.) «Mais  qusnd une fois la division du tra-
       vail est  généralement établie,  un homme  ne peut plus appliquer
       son travail personnel qu'à une bien petite partie des besoins qui
       lui surviennent.  Il pourvoit à la tres-majeure partie de ces be-
       soins avec   d e s   c h o s e s   p r o d u i t e s   p a r  l e
       t r a v a i l   d' a u t r u i   ou, ce qui revient au même, avec
       le prix  de ce  produit. Or,  cet   a c h a t  ne peut se feire à
       moins qu'il  n'ait eu  le tems,  non-seulement   d' a c h e v e r
       t o u t - à - f a i t,   mais encore    d e    v e n d r e    l e
       p r o d u i t  d e  s o n  t r a v a i l.»
       
       229 «Il faut  donc qu'au  moins, jusqu'à  ce qu'il ait pu venir à
       bout de  ces deux  choses, il existe quelque part  u n  f o n d s
       d e   d e n r é e s   de   d i f f é r e n t e s   e s p è c e s,
       a m a s s é  d' a v a n c e  pour le faire subsister et lui four-
       nir en  outre la  matière et les instrumens nécessaires à son ou-
       vrage.  Un   tisserand     n e    p e u t    p a s    v a g u e r
       e n t i è r e m e n t   a sa  besogne particulière s'il n'y a pas
       quelque part,   s o i t   e n  s a  p o s s e s s i o n,  s o i t
       e n   c e l l e   d' u n   t i e r s,   u n e   p r o v i s i o n
       fait par  avance, où  il trauve  de quoi  subsister et de quoi se
       fournir des outils de son métier et de la matière de son ouvrage,
       jusqu'à ce  que sa  toile puisse être non-seulement achevée, mais
       encore vendue.  Il est  évident qu'il  faut que   l' a c c u m u-
       l a t i o n   p r é c è d e  le moment où il pourra appliquer son
       industrie à  entreprendre et  achever cette  besogne...  dans  la
       nature des  choses,   l' a c c u m u l a t i o n   d' u n    c a-
       p i t a l   e s t  u n  p r é a l a b l e  n é c e s s a i r e  à
       l a  d i v i s i o n  d u  t r a v a i l.»  (l.c.p. 192, 193.)
       
       230 «Le travail ne peut recevoir de subdivisions ultérieures qu'à
       proportion que  les capitaux  se sont  préalablement accumulés de
       plus en plus. A mesure que le travail vient à se subdiviser,  l a
       q u a n t i t é     d e    m a t i è r e s    q u' u n    m ê m e
       n o m b r e   d e   p e r s o n n e s   p e u t  m e t t r e  e n
       o e u v r e    a u g m e n t e    d a n s    u n e    g r a n d e
       p r o p o r t i o n;   et comme  la tâche  de chaque  ouvrier  se
       trouve successivement  réduite à  un plus  grand degré de simpli-
       cité, il  arrive qu'on  invente une  foule de  nouvelles machines
       pour faciliter et ¦¦395¦ abréger ces tâches. A mesure donc que la
       division de  travail va  en s'étendant,  il faut, pour qu'un même
       nombre d'ouvriers soit constamment occupé, qu'on  a c c u m u l e
       d' a d v a n c e   u n e    é g a l e    p r o v i s i o n    d e
       v i v r e s   e t  u n e  p r o v i s i o n  d e  m a t i è r e s
       e t  d' o u t i l s  p l u s  f o r t e  que celle qui aurait été
       nécessaire dans  un état  de choses  moins avancé.»  (l.c.p. 193,
       194.) «De  même que  le travail ne peut acquérir cette grande ex-
       tension de  puissance productive,    s a n s    u n e    a c c u-
       m u l a t i o n   p r é a l a b l e   d e s  c a p i t a u x,  de
       même  l'accumulation   des  capitaux  amène  naturellement  cette
       extension.  L a  p e r s o n n e  q u i  e m p l o i e
       
       #426# Anhang und Register
       -----
       s o n  c a p i t a l  à  f a i r e  t r a v a i l l e r,  cherche
       nécessairement à  l'employer de manière à ce qu'il fasse produire
       la plus  grande quantité possible d'ouvrage: elle tâche donc à la
       fois d'établir  entre ses  ouvriers la distribution de travaux la
       plus convenable,  et  de  les  fournir  des  meilleures  machines
       qu'elle puisse  imaginer ou  qu'elle soit  à même de se procurer.
       Ses moyens  pour réussir dans ces deux objets, sont proportionnés
       en général a l'étendue de son capital ou au nombre de gens que ce
       capital  peut   tenir   occupés.   Ainsi   non-seulement      l a
       q u a n t i t é    d e    'l i n d u s t r i e    a u g m e n t e
       d a n s   u n   p a y s   à   m e s u r e  d e  l' a c c r o i s-
       s e m e n t   d u   c a p i t a l   qui la  met en activité, mais
       encore,   p a r   u n e   s u i t e   d e   c e t  a c c r o i s-
       s e m e n t,  l a  m ê m e  q u a n t i t é  d' i n d u s t r i e
       p r o d u i t   u n e   b e a u c o u p    p l u s    g r a n d e
       q u a n t i t é  d' o u v r a g e.»  (p. 194, 195.)
       
       230 «Une maison servant de logement ne contribue en rien, sous ce
       rapport, au  revenu de  celui  qui  l'occupe;  et  quoique,  sans
       contredit, elle  lui soit extrêmement utile, elle l'est comme ses
       habits et  ses meubles de ménage, qui lui sont aussi très utiles,
       mais qui pourtant font une partie de sa dépense et non pas de son
       revenu.» (l.c.,  t. II,  ch. I, p. 201, 202.) Dagegen gehören zum
       capital fixe «tous les bâtimens destinés à un obiet utile, et qui
       sont des moyens de revenu, non seulement pour le propriétaire qui
       en retire  un loyer en les louant, mais même pour la personne qui
       les tient  et qui  en paie  le loyer; tels que les boutiques, les
       magasins, les  ateliers, les  bâtimens d'une  ferme, avec  toutes
       leurs dépendances  nécessaires, étables,  granges, etc. Ces bâti-
       mens sont fort différens des maisons purement habitables; ce sont
       des espèces  d'instrumens de  métier...» (l.c.,  t. II, ch. I, p.
       203, 204.)
       «On regarde  toujours comme  un grand  avantage pour  une société
       tous les nouveaux procédés en mécanique, qui mettent un même nom-
       bre d'ouvriers  en état  de faire la même quantité d'ouvrage avec
       des machines  plus simples  et mains coûteuses que celles dont on
       faisait usage précédemment. Il se trouve alors une certaine quan-
       tité de matériaux et un certain nombre d'ouvriers qui avaient été
       employés auparavant à entretenir des machines plus compliquées et
       plus dispendieuses,  et qui maintenant peuvent l'être à augmenter
       la quantité  de l'ouvrage  pour lequel  ces  machines  ou  toutes
       autres ont été faites.» (l.c., t. II, ch. II., p. 216, 217.)
       «La dépense d'entretien du  c a p i t a l  f i x e  se trouve ...
       nécessairement retranchée  du revenu  net de la société» (l.c.,t.
       II, ch.  II, p.  218.) «Toute épargne dans la dépense d'entretien
       du   c a p i t a l   f i x e,  qui ne diminue pas dans le travail
       la  puissance   productive,  doit  augmenter  le  fonds  qui  met
       l'industrie en  activité, et  par conséquent accroître le produit
       annuel de  la terre  et du travail,ravenu réel de toute société.»
       (l.c., t. II, ch. II, p. 226, 227.)
       Das durch  Bankbillets, überhaupt  Papiergeld ins Ausland gejagte
       bare Geld - wenn verausgabt, «à acheter des marchandises étrangè-
       res pour  la consommation  intérieure» - kauft entweder Luxuspro-
       dukte, wie vins étrangers, soieries etc. kurz, «marchandises... à
       être consommées  par  d e s  g e n s  o i s i f s  qui ne produi-
       sent  rien...   ou  bien...   ils  achèteront    u n    f o n d s
       a d d i t i o n n e l  d e  m a t i è r e s,  d' o u t i l s  e t
       d e   v i v r e s,   d a n s   l a  v u e  d' e n t r e t e n i r
       e t   d' e m p l o y e r  u n  n o m b r e  a d d i t i o n n e l
       d e   c e s   g e n s   i n d u s t r i e u x   q u i  r e p r o-
       d u i s e n t,  a v e c  u n  p r o f i t,  l a  v a l e u r  d e
       l e u r   c o n s o m m a t i o n   a n n u e l l e.»   (l.c., t.
       II, ch. II, p. 231, 232.)
       Die erste Manier of employment, sagt Smith, vermehrt die prodiga-
       lité, «augmente la dépense et la consommation sans rien ajouter à
       la production,  ou sans  établir un  fonds permanent propre à en-
       tretenir cette  dépense, et  sous tous  les rapports il tourne au
       préjudice de  la société.. (l.c.,t. II, p. 232.) Dagegen «employé
       de la  seconde  manière,  il  agrandit  d'autant  les  bornes  de
       l'industrie; et quoiqu'il augmente la consommation de la société,
       il ouvre une source permanente pour fournir à cette consommation,
       l e s   g e n s   q u i   c o n s o m m e n t    r e p r o d u i-
       s a n t     a v e c     u n     p r o f i t    l a    v a l e u r
       e n t i è r e   d e    l e u r    c o n s o m m a t i o n    a n-
       n u e l l e.»  (l.c., t. II, ch. II, p. 232.)
       
       #427# Fremdsprachige Zitate
       -----
       «La quantité  d'industrie que  peut mettre  en oeuvre un capital,
       doit évidemment  être égale au nombre d'ouvriers auxquels il peut
       fournir des matériaux, des outils et une subsistance convenable à
       la nature de l'ouvrage.» (l.c., t. II, ch. II, p. 235.)
       
       232 «Les travailleurs  productifs et  les non-productifs, et ceux
       qui ne  travaillent pas  du tout,  sont tous également entretenus
       par le  produit annuel de la terre et du travail du pays. Ce pro-
       duit ...  a nécessairement ses bornes. Suivant donc que, dans une
       année, une  portion plus  ou moins  grande de  ce produit est em-
       ployée à entretenir des gens non-productifs, plus ou moins grande
       sera la  portion qui restera pour les gens productifs, et plus ou
       moins grand  sera par  conséquent le  produit de  l'année  subsé-
       quente...
       Quoique la  totalité du  produit annnel  des terres et du travail
       d'un pays soit . . . destinée en définitif à fournir à la consom-
       mation  de   ses  habitans   et  à   leur  procurer   un  revenu,
       c e p e n d a n t,   à   l' i n s t a n t  qu'il sort de la terre
       ou des  mains des ouvriers productifs, il se divise naturellement
       en deux  parties. L'une  d'elles, et c'est souvent la plus forte,
       est, en  premier lieu,  destinée    à    r e m p l a c e r    u n
       c a p i t a l   o u   à   r e n o u v e l e r  l a  p o r t i o n
       d e   v i v r e s,   d e   m a t i è r e s  o u  d' o u v r a g e
       f a i t   qui a  été retirée d'un capital; l'autre est destinée à
       former un  revenu, ou au maître de ce capital, comme profit, ou à
       quelqu'autre personne, comme rente de sa terre...
       C e t t e  p a r t i e  d u  p r o d u i t  a n n u e l  d e  l a
       t e r r e   e t   d u   t r a v a i l   d' u n   p a y s    q u i
       r e m p l a c e   u n  c a p i t a l,  n'est jamais immédiatement
       employée à  entretenir d'autres salariés que des salariés produc-
       tifs; elle  ne paie  des salaires  qu'au travail productif seule-
       ment. Celle qui est destinée à former immidiatement un revenu ...
       peut indifféremment entretenir des salariés productifs ou des sa-
       lariés non-productifs...
       Les travailleurs  non-productifs et  les gens  qui ne travaillent
       pas du  tout, sont  tous entretenus   p a r   u n    r e v e n u:
       soit, en  premier lieu,  par cette  partie du produit annuel, qui
       est, dès  l'origine, destinée  à former un revenu à quelques per-
       sonnes particulières,  ou comme rente 1*) de terre, ou comme pro-
       fit de capital; soit, en second lieu, par cette autre partie qui,
       bien  qu'elle   soit  destinée   à  remplacer  un  capital  et  à
       n'entretenir que  des ouvriers  productifs, néanmoins, quand elle
       est une  fois venue  dans les  mains de ceux-ci, pour tout ce qui
       excède leur  subsistance nécessaire,  peut être empioyée indiffé-
       remment á  l'entretien de  gens qui  produisent ou de gens qui ne
       produisent pas.  Ainsi, le  simple ouvrier,  si ses salaires sont
       forts, peut...  entretenir un domestique à son service personnel,
       ou bien  il peut  aller quelquefois à la comédie ou aux marionet-
       tes, et par-là contribuer pour sa part à l'entretien d'une classe
       de  travailleurs   non-productifs,  ou   enfin  il   peut   payer
       quelqu'impôt, et  par-là  concourir  à  l'entretien  d'une  autre
       classe ...  également non-productive.  Néanmoins, de cette partie
       du produit  de la  terre, destinée  originairement à remplacer un
       capital, il n'en passe jamais aucune portion à l'entretien de sa-
       lariés nonproductifs,  qu'après avoir  mis en  activité sa mesure
       complete de  travail productif... Il faut que l'ouvrier ait plei-
       nement gagné  son salaire  par de  l'ouvrage  fait,  avant  qu'il
       puisse en  dépenser la  moindre chose en travail non-productif...
       La rente de la terre et les profits des capitaux sont ... partout
       les principales  sources où  les salariés  non-productifs puisent
       leur subsistance...  L'un  et  l'autre  de  ces  revenus  peuvent
       indifféremment entretenir des salariés productifs et des salariés
       non-productifs; ils  semblent pourtant  avoir toujours  pour  les
       derniers quelque prédilection...
       Ainsi, ce  qui contribue  beaucoup à déterminer dans tout pays la
       proportion entre  les gens productifs et les gens non-productifs,
       c'est principalement  la proportion  qui s'y  trouve entre  cette
       partie du produit annuel, qui, au sortier même de la terre ou des
       mains des  ouvriers qui  l'ont produite, est destinée à remplacer
       un capital, et cette autre partie
       -----
       1*) In der Handschrift: revenu
       
       #428# Anhang und Register
       -----
       qui est destinée à former un revenu, soit comme rente, soit comme
       profit. Or,  cette proportion  est très-différente, dans les pays
       riches, de  ce qu'elle  est dans  les psys  pauvres.» (l. II, ch.
       III, l.c., t. II, p. 314 sqq.)
       [Smith] vergleicht  dann den  «très-forte portion  1*) souvent la
       plus forte du produit de la terre» der bei den «nations opulentes
       de l'Europe,   e s t   d e s t i n é e  à  r e m p l a c e r  l e
       c a p i t a l  d' u n  f e r m i e r  r i c h e  et indépendant»,
       im Gegensatz mit der «empire du gouvernement féodal, wo une très-
       petite portion  du produit était suffisante pour remplacer le ca-
       pital employé à la culture.»
       
       233 ...«rendissent de  très-gros profits.  Nulle  part  l'intérêt
       n'était au  dessous de  10 pour  100, et  il fallait bien que les
       profits des  fonds pussent suffire à payer un intérêt aussi fort.
       Jetzt Zins  in den  fortgeschrittneren Landern  Europas  nirgends
       über 6,  in den  reichsten 4, 3, 2 p.c. Si cette partie du revenu
       des habitans, qui provient de profits, est toujours beaucoup plus
       grande dans  les pays  riches que  dans les  pays pauvres,  c'est
       parce que  le capital  y est beaucoup plus considérable; mais les
       profits y  sont en  général dans une proportion beaucoup moindre,
       relativement au  capital. Ainsi  cette partie  du produit  annuel
       qui, au  sortir de la terre ou des mains des ouvriers productifs,
       est destinée  à remplacer  un ¦¦397¦  capital, est  non-seulement
       beaucoup plus  grande dans les pays riches que dans les pays pau-
       vres, mais  encore elle  s'y trouve dans une proportion bien plus
       forte, relativement  à la  partie destinée immédiatement à former
       un revenu,  soit comme rente, soit comme profit. Le fonds qui est
       destiné à  fournir de  la subsistance  au travail  productif, est
       non-seulement bien  plus abondant  dans les premiers de ces pays,
       qu'il ne  l'est dans les autres, mais il est encore dans une plus
       grande proportion,  relativement au  fonds qui,  pouvant être em-
       ployé à entretenir des salariés prodoctits aussi bien que des sa-
       lariés non-productifs,  a néanmoins  toujours en  général plus de
       tendance à aller à ceux-ci.» [l.c.p. 320, 321.]
       
       233 «La proportion qui se trouve entre ces deux différentes espè-
       ces de  fonds, détermine nécessairement dans un pays le caractère
       général des habitans, quant à leur penchant à l'industrie ou à la
       paresse.» So  z.B. sagt  er, «in den englischen und holländischen
       Manufakturstädten, wo die classes inférieures du peuple besonders
       leben von  den capitaux  employés, sind sie 2*) im ganzen labori-
       eux, frugal  et économe.  Dagegen in  Residenzstädten  von  Höfen
       etc., wo  die classes  inférieures du  pauple  von  dépenses  und
       revenu leben,  sind sie en général paresseux, débauché et pauvre,
       comme à Rome, Versailles, etc...
       C'est donc la proportion existante entre la somme des capitaux et
       celle des  revenus qui  détermine partout  la proportion dans la-
       quelle se  trouveront l'industrie  et la  fainéantise: partout où
       les capitaux  l'emportent, c'est  l'industrie qui domine; partout
       où ce  sont les revenus, le fainéantise prévaut. Ainsi  t o u t e
       a u g m e n t a t i o n   o u   d i m i n u t i o n  d a n s  l a
       m a s s e  d e s  c a p i t a u x  tend naturellement à augmenter
       ou à  diminuer réellement  la somme de l'industrie, le nombre des
       gens productifs,  et par conséquent la valeur échangeable du pro-
       duit annuel  des terres  et du travail du pays, la richesse et le
       revenu réel de tous ses habitans... Ce qui est annuellement épar-
       gné, est aussi régulièrement consommé que ce qui est annuellement
       dépensé, et il l'est aussi presque dans le même tems; mais il est
       consommé par  une autre classe de gens: Die erste Portion der Re-
       venue durch  domestiques, bouches  inutiles etc., qui ne laissent
       rien après eux en retour de leur consommation. Die zweite par des
       ouvriers qui reproduisent avec profit la valeur de leur consomma-
       tion annuelle...  La consommation est la même, mais les consomma-
       teurs sont différens.» [l.c.p. 321-328, passim.]
       -----
       1*) Bei Smith: partie - 2*) bei Smith: il est
       
       #429# Fremdsprachige Zitate
       -----
       234 ...«établit en quelque sorte un fonds pour l'entretien à per-
       pétuité d'un même nombre de gens productifs,»  während der prodi-
       gue «diminue  la masse  des fonds  destinés à employer le travail
       productif... si  cette quantité  de  vivres  et  d'habits  ainsi»
       (infolge der  prodigalité des  prodigue) «consommés  par des gens
       non productifs,  eût été  distribuée entre  des gens  productifs,
       ceux-ci auraient   r e p r o d u i t,   a v e c  e n c o r e  u n
       p r o f i t,   la valeur entière de leur consommation.» (l.c., t.
       II, l. II, ch. III, p. 328, 329 sq.)
       
       234 «Große Nationen  ne s'appauvrissent jamais par la prodigalité
       et la  mauvaise conduite  des particuliers, mais quelquefois bien
       par celle  de leur gouvernement. Dans la plupart des pays, la to-
       talité ou la presque totalité du revenu public est employée à en-
       tretenir des  gens non-productifs.» Die Leute des Hofes, die Kir-
       che, Flotten,  Armee, «qui ne produisent rien en tems de paix, et
       qui, en  tems de  guerre, ne gagnent rien qui puisse compenser la
       dépense que  coûte leur  entretien, même  pendant la  durée de la
       guerre.   L e s  g e n s  d e  c e t t e  e s p è c e  ne produi-
       sant   r i e n   p a r   e u x - m ê m e s,    s o n t    t o u s
       e n t r e t e n u s   p a r   l e   p r o d u i t   d u    t r a-
       v a i l   d' a u t r u i.   Ainsi, quand  ils sont multipliés au-
       delà du nombre nécessaire, ils peuvent, dans une année, consommer
       une si  grande part de ce produit, qu'ils n'en laissent pas assez
       de reste  pour l'entretien des ouvriers productifs, qui devraient
       le reproduire pour l'année suivante.» (p. 336.)
       
       235 «Le fonds destiné à l'entretien du travail productif grossis-
       sant de jour en jour, la demande qu'on fait de ce travail devient
       aussi de  jour en  jour plus grande: les ouvriers trouvent ¦¦398¦
       aisément de  l'emploi, mais les possesseurs de capitaux ont de la
       difficulté à  trouver des ouvriers à employer. La concurrence des
       capitalistes fait hausser les salaires du travail et fait baisser
       les profits.» (l.c.p. 359.)
       
       235 «Les personnes  dont les  capitaux sont  employés de l'une de
       ces  quatre  manières,  sont  elles-mêmes  des    o u v r i e r s
       p r o d u c t i f s.   Leur travail,  quand il est convenablement
       dirigé. se  fixe et  se réalise  dans le sujet ou la chose vénale
       sur laquelle  il est appliqué, et en général il ajoute au prix de
       cette chose  la valeur  au moins de leur subsistance et consomma-
       tion personelle.. (l.c.p. 374.)
       
       235 «Aucun capital,  à somme  égale, ne  met en  activité plus de
       t r a v a i l   p r o d u c t i f   que celui du fermier. Ge sont
       non-seulement ses  valets de  ferme, mais  s e s  b e s t i a u x
       d e   l a b o u r   e t   d e   c h a r r o i    q u i    s o n t
       a u t a n t   d' o u v r i e r s   p r o d u c t i f s.»  [l.c.p.
       376.]
       
       236 «On conçoit  maintenant que  le profit  des capitaux provient
       toujours, ou  de ce qu'ils supplient à une portion de travail que
       l'homme devrait faire de ses mains; ou de ce qu'ils accomplissent
       une portion  de  travail  au-dessus  des  efforts  personnels  de
       l'homme, et  qu'il ne  saurait exécuter lui-même.» (p. 119, trad.
       fr.)
       
       236 "Wäre diese  Idee vom  Benefiz des  Kapitals rigorös richtig,
       «il s'ensuivrsit  qutil serait,»  nicht eine ursprüngliche Quelle
       des Reichtums,  sondern eine  abgeleitete; «et  l'on ne  pourreit
       considérer les  capitaux comme  un des  principés de la richesse,
       leur profit  n'étant qu'un  transport de  la poche du travailleur
       dans celle du capitaliste.» (l.c.p. 116, 117.)
       
       236 «Ainsi le  même travail  paraîtra ou productif ou non produc-
       tif, selon l'empioi subséquent de l'objet auquel on l'a appliqué.
       Si mon  cuisinier, p.e., fait une tarte que je mange surle-champ,
       c'est un  ouvrier non  productif, et sa besogne un travail égale-
       ment stéril,  parce que  ce service  a péri  aussitôt qu'il a été
       rendu. Mais  ce même travail se fait-il dans la boutique d'un pâ-
       tissier, dès-lors il devient productif.» (l.c.p. 110.)
       
       237 «Cette distinction extraordinaire, fondée sur la simple durée
       des services,  range parmi  les travailleurs  non productifs, des
       personnes occupées aux plus importantes fonctions de la
       
       #430# Anhang und Register
       -----
       société. Le  souverain, les  ministres de  la religion, les magi-
       strats, les  défenseurs de l'état, tous ces hommes, sans excepter
       ceux dont  l'habileté ...  conserve la santé ou forme l'éducation
       des citoyens,  tous ces hommes sont réputés travailleurs non pro-
       ductifs.» (l.c.p. 110, 111.)
       
       237 «Les eclésiastiques,  les gens  de loi,  les médecins  et les
       gens de  lettres de  toute espèce,  ainsi que  les comédiens, les
       farceurs. les  musiciens, les chanteurs, les danseurs de l'opéra,
       etc.» (A. Smith, t. II, l. II, ch. III, p. 313.)
       «Si l'on  veut que  la valeur vénale soit la base de la richesse,
       il est inutile d'entrer dans de longs raisonnemens pour démontrer
       les erreurs  de cette  doctrine. Rien n'en ¦¦399¦ prouve mieux la
       fausseté que  l'estime, que les hommes font de ces services, à en
       juger par le prix qu'ils y mettent.» ([Lauderdale,] l.c.p. 111.)
       
       237 «Le travail du manufacturier se fixe et se réalise en quelque
       production   commerçable...   Ni   le      t r a v a i l      d u
       d o m e s t i q u e,  ni celui du capital circulant» {er versteht
       hier   a r g e n t  m o n n a i e  darunter} «ne forment naturel-
       lement une  accumulation, un fonds qui puisse se transmettre pour
       une valeur  déterminée. Le  profit qu'ils donnent provient égale-
       ment de  ce qu'ils   é p a r g n e n t   l e   t r a v a i l  d u
       m a î t r e   ou du possesseur. Ils ont des effets tellement sem-
       blables, que  ce qui a fait juger l'un non productif, a dû donner
       de l'autre la même opinion.» (Lauderdale, l.c.p. 144, 145.)
       
       237 ...«refuse aux   r é s u l t a t s   de ces industries le nom
       de p r o d u i t s.  Il donne  au travail auquel elles se livrent
       le  nom     d' i m p r o d u c t i f.»     (J.-B.   Say,  «Traité
       d'economie politique», 3e éd., t. I, p. 117.)
       
       238 ...«la protection,  la tranquillité,  la défense  de la chose
       publique» als  «résultat du  travail d'une année» (der serviteurs
       de  l'état).  (Smith,  t.  II,  l.  II,  ch.  III,  p.  313,  ed.
       G[arnier].)
       
       238 ...«ouvrage  -  en  général  -  s'evanonissent,  périssent  à
       l'instant même où ils sont rendus, au moment même de leur produc-
       tion.» (Smith, l.c.)
       
       238 ...«des produits immatériels, ou des valeurs qui sont consom-
       mées au moment de leur production.» [Say, l.c.p. 116.]
       
       238 ...«qu'ils ne servent point à augmenter le capital national.»
       (t. I,  p. 119.) «Une nation où il se trouverait une foule de mu-
       siciena, de  prêtres, d'employés,  pourrait être  une nation fort
       divertie, bien  endoctrinée, et  admirablement bien  administrée,
       mais voilà  tout. Son  capital ne recevrait de tout le travail de
       ces hommes  industrieux aucun  accroissement  direct,  parce  que
       leurs  produits  seraient  consommés  à  mesure  qu'ils  seraient
       créés.» (l.c.p. 119.)
       
       238 «Il est  impossible d'admettre  l'opinion de  M. Garnier, qui
       conclut de  ce que  le travail  des médecins,  des gens de loi et
       autres personnes semblables, est productif, qu'il est aussi avan-
       tageux à  une nation  de le  multiplier que  tout autre.» (l.c.p.
       120.)
       
       239 «Il en  est de cela»,... «comme de la main,d'oeuvre qu'on ré-
       pandrait sur  un produit,  pardelà ce  qui  est  nécessaire  pour
       l'exécuter.» (...)  «Le travail productif de produits immatériels
       n'est productif,   c o m m e   t o u t  a u t r e  t r a v a i l,
       que jusqu'au point où il augmente l'utilité, et par-là la valeur»
       (i.e. den Gebrauchswert, aber Say verwechselt die utilité mit dem
       Tauschwert) «d'un  produit: au-delà de ce point, c'est un travail
       purement improductif.» (l.c.p. 120.)
       
       239 «Le défaut d'écoulement de plusieurs produits vient de la ra-
       reté de plusieurs autres.» [l.c.p. 438.]
       
       #431# Fremdsprachige Zitate
       -----
       240 «Tout travail  utile est  réellement productif,  et toute  la
       classe laborieuse  de la  société  mérite  également  le  nom  de
       p r o d u c t i v e.»   (Destutt de Tracy, «Élémens d'idéologie»,
       IVe et  Ve parties.  Traité de la volonté et de ses effets, Paris
       1826, p. 87.)
       
       241 ... «la classe laborieuse et directement productive de toutes
       nos richesses.» (p. 88.)
       
       241 «La vraie  classe stérile  est celle  des oisifs, qui ne font
       rien que  vivre ce  que l'on appelle  n o b l e m e n t,  du pro-
       duit de  travaux exécutés avant eux, soit que ces produits soient
       réalisés en  fonds de terre qu'ils afferment, c'est-à-dire qu'ils
       l o u e n t   à un  travailleur, soit qu'ils consistent en argent
       ou effets qu ils prêtent moyennant rétribution, ce qui est encore
       louer. Ceux-là  sont les vrais frelons de la ruche (fruges consu-
       mere nati)»  (p. 87),  oder diese oisifs «ne peuvent dépenser que
       leur  r e v e n u.  S'ils entament ¦¦401¦ leurs fonds rien ne les
       remplace; et  leur consommation momentanément exagérée cesse pour
       toujours.» (p. 237.)
       «Ce  r e v e n u  n'est ... qu'un prélèvement qui se fait sur les
       produits de l'activité des citoyens industrieux.» (p. 236.)
       
       241 «Puisque  les hommes  à qui  il» (le revenu) «appartient sont
       oisifs, il  est manifesté qu'ils  n e  d i r i g e n t  a u c u n
       t r a v a i l   p r o d u c t i f.   Tous les travailleurs qu'ils
       soldent sont uniquement destinés à leur procurer des jouissances.
       Sans doute  ces jouissances  sont de différens genres ... les dé-
       penses de  taute cette  classe d'hommes  ... alimentent  une nom-
       breuse population  qu'elles font  subsister, mais dont le travail
       est complètement sterile... Einige dieser dépenses können plus ou
       moins  fructueuses  sein,  z.B.  la  construction  d'une  maison,
       I'amélioration d'un  fonds de terre. Aber dies Ausnahmen, wodurch
       sie momentanément  directeurs du  travail productif werden. A ces
       légères exceptions-là près, toute la consommation de cette espèce
       de capitalistes  est absolument  en pure perte sous le rapport de
       la reproduction,  et autant  de diminué  sur les richesses acqui-
       ses.» (p. 236.)
       
       242 «Pour trouver la formation de ces revenus» (von denen die oi-
       sifs   leben)    «il   faut   toujours   remonter   jusqu'à   des
       c a p i t a l i s t e s  i n d u s t r i e u x.»  (p. 237, Note.)
       
       242 ...«comprend tous  les entrepreneurs d'une industrie quelcon-
       que,  c'est-à-dire   tous  les  hommes  qui    a y a n t    d e s
       c a p i t a u x   ... emploient leur talent et leur travail à les
       feire valoir  eux-mêmes au  lieu de  les louer à d'autres, et qui
       par conséquent  ne vivent  ni de  salaires ni  de revenus mais de
       profits.» (p. 237.)
       
       242 «Ils ont  ... entre les mains presque toutes les richesses de
       la société  ... ce  n'est pas seulement la rente de ces richesses
       qu'ils dépensent  annuellement, mais  bien le  fonds lui-même, et
       quelquefois plusieurs  fois dans l'année, quand la marche du com-
       merce est assez rapide pour que cela se puisse. Car comme en leur
       qualité d'hommes  industrieux ils ne font aucune dépense que pour
       qu'elle leur  rentre avec  profit, plus  ils en peuvent faire qui
       remplisse cette condition, plus leurs bénéfices sont grands.» (p.
       237, 238.)
       
       242 ... «au total médiocre, car les hommes industrieux sont ordi-
       nairement modestes.» (p. 238.) ... «elle n'est rien moins que de-
       finitive;  elle   leur   rentre   avec   profits.»   (l.c.)   ...
       «consommation personelle  - mais encore» für «la rente des terres
       et de  l'argent qu'ils  tiennent des  capitalistes  oisifs.»  (p.
       238.)
       
       243 «Ces revenus  des riches oisifs ne sont que des rentes prele-
       vees sur  l'industrie;  c'est  l'industrie  seule  qui  les  fait
       naître.» (p. 248.) Die «capitalistes industriels prennent à rente
       leurs terres,  leurs maisons et leur argent» (nämlich der capita-
       listes oisifs)  «et ils  s'en servent  de manière à en  t i r e r
       d e s     p r o f i t s     s u p é r i e u r s    à    c e t t e
       r e n t e.»   (p. 237.)  ... «le  seul revenu de ces oisifs et le
       seul fonds de leurs dépenses annuelles.» (p. 238.)
       
       #432# Anhang und Register
       -----
       243 «Ceux-là n'ont  d'autre trésor  que leur  travail de tous les
       jours. Ce travail leur procure des salaires... Mais sur quoi sont
       pris ces salaires? il est évident que c'est sur les propriétés de
       ceux  ¦¦402¦   à  qui   les  salariés    v e n d e n t    l e u r
       t r a v a i l,   c'est-à-dire sur  des fonds qui sont d'avance en
       leur possession,  et qui  ne sont   a u t r e   c h o s e   q u e
       l e s   p r o d u i t s   a c c a m u l é s   d e   t r a v a u x
       a n t é r i e u r e m e n t   e x é c u t é s.  Il sait de là que
       la consommation  que paient  ces richesses  est bien consommation
       des salariés,  en ce sens que ce sont eux qu'elle substante, mais
       qu'au fond ce ne sont  p a s  e u x  q u i  l a  p a i e n t,  ou
       du mains  qu'ils ne  la paient   qu' a v e c   l e s    f o n d s
       e x i s t a n s  d' a v a n c e  e n t r e  l e s  m a i n s  d e
       c e u x  q u i  l e s  e m p l o i e n t.  Leur consommation doit
       donc être regardée comme faite par ceux qui les soudoient. Ils ne
       font que  recevoir d'une  main et  rendre de  l'autre ... il faut
       considérer non-seulement tout ce qu'ils dépensent» (les salariés)
       «mais même  la totalité  de ce qu'ils reçoivent, comme la dépense
       réelle et  la  c o n s o m m a t i o n  p r o p r e  d e  c e u x
       q u i  a c h è t e n t  l e u r  t r a v a i l.  Cela est si vrai
       que pour voir si cette consommation est plus ou moins destructive
       de la  richesse acquise,  ou même  si elle tend à l'augmenter ...
       tout dépend  de savoir   q u e l    u s a g e    f o n t    l e s
       c a p i t a l i s t e s     d u     t r a v a i l      q u' i l s
       a c h è t e n t.»  (p. 234, 235.)
       
       243 «On me  demandera comment  ces entrepreneurs d'industrie peu-
       vent faire de si grands profits, et de qui ils peuvent les tirer?
       Je réponds  que   c' e s t   e n   v e n d a n t   t o u t    c e
       q u' i l s  p r o d u i s e n t  p l u s  c h e r  q u e  c e l a
       n e  l e u r  a  c o û t é  à  p r o d u i r e.»  (p. 239.)
       
       243 «Ils le vendent
       1° à eux-mêmes paur toute la partie de leur consommation destinée
       à la  satisfaction de leurs besoins, laquelle ils paient avec une
       portion de leurs profits;
       2° aux salariés,  tant ceux  qu'ils soldent  que ceux que soldent
       les capitalistes oisifs,  d e s q u e l s  s a l a r i é s  i l s
       r e t i r e n t   par  ce  moyen    l a    t o t a l i t é    d e
       l e u r s   s a l a i r e s,   à cela  près des petites économies
       qu'ils peuvent faire;
       3° aux capitalistes  oisifs   q u i   l e s  p a i e n t  a v e c
       l a   p a r t i e   d e   l e u r   r e v e n u  qu'ils n'ont pas
       déja donnée  aux salariés  qu'ils empioient directement, en sorte
       que toute  la rente  qu'ils leur desservent annuellement leur re-
       vient par un de ces côtés ou par l'autre.» (l.c.p. 239.)
       
       244  ...«v e n d a n t  à eux-mêmes 1*) tout ce qu'ils produisent
       p l u s  c h e r  que cela ne leur a coûté à produire.» [p. 239.]
       
       244 ...«la consommation  propre de  ceux qui  achètent leur  tra-
       vail.» [p. 235.]
       
       244 ...«retirent la totalité de leurs salaires.» [p. 239.]
       
       244 ...«salaries 2*) ne font que recevoir d'une main et rendre de
       l'autre.» [p. 235.]
       
       246 ...«capitalistes oisifs qui les paient avec la portion 3*) de
       leur revenu  qu'ils n'ont pas déjà donnée aux salariés qu'ils em-
       ploient directement, en sorte que toute la rente qu'ils» (les ca-
       pitalistes industriels)  «leur desservent  anauellement leur  re-
       vient par un de ces côtés ou par l'autre.» [l.c.p. 239.]
       
       248 «Mais, me  dira-t-on, si  cela est  et si  les  entrepreneurs
       d'industrie recueillent en effet  c h a q u e  a n n é e  p l u s
       q u' i l s   n' o n t   s e m é,   ils devraient  en très-peu  de
       temps  avoir  attiré  à  eux    t o u t e    l a    f o r t u n e
       p u b l i q u e,   et bientôt  il ne  devrait plus rester dans un
       état que  des salariés sans avances et des capitalistes entrepre-
       neurs.   C e l a   e s t   v r a i,  et les choses seraient ainsi
       effectivement, si les entrepreneurs ou leurs héritiers ne prenai-
       ent le  parti de  se reposer à mesure qu'ils se sont enrichis, et
       n'allaient ainsi continuellement recruter la classe des
       -----
       1*) Bei  Destutt de  Tracy fehlt: à eux-même - 2*) bei Destutt de
       Tracy: Ils - 3*) bei Destutt de Tracy: partie
       
       #433# Fremdsprachige Zitate
       -----
       capitalistes oisifs;  et même  malgré cette émigration fréquente,
       il arrive  encore que  quand l'industrie  a agi  pendant quelgues
       temps dans  un pays sans de trop grandes perturbations, ses capi-
       taux se  sont  toujours  augmentés  non-seulement  en  raison  de
       l'accroissement de  la richesse totale, mais encore dans une bien
       plus grande  proportion ... On pourrait ajouter que cet effet se-
       rait bien  plus sensible encore sans les prélèvemens immenses que
       tous les  gouvernemens font  chague année sur la classe industri-
       euse par la voie des impôts.» (p. 240, 241.)
       
       240 «Il n'y a qu'a voir dans toute l'Europe combien ils» (les ca-
       pitalistes industrieux)  «êtaient faibles il y a trois ou quatres
       siècles, en comparaison des richesses immenses de tous les hommes
       puissans, et  combien ils  sont aujourd'hui multipliés et accrus,
       tandis que les autres sont diminuées.» (l.c.p. 241.)
       
       249 ...«doit être  regardée comme  feite par  ceux qui  les  sou-
       doient.» (p. 235.)
       
       249 ...«manière de  considérer la  consommation de  nos richesses
       ... répand  sur toute la marche de la société. D'où vient cet ac-
       cord et cette lucidité? de ce que nous avons rencontré la vérité.
       Cela rappelle  l'effet de  ces miroirs  où les objets se peignent
       nettement et  dans leurs  justes proportions  quand on  est placé
       dans leur  1*) vrai  point de  vue, et  où tout  paraît confus et
       désuni quand on est trop près ou trop loin.» (p. 242, 243.)
       
       
       250 «D'où viennent  à ces  hommes oisifs  leurs revenus? N'est-ce
       pas de  la rente  que leur  paient sur  leurs  profits  ceux  qui
       f o n t  t r a v a i l l e r  l e u r s  c a p i t a u x,  c'est-
       à-dire  ceux  qui  avec  leurs  fonds    s a l a r i e n t    d u
       t r a v a i l   q u i   p r o d u i t   p l u s   q u' i l    n e
       c o û t e,  en un mot les hommes industrieux?»
       
       250 «Ce sont  ceux-là nourissent  réellement  même  les  salariés
       qu'emploient les autres.» (p. 246.)
       
       250 «C'est donc  toujours jusqu'à  ceux-là» (...) «qu'il faut re-
       monter pour trouver la source de toute richesse.» (p. 246.)
       «Avec le  temps, des   r i c h e s s e s   s e  s o n t  a c c u-
       m u l é e s     e n    p l u s    o u    m o i n s    g r a n d e
       q u a n t i t é,   p a r c e   q u e  l e  r é s u l t a t  l e s
       t r a v a u x     a n t é r i e u r s     n' a     p a s    é t é
       e n t i è r e m e n t   c o n s o m m é   a u s s i t o t   q u e
       p r o d u i t.  Des possesseurs de ces richesses, les uns se con-
       tentent d'entirer  une rente  et de  la manger.  Ce sont ceux que
       nous avons appelés oisifs. Les autres plus actifs font travailler
       leurs propres  fonds et  ceux qu'ils louent. Ils les emploient  à
       s o l d e r  d u  t r a v a i l  q u i  l e s   r e p r o d u i t
       a v e c   p r o f i t.»   {...} «Avec  ce profit  ils paient leur
       propre consommation  et défraient  celle des autres. Par ces con-
       sommations-là même» (...) «leurs fonds leur roviennent un peu ac-
       crus, et  ils recommencent.  Voilà ce  qui constitue  la circula-
       tion.» (p. 246, 247.)
       
       251 «Ceux qui  vivent de  profits» (les capitalistes industrieux)
       «alimentent tous les autres et seuls augmentent la fortune publi-
       que et  créent tous  nos mayens  de jouissance.  Cela  doit  être
       p u i s q u e   l e   t r a v a i l  e s t  l a  s o u r c e  d e
       t o u t e   r i c h e s s e,   et puisqu'eux  seuls  donnent  une
       d i r e c t i o n   u t i l e   a u   t r a v a i l  a c t u e l,
       en  faisant  un    u s a g e    u t i l e    d u    t r a v a i l
       a c c u m u l é.»  (p. 242.)
       
       251 «Nos facultés  sont notre  seule richesse  originaire,  notre
       travail produit  toutes les  autres, et  tout travail bien dirigé
       est productif.» (p. 243.)
       
       252 «Si l'économie  augmente la masse générale des capitaux et si
       la prodigalité la diminue, la conduite de ceux qui dépensent tout
       juste leur revenu, sans rien amasser ni sans entamer leurs fonds,
       ne l'augmente ni ne la diminue. Avec cela il y a certaines maniè-
       res de dépenser,
       -----
       1*) Bei Destutt de Tracy: le
       
       #434# Anhang und Register
       -----
       qui semblent  contribuer plus  que d'autres  à l'accroissement de
       l'opulence générale.> (A. Smith, t. II, p. 345, G[arnier].)
       
       252 «Si la  consommation est  fort différente suivant l'espèce de
       consommateur, elle  varie aussi suivant la nature des choses con-
       sommées. Toutes  représentent bien du travail, mais sa valeur est
       fixée plus  solidement dans les unes que dans les autres. On peut
       avoir pris  autant de  peine pour fabriquer un feu d'artifice que
       pour trouver  et tailler  un diamant, et par conséquent l'un peut
       avoir autant  de veleur  que l'autre.  Mais quand j'aurai acheté,
       payé et  employé l'un  et l'autre, au bout d'une demi-heure il ne
       me restera  rien du  premier, et  le second pourra être encore la
       ressource de  mes petits-enfans  dans un  siècle... Il  en est de
       même de  ce ¦¦407¦  que l'on»  (c'est-à-dire Sayus)  «appelle les
       produits  immatériels.     U n e    d é' c o u v e r t e    e s t
       d' u n e   u t i l i té  é t e r n e l l e.  Un ouvrage d'esprit,
       un tableau  sont encore d'une utilité plus ou moins durable, tan-
       dis que  celle d'un bal, d'un concert, d'un spectacle est instan-
       tanée  et   disparaît  aussitôt.  On  en  peut  dire  autant  des
       s e r v i c e s   p e r s o n n e l s  des médecins, des avocats,
       des soldats, des domestiques, et généralement de tout ce que l'on
       appelle des   e m p l o y é s.   Leur utilité est celle du moment
       du besoin  ... la  consommation la  plus  ruineuse  est  la  plus
       prompte, puisque  c'est celle qui détruit le plus de travail dans
       le même  temps, ou  une égale  quentité de  travail en  moins  de
       temps; en  comparaison de  celle-là, celle qui est plus lente est
       une espèce  de  t h é s a u r i s a t i o n  puisqu'elle laisse à
       des temps à venir la jouissance d'une partie des sacrifices actu-
       els ...  chacun sait  qu'il est  plus économique d'avoir  p o u r
       l e  m ê m e  p r i x  un habit qui dure trois ans que d'en avoir
       un pareil qui ne dure qui trois mois.» (D[estutt], p. 243, 244.)
       
       255 «Un peuple frugal et labourieux emploit son activité à satis-
       faire aux  demandes d'une nation, riche et adonnée au luxe.» (Dr.
       Paley, "Moral Philosophy", vol. II, ch. XI [83]).
       «Ils» (nos  politiques, Garnier  etc.), sagt  Destutt, «posent en
       principe général  que la  consommation est la cause de la produc-
       tion, [...]  qu'ainsi il  est bon  qu'elle soit [très-]forte. Ils
       affirment que  c'est là  ce qui  met une  grande difference entre
       l'économie publique et l'économie privée.» (l.c.p. 249, 250.)
       
       255  «L e s  n a t i o n s  p a u v r e s,  c'est là où le peuple
       est à  son aise; et  l e s  n a t i o n s  r i c h e s,  c'est là
       où il est ordinairement pauvre.» (l.c.p. 231.)
       
       256 «Il est évident que 1'homme ne parvient jamais à produire des
       richesses qu'autant qu'il est pourvu des biens internes, c'est-à-
       dire qu'autant  qu'il a  développé ses  facultés  physiques,  in-
       tellectuelles et morales, ce qui suppose les moyens de leur déve-
       loppement,    tels     que    les         i n s t i t u t i o n s
       s o c i a l e s,   etc. Ainsi,  plus un peuple est civilise, plus
       sa richesse  nationale peut  s'accroître.» (Henri  Storch, «Cours
       d'econ. politique  etc.», ed. von J.-B. Say, Paris 1823, t. I, p.
       136.)
       
       256 «Smith ...  exclut des   t r a v a u x    p r o d u c t i f s
       tous ceux  qui ne coopèrent pas  d i r e c t e m e n t  à la pro-
       duction  des  richesses;  mais  aussi  il  ne  considere  que  la
       r i c h e s s e   nationale» ...  «nn'avoir pas distingué les va-
       leurs  i m m a t é r i e l l e s  d e s  r i c h e s s e s.»  (t.
       III, p. 218.)
       
       258 «En regardant le travail immatériel comme  p r o d u c t i f,
       ils le  supposent   p r o d u c t i f   e n   r i c h e s s e s,»
       (...) «c'est-à-dire en valeurs matérielles et échangeables: et il
       ne l'est  qu'en valeurs immatérielles et directes: ils soumettent
       1*) que  les produits du travail immatériel sont soumis aux mêmes
       lois que  ceux du  travail matériel: et cependant les premiers se
       régissent par  d'autres principes  que les  seconds.» (t. III, p.
       218.)
       -----
       1*) Bei Storch: admettent
       
       #435# Fremdsprachige Zitate
       -----
       258 «De  ce que  les biens internes sont en partie le produit des
       services, on  en a  conclu qu'ils n'avaient pas plus de durée que
       les services  mêmes, et qu'ils étaient nécessairement consommés a
       mesure qu'ils  étaient produits.»  (t. III,  p. 234.)  "Les biens
       primitifs, loin  d'être  détruits  par  l'usage  qu'on  en  fait,
       s'étendent et  s'accroissent par  l'exercice, de  sorte que   l a
       c o n s o m m a t i o n   même en  augmente la  valeur.»  (l.c.p.
       236.) «Die biens internes sind susceptibles akkumuliert zu werden
       wie die  Reichtümer und  Kapitalien zu bilden, die man zur Repro-
       duktion anwenden  kann etc.» (l.c.p. 236.) «L'industrie doit être
       divisée et ses produits doivent être accumulés avant qu'on puisse
       songer à diviser le travail immatériel.» (p. 241.)
       
       258 «La   p r o d u c t i o n   des biens internes, lain de dimi-
       nuer la richesse nationale par la consommation des produits maté-
       riels 1*)  qu'elle exige,  est au  contraire un puissant moyen de
       l'augmenter; wie  umgekehrt la production des richesses, un moyen
       égalementpuissant d'augmenter  la  civilisation.»  (l.c.p.  517.)
       «C'est l'équilibre des deux genres de production qui fait avancer
       la prospérité nationale.» (l.c.p. 521.)
       
       259 «Selon Smith,  le législateur  des Hébreux fut un travailleur
       improductif.»  (W.  Nassau  Senior,  «Principes  fondamentaud  de
       l'écon. polit.»  traduits par  Jean Arrivabene,  Paris  1836,  p.
       198.)
       
       260 «Le médecin  qui, par une ordonnance, guérit un enfant malade
       et  lui   assure  ainsi   la  vie  pour  de  longues  années,  ne
       p r o d u i t - il  pas un résultat durable?» (l.c.)
       
       260 «Les Hollandais,  en s'opposant  à la tyrannie des Espagnols,
       ou les  Anglais se  révoltant contre  une tyrannie  qui  menaçait
       d'être encore plus terrible, ont-ils produit des résultats tempo-
       raires?» (l.c.p. 198)
       
       260 «Il y  a des  psys où  on ne  peut absolument pas cultiver la
       terre, si  on n'est pas protégé par des soldats. Eh bien! suivant
       la classification  de Smith,  la récolte  n'est pas  produite par
       l'association du  travail de l'homme qui conduit la charrue et de
       celui qui se tient à son côté l'arme à la main: selon lui, le la-
       boureur seul  est un  travailleur productif, et le soin du soldat
       est improductif.» (l.c.p. 202.)
       
       261 "If the soldier, for example, be termed a productive labourer
       because his  labour is  subservient to production, the productive
       labourer might,  by the same rule, lay claim to military honours;
       as it  is certain  that without his assistance no army could ever
       take the  field to  fight battles  or  to  gain  victories."  (D.
       Buchanan, "Observations on the Subjects treated of in Dr. Smith's
       Inquiry etc." Edinb. 1814, p. 132.)
       «La richesse  d'une nation ne dépend pas d'une proportion numéri-
       que entre  ceux qui  produisent des  s e r v i c e s  et ceux qui
       produisent des   v a l e u r s,   mais  de cette proportion entre
       eux, qui  est la plus propre à rendre plus efficace le travail de
       chacun.»  (Senior, l.c.p. 204.)
       
       263 «Il semble,  en vérité,  que dans  ce cas-ci  l'attention  de
       Smith a  été adsorbée  tout entière  par la  condition des grands
       propriétaires, les  seuls auxquels ses observations sur les clas-
       ses improductives  puissent généralement  être appliquées.  Je ne
       sais me  rendre autrement  compte de  sa supposition,  q u e  l e
       c a p i t a l   n' e s t   e m p l o y é   q u' à  e n t r e t e-
       n i r    l e s    t r a v a i l l e u r s    p r o d u c t i f s,
       t a n d i s   q u e   l e s  i m p r o d u c t i f s  v i v e n t
       d u  r e v e n u.  Le plus grand nombre de ceux qu'il appelle par
       excollence improductifs,  les précepteurs,  ceux  qui  gouvernent
       l'état, sont  entretenus  a u x  d é p e n s  d u  c a p i t a l,
       c'est-à-dire     a u    m o y e n    d e    c e    q u i    e s t
       d é p e n s é   d' a v a n c e   p o u r   l a   r e p r o d u c-
       t i o n.»  (l.c.p. 204, 205.)
       -----
       1*) In der Handschrift: immatériels
       
       #436# Anhang und Register
       -----
       263 «M. Storch  se trompe,  sans aucun  doute, lorsqu'il  établit
       formellement que  ces   r é s u l t a t s»  (...) «font partie du
       r e v e n u   de ceux  qui les possèdent, comme les autres objets
       qui ont de la valeur, et qu'ils sont de même échangeables.» (...)
       «S'il en était ainsi, si le goût, la moralité, la religion, étai-
       ent reellement des  o b j e t s  que l'on pût  a c h e t e r,  la
       richesse aurait  une importance bien autre que celle que les éco-
       nomistes... lui  donnent. Ce que nous achetons, ce n'est point la
       santé,  le   savoir  ou   la  piété.   Le  médecin,   le  prêtre,
       I'instituteur..., ne peuvent produire que les instrumens au moyen
       desquels, avec  plus ou  moins de certitude et de perfection, ces
       résultats ultérieurs  seront produits ... si dans chague cas par-
       ticulier les  moyens les  plus propres pour obtenir du succès ont
       été employés,  le prodacteur  de ces   m o y e n s  a droit à une
       récompense, lors même qu'il n'aurait pas réussi ou qu'il n'aurait
       pas produit  les résultats auxquels on s'attendeit. L'échange est
       complet aussitôt que le conseil ou la leçon a été donnée et qu'on
       en a reçu le salaire.» (l.c.p. 288, 289.)
       
       264 ...«la consommation  productive et  la consommation improduc-
       tive.» (p. 206.)
       
       264  «L e s   m o y e n s  i n d i r e c t s»  (de la production)
       «est tout ce qui favorise la production, tout ce qui tend à faire
       disparaître un  obstacle, à  la rendre plus active, plus prompte,
       plus facile.» (Er sagt vorhin, p. 268: «Il y a des moyens de pro-
       duction directs et des moyens indirects. C'est dire qu'il est des
       moyens qui sont une cause  s i n e  q u a  n o n  de l'effet dont
       il s'agit,  des forces  qui  f o n t  cette production. Il y en a
       d'autres qui  contribnent à  la production,  mais ne  la feraient
       pas. Les  premiers peuvent  agir même   s e u l s,  les autres ne
       peuvent qu'aider les premiers a produire.»)
       «... tout le travail gouvernemental est un moyen indirect de pro-
       duction... Il  faut bien  que celui qui a fabrique ce chapeau re-
       connaisse que  le gendarme qui passe dans la rue, que le juge qui
       siège dans  son tribunal, que le geôlier qui reçoit un malfaiteur
       et le garde en prison, que l'armée qui défend la frontière contre
       les invasions  de l'ennemi  contribuent  à  la  production.»  (P.
       Rossi, «Cours d'Écon. Polit.», édit Bruxelles 1842, p. 272.)
       
       265 «Parmi les  a c h e t e u r s,  les uns achètent des produits
       ou  du     t r a v a i l    p o u r    l e s    c o n s o m m e r
       e u x m ê m e s  d i r e c t e m e n t;  d'autres ne les achétent
       que pour  vendre les nouveaux produits qu'ils obtiennent au moyen
       des produits et du travail qu'ils ont acquis.» [l.c.p. 275, 276.]
       
       265 «Le travail  de mon  domestique est improductif pour moi: ad-
       mettons-le paur un instant; est-il improductif pour lui?» (l.c.p.
       276)
       
       265 «...emploie une force, l'applique selon un certain mode, pro-
       duit un résultat qui satisfait un besoin de l'homme»... [p. 275.]
       
       266 «Une seconde  erreur a été de ne pas distinguer la production
       directe et  la production indirecte.... «si la production 1*) est
       presque impossible,» (sans le travail du magistrat) «n'est-il pas
       évident que  ce travail  y contribue, si ce n'est par un concours
       direct et  matériel, du moins par une action indirecte dont on ne
       peut pas ne pas tenir compte?» (l.c.p. 276.)
       
       266 «On n'a  pas soigneusement  distingué les trois faits princi-
       paux du phénomène de la production: la  f o r c e  o u  m o y e n
       p r o d u c t i f,   l' a p p l i c a t i o n  de cette force, le
       r é s u l t a t.»  [l.c.p. 276.]
       
       266 «Il se trouve encore des personnes, gens de la vieille roche,
       qui n'entendent  pas les choses ainsi. Ils font venir chez eux un
       ouvrier  et   lui  donnent   à  faire   telle  ou   telle   pièce
       d'habillement, en lui fournissant l'étoffe et tout ce qui est né-
       cessaire à ce travail. Qu'achètent-ils, ceux-la? Ils achètent une
       force,» {aber doch auch une application de cette force) «un
       -----
       1*) Bei Rossi: elle
       
       #437# Fremdsprachige Zitate
       -----
       moyen qui  produira des  résultats quelconques  á leurs périls et
       risques...  I'objet  du  contrat,  c'est  l'achat  d'une  force.»
       [l.c.p. 276.]
       
       266 "Bei einem  Bedienten kaufe  ich une  force, zu  hunderterlei
       services brauchbar,  deren résultats  vom usage abhängen, den ich
       davon mache." (p. 276.)
       
       267 «Man achète oder loue... une application déterminée d'une 1*)
       force... vous n'achetez pas un produit, vous n'achetez pas le ré-
       sultat que  vous avez en vue. Das Plädoyer des Advokaten mag mich
       den Prozeß  gewinnen machen  oder nicht. Ce qu'il y a de certain,
       ce qui  se passe  entre vous et votre avocat, c'est que, pour une
       certaine valeur,  il ira  tel jour,  en tel  endroit,  porter  la
       parole pour  vous, faire,  dans votre intérêt, une application de
       ses forces intellectuelles.» (p. 276.)
       267 «Je suis  loin de  ne voir  des producteurs que dans ceux qui
       passent leur  vie à  faire de  la toile de coton ou des souliers.
       J'honore le  travail quel  qu'il soit...  mais ce respect ne doit
       pas  être   le  privilège   exclusif  du    t r a v a i l l e u r
       m a n u e l.»  (p. 273)
       
       267 «C'est ainsi  que dans les échanges on fixe son attention sur
       l'un ou  l'autre des  trois faits  principaux de  la  production.
       M a i s   c e s  d i v e r s e s  f o r m e s  d e  l' é c h a n-
       g e   peuvent-elles enlever  à  certains    p r o d u i t s    le
       caractère de   r i c h e s s e   et  aux  e f f o r t s  d' u n e
       c l a s s e   d e  p r o d u c t e u r s  l a  q u a l i t é  d e
       t r a v a u x   p r o d u c t i f s?   Evidemment, il n'est entre
       ces  idées   aucune  liaison  propre  à  légitimer  une  pareille
       déduction. Parce  qu'au lieu  d'acheter le  résultat, j'achète la
       force  nécessaire   pour  le   produire,    l' a c t i o n    d e
       f o r c e     n e     s e r a     p r o d u c t i v e     et   le
       p r o d u i t   n e   s e r a   p a s  r i c h e s s e? Reprenons
       l'exemple du  tailleur. Qu'on  achète d'un tailleur des vêtements
       tous confectionnés,  ou qu'on  les obtienne d'un ouvrier tailleur
       auquel on  fournit la matière et un salaire, toujours est-il que,
       quant aux résultats, les deux faits sont parfaitement semblables.
       Nul ne  dira que  le premier  est un  t r a v a i l  p r o d u c-
       t i f   et le  second un   t r a v a i l   i m p r o d u c t i f;
       seulement, dans le second cas, celui  q u i  d é s i r a i t  u n
       h a b i t   a été son  p r o p r e  e n t r e p r e n e u r.  Or,
       entre l'ouvrier  tailleur que  vous avez  pris chez vous et vatre
       domestique, quelle différence y a-t-il sous le rapport des forces
       productives? Aucune.» (l.c.p. 277.)
       
       269 «Quand Smith  a dit qu'il ne restait rien du travail du dome-
       stique, il  s'est trompé,  disons-le, au  delà de  ce qu'il était
       permis à A. Smith de se tromper. Un fabricant dirige lui-même une
       vaste manufacture  qui  exige  une  surveillance  très-active  et
       très-laborieuse... Ce  même homme,  ne voulant  pas autour de lui
       des ouvriers  improductifs, n'a point de domestiques. Il est donc
       forcé de  se   s e r v i r   l u i - m ê m e...   Que devient son
       travail productif pendant le temps qu'il doit consacrer à ce pré-
       tendu travail improductif? N'est-il pas évident que vos gens font
       un ouvrage  qui vous donne les moyens de vous livrer à un travail
       plus approprié  à vos  facultés? Dès  lors, comment dire qu'il ne
       reste pas  de traces  de leur  service? Il reste tout ce que vous
       faites et que vous ne pourriez pas faire si vous n'étiez pas rem-
       placé par  eux dans le service de votre personne et de votre mai-
       son.» (l.c.p. 277.)
       
       270 «Le chanteur  (on insiste),  quand il  a fini  de chanter, ne
       nous laisse  rien. -  Il nous  laisse un  souvenir!» (...) «Quand
       vous avez bu du vin de Champagne, que reste-t-il? ... Que la con-
       sommation suive  ou non de près le fait de la production, qu'elle
       s'accomplisse plus ou moins rapidement, les résultats économiques
       pourront être divers, mais le fait de la consommation, quel qu'il
       soit, ne  peut ôter au produit la qualité de richesse. Il est des
       produits immatériels  qui sont  de plus longue durée que certains
       produits   matériels.    Un   palais    dure   longtemps,    mais
       l' I l i a d e   est une  source des  plaisirs encore plus durab-
       les.» (p. 277, 278.)
       -----
       1*) Bei Rossi: de cette
       
       #438# Anhang und Register
       -----
       272 ..."distinction seems to be nugatory, and withal, mischievous
       in application." ([Chalmers,], l.c.p. 344.)
       
       272 "We have  entered at  so much  length into this argument, be-
       cause we  think   t h e   p o l i t i c a l   e c o n o m y   o f
       o u r   d a y s   bears    a    h a r d    a n d    h o s t i l e
       a s p e c t   t o w a r d s    a n    e c c l e s i a s t i c a l
       e s t a b l i s h m e n t:   and we  have no doubt, that to this,
       the   h u r t f u l   d i s t i n c t i o n   1*)  o f  S m i t h
       has largely  contributed." (Thomas Chalmers, (Prof. of Divinity),
       "On Political  Economy, in Connexion with the Moral State and Mo-
       ral Prospects of Society", 2nd ed., London 1832, p. 346.)
       
       272 "It is  the highest  impertinence and presumption, therefore,
       in kings  and ministers,  to pretend to watch over the economy of
       private people,  and to  restrain their  expense, either by sump-
       tuary lsws,  or by  prohibiting the  importation of foreign luxu-
       ries. They  are themselves always, and without any exception, the
       greatest spendthrifts  in the  society. Let  them look well after
       their own  expense, and they may safely trust private people with
       theirs. If  their own  extravagance does not ruin the state, that
       of their  subjects never  will." ([A.  Smith,] t.  II, l. II, ch.
       III, ed. McC[ulloch], p. 122.)
       
       273 "The labour of some of the most respectable orders of 2*) so-
       ciety is,  like that of  m e n i a l  s e r v a n t s,  unproduc-
       tive   o f  a n y  v a l u e," {...} "and does not fix or realize
       itself in any permanent subject, or vendible commodity... The so-
       vereign, for  example, with  all the officers both of justice and
       war who  are  3*)  under  him,  the  whole  army  and  navy,  are
       u n p r o d u c t i v e     l a b o u r e r s.     They  are  the
       s e r v a n t s   of the  public, and are maintained by a part of
       the annual  produce of  the   i n d u s t r y    o f    o t h e r
       p e o p l e...   In the   s a m e   c l a s s  must be ranked ...
       charchmen, lawyers,  physicians, men  of letters  of  all  kinds;
       players, buffoons, musicians, opera-singers, opera-dancers, etc."
       (l.c.p. 94, 95.)
       
       274 «Si les  riches n'y dépensent pas beaucoup, les pauvres mour-
       ront de  faim.» (Montesquieu,  «Esprit de,  lois», l. VII, ch. IV
       [Paris 1820, t. IV, p. 200].)
       
       274 «De  telles  occupations»  (d'artisan  et  de  manufacturier)
       «étaient censées ne convenir qu'à des esclaves,'(in plusieurs an-
       ciens états)  «et on  défendait aux citoyens de s'y adonner. Dans
       les les  États même  où cette  défense n'eût  pas lieu,  tels que
       Athènes et  Rome, le peuple était, par le fait, exclu de tous les
       métiers qui sont maintenant exercés, pour l'ordinaire par la der-
       nière classe  des habitans  des villes.  Ces métiers, à Rome et à
       Athènes, étaient remplis par les esclaves des riches, qui les ex-
       erçaient paur  le compte  de leurs  maîtres, et  la richesse,  la
       puissance et  la protection de ceux-ci mettaient le pauvre libre,
       presque dans  l'impossibilité de trouver le débit de son ouvrage,
       quand cet  ouvrage venait  en concurrence avec celui des esclaves
       du riche. Mais les esclaves sont rarement inventifs et les procé-
       dés les plus avantageux à l'industrie, ceux qui facilitent et ab-
       règent le  travail, soit  en  fait  de  machines,  soit  en  fait
       d'arrangement et de distribution de tâches, ont tous été inventés
       par des  hommes libres.  Si même un esclave s'avisait de proposer
       quelque mayen de ce genre, le maître serait disposé à regarder sa
       proposition comme  suggérée  par  la  paresse  et  par  un  désir
       d'epargner sa  peine aux  dépens du maître. Le pauvre esclave, au
       lieu de  récompense, n'aurait  vraisemblablement qu'une fort mau-
       vaise réception à attendre, peut-être même quelque châtiment. Par
       conséquent,  dans   les  manufactures   qui  vont  par  le  moyen
       d'esclaves, il  faut, en  général, employer  plus de travail pour
       exécuter la même quantité d'ouvrage, que dans colles qui vont par
       le moyen d'hommes libres Par cette raison, l'ouvrage des manufac-
       tures de cette première espece a dû, en général;
       -----
       1*) Bei  Chalmers: definition  - 2*)  bei Smith: in the - 3*) bei
       Smith: serve
       
       #439# Fremdsprachige Zitate
       -----
       être plus  cher que  celui des  autres. M. de Montesquieu observe
       que les  mines de la Hongrie, sans être plus riches que les mines
       de la  Turquie de  leur voisinage,  ont toujours été exploitées à
       moins de  frais, et par conséquent avec plus de profit. Les mines
       de la  Turquie sont  exploitées par des esclaves, et les  b r a s
       d e   c e s    e s c l a v e s    s o n t    l e s    s e u l e s
       m a c h i n e s  q u e  l e s  T u r c s  se soient jamais avisés
       d'y employer.  Les mines  de la  Hongrie sont  exploitées par des
       hommes libres  qui font  usage d'une  grande quantité de machines
       pour faciliter  et abréger  leur travail. D'après le peu que nous
       connaissons des  prix des  ouvrages de  manufactures dans le tems
       des Grecs et des Romains, il paraît que ceux du genre le plus fin
       étaient d'une  cherté excessive.»  ([A. Smith,]  l.c., t. III, l.
       IV, ch. IX. p. 549-551, éd. Garnier.)
       
       275 «M. Locke  observe qu'il  y a  une distinction  à faire entre
       l'argent et  les autres biens-meubles. Tous les autres biens-meu-
       bles, dit-il,  sont d'une  n a t u r e  s i  p é r i s s a b l e,
       qu'il y  a peu de fonds à faire sur la richesse qui consiste dans
       ce genre  de biens...  L'argent, au  contraire, est un ami solide
       etc.» (l.c., t. III, l. IV, ch. I, p. 5.)
       
       275 «Les marchandises  consommables, dit-on, sont bientôt détrui-
       tes, tandis que l'or et l'argent sont d'une  n a t u r e  p l u s
       d u r a b l e,   et que  sans l'exportation  continuelle qu'on en
       fait, ces métaux pourraient s'accamuler pendant plusieurs siècles
       de suite,  de maniere  à augmenter incroyablement la richesse ré-
       elle d'un pays.» (l.c.p. 24, 25.)
       
       276  ..."fixes  and realizes itself in some particular subject or
       vendible commodity,    w h i c h    l a s t s    f o r    s o m e
       t i m e   a t   l e a s t   a f t e r   t h a t  l a b o u r  i s
       p a s t.  It is, as it were, a certain quantity of labour stocked
       and stored up to be employed, if necessary, upon some other occa-
       sion."
       ..."generally perish  in the  very instant  of their performance,
       and seldom  leave any trace or  v a l u e  behind them, for which
       an equal  quantity of  service could afterwards be procured." (v.
       II, b. II, ch. III, ed. McCulloch, p. 94.)
       
       Fünftes Kapitel
       
       279 «Je vois  une des classes de la societé, dont la fortune doit
       toujours être  à-peu-près la  même; j'en apperçois une autre dont
       la richesse  augmente nécessairement:  ainsi, le  luxe, qui  naît
       d'un rapport  et d'une  comparaison, a  dû suivre le cours de ces
       disproportions, et  devenir plus  apparent avec la succession des
       années.. (Necker,  «De l'administration des finances de la France
       etc.» OEuvres, t. II, Lausanne et Paris 1789, p. 285, 286.) (...)
       «La classe  de la  société, dont le sort se trouve comme fixé par
       l'effet des  lois  sociales,  est  composée  de  tous  ceux  qui,
       v i v a n t   d u   t r a v a i l   d e   l e u r s    m a i n s,
       reçoivent impérieusement  la loi  des propriétaires,»  (...)  «et
       sont forcé  de se  contenter d'un   s a l a i r e    p r o p o r-
       t i o n n é   a u x  s i m p l e s  n é c e s s i t é s  d e  l a
       v i e:   leur concurrence  et   l' u r g e n c e   d e  l e u r s
       b e s o i n s,   constituent leur  é t a t  d e  d é p e n d a n-
       c e;   et ces  circonstances ne  peuvent point  changer.» (l.c.p.
       286.)
       «L' i n v e n t i o n   s u c c e s s i v e   d e s  i n s t r u-
       m e n s  q u i  o n t  s i m p l i f i é  t o u s  l e s  a r t s
       m é c h a n i q u e s,     a  donc     a u g m e n t é      l e s
       r i c h e s s e s     e t    l a    f o r t u n e    1*)    d e s
       p r o p r i é t a i r e s;   une partie  de ces  instrumens,  e n
       d i m i n u a n t   l e s   f r a i s  d' e x p l o i t a t i o n
       d e s     f o n d s     d e     t e r r e,    a  rendu    p l u s
       c o n s i d é r a b l e   l e   r e v e n u  dont les possesseurs
       de ces  biens peuvent disposer; et une autre partie des découver-
       tes du  génie a   t e l l e m e n t  f a c i l i t é  les travaux
       de l'industrie,  que les   h o m m e s,   a u x   s e r v i c e s
       d e s    d i s p e n s a t e u r s    d e s    s u b s i s t a n-
       c e s,» (...)  «ont pu   d a n s   u n  e s p a c e  d e  t e m s
       é g a l,   et   p o u r   l a   m ê m e    r é t r i b u t i o n,
       fabriquer une  plus grande  quantité d'ouvrages de toute espèce.»
       (p. 287.) «Supposons que
       -----
       1*) Bei Necker: et le lot fortune
       
       #440# Anhang und Register
       -----
       dans le  siècle dernier, il fallut cent mille ouvriers, pour exé-
       cuter ce  qui se  fait aujourd'hui  avec quatre-vingt  mille; les
       autres vingt mille se trouveraient dans la nécessité de s'adonner
       à des   o c c u p a t i o n s   d i f f é r e n t e s,   pour ob-
       tenir des salaires; et les nouveaux ouvrages de main-d'oeuvre qui
       en résulteraient accroîtraient les jouissances et le luxe des ri-
       ches.» (p. 287, 288.)
       «Car», ...  «il ne faut pas 1*) perdre de vue, que les rétributi-
       ons assignées  à tous  les métiers qu i n'exigent paint un talent
       distingué,sont toulours  proportionnés, au   p r i x   d e    l a
       s u b s i s t a n c e   n é c e s s a i r e   à  chaque  ouvrier;
       ainsi  l a  r a p i d i t é  d e  l' e x é c u t i o n,  quand la
       science en  est devenue  commune, n e   t o u r n e  p o i n t  à
       l' a v a n t a g e   d e s   h o m m e s  d e  t r a v a i l,  et
       il   n' e n   r é s u l t e   q u' u n e  a u g m e n t a t i o n
       d e s  m o y e n s,  pour satisfaire les goûts et les vanités, de
       ceux qui  disposent des  productions de  la terre.» (l.c.p. 288.)
       «Entre les  différens biens de la nature que l'industrie des hom-
       mes façonne  et modifie, il en est un grand nombre, dont la durée
       excède de beaucoup le terme commun de la vie: chaque génération a
       hérité d'une  partie des  travaux de  la génération  qui l'a pré-
       cédée,» {er  betrachtet hier  nur die accumulation in dem, was A.
       Smith fonds  de consommation nennt} «et il s'est  a c c u m u l é
       successivement, dans  tous les pays, une plus grande quantité des
       productions des  arts; et  comme cette quantité, est toujours ré-
       partie entre  les mains des propriétaires, la disproportion entre
       leurs jouissances,  et celle de la classe nombreuse des citoyens,
       a dû  nécessairement être  plus considérable  et plus remarquée.»
       (p. 289.)
       
       280 «L'accéleration des  travaux de  l'industrie, qui a multiplié
       sur la terre les objets de faste et de somptuosité,  l e  t e m s
       q u i   e n   a  g r o s s i  l' a c c u m u l a t i o n,  et les
       l o i x   d e   l a   p r o p r i é t é,   qui ont  rassemblé ces
       biens dans une seule classe de la société ... ces grandes sources
       du luxe  eussent également  existé, quelle qu'eut été la somme de
       numéraire.» (p. 291.)
       
       280 «Dès que  l'artisan ou l'homme de campagne  n' o n t  p l u s
       d e  r é s e r v e,  ils ne peuvent plus disputer; il faut qu'ils
       t r a v a i l l e n t   a u j o u r d' h u i   s o u s  p e i n e
       d e  m o u r i r  d e m a i n,  et dans ce combat d'intérêt entre
       le ¦¦421¦  propriétaire et  l'ouvrier, l'un  met au jeu sa vie et
       celle  de   sa  famille,   et  l'autre   un  simple  retard  dans
       l'accroissement de  son luxe.» (Necker. «Sur la législation et le
       commerce des grains etc.» OEuvres, t. IV, p. 63.)
       
       280 «La faculté de sçavoir et d'entendre est un don général de la
       nature, mais  il n'est  développé que  par l'instruction;  si les
       propriétés  étaient  égales,    c h a c u n    t r a v a i l l e-
       r a i t   m o d é r é m e n t,»  (...) «et  c h a c u n  s ç a u-
       r a i t   u n   p e u,   parce qu'il  resterait a  chacun   u n e
       p o r t i o n   d e   t e m s»  (...) «a donner à l'étude et à la
       pensée; mais dans l'inégalite de la fortune 2*), effet de l'ordre
       social,   l'i n s t r u c t i o n   e s t   i n t e r d i t e   à
       tous les  hommes nés sans propriétés; car toutes les subsistances
       étant entre  les mains  de la  partie de  la nation  qui  posséde
       l' a r g e n t   o u  l e s  t e r r e s,  et personne ne donnant
       rien pour  rien; l'homme  né sans autre reserve 3*) que sa force,
       est obligé  de la  consacrer au service des propriétaires, dès le
       premier moment  ou elle se développe, et de continuer ainsi toute
       sa vie,  depuis l'instant  où le soleil se leve jusqu' à celui où
       cette force  abattue a besoin d'être renouvellée par le sommeil.»
       (p.  112.)   «Est-il  bien  sûr  enfin  que  cette  inégalité  de
       connaissances ne  soit pas  devenue  nécessaire  au  maintien  de
       toutes  les  inégalites  sociales    q u i    l' o n t    f a i t
       n a î t r e.?»  (l.c.p. 113.)
       
       281 «On  commence  par  confondre  l'importance  du  propriétaire
       (fonction si  facile à  remplir) avec  l'importance de la terre.»
       (p. 126.)
       -----
       1*) Bei  Necker: point  - 2*)  bei Necker: des fortunes - 3*) bei
       Necker: ressource
       
       #441# Fremdsprachige Zitate
       -----
       Sechstes Kapitel
       
       301 «La somme des créances hypothécaires, d'après les auteurs les
       mieux informés,  est de 12 milliards, (nach andren 16 milliards);
       die der  créances chirographaires,  mindestens 6,  die commandite
       ungefähr 2,  die Staatsschuid 8 milliards, zusammen 28 milliards.
       Toutes ces dettes, notez ce point, proviennent d'argent prêté, ou
       censé l'avoir  été, qui à 4, à 5, à 6, à 8, à 12, et jusqu'à 15%.
       Je prends  pour moyenne  de l'intérêt,  en ce  qui concerne les 3
       premières catégories,  6%: soit donc, sur 20 milliards, 1200 mil-
       lions. Ajoutez l'intérêt de la dette publique, environ 400 milli-
       ons: en  tout, 1600 millions d'intérêt annuel, pour un capital de
       1 milliard.» (p. 152.) Also 160%. Denn «la somme de numéraire, je
       ne dirai  pas existant,  mais  circulant  en  France,  y  compris
       l'encaisse de  la Banque, ne dépasse pas, suivant l'évaluation la
       plus commune,  1 milliard.» (p. 151.) «L'echange conclu, l'argent
       redevient disponible,  capable, par  conséquent, de donner lieu a
       une  nouvelle   location  ...  le  capital-argent,  d'échange  en
       échange, revient toujours à sa source, il s'ensuit que la reloca-
       tion, toujours  faite par  la même main, profite toujours au même
       personnage.» (p. 153, 154.) «Gratuité du crédit. Discussion entre
       M. Fr. Bastiat et M. Proudhon», Paris 1850.
       
       318 «Depuis l'origine  du monde  il y  eu trois grandes découver-
       tes... La première, c'est l'invention de l'écriture... La seconde
       est   l' i n v e n t i o n  (!) de la  m o n n a i e...  La troi-
       sième est  le   T a b l e a u   é c o n o m i q u e,  le résultat
       des deux  autres, qui en est le complément.» (Garnier, t. III, l.
       IV, ch. IX, p. 540.)
       
       319 «Leurs travaux  ont certainement  rendu quelques  services  à
       leur pays» ... (l.c.p. 538.)
       
       Siebentes Kapitel
       
       321 «Dans nos  pays civilisés  1*), tous les éléments sont escla-
       ves.» (Linguet,  «Théorie des loix civiles etc.», vol. I, Londres
       1767, p. 188.)
       
       321 «C'est ainsi  que toute  la nature captive a cessé d'offrir à
       ces enfants  des ressources  faciles pour le soutien de leur vie.
       Il faut  payer ses  bienfaits par  des fatigues  assidues, et ses
       présents par des traveux opiniâtres.» [l.c.p. 188.]
       
       321 «Le riche   q u i   s' e n    e s t    a t t r i b u é    l a
       p o s s e s s i o n   e x c l u s i v e,  ne consent qu'à ce prix
       à en remettre en commun la plus petite portion.  P o u r  ê t r e
       a d m i s   à   p a r t a g e r    s e s    t r é s o r s,    i l
       f a u t   s' e m p l o y e r  à  l e s  a u g m e n t e r.».  (p.
       189.) «Il  faut donc  renoncor à  ces chimères  de liberté.»  (p.
       190.) Die Gesetze sind da, um «consacrer une première usurpation»
       (...) «pour  en prévenir de nouvelles.» (p. 192.) «Elles sont, en
       quelque sorte,  une conspiration  contre la plus nombreuse partie
       du genre  humain.» (l.c.p.  195.) (...)  «C'est la  société qui a
       produit les  lois, et  non les  lois qui ont produit la société.»
       (p. 230.) «La propriété leur est 2*) antérieure.» (p. 236.)
       
       321 ...«des chasseurs accoutumés à vivre de sang, à se réunir par
       bandes, pour surprendre et terrasser plus aisément les bêtes dont
       ils se  nourrissaient, et à se concerter pour en partager les dé-
       pouilles.» (p. 279.) «C'est chez les chasseurs qu'a dû se montrer
       la première  apparance de  société.» (p.  278.)   «L a  v r a i e
       s o c i é t é   s' e s t   f o r m é e  a u x  d é p e n s  d e s
       p a s t e u r s   o u   a g r i c u l t e u r s,   e t   a  é t é
       f o n d é e    s u r    l e u r    a s s u j e t i s s e m e n t»
       durch die  Bande der  chasseurs réunis.  (p. 289.) Alle Pflichten
       der Gesellschaft lösen sich auf in commander und obéir. «Cette
       -----
       1*) Bei Linguet: policés - 2*) bei Linguet: soit
       
       #442# Anhang und Register
       -----
       dégradation d'une  partie du genre humain, après avoir occasionné
       la société, a donné naissance aux lois.» (p. 294.)
       
       322 «C'est l'impossibilité  de vivre  autrement,  qui  force  nos
       journaliers à  remuer la  terre dont  ils ne  mangeront  pas  les
       fruits, et  nos maçons  à élever  des édifices où ils ne logeront
       pas. C'est  la misère  qui les  traîne sur  ces marchés,  où  ils
       attandent des  maîtres qui  veuillent bien leur feire la grâce de
       les acheter.   C' e s t   e l l e   q u i   l e s  r é d u i t  à
       s e   m e t t r e   a u x   g e n o u x  d u  r i c h e,  p o u r
       o b t e n i r   l e    l u i    l a    p e r m i s s i o n    d e
       l'e n r i c h i r.»  (p. 274.)
       «La violence a donc été la premiére occasion de la société, et la
       force son  premier lien.»  (p. 302.) «Leur» (des hommes) «premier
       soin a  été sans doute de se pourvoir de nourriture ... le second
       a dû  être de  chercher à    s' e n    p o u r v o i r    s a n s
       t r a v a i l.»  (p. 307, 308.) «Or ils n'ont pu y parvenir qu'en
       s' a p p r o p r i a n t   l e   f r u i t   d u    t r a v a i l
       é t r a n g e r.»   (p. 308.) «Les premiers conquérans ne se fai-
       saient despotes  que pour être inpunément paresseux, et Rois, que
       pour avoir  de quoi  vivre: ce qui rétrécit et simplifie beaucoup
       ... l'idée de la domination.» (p. 309.) «La société est née de la
       violence, et  la propriété de l'usurpation.» (p. 347.) «Dès qu'il
       y eut  des maîtres  et des  esclaves, la société fut formée.» (p.
       343.) «Dès  l'origine, les deux ¦¦439¦ soutiens de l'union civile
       furent d'une  part l'esclavage  de la plus grande partie des hom-
       mes, et  de l'autre, celui de toutes les femmes... Ce fut aux dé-
       pens des  trois quarts  de ses  membres que  la société assura le
       bonheur, l'opulence,  le repos  du petit  nombre de propriétaires
       qu'elle avait seuls en vue.») (p. 365.)
       
       322 «Il ne  s'agit donc  pas d'examiner si l'esclavage est contre
       la nature  en elle-même,  mais s'il  est contre  la nature  de la
       saciété ...  il en  est inséparable.» (p. 256.) «La société et la
       servitude civile  sont nées ensemble.» (p. 257.) «L'esclavage du-
       rable ... le fondement indestructible des sociétés.» (p. 347.)
       «Il n'y  a eu  des hommes  réduits à tenir leur subsistance de la
       libéralité d'une  autre homme  que  q u a n d  c e l u i - c i  a
       é t é   a s s e z  r i c h e  d e  l e u r s  d é p o u i l l e s
       pour pouvoir leur en  r e n d r e  une petite portion. Sa préten-
       due générosité  n'a pu  être qu'une   r e s t i t u t i o n   d e
       q u e l q u e   p a r t i e   d e s   f r u i t s  d e  l e u r s
       t r a v a u x  q u' i l  s' é t a i t  a p p r o p r i é s.»  (p.
       242.) «N'est-ce  pas dans cette obligation de semer sans recueil-
       lir pour  soi, de  sacrifier son bien-être à celui d'un autre, de
       travailler  sans   espérance,   que      c o n s i s t e      l a
       s e r v i t u d e?   Sa véritable époque n'est-elle pas l'instant
       où il  y eut  des hommes  que l'on  put contraindre  au travail á
       coups de  fouet, sauf  à leur donner quelques mesures d'avoine en
       les ramenant à l'écurie? C'est dans une société perfectionnée que
       les  aliments   paraissent   au   pauvre      a f f a m é      un
       é q u i v a l e n t   suffisant de  sa liberté, mais dans une so-
       ciété qui commence cet échange inégal ferait horreur à des hommes
       libres. Ce  n'est qu'à  des captifs  qu'on peut  le proposer.  Ce
       n'est qu'après  leur avoir  ôté la jouissance de toutes leurs fa-
       cultés qu'on peut le leur rendre nécessaire.» (p. 244, 245.)
       «L'essence de  la société ... est d'exempter  l e  r i c h e  d u
       t r a v a i l;   c'est de  lui donner  des nouveaux  organes, des
       membres infatigables  qui prennent  sur eux toutes les opérations
       laborieuses   d o n t   il l d o i t  s' a p p r o p r i e r  l e
       f r u i t.     Voilà  le  plan  que  l'esclavage  lui  permettait
       d'exécuter sans  embarras. Il achetait les hommes qui devaient le
       servir.» (p.  461.) «En  supprimant la servitude, on n'a prétendu
       supprimer ni  l'opulence ni  ses avantages ... il a fallu que les
       choses restassent,  au nom près, dans le même état. Il a toujours
       fallu que  la plus  grande partie des hommes contiauât de vivre à
       la solde et dans la depéndance de la plus petite  q u i  s' e s t
       a p p r o p r i é  t o u s  l e s  b i e n s.  La servitude s'est
       donc perpétuée  sur la  terre, maie  sous un  nom plus doux. Elle
       s'est décorée parmi nous du titre de domesticité.» (p. 462.)
       
       #443# Fremdsprachige Zitate
       -----
       
       323 «Les villes et les campagnes sont peuplées d'une autre espèce
       de domestiques  plus répandus,  plus utiles,  plus laborieux,  et
       connus  sous   le  nom   de     j o u r n a l i e rs,»      (...)
       «m a n o u v r i e r s,   etc. Ils  ne sont  point déshonorés par
       les couleurs  brillantes du luxe; ils gémissent sous les haillons
       degoûtants qui  font la   l i v r é e   de  l'indigence.    I l s
       n' o n t   j a m a i s   d e   p a r t   à   l' a b o n d a n c e
       d o n t  l e u r  t r a v a i l  e s t  l a  s o u r c e.  La ri-
       chesse semble  leur faire  grâce quand  elle veut bien agréer les
       p r é s e n t s   q u' i l s  l u i  f o n t.  C'est à eux d'être
       reconnaissants    d e s    s e r v i c e s    q u' i l s    l u i
       r e n d e n t.   Elle leur  prodigue le mépris le plus outrageant
       dans le  temps où  ils embrassent  les  genoux  pour  obtenir  la
       p e r m i s s i o n   d e   l u i  ê t r e  u t i l e s.  Elle se
       fait prier  pour l'accorder,  et   d a n s   c e t  é c h a n g e
       s i n g u l i e r   d' u n e   p r o d i g a l i t é  r é e l l e
       c o n t r e  u n e  b i e n f a i s a n c e  i m a g i n a i r e,
       la fierté,  le dédain  sont   d u  c ô t é  d e  c e l u i  q u i
       r e ç o i t,   et la  bassesse, l'inquiétude, l'empressement  d u
       c ô t é   d e  c e l u i  q u i  d o n n e.  Ce sont là les dome-
       stiques qui ont vraiment remplacé les serfs parmi nous.» (p. 463,
       464.)
       «Il s'agit d'examiner quel est le gain effectif que lui a procuré
       la   s u p p r e s s i o n  d e  l' e s c l a v a g e.  Je le dis
       avec autant  de douleur  que de franchise: tout ce qu'ils ont ga-
       gné, c'est  d'être à  chaque moment 1*) tourmentés par la crainte
       de mourir  de faim,  malheur dont  étaient du moins exempts leurs
       prédécesseurs dans  ce dernier rang de l'humanité.» (p. 464.) «Il
       est libre,  dites vous! Eh! voilà son malheur. Il ne tient à per-
       sonne: mais  aussi personne ne tient à lui. Quand on en a besoin,
       on le  l o u e  a u  m e i l l e u r  m a r c h é  que l'on peut.
       La faible   s o l d e   qu'on  lui promet  égale  à  peine    l e
       p r i x     d e    s a    s u b s i s t a n c e    p o u r    l a
       j o u r n é e   q u' i l   f o u r n i t  e n  é c h a n g e.  On
       lui donne  des   s u r v e i l l a n s»   (overlookers)  «p o u r
       l' o b l i g e r   à   r e m p l i r   p r o m p t e m e n t  s a
       t â c h e; on  le presse; on l'aiguillonne de peur qu'une paresse
       industrieuse et excusable ne lui fasse cacher la moitié de sa vi-
       gueur;  on   craint  que   l'espoir  de    r e s t e r    p l u s
       l o n g - t e m s   o c c u p é   a u    m ê m e    o u v r a g e
       n'arrête ses  bras et  n'émousse ses  outils.  L' é c o n o m i e
       s o r d i d e   q u i   l e   s u i t   d e s   y e u x   o v e c
       i n q u i é t u d e   l' a c c a b l e   d e    r e p r o c h e s
       a u   m o i n d r e   r e l â c h e   q u' i l   p a r a î t  s e
       d o n n e r,   et s'il  prend  un  instant  de  repos,    e l l e
       p r é t e n d   q u' i l   l a  v o l e.  A-t-il fini, on le ren-
       voie comme on l'a pris, avec la plus froide indifférence, et sans
       s'embarasser si  les vingt  ou trente  sols qu'il vient de gagner
       par une  journée pénible  ¦¦440¦ suffiront à sa subsistance,  e n
       c a s   q u' i l   n e  t r o u v e  p a s  à  tr a v a i l l e r
       l e  j o u r  d' a p r è s.»  (p. 466, 467.)
       «Il est  libre! C'est  précisément de  quoi je le plains. On l'en
       ménage  beaucoup   moins  dans   les  travaux   auxquels  2*)  on
       l'applique. On  en est  plus hardi  à prodiguer sa vie. L'esclave
       etait précieux à son maître en raison de l'argent qu'il lui avait
       coûté. Mais  le manouvrier  ne coûte rien au riche voluptueux qui
       l'occupe. Du tems de la servitude, le sang des hommes avait quel-
       que prix.  Ils valaient  du moins  la somme  qu'on les vendait au
       marché. Depuis qu'on ne les vend plus ils n'ont réellement aucune
       valeur intrinsèque.  Dans une  armée on  estime bien moins un pi-
       onnier qu'un cheval de caisson, parce que le cheval est fort cher
       et qu'on a le pionnier pour rien. La suppression de l'esclavage a
       fait passer  ce calcul  de la  guerre dans  la vie  commune;  e t
       d e p u i s  c e t t e  é p o q u e  i l  n' y  a  p o i n t  d e
       b o u r g e o i s   à   s o n  a i s e  q u i  n e  s u p p u t e
       e n   c e  g e n r e  c o m m e  l e  f o n t  l e s  h é r o s.»
       (p. 467.)
       «Les journaliers naissent, croissent et s'élèvent» (...) «pour le
       service de  l'opulence sans lui causer le moindre frais, comme le
       gibier qu'elle  massacre sur  ses domaines. Il semble qu'elle ait
       réellement le  seeret dont  se vantait  sans raison le malheureux
       Pompée. En frappant du pied la terre, elle en fait sortir des lé-
       gions d'hammes  laborieux qui se disputent l'honneur d'être à ses
       ordres: en  disparaît-il quelqu'un parmi cette foule de mercenai-
       res qui  élèvent ses  bâtimens, ou alignent ses jardins, la place
       qu'il a  laissée vacente  est un  point invisible  qui est sur le
       champ recouvert sans que personne s'en
       -----
       1*) Bei Linguet: instant - 2*) bei Linguet: dans les quels
       
       #444# Anhang und Register
       -----
       mêle. On  perd sans  regret une  goutte de l'eau d'une grande ri-
       vière, parce  qu'il en  survient rans cesse de nouveaux flots. Il
       en est  de même  des manouvriers;  la facilité  de les  remplacer
       nourrit l'insensibilité  du   r i c h e»   (...) «à  leur égard.»
       (ibidem p. 468)
       «Ceux-ci, dit-on,  n'ont paint  de maître  ... pur  abus du  mot.
       Qu'est-ce a  dire? Ils n'ont point de maître: ils en ont un et le
       plus  terrible,   le  plus   impérieux  des   maîtres:  c'est  le
       b e s o i n.  Celui-là les asservit à la plus cruelle dépendance.
       I l s  n e  s o n t  p a s  a u x  o r d r e s  d' u n  h o m m e
       e n   p a r t i c u l i e r,   m a i s   à  c e u x  d e  t o u s
       e n   g é n é r a l.  Ce n'est point d'un seul tyran qu'ils ont à
       flatter les  caprices, et  à rechercher  la bienveillance, ce qui
       bornerait la  servitude, et  la rendrait  supportable. C'est  d e
       q u i c o n q u e    a   d   l' a r g e n t    q u' i l s    d e-
       v i e n n e n t   l e s   v a l e t s,   ce qui  donne à leur es-
       clavage une  étendue et une rigueur infinie. S'ils ne se trouvent
       pas bien  d'un maître, dit-on, ils ont au moins la consolation de
       le lui  dire, et  le pouvoir  d'en changer: les esclaves n'ont ni
       l'un ni  l'autre. Ils  sont donc  plus malheureux. Quel sophisme!
       Songez-donc  que   le  nombre   de   ceux      q u i      f o n t
       t r a v a i l l e r  est très petit et que celui des travailleurs
       au contraire  est immense.» (p. 470, 471.) «A quoi se reduit pour
       eux cette  liberté apparente  dont vous les avez investis?  I l s
       n e   s u b s i s t e n t   q u e  d u  l o y e r  d e  l e u r s
       b r a s.   I l   f a u t  d o n c  t r o u v e r  à  q u i  l e s
       l o u e r   o u   m o u r i r   d e   f a i m .  E s t - c e  l à
       ê t r e  l i b r e?»  (p. 472.)
       «Ce qu'il  y a  de plus  terrible, c'est  que la modicité même de
       cette paie  est encore une raison pour la diminner. Plus le jour-
       nalier est  pressé par  le besoin,  plus il se vend à bon marché.
       Plus sa  nécessité est  urgente, moins son travail est fructueux.
       Les despotes  momentanés qu'il conjure en pleurant d'accepter ses
       services, ne  rougissent pas  de lui  tâter, paur  ainsi dire, le
       pouls, afin  de s'assurer de ce qu'il lui reste encore de forces;
       c'est sur  le degré  de sa défaillance qu'ils règlent la rétribu-
       tion  qu'ils   offrent.  Plus   ils  le  sentent  près  de  périr
       d'inanition, plus  ils retranchent de ce qui peut l'en préserver;
       et les  barbares qu'ils  sont lui donnent bien moins de quoi pro-
       longer sa  vie que  de quoi  retarder la  mort.» (p.  482,  483.)
       «L'indépendance» (du  journalier) «...est  un des  plus  funestes
       fléaux qu'ait  produits le raffinement des tems modernes. Il aug-
       mente l'opulence du riche, et l'indigence du pauvre. L'un épargne
       tout ce  que l'autre  dépense. Ce  n'est pas sur son superflu que
       celui-ci est  forcé d'économiser  c'est sur  son nécessaire.» (p.
       483.)
       «Si l'on  trauve aujourd'hui  tant de  facilités a entretenir ces
       prodigieuses  armées   qui  se  joignent  au  luxe  pour  achever
       d'exterminer la  race humaine, on n'en est redevable qu'à la sup-
       pression de  l'esclavage ... Ce n'est que depuis qu'il n'y a plus
       d'esclaves que  la débauche  et la  mendicité forment des héros a
       cinq sols par jour.» (p. 484, 485.)
       «C'est celle»  (...) «que  je trouve 100 fois préférable, à toute
       autre façon d'être, pour les hommes réduits á gagner leur vie par
       un travail journalier.» (p. 496.)
       «Leurs chaînes,»  (der esclaves  und der journaliers) «tissues de
       la même  matière, ne  sont que  diversement coloriées.  Ici elles
       sont noires,  et semblent  massives: là  elles ont  une apparence
       moins triste,  et paraissent  plus évidées:  pesez-les  cependant
       avec impartialité, vous n'y trauverez aucune différence; les unes
       et les  autres sont  également fabriquées par la nécessité. Elles
       ont précisément le même poids, ou plutôt s'il y a quelques grains
       de plus  d'un côté, c'est de celui qui annonce à l'extérieur plus
       de légèreté.» (p. 510.)
       
       325 «Ne  voyez-vous   pas  que   l'obéissance,  l'anéantissement,
       puisqu'il faut  le dire,  de cette  nombreuse partie  du troupeau
       fait l'opulence  des bergers?  ... Croyez-moi, pour son intérêt,»
       (du berger)  «pour le  votre, et  même paur le leur, laissez-les»
       (...) «dans  la persuasion  où elles  sont, que ce roquet qui les
       aboie, a  plus de  force à  lui seul,  qu'elles toutes  ensemble.
       Laissez-les fuir  stupidement au simple aspect de son ombre. Tout
       le monde y gagne. Vous en avez plus de facilité à les rassembler,
       pour vous  approprier leurs toisons. Elles sont plus aisément ga-
       ranties d'être  dévorées par  les loups.  ¦¦441¦ Ce n'est, il est
       vrai,
       
       #445# Fremdsprachige Zitate
       -----
       que pour  être mangées  par les hommes. Mais enfin, c'est là leur
       sort du  moment qu'elles  sont entrées dans une étable. Avant que
       de parler  de les  y soustraire, commencez pu renverser l'étable,
       c'est-à-dire la société.» (p. 512, 513.)
       
       Beilagen
       
       329 "Arts of public use, as fortification, making of engines, and
       other instruments  of war;  because they  confer to  defence, and
       victory, are  power; and  though the  true  mother  of  them,  be
       science,   n a m e l y   t h e   m a t h e m a t i c s;  yet, be-
       cause they are bronght into the light, by the hand of the artifi-
       cer, they  be esteemed,  the midwife  passing with the vulgar for
       the mother,  as his  issue." ("Leviathan";  English Works  of Th.
       Hobbes. Edit. Molesworth, Lond. 1839-44, t. III, p. 75.)
       
       329 "The   v a l u e,   o r   w o r t h  o f  a  m a n,  is as of
       all other  things, his price; that is to say, so much as would be
       given   f o r  t h e  u s e  o f  h i s  p o w e r."  (l.c.p. 76,
       Hobbes, "Leviathan".)   "A  m a n' s  l a b o u r"  (also der use
       of his  labouring power)  "also, is a  c o m m o d i t y  cxchan-
       geable for benefit, as well as any other thing." (l.c.p. 233.)
       
       329 "It is  not enongh,   f o r   a  m a n  t o  l a b o u r  for
       the maintenance of his life; but also to  f i g h t,  if need be,
       for the   s e c u r i n g   o f   h i s   l a b o u r.  They must
       either do  as the  Jews did after their return from captivity, in
       re-edifying the  temple, build  with one hand, and hold the sword
       in the  other; or  else they must hire others to fight for them."
       (l.c., Hobbes, p. 333.)
       
       330 "Forasmuch as there be more males than females in England ...
       it were  good for the ministers  t o  r e t u r n  t o  t h e i r
       C o e l i b a t;   or that  none should be ministers, whilst they
       are 1*)  married ... And then our  u n m a r r i e d  P a r s o n
       might live  as well   w i t h  h a l f,  as now with the whole of
       his benefice."  (Petty, "A Treatise of Taxes, and Contributions",
       London 1667, p. 7, 8.)
       
       330 "A large  proportion of  these also  might be retrenched, who
       p r o p e r l y   a n d  o r i g i n a l l y  earn  n o t h i n g
       f r o m   t h e   p u b l i c k,   being only a kind of  g a m e-
       s t e r s,   t h a t   p l a y   w i t h   o n e    a n o t h e r
       f o r   t h e   l a b o u r s   o f   t h e  p o o r; yielding of
       themselves no fruit at all, otherwise than as veins and arteries,
       to   d i s t r i b u t e   forth and back the blood and nutritive
       juyces of the body politick, namely, the product of hushandry and
       manufacture." (p. 10.)
       
       330 "If  the   numerous  offices   and  fees   relating  to   the
       g o v e r n m e n t,   l a w,  and  c h u r c h;  and if the num-
       ber of  divines, lawyers,  physicians, merchants,  and  retailers
       were also  lessened, all  which do  receive  g r e a t  w a g e s
       f o r   l i t t l e   w o r k   d o n e  to the publick, with how
       much greater ease would common expenses be defrayed?" (p. 11.)
       
       331 "Who shall  pay these  men? I answer, everybody... I think 't
       is plain, they ought neither to be starved, nor hanged, nor given
       away etc." (p. 12.)
       
       331 ..."in case  there be  n o  o v e r p l u s ...; 't is fit to
       r e t r e n c h   a  l i t t l e  f r o m  the delicacy of others
       feeding in quentity or quality." (p. 12, 13.)
       331 ..."without expense  of foreign  commodities;" ...  "to  keep
       their minds  to discipline  and obedience,  and their bodies to a
       patience of  more profitable labours when need shall require it."
       (p. 13.)  "Am besten sie zum Bauen von Straßen, Brücken, Bergwer-
       ken etc. zu verwenden." (p. 11, 12.)
       -----
       1*) Bei Petty: were
       
       #446# Anhang und Register
       -----
       331  "F e w n e s s     o f     p e o p l e,     i s      r e a l
       p o v e r t y;   and a  nation wherein  are 8 millions of people,
       are more than twice as rich as the same scope of land wherein are
       but four." (p. 16.)
       
       331 "Religion best  flourishes when  the priests  are most morti-
       fied. as  ... the law ... best flourishes when lawyers have least
       to do." (p. 57.)
       
       331  ..."n o t   t o    b r e e d    m o r e    C h u r c h m e n
       t h a n   t h e   b e n e f i c e s  as they now stand shared out
       will receive."
       
       331 ... "it vvill not be safe to breed up 24 000 ministers."
       
       331 ... "which they cannot do more easily, than by persuading the
       people, tbst  the 12 000  incumbents do  poison or  starve  their
       souls," (...)  "and misguide  them in  their way  to heaven." (p.
       57.)
       
       332 "But before we talk too much of  r e n t s,  we should endea-
       vour to  explain the mysterious nature of them, with reference as
       well to   m o n e y,   the  r e n t  o f  w h i c h  w e  c a l l
       u s u r y;   as to  that of  l a n d s  a n d  h o u s e s."  (p.
       23.)
       
       332 "If a  man can  bring to London an ounce of silver out of the
       earth in Peru,  i n  t h e  s a m e  t i m e  that he can produce
       a bushel of corn, then one is the natural price of the other; now
       if by  reason of new and more easier mines a man cen get two oun-
       ces of silver as easily as formerly he did one, then corn will be
       as cheap  at ten  shillings the  bushel, as it was before at five
       shillings caeteris  paribus." (p.  31.) "Let  the production of a
       bushel of  corn be  supposed of    e q u a l    l a b o u r    to
       t h a t   o f  p r o d u c i n g  a n  o u n c e  of silver." (p.
       66.)
       
       332 ..."real and  not an imaginary way of computing the prices of
       commodities." (p. 66.)
       
       332 ... "the  law ...   s h o u l d  a l l o w  t h e  l a b o u-
       r e r   b u t  j u s t  w h e r e w i t h a l  t o  l i v e;  for
       if you  allow double  then he  works but half so much as he could
       have done,  and otherwise would;  w h i c h  i s  a  l o s s  t o
       t h e   p u b l i c   o f   t h e   f r u i t   o f  s o  m u c h
       l a b o u r."  (p. 64.)
       
       332  "N a t u r a l   d e a r n e s s   a n d   c h e a p n e s s
       depends   upon   the   f e w      o r      m o r e      h a n d s
       r e q u i s i t e   t o  n e c e s s a r i e s  o f  n a t u r e:
       As corn  is cheaper  where   o n e  m a n  produces corn for ten,
       then where  he can do the like but for six; and withal, according
       as the  climate disposes  men to  a necessity of spending more or
       less." (p. 67.)
       
       333 "Suppose a man could with his own hands plant a certain scope
       of land  with corn, that is, could digg, or plough; harrow, weed,
       reap, carry  home, thresh, and winnow so much as the husbandry of
       this land requires; and had witbal  s e e d  wherewith to sow the
       same.  I   say,   that   when"   (...)   "this   man      h a t h
       s u b d u c t e d     h i s     s e e d     o u t    o f    t h e
       p r o c e e d   o f  h i s  h a r v e s t,  and also what himself
       had both  eaten and  given to others in exchange for clothes, and
       other natural  necessaries; that  the    r e m a i n d e r    o f
       c o r n,   is the   n a t u r a l   a n d   t r u e  r e n t  o f
       t h e   l a n d   f o r t h a t   y e a r;   and the  m e d i u m
       o f   s e v e n   y e a r s,  or rather of so many years as makes
       up the  cycle,   w i t h i n    w h i c h    d e a r t h    a n d
       p l e n t i e s   m a k e   t h e i r  r e v o l u t i o n,  doth
       give the ordinary rent of the land in corn." (p. 23, 24.)
       
       333 "But a  further, thongh  collateral question  may be,   h o w
       m u c h   E n g l i s h   m o n e y   this  c o r n  o r  r e n t
       i s   w o r t h?   I answer,  s o  m u c h  a s  t h e  m o n e y
       wbich another  single man  can save   w i t h i n  t h e  s a m e
       t i m e,   over and  above his  expence, if  he employed  himself
       wholly to  produce and  make it;  viz. Let  another man go travel
       into a  countrey where  is silver there, dig it, refine it, bring
       it to  the same  place where the other man planted his corn; coyn
       it, etc.,  the same person, all the while of his working for sil-
       ver, gathering also food for his necessary livelihood, and procu-
       ring himself covering, etc. I say, the silver of the one  m u s t
       b e   e s t e e m e d   o f  e q u a l  v a l u e  w i t h  t h e
       c o r n   o f   t h e   o t h e r:  the one, being perhaps twenty
       ounces and the other
       
       #447# Fremdsprachige Zitate
       -----
       twenty bushels. From whence it follows tbat the price of a bushel
       of his corn to be an ounce of silver." (p. 24.)
       
       333 "And forasmuch  as possible  there may be more art and hazard
       in working about the silver, then upon 1*) corn, yet all comes to
       the same  pass; for  let a hundred men  w o r k  t e n  y e a r s
       upon corn,  and   t h e   s a m e  n u m b e r  o f  m e n  t h e
       s a m e   t i m e,   upon silver; I say, that the neat proceed of
       the silver  is the   p r i c e   o f   t h e   w h o l e  n e a t
       p r o c e e d   o f   t h e  c o r n,  and like parts of the one,
       the price of like parts of the other." (p. 24.)
       
       334 "Wherefore we  would be  glad to  find   t h e  n a t u r a l
       v a l u e   o f   t h e  F e e - s i m p l e  of land, though but
       no better  tban we  have done tbst of the  u s u s  f r u c t u s
       above-mentioned." (p.  25.) ...  "Having found  the  r e n t  o r
       v a l u e   o f  t h e  u s u s  f r u c t u s  p e r  a n n u m,
       the question  is, h o w  m a n y  y e a r s  p u r c h a s e  (as
       we usually  say) is the  F e e - s i m p l e  naturally worth? If
       we say an infinite number, then an acre of land would be equal in
       value to  a thousand  acres of the same land; which is absurd, an
       infinity of  unites being equal to an infinity of thousands: whe-
       refore we  must pitch upon some  l i m i t e d  n u m b e r,  and
       that I apprehend the number of years, which I conceive one man of
       SO years  old, another  of 28,  and another  of 7  years old, all
       being alive together may be thought to live; that is to say, of a
       grandfather, father and child; few men having reason to take care
       of more  remote posterity  ... Wherefore I pitch the  n u m b e r
       o f   y e a r s'   p u r c h a s e,  t h a t  a n y  l a n d  i s
       n a t u r a l l y   w o r t h,  to be the ordinary ¦¦1350¦ extent
       of three such persons their lives. Now in England we esteem three
       lives equal  to  one  and  twenty  years,  and  consequently  the
       v a l u e   o f   l a n d, to  be about the  s a m e  n u m b e r
       o f  y e a r s'  p u r c h a s e."  (p. 26.)
       
       335 "As for  usury, the  least that  can be, is the  r e n t  o f
       s o   m u c h   l a n d   a s  t h e  m o n e y  l e n t  w i l l
       b u y,  where the security is undoubted." (p. 28.)
       
       336 "As great  need of  money heightens  exchange, so  doth great
       need of  corn  r a i s e  t h e  p r i c e  of that likewise, and
       c o n s e q u e n t l y   of the   r e n t   o f   t h e  l a n d
       t h a t   b e a r s   c o r n,"   (...)   "and   l a s t l y  o f
       t h e   l a n d   i t s e l f;  as for example, if the corn which
       feeds London,  or an  army, be brought 40 miles thither 2*), then
       the   C o r n   g r o w i n g   w i t h i n   a    m i l e    o f
       L o n d o n,   or the  quasters of such army,  s h a l l  h a v e
       a d d e d   i n t o  i t s  n a t u r e l  p r i c e,  so much as
       the charge  of bringing  it thirty  nine miles does amount to ...
       Hence  it   comes  to   pass,  that     l a n d s    i n t r i n-
       s i c a l l y  a l i k e  near populous places, such as where the
       perimeter of  the area  that feeds  them is  great, will not only
       y i e l d   m o r e   r e n t   for these  reasons, but also more
       years purchase than in remote places etc. (p. 29.)
       
       336  "T h e   g o o d n e s s   o r  b a d n e s s,  or the value
       of land  depends upon   t h e   g r e a t e r   o r   l e s s e r
       s h a r e   o f  t h e  p r o d u c t  g i v e n  f o r  i t  i n
       p r o p o r t i o n    t o    t h e    s i m p l e    l a b o u r
       b e s t o w e d   t o  r a i s e  t h e  s a i d  p r o d u c t."
       (p. 67.)
       
       336 "If there be 1000 men in a territory, and if 100 of these can
       raise the  necessary food  and raiment for the whole 1000; if 200
       more make  as much commodities, as other nations will give either
       their commodities  or money  for, and  if 400 more be employed in
       the ornaments,  pleasure, and megnificence of the whole; if there
       be 200  governours, divines,  lawyers, physicians, merchants, and
       retailers, making in all 900, the question is" ... (p. 12.)
       
       337 "This,  I   say  to   be  the     f o u n d a t i o n     o f
       e q u a l i z i n g   a n d    b a l l a n c i n g    o f    v a-
       l u e s;   yet in  the superstructures  and practices hereupon, I
       confess there is much variety and intricacy." (p. 25.)
       -----
       1*) Bei Petty: about the - 2*) bei Petty: together
       
       #448# Anhang und Register
       -----
       337 "Our silver  and gold  we   c a l l   by several names, as in
       England by  pounds, shillings, and pence; all which may be called
       and understood by either of the three. But that which I would say
       upon this  matter is,  tkat all  things ought  to be  v a l u e d
       b y   t w o  n a t u r a l  d e n o m i n a t i o n s,  w h i c h
       i s   l a n d   a n d   l a b o u r;  that is, we ought to say, a
       ship or  garment is  worth such  a measure  of  land,  with  such
       another measure  of labour;  forasmuch as both ships and garments
       were the   c r e a t u r e s   o f   l a n d s    and    m e n' s
       l a b o u r s   t h e r e u p o n:  This being true, we should be
       glad to  find out a  n a t u r a l  P a r  b e t w e e n  l a n d
       a n d   l a b o u r,   so as we might express the value by either
       of them  alone, as  well or  better than  by both, and reduce one
       into the  other, as easily and certainly, as we reduce pence into
       ponnds." (p. 25.)
       
       338 "Of  the   vanity  and  fruitlesness  of  making    C i v i l
       P o s i t i v e  L a w s  against the  L a w s  o f  N a t u r e"
       (...) "I have spoken elsewhere." (l.c.p. 29.)
       
       338 "If the  said shires  by greater labour than now is used, (as
       by digging  instead of ploughing, setting instead of sowing, pic-
       king of  choice sead instead of taking it promiscuously, steeping
       it instead of using it wholly unprepared, and manuring the ground
       with salt  instead of  rotten straw,  etc.) could  be fertilized,
       then will   t h e   r e n t   be  as much  more advanced,  as the
       e x c e s s   o f   i n c r e a s e   e x c e e d s  t h a t  o f
       t h e  l a b o u r."  (p. 32.)
       
       338 ..."if you allow double, then he works but half so much." (p.
       64.)
       
       338 ..."which is a loss to the publick" etc. (p. 64.)
       
       338 "This brings  me  to  the  most  important  consideration  in
       P o l i t i c a l   E c o n o m i e s,  viz. how to make a  P a r
       a n d   E q u a t i o n   between Lands  and Labour, so as to ex-
       press the  value of  any thing by either alone." ("Political Ana-
       tomy of Ireland" und "Verbum Sapienti" 1672, Ausgabe Loolon 1691,
       p. 63, 64.)
       
       338 "The  d a y s  f o o d  o f  a n  a d u l t  m a n,  at a me-
       dium, and   n o t   t h e   d a y s   l a b o u r,   i s    t h e
       c o m m o n   m e a s u r e   o f  v a l u e,  and seems to be as
       regular and  constant as  the value of fine silver... Wherefore I
       v a l u e d   an Irish  cabbin at  the  n u m b e r  o f  d a y s
       f o o d,     w h i c h     t h e    m a k e r    s p e n t    i n
       b u i l d i n g  o f  i t." (p. 65.)
       
       339 "That some  men will  eat more  tban others, is not material,
       since by  a days  food we understand what 1/100 part of all sorts
       and sizes  will eat,  so as  to live,  labour, and generate." (p.
       64.)
       
       339 "What  we  call    t h e    w e a l t h,    s t o c k,    o r
       p r o v i s i o n   o f  t h e  n a t i o n,  being the effect of
       the f o r m e r   o r   p a s t  l a b o u r,  should not be con-
       ceived to   d i f f e r   f r o m   e f f i c i e n c i e s   i n
       b e i n g."  ("Verbum sapienti, p. 9.)
       
       339 "We said, that half the people by a very gentle labour, might
       much enrich  the kingdom ... upon what shall they employ themsel-
       ves? To which I answer in general, upon producing food and neces-
       saries for  the whole people of the land,  b y  f e w  h a n d s;
       whether  by     l a b o u r i n g     h a r d e r,    or  by  the
       i n t r o d u c i n g     t h e     c o m p e n d i u m,    a n d
       f a c i l i t a t i o n s   o f   a r t,   which is equivelent to
       what men  vainly hoped  from  p o l y g a m y.  For as much as he
       that can  do the work of five men by one, effects the same as the
       begetting four  adult workmen."  (p. 22.)  "Cheapest food will be
       when food  also   i s   r a i s e d,   b y   f e w e r  h a n d s
       t h a n  e l s e w h e r e." (p. 23.)
       
       341 ..."either   f r e e l y   g i v e s,    or  for  l a b o u r
       s e l l s  to mankind." ("Leviathan", [p. 232.])
       
       341 "Though the   e a r t h,  and all inferior creatures, be com-
       mon to  all men,  yet every man has a property in his own person:
       this nobody has any right to but himself. The labour of his body,
       and the  work of his hands, we may ssy, are properly his. Whatso-
       ever then he
       
       #449# Fremdsprachige Zitate
       -----
       removes out  of the  state that  nature has provided, and left it
       in, he has mixed his labout with, and joined to it something that
       is his own, and thereby makes it his property." ([Locke,] "Of Go-
       vernment", b. II, ch. V; Works, 1768, v. II, 7th edit., p. 229.)
       "His labour has taken it out of the hands of nature, where it was
       common, and belonged equally to all her children, and has thereby
       appropriated it to himself." (l.c.p. 230.)
       "The same  law of  nature, that  does by  this means give us pro-
       perty, does  also bound  that property  too... As much as any one
       can make  use of  to any  advantage of  life before it spoils, so
       much he  may by  his labour fix a property in: whatever is beyond
       this, is more tban his share, and belongs to others." (l.c.)
       "But  the   chief  matter  of  property  being  now  not    t h e
       f r u i t s   o f   t h e   e a r t h"  etc., "but the  e a r t h
       itself... As much land as a man tills, plants, improves, cultiva-
       tes, and  can use  the product of, so much is his property. He by
       his labour  does, as  it were,  enclose it  from the common." (p.
       230.) "Subduing or cultivating the earth, and having dominion, we
       see are  joined together.  The one  gave title to the other." (p.
       231.) "The  mesaure of  property nature  has well set  b y  t h e
       e x t e n t  o f m e n' s  l a b o u r,  and the conveniencies of
       lih: no  man's labour could subdue, or appropriate all; nor could
       his enjoyment  more consume than a small part; so that it was im-
       possible for  any man,  this way,  to intrench  upon the right of
       another, or  acquire to him[self] a property, to the prejudice of
       hie neighbour...  Thia measure did confine every man's possession
       to a  very moderate  proportion, and such as he might appropriate
       to himself,  without injury  to anybody, in the first ages of the
       world... And  the  same  measure    m a y    b e    a l l o w e d
       s t i l l   without prejudice  to any  body, as full as the world
       seems." (p. 231, 232.)
       
       342  "I t  i s  l a b o u r  i n d e e d  t h a t  p u t s  t h e
       d i f f e r e n c e  o f  v a l u e  o n  e v e r y  t h i n g...
       Of the products of the earth useful to the life of man ... 99/100
       are wholly  to be put on the account of labour." (p. 234.) "It is
       labour then which puts the greatest part of the value upon land."
       (p. 235.)  "Though the  things of nature are given in common, yet
       man, by   b e i n g   m a s t e r    o f    h i m s e l f,    and
       p r o p r i e t o r  o f  h i s  o w n  p e r s o n,  and the ac-
       tions or  labour of it, had still in himself the great foundation
       of property." (p. 235.)
       
       343 "He might  heap as much of these  d u r a b l e  things as he
       pleased; the exceeding" {...} "of the bounds of his just property
       not Iying  in the  largeness of his possession, but the perishing
       of any  thing uselessly in it. And thus came in the use of money,
       some lasting thing which might men 1*) keep without spoiling, and
       that by  mutual consent  men would  take in ¦¦1293a¦ exchange for
       the truly useful, but perishable supports of life." (p. 236.)
       
       343 "This partage of things in an inequality of private possessi-
       ons, men  have made practicable out of the bounds of society, and
       without compact;  only by putting a value on gold and silver, and
       tacitly agreeing in the use of money." (p. 237.)
       
       343 "Let us next see how it" (money) "comes to be of the same na-
       ture with  land, by  yielding a  certain yearly  income, which we
       call use  or interest.  For land produces naturally something new
       and profitable,  and of  value to  mankind; but money is a barren
       thing, and  produces nothing,  but by compact,  t r a n s f e r s
       t h a t   p r o f i t,   t h a t   w a s  t h e  r e w a r d  o f
       o n e   m a n' s   l a b o u r,  i n t o  a n o t h e r  m a n' s
       p o c k e t.  That which occasions this, is the unequal distribu-
       tion of  money; which  inequality has  the same  effect too  upon
       land, that it has upon money...
       -----
       1*) Bei Locke: that men might
       
       #450# Anhang und Register
       -----
       Fot as  the unequal  distribution of  land. (you having more than
       you can,  or will  manure, and  another less) brings you a tenant
       for your  land; and  the same  unequal distribution  of money ...
       brings me  a tenant for my money:  So  m y  m o n e y  i s  a p t
       i n   t r a d e,   b y   t h e   i n d u s t r y    o f     t h e
       b o r r o w e r,   to produce  more tban  6%, to the borrower, as
       well as  your land,   b y    t h e    l a b o u r    o f    t h e
       t e n a n t,   is apt to produce more fruits, than his rent comes
       to." (folio ed. of Locke's Works, 1740, vol. II [111].)
       
       343 ..."transfers that  profit, which  1*) was  the reward of one
       man's labour, into another man's pocket"... [l.c.]
       
       345 "As the  landed man  lets  his  land,  so  these"  (who  have
       "s t o c k for  trade, and 2*) either have not the skill, or care
       not for  the  trouble  of  mansging  it  in  trade")  "let  their
       s t o c k;   this latter is called  i n t e r e s t,  but is only
       r e n t   for stock," (...) "as the other is for land. And in se-
       veral languages,  hiring of money, and lands, are terms of common
       use; and  it is so also in some counties of England. Thus to be a
       L a n d l o r d,  or a  S t o c k l o r d  is the same thing; the
       landlord has  the advantage  only in this: that his tenant cannot
       carry away  the land,  as the  tenant of the other may the stock;
       and therefore  land ought  to yield   l e s s   p r o f i t  than
       stock;  which  is  let  out  at  the  greater  hazard."  ([North,
       "Discourses upon trade...",] p. 4.)
       
       345 "If there  be more  lenders than borrowers, interest will ...
       fall; ...  it is  not low  interest makes  trade, but   t r a d e
       i n c r e a s i n g,   t h e   s t o c k  o f  t h e  n a t i o n
       makes interest  low." (p. 4.) "Gold and silver, and, out of them,
       money are nothing but the weights and measures, by which traffick
       is more conveniently carried on, than could be done without them:
       and also a proper fund for a  s u r p l u s a g e  o f  s t o c k
       t o  b e  d e p o s i t e d  i n."  (p. 16.)
       
       346 "What do  these people  want, who  cry out  for money?" (...)
       [115] "I  will begin  with the  Beggar ...  it is  not money, but
       bread, and other necessaries for life that he wants... The farmer
       complains, for  the wants  of money  ... he thinks that were more
       money in  the country, he should have a price for his goods. Then
       it seems  money is  not his  want, but  a price for his corn, and
       cattel, which  he would  sell, but cannot ... why he cannot get a
       price? ...  1. Either  there is  too much  corn and cattel in the
       country, so that most who come to market have need of selling, as
       he has,  and few  of buying; or 2. There wants the usual vent ab-
       road, by transportation, as in time of war, when trade is unsafe,
       or not  permitted; or,  3. The  consumption fails, as when men by
       reason of  poverty, do  not spend so much in their houses as for-
       merly they did; wherefore it is not the increase of specifick mo-
       ney, which  would at all advance the farmers goods, but the remo-
       val of  any of  these three  causes, which do truly keep down the
       market.
       The merchant  and shop-keeper want money in the same manner, that
       is, they  want a  vent for the goods they deal in, by reason that
       the markets fail." (p. 11, 12.)
       
       346 "No man  is richer for having his estate all in money, plate,
       etc. Iying by him, but on the contrary, he is for that reason the
       poorer. That  man is richest, whose estate is in a  g r o w i n g
       c o n d i t i o n,  either in land at farm, money at interest, or
       goods in trade." (p. 11.)
       
       346 "Money being  ... the  common measure  of buying and selling,
       everybody who  has any  thing to sell, and cannot procure chapmen
       for it, is presently apt to think, that want  o f  m o n e y  i n
       t h e   K i n g d o m,   or country is the cause why his goods do
       not go  off; and so, want of money, is the common cry; which is a
       great mistake." (p. 11.)
       -----
       1*) Bei Locke: that - 2*) bei North: who
       
       #451# Fremdsprachige Zitate
       -----
       347 "Money neithet  i n c r e a s e t h,  not is useful, but when
       it's parted  with, and as money is unprofitable to a private per-
       son but  as he  disposeth of  it, for something more valuable, so
       what money  is more  tban of absolute necessity fot a home trade,
       is dead stock to a kingdom ot nation and brings no profit to that
       country it's kept in." (John Bellers, "Essays about the Poor, Ma-
       nufactures, Trade,  Plantations, and Immorality etc.", Lond. 1699
       p. 13.)
       "Altho' everyone  desires to have it" (money), "yet none, or vety
       few care  for keeping  it, but  they are  forthwith contriving to
       dispose it:  knowing that  from all  the money that lies dead, no
       benefit is  to be  expected, but  it is a certain loss." ([North,
       l.c.] p. 21.)
       
       347 "A nation  in the world, as to trade, is in all respects like
       a city  in a  kingdom, or  family in  a city."  (p. 14.) "In this
       course of  trade, gold  and silver  are in no sort different from
       other   c o m m o d i t i e s,   but are taken from them who have
       plenty, and cattied to them who want, or desire them." (p. 13.)
       
       347 "If nevet  so much" (money) "be brought from abroad, or never
       so much  coyned at  home, all tkat is mote than what the commerce
       of the  nation requires,  is   b u t  B u l l i o n,  and will be
       treated as  such; and  coyned money, like wrought plate at second
       hand, shdl sell but for the intrinsick." (p. 17, 18.)
       
       347 "The moneys imployed at interest in this nation, are not near
       the tenth  part,   d i s p o s e d   t o   t r a d i n g   p e o-
       p l e,   wherewith to  manage their  trades; but are for the most
       part lent for the supplying of luxury, and to support the expense
       of persons,  who though  great owners  of land,  yet spend faster
       than their lands bring in; and being loath to sell, choose rather
       to mortgage their estates." ([North, l.c.p.] 6, 7.)
       
       348 "Whether it  were not  wrong to suppose  L a n d  i t s e l f
       t o  b e  W e a l t h?  And whether the Industry of the People is
       not first  to be  considered, as  that which  constitutes Wealth,
       which makas  even Land  and Silver to be Wealth, neither of which
       wouid have any value, but as  m e a n s  a n d  m o t i v e s  to
       Industry?" ("The Querist". By Dr. G. Berkeley, London 1750, Query
       38.)
       
       349 "Everything in  the world  is purchased  by labour." ([Hume.]
       "Essays", v. I, part II, ed. 1764, London, p. 289.)
       
       349 "The greater  ot less  stock of  labour and  commodities must
       have a  great influence" (upon interest); "since we really and in
       effect borrow  these, when  we take money upon interest." (l.c.p.
       337.) "No  man will accept of low profits, where he can have high
       interest; and  no man  will accept  of low interest, where he can
       have high profits." (l.c.p. 335.)
       
       350 ...  "of the  small advance  of commerce and industry, not of
       the scarcity of goldand silver." (l.c.p. 329.)
       
       350 "In a  state, therefore,  where there is nothing but a landed
       interest" (oder wie er später sagt, "landed gentry and peasants")
       "the borrowers must be numerous, and interest high." (p. 330.)
       
       350  ..."k n o w s   n o   s u c h  p l e a s u r e  a s  t h a t
       o f   s e e i n g   t h e  d a i l y  e n c r e a s e  o f  h i s
       f o r t u n e."
       
       350 "And this  is the  reason why  trade increases frugality, and
       why, among  merchants, there is the same overplus of misers above
       prodigals, as,  among  the  possessors  of  land,  there  is  the
       contrary." (p. 333.)
       
       350 "Lawyers and  physicians beget no industry; and it is even at
       the expense of others they acquire their riches; so that they are
       sure to  diminish the  possessions of  some of their fellow-citi-
       zens, as fast as they encrease their own." (p. 333, 334.)
       
       #452# Anhang und Register
       -----
       "Thus an  increase of  commerce raises a great number of lenders,
       and  by   that  means     p r o d u c e s    l o w n e s s    o f
       i n t e r e s t."  (p. 334.)
       L o w     i n t e r e s t    and    l o w    p r o f i t s    o f
       m e r c h a n d i z e  are two events, that mutually forward each
       other, and   a r e   b o t h   o r i g i n a l l y  d e r i v e d
       from that  extensive commerce,  which produces opulent merchants,
       and renders  the monied  interest considerable.  Where  metchants
       possess great  stocks, whether  represented by few or many pieces
       of metal,  it must  frequently happen, that, when they either be-
       come tired  of business, or leave heirs unwilling or unfit to en-
       gage in  commerce, a  great deal  1*) of  these riches  naturally
       seeks an  annual and  secure revenue.  The plenty  diminishes the
       price, and  makes the lenders accept of a low interest. This con-
       sideration obliges  many to keep their stock in trade, and rather
       be content with low profits than dispose of their money at an un-
       der velne.  On the  other hand, when commerce has become very 2*)
       extensive,  and   employs  very  2*)  large  stocks,  there  must
       a r i s e     r i v a l s h i p s    a m o n g    t h e    m e r-
       c h a n t s,   which   d i m i n i s h  t h e  p r o f i t s  o f
       t r a d e,  at the same time that they increase the trade itself.
       The low  profits of  merchandize induce  the merchants  to accept
       more willingly  of a  low interest, when they leave off business,
       and begin  to indulge  themeelvea in  ease and  indolence. It  is
       n e e d l e s s,   therefore, to  enquire  which  of  these  cir-
       cumstances,   v i z   3*),   l o w   i n t e r e s t   o r  l o w
       p r o f i t s,   is    t h e    c a u s e,    and  which    t h e
       e f f e c t.  They both arise from an extensive commerce, and mu-
       tually forward  each other...  An exknsive commerce, by producing
       large stocks, diminishes both interest and profits; and is always
       assisted, in  its diminution of the one, by the proportional sin-
       king of the other. I may add, that, as low profits arise from the
       i n c r e a s e   o f   c o m m e r c e   a n d  i n d u s t r y,
       they serve in their turn to the farther increase of commerce 4*),
       by rendering  the commodities  cheaper, encouraging  the consump-
       tion, and heightening the industry. And thus ...  i n t e r e s t
       is   t h e    t r u e    5*)    b a r o m e t e r    o f    t h e
       s t a t e,  and i t s  l o w n e s s  is a sign almost infallible
       of the flourishing of a people." (l.c.p. 334-336.)
       
       351 "It appears  from these  several extracts, that Mr. Locke at-
       tributes  the   government  of   the  natural     R a t e     o f
       I n t e r e s t  to the Proportion which the quantity of money in
       a country  bears to  the debts  of its  inhabitants  one  amongst
       [another], and to the trade of it; and that Sir W. Petty makes it
       depend on  the quantity  of money alone; so they [only differ] in
       regard to  debts." (J.  Massie, "An Essay on the Coverning Causes
       of the  Natural Rate  of Interest"; wherein the sentiments of Sir
       W. Petty  and Mr.  Locke, on  that head,  are considered", London
       1750, p. 14, 15.)
       
       351 Rich people "instead of employing their money themselves. let
       it out  to other poople for them to make profit of, reserving for
       the owners   a   p r o p o r t i o n   o f   t h e  p r o f i t s
       t o  b e  6*)  m a d e:  But when the riches of a country are di-
       spersed into  so many  hands, and  so equally  divided, as not to
       leave many  people enough  to maintain two families, by employing
       it in  trade, there  can be  l i t t l e  b o r r o w i n g;  for
       2000 l.  7*) when it belongs to one man, may be lent, because the
       interest of  it will keep a family, but if it belongs to ten men,
       it cannot  be lent,  because the  interest will not keep 10 fami-
       lies." (p. 23, 24.)
       "All reasoning  about natural  interest  from    t h e    r a t e
       w h i c h  t h e  g o v e r n m e n t  p a y s  f o r  m o n e y,
       is, and  unavoidably must be fallaciaus; experience has shown us,
       they neither  have agreed,  nor preserved  a correspondence  with
       each other; and reason tells us they never can; for  t h e  o n e
       h a s   i t s  f o u n d a t i o n  i n  p r o f i t,  and  t h e
       o t h e r   i n   n e c e s s i t y;   the former  of  which  has
       bounds, but  the latter  none: The gentleman who borrows money to
       improve
       -----
       1*) Bei  Hume: proportion - 2*) fehlt bei Hume - 3*) bei Hume: to
       wit -  4*) bei Hume: to its farther encrease - 5*) fehlt bei Hume
       - 6*) bei Massie: so - 7*) bei Massie: 20000 l.
       
       #453# Fremdsprachige Zitate
       -----
       his land,  and the  merchant or  tradesman who borrow to carry on
       trade, have  limits beyond,  which they  will not go; if they can
       get 10  p.c. by money, they may give 5 p.c. for it; but they will
       not give  10; whereas  he  who  borrows  through  necessity,  has
       nothing else to determine by, and this admits of no rule at all."
       (p. 31, 32.)
       The equitableness  of taking  interest, depends  not upon a man's
       making or  not making  profit by  what he  borrows, but  upon its
       being capable  of producing  profit if rightly employed" (p. 49.)
       "If   t h a t  w h i c h  m e n  p a y  a s  i n t e r e s t  for
       what they  borrow, be   a  p a r t  of  t h e  p r o f i t s  i t
       i s   c a p a b l e   o f   p r o d u c i n g,   this    i n t e-
       r e s t   must always  be governed  by those  p r o f i t s." (p.
       49.)
       "What proportion  of these profits do of right belong to the bor-
       rower, and  what to the lender? And this there is no other method
       of determining,  then by the opinions of borrowers and lenders in
       general; for  right and wrong in this respect, are only what com-
       mon consent makes." (p. 49.)
       "This rule  of  d i v i d i n g  p r o f i t s  is not however to
       be applied particularly to every lender and borrower, but to len-
       ders and  borrowers in  general ...  remarkably great  and  small
       gains are  the rewards  of skill,  and the want of understanding,
       which   l e n d e r s   h a v e   n o t h i n g   a t  a l l  t o
       d o  w i t h,  for as they will not suffer by the one, they ought
       not  to   benefit  by   the  other.   What  has   been  said   of
       p a r t i c u l a r   m e n  i n  t h e  s a m e  b u s i n e s s
       is  applicable   to     p a r t i c u l a r     s o r t s     o f
       b u s i n e s s."  (p. 50.)
       "The   n a t u r a l   r a t e  o f  i n t e r e s t  is governed
       by the  p r o f i t s  o f  t r a d e  to particulars. (p. 51.)
       
       352 ..."got 1*) double the profits they now make."
       
       352 "One general answer will do for the whole, which is, that the
       profits of  trade in these several countries differ from the pro-
       fits of trade here, and so much as to produce all those different
       rates of interest." ( p. 51.)
       
       352 ...by a  decrease of  foreign  trade  2*)"  (...)  "or    t o
       p e o p l e   i n  t r a d e  l o w e r i n g  t h e  p r i c e s
       o f     t h e i r     c o m m o d i t i e s    u p o n    e a c h
       o t h e r   ... through  necessity to  get some trade, or through
       avarice to get most. (p. 52, 53.)
       "The profits  of trade in general, are governed by the proportion
       w h i c h   t h e   n u m b e r  o f  t r a d e r s  bears to the
       q u a n t i t y  o f  c o m m e r c e  3*). (p. 55.) "In Holland,
       wo die  Zahl der im trade employed people bears the greatest pro-
       portion to  the whole  number of inhabitants ...  i n t e r e s t
       i s  l o w e s t;  in Turkey, where the disproportion am größten,
       interest am höchsten." (p. 55, 56.)
       "What governs  the  p r o p o r t i o n  b e t w e e n  t r a d e
       a n d  t r a d e r s?"  (p. 57.) Die "motives to trade": "natural
       necessity, liberty,  preservation of men's private rights, public
       safety." (p. 57, 58.)
       "There are  no two countries which furnish an equal number of the
       necessaries of life in equal plenty, and  w i t h  t h e  s a m e
       q u a n t i t y  o f  l a b o u r;  men's wants increase or dimi-
       nish with  the severity or temperateness of the climate they live
       in; consequently, the  p r o p o r t i o n  o f  t r a d e  which
       the inhabitants  of different  countries are  obliged to carry on
       through necessity,  cennot be  the same, nor is it practicable to
       ascertain the  degree of variation further than by the degrees of
       heat and  cold; from whence one may make this general conclusion,
       that the   q u a n t i t y   o f  l a b o u r  required for  [the
       maintenance of]  a certain  number of  people is greatest in cold
       climates, and  least in hot ones; for in the former, men not only
       want more  cloaths, but  the earth  more cultivating, than in the
       latter." (p.  59.) "One  kind of  necessity which  is peculiar to
       Holland ... arises from the country being overpeopled;
       -----
       1*) Bei  Massie: get  - 2*) bei Massie: a decrease of trade - 3*)
       bei Massie: trade
       
       #454# Anhang und Register
       -----
       which, with   t h e  g r e a t  l a b o u r  r e q u i r e d  t o
       f e n c e   a n d   d r a i n   t h e  1*)  l a n d,  makes their
       necessity to  trade greater  than it  is in any other part of the
       habitable world." (p. 60.)
       356 «Tout achat  est vente,  et toute vente est achat.» (Quesnay,
       «Dialogues sur  le commerce et sur la travaux des artisans etc.»,
       éd. Daire  [120], p.  170.) «Acheter c'est vendre c'est acheter.»
       (Quesnay bei  Dupont de  Nemours, «Origine  etc.» 1767,  p.  392.
       [121])
       «L e  p r i x  p r é c è d e  t o u j o u r s  l e s  a c h a t s
       e t   l e s   v e n t e s.   Si la  concurrence des  vendeurs  et
       d'acheteurs n'y  apporte pas  de changement,  il existe tel qu'il
       est par  d'autres causes  i n d é p e n d a n t e s  du commerce.
       (p. 148. [122])
       «Il est  toujours à  présumer qu'il»  (échange) «est profitable à
       tous deux»  (contractants); «car de part et d'autre ils se procu-
       rent la  joisannce de richesses qu'ils ne peuvent obtenir que par
       1'échange. Mais  toujours  n'y  a-t-il  qu'échange  de  richesses
       d' u n e   v a l e u r   pour d'autres  richesses de  v a l e u r
       é g a l e,   et  par  conséquent    p o i n  t    d' a u g m e n-
       t a t i o n  r é e l l e  d e  r i c h e s s e s» (sollte heißen:
       point d'augmentation réelle de valeur). (l.c.p. 197. [123])
       
       356  «L' a u g m e n t a t i o n   d e s   c a p i t a u x    est
       donc  l e  p r i n c i p a l  m o y e n  d' a c c r o î t r e  le
       travail, et   l e   p l u s   g r a n d   i n t é r ê t  d e  l a
       s o c i é t é.»   (Quesnay bei  Dupont de  Nemours,  l.c.p.  391.
       [124])
       
       357 «Ils ont  risqué beaucoup  pour gagner beaucoup. Mais ils ont
       risqué des  hommes, et des demées ou de l'argent. Pour les hommes
       s'ils les  ont exposés  a un  péril évident, pour gagner, ils ont
       fait une  très-vilaine action.  Pour les denrées, si c'est un mé-
       rite d'en  produire, ce ne doit pas être un mérite de les risquer
       pour  le   profit  d'un  seul  homme.»  (Buat.  «Éléments  de  la
       politique. ou  Recherche des vrais principes de l'écon. sociale»,
       London 1773, t. II, p. 297.)
       
       358 "T h e  e x p e n c e  l a i d  o u t  i n  e m p l o y i n g
       a n d     m a i n t a i n i n g     them  does   no   more   than
       c o n t i n u e   the   e x i s t e n c e   o f    i t s    o w n
       v a l u e,  and is therefore unproductive." {Weil off surplus va-
       lue -  unproductive.} "The  wealth of  society can  never in  the
       smallest degree  be   a u g m e n t e d   by artificers, manufac-
       turers, or merchants, otherwise than by their  s a v i n g  a n d
       a c c u m u l a t i n g     p a r t     o f      w h a t      i s
       i n t e n d e d   f o r  t h e i r  d a i l y  s u b s i s t a n-
       c e;   consequently   i t   i s   b y    p r i v a t i o n    o r
       p a r s i m o n y   a l o n e"  (...) "that they can add anything
       to the  general stock.  Cultivators, on the contrary, may live up
       to the whole of their income, and yet at the same time enrich the
       state; for their industry affords a surplus produce called rent."
       ([John Gray,] "The Essential Principles of the Wealth of Nations.
       illustrated, in  opposition to  some false  doctrines of Dr. Adam
       Smith, and others", London 1797, p. 6.)
       "A class of men whose labour (though it produce something) produ-
       ces no  more tban  whnt was bestowed, in order to effect that la-
       bour, may  with the  greatest propriety be called an unproductive
       class." (p. 10.)
       
       359 "The  a u g m e n t a t i o n  of revenue" {...} "is not, but
       indirectly, the  object of  the Economists... Their object is the
       p r o d u c t i o n     and      r e p r o d u c t i o n      o f
       r e v e n u e."  (p. 18.)
       
       359 "When the  question is about the  p r o d u c t i o n  of re-
       venue, it  is altogether  illogical to  substitute for  that  the
       t r a n s f e r   o f    r e v e n u e,  which    a l l    c o m-
       m e r c i a l   d e a l i n g s   are resolvable  into." (p. 22.)
       "What  does  the  word    c o m m e r c e    imply  but    c o m-
       m u t a t i o  m e r c i u m...  sometimes more beneficial to the
       one than the other; but still what the one gains the other loses,
       and their traffic really  p r o d u c e s  n o  i n c r e a s e."
       (p. 23.)  "Should a Jew sell n crown-piece for 10 sh., or a Queen
       Anne's farthing for a guinea, he would augment his own income, no
       doubt, but he would not thereby augment the  q u a n t i t y  o f
       t h e  p r e c i o u s  m e t a l s;  and the nature of
       -----
       1*) Bei Massie: their
       
       #455# Fremdsprachige Zitate
       -----
       the traffic  wouid be the same, whether his virtuoso customer re-
       sided in  the same  street with  himself, or  in  France,  or  in
       China." (p. 23.)
       
       360 "No man, as a manufacturer, however he may gain himself, adds
       anything to  the national  revenue, if  his commodity is sold and
       consumed at  home; for    t h e    b u y e r    p r e c i s e l y
       l o s e s...      w h a t      t h e      m a n u f a c t u r e r
       g a i n s...   There is  an   i n t e r c h a n g e   between the
       seller and the buyer, but no increase." (p. 26.) "To  s u p p l y
       t h e  w a n t  o f  a  s u r p l u s...  the master employer ta-
       kes a profit of 50 p.c. upon what he expends in wages, or 6 d. in
       the shilling  on esch manufacturer's pay; ... and if the manufac-
       ture  is   sold  abrond"...   "would  be   the    n a t i o n a l
       p r o f i t."... (p. 27.)
       
       360 ..."manufacturers  are  a    n e c e s s a r y    class"  ...
       "p r o d u c t i v e   c l a s s."   (p.  35.)  Sie  "occasion  a
       c o m m u t a t i o n   or   t r a n s f e r  of the revenue pre-
       viously provided  by the  cultivator, by  giving a  permanency to
       that revenue under a new form." (p. 38.)
       
       360 ... "for  every civil society must be fed, [...] clothed, de-
       fended and instructed." (ibidem p. 51.)
       
       360 "... deemed   R e c c i v e r s  o f  l a n d  r e n t s,  as
       m e r e       R e c c i v e r s       o f       r e n t s,      a
       p r o d u c t i v e   c l a s s  in society ... they have in some
       degree compensated  for their error by intimating that the Church
       and King  are to be served out of those rents. Dr. Smith ... suf-
       fering  it"   (diesen  error  der  Economists)  "to  pervade  the
       w h o l e   o f  t h i s  1*)  e n q u i r y," (...) "directs his
       refutation to the sound part of the Ec. system." (p. 8.)
       
       360 "The   p r o p r i e t o r s  o f  l a n d  as mere receivers
       of land  rents are  n o t  a n  e s s e n t i a l  c l a s s  o f
       s o c i e t y...  B y  s e p a r a t i n g  t h e  r e n t s  o f
       l a n d s     f r o m      t h e      c o n s t i t u t i o n a l
       p u r p o s e   o f  t h e  d e f e n c e  o f  t h e  s t a t e,
       the receivers of those rents instead of being an essential class,
       render themselves  one of the most unessential and burdensome cl-
       asses in society." (p. 51.)
       
       361 ..."that a  manufacturer only  enriches himself  by  being  a
       s e l l e r" (...) "and that when he ceases to be a  s e l l e r,
       his   p r o f i t s"  (und wo bleiben die profits des farmers who
       is not  a seller?)  "are immediately at a stand, because they are
       not natural  profits, but  artificial. The  cultivator...   m a y
       e x i s t,  and thrive, and multiply, without  s e l l i n g  any
       thing." (p. 38, 39.)
       
       361 ..."the 2*)  augmentation of  the   n o m i n a l   v a l u e
       o f     t h e      p r o d u c e...      s e l l e r s      n o t
       e n r i c h e d   2*)   ... since what they gain as sellers, they
       precisely expend in quality of buyers." (p. 66.)
       
       362 "While a  field admitting  cultivation can be found for every
       idler, let  no idler  be without  a field. Houses of industry are
       good things; but fields of industry are much better." (p. 47.)
       
       364 "That what we call evil in this world, moral as well as natu-
       ral, is the grand principle that makes us sociable creatures, the
       solid basis,  the   l i f e   a n d   s u p p o r t   o f   a l l
       t r a d e s   a n d   e m p l o y m e n t s    without  exception
       there we  must look for the true origin of all arts and sciences;
       and the  moment, evil  ceases, the society must be spoiled if not
       totally destroyed 3*)." (Mandeville, "Fable of the Bees", 1705.)
       
       382 "Both  the   theory  relative   to  capital,   and      t h e
       p r a c t i c e   o f  s t o p p i n g  l a b o u r  a t  t h a t
       p o i n t   where it  can produce, in addition to the subsistence
       of the  labourer, a  p r o f i t  to 4*) the capitalist, seem op-
       posed to the natural lsws which regulate prodaction." (Th. Hodgs-
       kin, "Pop. Polit. Econ.", Lond. 1827, p. 238.)
       
       383 «Dans les  petites entreprises ... l'entrepreneur est souvent
       son  p r o p r e  o u v r i e r.»  (Storch, t. I, Petersb. Ausg.,
       p. 242.)
       -----
       1*) Bei  Gray: his  own - 2*) bei Gray: nor are sellers ... enri-
       ched - 3*) bei Mandeville: dissolv'd - 4*) bei Hodgskin: for

       zurück