Quelle: MEW 26.1 Theorien über den Mehrwert - Erster Teil
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Fremdsprachige Zitate
Die fremdsprachigen Zitate, die im Text in deutscher Übersetzung
gebracht wurden, werden hier nach der Marxschen Handschrift wie-
dergegeben. Das betrifft auch solche Zitate, die Marx nicht voll-
ständig ins Deutsche übersetzt hat. Unterstreichungen werden wie
im Haupttext durch Kursivschrift, Doppelunterstreichungen durch
gesperrte Kursivschrift hervorgekoben. Offensichtliche Schreib-
fehler werden stillschweigend korrigiert. Wesentliche Abweichun-
gen gegenüber dem Original sind in Fußnoten vermerkt.
Erstes Kapitel
7 "Positive profit, implies no loss to anybody; it results from
an a u g m e n t a t i o n of labour, industry, or ingenuity,
and has the effect of swelling or augmenting the p u b l i c
g o o d... R e l a t i v e p r o f i t, is what implies a loss
to somebody; it marks a vibration of the balance of wealth bet-
ween parties, but implies n o a d d i t i o n t o t h e g e-
n e r a l s t o c k... T h e c o m p o u n d is easily under-
stood; it is that species of profit... which is partly
r e l a t i v e, and partly p o s i t i v e... both kinds may
subsist inseparably in the same transaction." ("Principles of
Pol. Oeconomy", v. I. The Works of Sir JameS St[euart] etc., ed.
by General Sir James Steuart, his son etc., in 6 vols., London
1805, p. 275, 276.)
8 "In the price of goods, I consider two things as really exi-
sting, and q u i t e d i f f e r e n t from another; the
r e a l v a l u e of the commodities, and the p r o f i t
u p o n a l i e n a t i o n." (p. 244.)
8 ..."upon an average, a workman of the country in general may
perform ... in a day, a week, a month etc." Zweitens: "the value
of the workman's subsistence and necessary expense, both for sup-
plying his personal wants, and... the instruments belonging to
his profession, which must be taken upon an average as above."
Drittens: "the value of the materials" (p. 244, 245). "These
three articles being known, the price of manufacture is determi-
ned. It cannot be lower than the amonnt of all the three, that
is, than the r e a l v a l u e; w h a t e v e r i s
h i g h e r, i s t h e m a n u f a c t u r e r' s p r o-
f i t. This will be in proportion to d e m a n d, and there-
fore will fluctuate according to circumstance. (l.c.p. 245.)
Hence appears the necessity of a great demand, in order to pro-
mote flourishing manufactures... the industrious regulate their
living and expence according to their certain profit" (l.c.p.
246).
Zweites Kapitel
18 "It is obvious, that the relative numbers of persons who can
be maintained without agricultural labour, must be measured
wholly by the productive powers of the cultivators." (R. Jones,
"On the Dist. of Wealth", Lonlon 1831, p. 159, 160.)
24 «l a c l a s s e p r o d u c t i v e» (agricultural labou-
rers) «l a c l a s s e d e s p r o p r i é t a i r e s, e t
l a c l a s s e s t é r i l e» («tous les citoyens occupés à
d'autres senices et à d'autres travaux que ceux de
l'agriculture») («Physiocrates etc.», édit. Eugène Daire, Paris
1846, I. partie, p. 58).
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24 «Son» (du laboureur) «travail, dans l'ordre des travaux parta-
gés entre les différents membres de la societé, conserve la même
primauté... qu'avait, entre les différents traveux qu'il était
obligé dans l'état solitaire de consacrer à ses besoins de toute
espèce, le travail qui subvenait à sa nourriture. Ce n'est pas
ici une primauté d'honneur ou de dignité; elle est de nécessité
p h y s i q u e... Ce que son travail fait produire à la terre
au delà de ses besoins personnels est l'unique fonds des salaires
que reçoivent tous les autres membres de la société en échange de
leur travail. Ceux-ci, en se servant du prix de cet échange pour
acheter à leur tour les denrées du laboureur, ne lui rendent ex-
actement» (in Materie) «que ce qu'ils ont reçu. C'est une diffé-
rence ¦¦230¦ essentielle entre ces deux genres de travaux...»
(«Reflexions sur la Formation et la Distribution des Richesses»
(1766). Turgot, (OEuvres, édit. Daire, t. I, Paris 1844, p. 9,
10.)
25 «Dès que le travail du laboureur p r o d u i t a u d e l à
de ses besoins, il peut, avec ce superflu que la nature lui ac-
corde en pur don au delà du salaire de ses peines, acheter le
travail des autres membres de la société. Ceux-ci en le lui ven-
dant ne gagnent que leur vie; mais le laboureur recueille, outre
sa subsistance, une richesse indépendante et disponible,
q u' i l n' a p o i n t a c h e t é e e t q u' i l v e n d.
Il est donc l'unique source des richesses qui par leur circula-
tion animent tous les travaux de la société, p a r c e q u' i l
e s t l e s e u l d o n t l e t r a v a i l p r o d u i s e
a u d e l à d u s a l a i r e d u t r a v a i l.» (l.c.p.
11.)
26 «Dans les premiers temps le propriétaire n'a pas dû être di-
stingué du cultivateur... dans ce premier temps, tout homme labo-
rieux, trouvant autant de terre qu'il en ¦¦231¦ voulait, ne pou-
vait être tenté de l a b o u r e u r p o u r a u t r u i...
Mais à la fin toute terre trauva son maître, et ceux qui ne pu-
rent avoir des propriétés n'eurent d'abord d'autre ressource que
celle d' é c h a n g e r l e t r a v a i l d e l e u r s
b r a s dans les emplois de la c l a s s e s t i p e n-
d i é e» (...) «contre le superflu des denrées du propriétaire
cultivateur.» (p. 12.)
26 ...«payer des hommes pour cultiver sa terre, et pour des hom-
mes qui vivent de salaires, autant valait les gagner à ce métier
qu'à tout autre. L a p r o p r i é t é d u t d o n c ê t r e
s é p a r é e d u t r a v a i l d e l a c u l t u r e, e t
b i e n t ô t e l l e l e f u t... Les propriétaires commen-
cent à... se décharger du travail de la culture sur des cultiva-
teurs salariés.» (p. 13.)
27 «Le simple ouvrier, qui n'a que ses bras et son industrie, n'a
rien qu'autant qu'il parvient à vendre à d'autres sa peine... En
tout genre de travail il doit arriver et il arrive en effet que
le salaire de l'ouvrier se borne à ce qui lui est nécessaire pour
lui procurer sa subsistance.» (l.c.p. 10.)
27 ...«le produit de la terre se divise en deux parts: I'une com-
prend la subsistance et les profits du laboureur, qui sont la ré-
compense de son travail et la condition sous laquelle il se
charge de cultiver le champ du propriétaire: ce qui reste est
cette partie indépendante et disponible que la t e r r e
d o n n e e n p u r d o n à c e l u i q u i l a
c u l t i v e au delà de ses avances et du salaire de ses pei-
nes, et c'est la part du propriétaire ou le revenu avec lequel
celui-ci peut vivre sans travail et qu'il porte où il veut.» (p.
14.)
27 «Le c u l t i v a t e u r produit s o n p r o p r e s a-
l a i r e, et en outre le revenu qui sert à salarier toute la
classe des artisans et autres stipendiés... L e p r o p r i é-
t a i r e n' a r i e n q u e p a r l e t r a v a i l d u
c u l t i v a t e u r;» (...) «il reçoit de lui sa ¦¦232¦
subsistance et ce avec quoi il paye les travaux des autres
stipendiés... le cultivateur n'a besoin du propriétaire qu'en
vertu des conventions et des lois...» (l.c.p. 15.)
28 ...«fermage ou louage des terres... la méthode la plus avanta-
geuse de toutes, mais elle suppose un pays déjà riche.» (l.c.p.
21.)
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28 «Dans quelque métier que ce soit, il faut d'avance que
l'ouvrier ait des outils, qu'il ait une suffisante quantité des
matières qui sont l'obiet de son travail; il faut qu'il subsiste
en attendant la vente de ses ouvrages.» (p. 34.)
28 «Elle a donné le premier fonds des avances antérieures à tou-
tes cultures 1*)». ... «laitages, laines, cuirs et autres matiè-
res qui, avec le bois ptis dans les forêts, ont été le premier
fonds des ouvrages d'industrie." (p. 34.)
29 «L o r s q u' u n e grande partie de la société n' e u t
q u e s e s b r a s p o u r v i v r e, il fallut que ceux
qui vivaient ainsi de salaires commençassent par avoir quelque
c h o s e d' a v a n c e, soit pour se procurer les matières
sur lesquelles ils travaillaient, soit pout vivre en attendant le
payement de leur salaire.» (p. 37, 38.)
29 ... «que lui aurait valu son argent s'il l'avait employé en
acquisition de fonds; (de terre); und ihr salaire, car sans
doute, à profit égal, il aursit préféré vivre, sans aucune peine,
du revenu d'une terre qu'il aurait pu acquérir avec le même capi-
tal.» (p. 39.)
29 «Tout cela doit être prélevé sur le prix des productions de la
terre; le s u r p l u s sert au cultivateut à payer au proprié-
taire la permission que celui-ci lui a donnée de se sevir de son
champ paur y établir son entreprise. C'est le prix du fermage, le
revenu du propriétaire, le p r o d u i t n e t, car taut ce
que la terre produit jusqu' à la concurrence de la rentrée des
avances de toute espèce et des profits de celui qui les fait, ne
peut être regardé comme un revenu, mais seulement comme
r e n t r é e d e s f r a i s d e c u l t u r e, attendu que
si le cultivateur ne les retirait pas, il se garderait bien
d'employer ses richesses et sa peine a cultiver le champ
d'autrui.» (p. 40.)
29 «Quoique les capitaux se forment en partie de l'épargne des
profits des classes laborieuses, cependant, comme ces profits
viennent toujours de la terre, puisque tous sont payés ou sur le
revenu, ou sur les frsis qui servent à produire le revenu, il est
évident que les capitaux viennent de la terre tout comme le re-
venu, ou plutôt qu'ils ne sont que l'accumulation de la partie
des veleurs produites par la terre que les propriétaires du re-
venu ou ceux qui le partagent peuvent mettre en réserve chaque
année, sans l'employer à leurs besoins.» (p. 66.)
30 «Tale m o l t i p l i c a z i o n e d i m a t e r i a»,...
«non si ha cortamente nè mai aver potrassi dalle arti, ma sola
forma, sola modificazione: non si ha dunque produzione dalle
arti. Ma le arti, mi si replica, danno la forma alla materia,
dunque esse son produttive; imperocchè è questa una produzione se
non di materia, di forma. Va bene, io nol contrasto; ma
q u e s t a n o n è p r o d u z i o n e d i r i c c h e z-
z e, e l l a n o n è a n z i a l t r o c h e u n
d i s p e n d i o... La politica economia propone e cerca produ-
zione fisica e reale, la quale si ha dalla sola agricoltura,
giacche questa sola moltiplica le materie ed i prodotti che dan
le ricchezze... Le arti comprano dall' agricoltura le materie
prime per lavorarle. Questo lavoro altro non fa, come è già
detto, che dare una forma a quelle materie prime, ma non le ac-
cresce perè nè le moltiplica.» (p. 196, 197.)
«Date al cuoco una misura di piselli che ve gli appresti pel
pranzo, egli ben cotti e ben conditi ve li manda in tavola, ma
nella stessa misura in cui gli ha ricevuti; date al contrario
quella misura all' ortolano acciò li confidi alla terra, egli vi
riporta a suo tempo il quadruplo almeno della misara ricevuta.
Ecco la vera e sola produzione.» (p. 197.) «Il valore alle cose
lo danno i bisogni degli uomini. Dunque il valore o l'aumento del
valore
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1*) Bei Tutgot: toute culture
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delle derrate non è l'effetto de' lavori delle arti, ma delle
spese de' lavoranti.» (p. 198.) «Qualunque manifattura di moda
appena e comparsa, di subito si estende e dentro e fuori del
paese: ed ecco che b e n p r e s t o la concorrenza di altri
artefici, di altri mercanti riduce il prezzo al suo giusto li-
vello, che è quello ... del valore delle materie prime e della
sussistenza dei lavoranti.» (p. 204. 205. Ferdinando Paoletti, «I
veri mezzi di render felici le società», t. XX, Custodi, Parte
moderna.)
31 "It is the work of nature which remains after deducting or
compensating every thing which can be regarded as the work of
man. It is seldom less tban a fourth, and frequently more than a
third of the whole produce. No equal quantity of productive la-
bour employed in manufactures can ever occasion so great a repro-
duction. I n t h e m n a t u r e d o e s n o t h i n g;
m a n d o e s a l l; and the reproduction must always be in
proportion to the strength of the agents that occasion it." (A.
Smith, ["An Inquiry into the nature and causes of the wealth of
nations"] book II, ch.5. [By J.R. McCulloch, vol. II, Edinburgh
1828, p. 147.])
31 "Does nature nothing for man in manufactures? Are the powers
of wind and water, which move our machinery, and assist naviga-
tion, nothing? The pressure of the atmosphere and the elasticity
of steam, which enable us to work the most stupendous engines -
are they not the gifts of nature? to say nothing of the effects
of the matter of heat in softening and melting metals, of the de-
composition of the atmosphere in the process of dyeing and fer-
mentation. There is not a manufacture which can be mentioned, in
which nature does not give her assistance to man, and give it
too, generously and gratuitously." (Ricardo, ["On the principles
of political economy, and taxation"] 2nd edit., 1819, Note zu p.
61, 62.)
32 "The Physincrates say f.i. of the price of a piece of lace,
one part merely replaces what the labourer consumed, and the
other part is only transferred from one man's" (...) "pocket to
another's." ("An Inquiry into those Principles, respecting the
Nature of Demand and the Necessity of Consumption, lately advoca-
ted by Mr. Malthus etc.", London 1821, p. 96.)
32 «Il»,... «est le seul dont le travail produise a u d e l à
d u s a l a i r e du travail.», (Turgot, l.c.p. 11.)
32 «Le cultivateur fait naître, au delà de cétte retribution».
... «le revenu du propriétaire; et l'artisan ne fait naître aucun
revenu, ni pour lui, ni pour d'autres» (l.c.p. 16). «Tout ce que
la terre produit jusqu'a la concurrence de la rentrée des avances
de toute espèce et des profits de celui qui les fait, n e
p e u t ê t r e r e g a r d é c o m m e u n r e v e n u,
mais seulement comme rentrée des frais de culture.» (l.c.p. 40.)
32 «Le travail appliqué à la culture de la terre produisait non
seulement de quni s'alimenter lui-même pendant toute la durée de
l'ouvrage, mais encore un e x c é d a n t d e v a l e u r»
(Mehrwert) «qui pouvait s'ajouter à la masse des richesses déjà
existantes: ils appelèrent cet excédant le p r o d u i t
n e t.» (...) «Le produit net devait nécessairement appartenir au
propriétaire de la terre et constituait entre ses mains un revenu
pleinement disponible. Quel était donc le produit net des autres
industries?... Manugfacturiers, commerçans, ouvriers, tous étai-
ent les commis, les s a l a r i é s de l'agriculture, sou-
veraine créatrice et dispensatrice de tous les biens. Les pro-
duits du travail de ceux-là ne représentaient, dans le système
des é c o n o m i s t e s, que l'équivalent de leurs consomma-
tions pendant l'ouvrage, en sorte qu'après de travail achevé, la
somme totale des richesses se trouvait absolument le même
qu'auparavant, à m o i n s q u e l e s o u v r i e r s o u
l e s m a î t r e s n' e u s s e n t m i s e n r é s e r-
v e, c'est-à-dire é p a r g n é, c e q u' i l s a v a i-
e n t l e d r o i t d e c o n s o m m e r. Ainsi donc. Ie
travail appliqué à la terre
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était le seul productif de la richesse, et celui des autres indu-
stries était considéré comme s t é r i l e, p a r c e q u' i l
n' e n r é s u l t a i t a u c u n e a u g m e n t a t i o n
d u c a p i t a l g é n é r a l.» (A. Blanqui, « Histoire de
l'éc. pol.», Bruxelles 1839, p. 139.)
33 «Pour avoir de l'argent»,... «il faut l'acheter; et après cet
achat, on n'est pas plus riche qu'on l'était auparavant; on n'a
fait que recevoir en argent, une valeur égale à colle qu'on a
donnée en marchandises.» (Mercier de la Rivière, «Ordre naturel
et essentiel des sociétés politiques», t. II, p. 338.)
34 «Le travail des artisans et manufacturiers n'ouvrant ancune
source nouvelle des richesses, n e p e u t ê t r e p r o f i-
t a b l e q u e p a r d e s é c h a n g e s a v a n t a-
g e u x, et n'a qu'une valeur purement relative, valeur qui ne
se répétera plus quend il n'y aura plus occasion de g a g n e r
s u r l e s é c h a n g e s...» (A. Smith, «Recherches sur la
nature et les causes de la richesse des nations», t. V, Paris
1802, p. 266. [23])
34 «Le travail des artisans et manufacturiers ne pouvant ajouter
à la masse général des richesses de la société que les épargnes
faites pat les salariés et les capitalistes, il peut bien, par
cette voie, tendre à enrichir la société.» (l.c.p. 266.)
34 «Les ouvriers de la culture enrichissent l'État par le produit
même de leur travail: les ouvriers des manufactures et du com-
merce, au contreire, ne sauraient l'enrichir autrement que par
des é p a r g n e s s u r l e u r p r o p r e
c o n s o m m a t i o n. Cette assertion des économistes est une
conséquence de la distinction qutils ont établie, et paraît aussi
incontestable. En effet, le travail des artisans et manufactu-
riers ne peut ajouter autre chose à la valeur de la matière, que
la valeur de leur propre travail, c'est-à-dire, celle des salai-
res et profits que ce travail a dû gagner, au taux courant actuel
des uns ¦¦238¦ et des autres, dans le pays. Or, ces salaires,
quels qu'ils soient, faibles ou forts, sont la récompense du tra-
vail; c'est ce que l'ouvrier a droit de consommer et ce qu'il est
présumé consommer; car c'est en consommant seulement qu'il peut
jouir du fruit de son travail, et cette jouissance est taut ce
qui constitue réellement sa récompense. P a r e i l l e m e n t
l e s p r o f i t s, q u e l s q u' i l s s o i e n t,
f a i b l e s o u f o r t s, sont aussi réputés être la con-
sommation journalière et successive du capitaliste, qui est natu-
rellement présumé proportionner ses jouissances au revenu que lui
donne son capital. Ainsi, à moins que l'ouvrier ne se retranche
une partie de l'aisance à laquelle il a droit, d'apres le taux
courant du salaire attribue à s o n t r a v a i l; à moins
que le capitaliste ne se soumette à épargner une partie du revenu
que lui rend son capital, l'un et l'autre consommeront, à mesure
que l'ouvrage s'achevèra, toute la valeur résultante de ce même
ouvrage. La masse totale des richesses de la société sera donc,
après leur travail fait, la même qu'elle était auparavant, à
m o i n s q u' i l s n' a i e n t é p a r g n é une partie de
ce qu'ils avaient droit de consommer, de ce qu'ils pouvaient con-
sommer sans être taxés de dissipation; dans lequel cas, la masse
totale des richesses de la société aurait été grossie d e
t o u t e l a v a l e u r d e c e s é p a r g n e s. Il est
donc juste de dire que les agens des manufactures et du commerce
ne peuvent a j o u t e r à l a m a s s e t o t a l e d e s
r i c h e s s e s e x i s t a n t e s d a n s l a
s o c i é t é, q u e p a r l e u r s p r i v a t i o n s
s e u l e m e n t.» (l.c.p. 263, 264.)
35 «Enfin, si les économistes ont soutenu que l'industrie ma-
nufacturière et commerçante ne pouvait ajouter à la richesse na-
tionale que par des privations seulement, Smith a dit également
que l'industrie s'exercerait en vain, et que le capital d'un pays
ne serait jamais plus grand si l'économie ne l'augmentait par ses
épargnes.» (liv. II, ch. 3.) «Smith est donc parfeitement
d'accord avec les économistes.» etc. (l.c.p.270.)
35 «De toutes les valeurs écloses sous l'atmosphère embrasée du
s y s t è m e» (Laws), «il ne restait plus rien que la ruine, la
désolation et la banqueroute. L a p r o p r i é t é
f o n c i è r e s e u l e
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n'avait pas péri dans cette tourmente.» {...} «Elle s'était même
améliorée en changeant de mains, et en se subdivisant sur une va-
ste échelle, pour la première fois, peut-être, depuis la féoda-
lité.» (A. Blanqui, l.c.p. 138.) Nämlich: «Les mutations innom-
brables qui s'effectuèrent sous l'influence du système, commencè-
rent le morcollement de la propriété... La propriété foncière
sortit paur la première fois de l'état de torpeur où l'avait si
longtemps maintenue le système féodal. Ce fut un véritable réveil
pour l'agriculture... Elle» (la terre) «venait de passer du re-
gime de la main-morte à celui de la circulation.» (p. 137, 138.)
35 «Fermage ou louage des terres... cette dernière méthode»...
«est la plus avantageuse de toutes, mais elle suppose un pays
déjà riche.» (Siehe Turgot, l.c.p. 16-21.)
36 «Que les terres employées à la culture des grains soient ré-
unies, autant qu'il est possible, en grandes fermes exploitées
par de riches laboureurs» (i.e. Kapitalisten); «car il y a moins
de dépense pour l'entretien et la réparation des bâtiments, et à
proportion beaucoup moins de frsis, et beaucoup plus de produit
net dans les grandes entreprises d'agriculture, que dans les pe-
tites.» (Quesnay, «Maximes générales du gouvernement économique
d'un royaume agricole». [p. 96, 97.])
36 «Toute épargne faite à {son} profit» {i.e. au profit du pro-
duit net} «dans les travaux qui peuvent s'exécuter par le moyen
des animaux, des machines, des rivières, etc., revient à
l'avantage de la population etc.» [p. 97.]
36 «Modérez votre enthousiasme, aveugles admirateurs des faux
produits de l'industrie: avant de crier miracle, ouvrez les yeux,
et voyez combien sont pauvres, du moins malaisés, ces mêmes ou-
vriers 1*) qui ont l'art de changer 20 sous en une valeur de
mille écus: a u p r o f i t d e q u i p a s s e d o n c
c e t t e m u l t i p l i c a t i o n é n o r m e d e
v a l e u r s? Q u o i, c e u x p a r l a m a i n 2*)
d e s q u e l s e l l e s' o p è r e, n e c o n n o i s-
s e n t p a s l' a i s a n c e! a h! D é f i e z - v o u s
d e c e c o n t r a s t e!» (Mercier de la Rivière, l.c., t.
II, p. 407.)
36 «Que l'autorité soit unique... Le système des contreforces
dans un gouvernement est une opinion funeste qui ne laisse aper-
cevoir que la discorde entre les grands et l'accablement des pe-
tits.» (Quesnay, «Maximes générales» etc. [p. 81.])
37 «Par cela seul que l'homme est destiné à vivre en société, il
est destiné à vivre sous le despotisme.» (Mercier de la Rivière,
l.c., t. I, p. 281.)
38 «Si la nature lui» (au bailleur des bienfonds, dem Grundeigen-
tümer) «paie aussi u n i n t é r ê t d o u b l e d e
l' i n t é r ê t l é g a l, par quelle raison plausible pré-
tendrait-on l'en priver?» 3*) (Schmalz, «Écon. politique», tra-
duit par Henri Jouffroy, t. I, Paris 1826, p. 90.)
38 «Le terme moyen du salaire d'un profession est égal au terme
moyen de ce que consomme un homme de cette profession pendant le
temps de son travail.» (l.c.p. 120.) «La rente foncière est le
seul et unique élément du revenu national; ¦¦242¦ et que
l'intérêt des capitaux placés et le salaire de tous les genres de
travaux ne font que faire passer et circuler le produit de cette
rente foncière dans toutes les mains.» (Schmalz, l.c., t. I, p.
309, 310.) «La disposition du sol, sa faculté, sa capacité pour
la reproduction annuelle de la rente foncière,
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1*) Bei Mercier de la Rivière: fabricants - 2*) bei Mercier de la
Rivière: les mains - 3*) der deutsche Originaltext lautet: "Wer
kann ihm wehren es anzunehmen, wenn die Natur ihm zwey Mal so
viel Zinsen zahlen will, als sonst landesüblich sind?" (Schmalz,
"Staatswirthschaftslehre in Briefen an einen teutschen Erbprin-
zen", Erster Teil, Berlin 1818, S. 98.)
#401# Fremdsprachige Zibte
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est taut ce qui constitue la richesse nationale.» (l.c.p. 310.)
«Si l'on remonte jusqu'aux fondements, jusqu'aux premiers élé-
ments de la v a l e u r de taus les obiets, quela qu'ils
soient, on est forcéde reconnaître que cette valeur n'est autre
chose que celle des simples productions de la nature; c'est-à-
dire que, quoique le travail ait donné une valeur nouvelle à ces
obiets et haussé les prix, cette nouvelle valeur, ou ces prix, ne
se compose cependant que de l'ensemble des valeurs réunies de
tous les produits naturels, qui, en raison de la nouvelle forme
que le travailleur a donnée, ont été anéantis, consommés, ou em-
ployés par l'ouvrier, d'une manière quelconque.» 1*) (l.c.p.
313.)
38 «Ce genre de travail» (...) «étant le seul qui contribue á
produire de n o u v e a u x c o r p s, il est aussi le seul
qui puisse, jusqu'á un certain point, être considéré comme pro-
ductif. Quant aux travaux d'apprêt ou d'industrie... ils donnent
simplement une forme nouvelle á des corps que la nature a pro-
duits.» 2*) (Schmalz, l.c.p. 15, 16.)
39 «Tutti i fenomeni dell' universo, sieno essi prodotti dalla
mano dell' uomo, overo dalle universali leggi della fisica, non
ci danno idea di attuale c r e a z i o n e, ma unicamente di
una m o d i f i c a z i o n e della materia. A c c o s t a r e
e s e p a r a r e sono gli unici elementi che l'ingegno umano
ritrova analizzendo l'idea della r i p r o d u z i o n e; e
tanto à r i p r o d u z i o n e d i v a l o r e e di
r i c c h e z z a de la terra, l'aria e l'acqua ne' campi si
trasmutino in grano, come se colla mano dell uomo il glutine di
un insetto si trasmuti in velluto, ovvero alcuni pezzetti di me-
tallo si organizzino a formare una ripetizione.» (Pietro Verri,
«Meditazioni sulla Economia Politica», t. XV, Custadi, Part.
mod., p. 21, 22.)
39 ... «la classe dei manifattori s t e r i l e, perchè i l
v a l o r e d e l l a m a n i f a t t u r a, secondo essi, è
u n a q u a n t i t à e g u a l e a l l a m a t e r i a
p r i m a, più gli a l i m e n t i c h e c o n s u m a-
r o n o g l i a r t i g i a n i n e l f a b b r i c a r l a.»
(l.c.p. 25.)
39 «Questo dimostra che l'artigiano, nel prezzo che riceve, non
solamente ottiene il r i f a c i m e n t o d e l l a
c o n s u m a z i o n e f a t t a, m a n e o t t i e n e
u n a p o r z i o n e d i p i ù, a q u e s t a p o r-
z i o n e à v e r a n o v a 3*) q u a n t i t à d i
v a l o r e c r e a t a n e l l a m a s s a d e l l' ànnua
riproduzione.» (l.c.p. 26.) «La riproduzione di valore è quella
quantità di prezzo che ha la derrata o manifattura, a l t r e
i l v a l o r p r i m o della materia e la consumazione fat-
tavi per formarla. Nell' agricoltura
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1*) Der deutsche Originaltext lautet: Aller Arbeitslohn (im
Durchschnitt) ist dem gleich, was (wiederum im Durchschnitt) ein
Mann von der Classe des Arbeiters in der Zeit, in welcher seine
Arbeit (wiederum im Durchschnitt) vollendet wird, gewöhnlich zu
verbrauchen pflegt." (S. 124.) "Alo bleibt Landrente das einzige
Einkommen der Nation, die Natur allein ernährt sie. Gott allein
schaffet. Arbeitslohn und Zinsen bringen nur aus einer Hand in
die andre, immer in andre Hände, was die Natur an Landrente gege-
ben hat." (S. 279.) "Das Vermögen der Nation ist die Fähigkeit
des Grundbodens, diese Landrente jährlich zu liefern." (S. 279.)
"Alle Werth habenden Dinge, wenn man auf die Bestandtheile und
die Gründe ihres Werthes zurückgeht - es ist aber vom Tausch-
werthe die Rede - sind blofl Naturproducte. Hat Arbeit gleich
eine neue Form diesen Dingen zugesetzt, und also ihren Werth er-
höhet, so besteht dieser Werth doch nur aus dem zusammen gerech-
neten Werthe aller der Naturproducte, welche wegen dieses Werthes
der neuen Form zerstört, das ist, von dem Arbeiter verzehrt und
auf irgendeine Weise verbraucht worden." (S. 281, 282.) - 2*) der
deutsche Originaltext lautet: "Diese Arbeit ist also wirklich und
sie allein hervorbringend, indem sie selbständige organische
Körper schafft. Die zubereitenden Arbeiten verändern bloß vorhan-
dene Körper mechanisch oder chemisch." (S. 26.) - 3*) bei Verri:
è una nuova
#402# Anhang und Register
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si detraggano la semente e la consumazione del contadino: nelle
manifatture ugualmente si detraggono la materia prima e la consu-
mazione dell'artigiano, e tanto annualmente si crea un
v a l o r e d i r i p r o d u z i o n e, q u a n t o i m-
p o r t a q u e s t a q u a n t i t à r e s t a n t e.
(l.c.p. 26, 27.)
Drittes Kapitel
40 «Il faut de toute nécessité qu'un homme vive de son travail,
et que son salaire suffise au moins à sa subsistance; il faut
même quelque chose de plus dans la plupart des circonstances,
autrement il lui serait impossible d'élever une famille, et alors
la race de ces ouvriers ne pourrait pas durer au-delà première
génération.» ([Smith, «Recherches sur la nature et les causes de
la richesse des nations», Paris 1802], t. I, l. I. ch. VIII, p.
136.)
40 "The produce of labour constitutes the natural recompense or
wages of labour. In that original state of things, which precedes
both the a p p r o p r i a t i o n o f l a n d and the
a c c u m u l a t i o n o f s t o c k, the whole produce of
labour belongs to the labourer. He has neither landlord nor ma-
ster to share with him. Had this state continued, the wages of
labour w o u l d h a v e a u g m e n t e d w i t h a l l
t h o s e i m p r o v e m e n t s i n i t s p r o d u c-
t i v e p o w e r s, to which t h e d i v i s i o n o f
l a b o u r gives occasion. All things would gradually have
become cheaper." {...} "They would have been produced by a
smaller quantity of labour; and as the commodities produced by
equal quantities of labour would naturally in this state of
things be exchanged for one another, they would have been
purchased likewise with ¦¦244¦ the produce of a smaller quantity.
But this original state of things, in which the labourer enjoyed
the whole produce of his own labour, could n o t l a s t
b e y o n d t h e f i r s t i n t r o d u c t i o n o f
t h e a p p r o p r i a t i o n o f l a n d a n d t h e
a c c u m u l a t i o n o f s t o c k. It was at an end, the-
refore, long before the most considerable improvements were made
in the productive powers of labour, and it would be to no purpose
to trace further what might have been its effects upon the recom-
pense or wages of labour." (A. Smith, l. I, ch. VIII, edit. Mac-
Culloch, London 1828, p. 107-109.)
42 «Il en coûtait une bien plus grande quantité de travail
¦¦283b¦ pour mettre la marchandise au marché; ainsi, quand elle y
était venue, il fallait bien qu'elle achetât ou qu'elle obtînt en
échange le prix d'une plus grande quantité de travail.» ([Smith,
«Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nati-
ons», Paris 1802] t. II, p. 156.)
44 «Le meme auteur ajoute que le travail d'un esclave bien con-
stitué est estimé valoir le double de sa subsistance, et il pense
que celui de l'ouvrier le plus raible ne peut pas valoir moins
que celui d'un esclave bien constitué.» (t. I, l. I, ch. VIII, p.
137, Garnier.)
45 «Que l'échange du drap contre la toile soit accompli, les pro-
ducteurs du drap participeront à la toile dans une proportion
égale à celle dans laquelle ils avaient auparavant participé au
drap.» ([Marx,] «Misere de la Phil.», p. 29.)
45 "...Interchange of commodities and distribution must be kept
distinct from each other 1*) ... the circumstances which affect
the one do not always affect the other. For instance, a reduction
in the cost of producing any particular commodity will alter its
relation to all others; but it will not necessarily alter its own
distribution, nor will it any way affect theirs. Again, a general
reduction in the velue of commodities affecting them a l l
a l i k e will not alter their relation to each other. It might
or might not affect their distribution." etc.
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1*) Bei Cazenove: Interchange and distribution distinct from each
other...
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(John Cazenove in dem P r e f a c e zu seiner Edit. of Malthus'
"Definitions in Polit.Econ.", London 1853, [p. VI.])
45 «Un homme est riche ou pauvre, suivant les moyens qu'il a de
se procurer les besoins, les aisances et les agrémens de la vie.
Mais la division une fois établie dans tautes les branches du
travail, il n'y a qu'une partie extrêmement petite de toutes ces
choses qu'un homme puisse se procurer directement par son tra-
vail, et c'est du t r a v a i l d' a u f r u i qu'il lui faut
attendre la très-majeure partie de toutes ces jouissances; ainsi
il sera riche ou pauvre, s e l o n l a q u a n t i t é d e
t r a v a i l q u' i l p o u r r a c o m m a n d e r o u
q u' i l s e r a e n é t a t d' a c h e t e r. A i n s i
l a v a l e u r d' u n e d e n r é e q u e l c o n q u e
pour celui qui la possède, et qui n'entend pas en user ou la con-
sommer lui-même, mais qui a intention d e l' é c h a n g e r
p o u r a u t r e c h o s e, e s t é g a l e à l a
q u a n t i t é d u t r a v a i l q u e c e t t e
d e n r é e l e m e t e n é t a t d' a c h e t e r o u d e
c o m m a n d e r. Le travail est donc la mesure r é e l l e
de la v a l e u r é c h a n g e a b l e de tout marchandise.
(A. Smith, t. I, p. 59, 60 [Garnier].)
46 «E l l e s» (les marchandises) «contiennent l a v a l e u r
d ' u n e c e r t a i n e q u a n t i t é d e t r a v a i l
q u e n o u s é c h a n g e o n s p o u r c e ¦¦248¦ qui
e s t s u p p o s é a l o r s c o n t e n i r l a
v a l e u r d' u n e q u a n t i t é é g a l e d e
t r a v a i l... Ce n'est point avec de l'or ou de l'argent,
c'est avec du travail que toutes les richesses du monde ont été
achetées originairement; et leur valeur pour ceux qui les possè-
dent et qui cherchent à les échanger contre de nouvelles produc-
tions, est précisément égale à la quantité de travail qu'elles le
mettent en état d'acheter ou de commander.» (l. I, [ch.] V, p.
60, 61.)
46 «Comme dit M. Hobbes, r i c h e s s e veut dire p o u-
v o i r; mais celui qui acquiert une grande fortune ou qui l'a
par héritage, n'acquiert par-là nécessairement aucun pouvoir
politique, soit civil, soit militaire... Le genre de pouvoir que
cette possession lui transmet immédiatement et directement, c'est
le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur t o u t
l e t r a v a i l d' a u t r u i, o u s u r t o u t l e
p r o d u i t d e c e t r a v a i l e x i s t a n t
a l o r s a u m a r c h é.» (l.c.p. 61.)
47 «Les marchandises contiennent la valeur d'une certaine quan-
tité de travail que nous échangeons pour ce qui est supposé alors
contenir l a v a l e u r d' u n e q u a n t i t é é g a l e
d e t r a v a i l.»
47 «Sa fortune est plus ou moins grande exactement, en proportion
de l'étendue de ce pouvoir, en proportion de la quantité du tra-
vail d'autrui, qu'elle le met en état de commander, ou c e
q u i e s t l a m ê m e c h o s e" (...), «d u
p r o d u i t d u t r a v a i l d' a u t r u i, qu'elle le
met en état d'acheter.» (p. 61.)
47 «Elles» (les marchandises) «contiennent la valeur d'une cer-
taine quantité de travail que nous échangeons pour ce qui est
supposé alors la valeur d' u n e q u a n t i t é é g a l e de
travail.»
47 «Ainsi le travail, ne variant jamais dans sa v a l e u r
p r o p r e, est la seule mesure réelle et définitive qui puisse
servir, dans tous les tems et dans tous les lieux, à apprécier et
à comparer la veleur de toutes les marchandises.» (p. 66.)
48 «Dans ce premier état informe de la société, qui
p r é c è d e l' a c c u u l a t i o n d e s c a p i t a u x
e t l a p r o p r i é t é d e s t e r r e s, la seule circon-
stance qui puisse fournir quelgue régle pour les échanges, c'est,
à ce qu'il semble, l a q u a n t i t é d u t r a v a i l
n é c e s s a i r e p o u r a c q u é r i r l e s
d i f f é r e n s o b j e t s d' é c h a n g e... Il est natu-
rel que ce qui est ordinairement le produit de deux jours ou de
deux heures de travail, vaille le double de ce qui est ordinaire-
ment le produit d'un jour ou d'une heure de travail.» (l. I, ch.
VI, p. 94, 95, Garnier.)
#404# Anhang und Register
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49 «Dans cet état de choses, le produit du travail appartient
tout entier à l'ouvrier, et la quantité de travail communément
employée à acquérir ou à produire un objet échangeable eet la
seule circonstance qui puisse régler la quantité de travail que
cet objet devrait communément acheter, commander ou obtenir en
échange.» (l.c.p. 96.)
49 «Aussitôt qu'il y aura p r o v i s i o n s a c c u m u-
l é e s d a n s l e s m a i n s d e q u e l q u e s
p a r t i c u l i e r s, certains d'entr'eux emploieront natu-
rellement ces provisione à mettre en oeuvre des gens
d'industrieux, auxquels ils fourniront des matériaux et des
subsistances, a f i n d e f a i r e u n p r o f i t s u r
l a v e n t e d e l' o u f r a g e, o u s u r c e q u e
l e t r a v a i l d e c e s o u v r i e r s a j o u t e d e
v a l e u r a u x m a t é r i a u x.» (l.c.p. 96.)
49 ...«a f i n d e f a i r e u n p r o f i t s u r l a
v e n t e d e l' o u v r a g e, o u sur ce que le travail
¦¦251¦ de ces ouvriers ajoute de valeur aux matériaux.»
50 «Quand l' o u v r a g e f i n i est échangé, ou contre de
l'argent, o u c o n t r e d u t r a v a i l,» (...) «ou con-
tre d'autres marchandises, il faut bien qu'en outre de ce qui
pourreit euffire à payer le prix des matériaux et les salaires
des ouvriers, il y a i t e n c o r e q u e l q u e c h o s e
d e d o n n é pour les profits de l'entrepreneur de l'ouvrage,
qui hasarde ses provisions dane cette affaire.» [l.c.p. 96]
50 «Ainsi»... «la v a l e u r q u e l e o u v r i e r s
a j o u t e n t á l a m a t i è r e s e r é s o u t
a l o r s» (...) «e n d e u x p a r t i e s, d o n t
l' u n e p a i e l e u r s s a l a i r e s e t l' a u t r e
p a i e l a p r o f i t s q u e f a i t l' e n t r e-
p r e n e u r s u r l a s o m m e d e s f o n d s q u i
l u i o n t s e r v i à a v a n c e r c e s s a l a i r e s
et la matière à travailler.» (p. 96, 97.)
51 «Quand l'ouvrage fini est échangé, ou contre de l'argent, o u
c o n t r e d u t r a v a i l, ou contre d'autres marchandi-
ses...» (p. 96.)
52 «Les profits des fonds, dira-t-on peut-être, ne sont autre
chose qu'un nom différent donné aux salaires d'une espèce parti-
culière de travail, le travail d'inspection ou de direction.» (p.
97.)
52 «Dans cet état de choses donc, le produit du travail
n'appartient pas toujours tout entier à l'ouvrier. Il faut le
plus souvent que celui-ci le partage avec le p r o p r i é-
t a i r e d e c a p i t a l qui le fait travailler. Ce n'est
plus alors la quantité de travail mise communément à acquérir ou
à produire quelque marchandise, qui est la seule circonstance qui
puisse régler la quantité de travail que cette marchandise devra
communément acheter, commander ou obtenir en échange. Il est
clair qu'il sera encore dû une q u a n t i t é a d d i-
t i o n e l l e pour le profit du capital qui a avancé les
salaires de ce travail et qui en a fourni les materiaux.» (l.c.p.
99.)
53 «Dès l'instant que le sol d'un pays est divisé en autant de
propriétés privées, les proprietaires, comme t o u s l e s
a u t r e s h o m m e s, aiment à recueillir où ils n'ont pas
semé, et ils demandent une r e n t e, même pour le produit na-
turel de la terre... Il faut qu'il» (l'ouvrier) "cède au proprié-
taire du sol u n e p o r t i o n d e c e q u' i l
r e c u e i l l e o u d e c e q u' i l p r o d u i t p a r
s o n t r a v a i l. Cette portion ou, ce qui revient au même,
le prix de cette portion constitue la r e n t e d e l a
t e r r e.» (l.c.p. 99, 100.)
53 ...«i n t é r ê t d' a r g e n t e s t t o u j o u r s»
(...) «u n r e v e n u s e c o n d a i r e qui, s'il ne se
prend sur le p r o f i t que procare l'usage de l'argent, doit
être payé par quelqu'autre source de revenu,» (...) «à moins que
l'emprunteur ne soit un dissipateur qui contracte une seconde
dette pour payer l'intérêt de la premire.» (l.c.p. 105, 106.)
54 "The stock which is lent at interest is always
c o n s i d e r e d as a capital by the lender. He expacts that
in due time it is to be restored to him, and that in the meantime
the borrower is to pay him a certain annual rent for the use of
it. The borrower may use it either as a
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c a p i t a l, or as a s t o c k r e s e r v e d f o r i m-
m e d i a t e c o n s u m p t i o n. If he uses it as a capital
he employs it in the maintenance of productive labourers, w h o
r e p r o d u c e t h e v a l u e w i t h a p r o f i t. He
can, in this case, both restore the capital and pay the interest
without alienating or encroaching upon any other source of
revenue. If he uses it as a stock reserved for immediate
consumption, he acte the part of a prodigal, and dissipates in
the maintenance of the idle, what was destined for the support of
the industrious. He can, in this case, neither restore the ca-
pital nor pay the interest, without either alienating or en-
croaching upon some other souree of revenue, such as the property
or rent of land." (v. II, b. II. ch. IV, p. 127, edit. Mc-
Cull[och].)
55 «Tous les impôts et tous les revenus qui sont fondés sur les
impôts, les appointemens, pensions et annnités de toute sorte,
sont, en dernière analyse, dérivés de l'une ou de l'autre de ces
trois sources primitives de revenu, et sont payés, soit immédia-
tement, soit médiatement, ou avec des salaires de travail, ou
avec des profits de capitaux, ou avec des rentes de terres.» (l.
I, ch. VI, p. 106, l.c. [Garnier].)
55 "As soon as land becomes private property, the landlord de-
mands a share of almost all the produce which the labourer can
either raise, or collect from it. H i s r e n t m a k e s
t h e f i r s t d e d u c t i o n f r o m t h e p r o-
d u c e o f t h e l a b o u r w h i c h i s e m p l o y e d
u p o n l a n d. It seldom happens that the person who tills
the ground has wherewithal to maintain himself till he reaps the
harvest. His maintenance is generally advanced to him from the
stock of a master, the farmer who employs him, and who would have
no interest to employ him, unless he was to share in the produce
of his labour, or unless his stock was to be replaced to him with
a profit. T h i s p r o f i t m a k e s a s e c o n d
d e d u c t i o n ¦¦256¦ f r o m t h e l a b o u r w h i c h
i s e m p l o y e d u p o n l a n d. The produce of almost
all other labour is liable t o t h e l i k e d e d u c-
t i o n o f p r o f i t. In all arts and manufactures the
greater part of the workmen stand in need of a master to advance
them the materials of their work, and their wages and maintenance
till it be completed. H e s h a r e s i n t h e p r o-
d u c e o f t h e i r l a b o u r, o r i n t h e v a l u e
w h i c h i t a d d s t o t h e m a t e r i a l s u p o n
w h i c h i t i s b e s t o w e d; a n d i n t h i s
s h a r e c o n s i s t s h i s p r o f i t." (v. I, b. I,
ch. VIII, p. 109, 110, l.c. [McCulloch].)
59 "The n a t u r a l p r i c e (or n e c e s s a r y price)
means the whole q u a n t i t y o f l a b o u r nature requi-
res from man, that he may produce any commodity... Labour was the
original, is now and ever will be the only purchase money in dea-
ling with nature... Whatever quantity of labour may be requisite
to produce any commodity, the labourer must always, in the pre-
sent state of society, give a great deal more labour to acquire
and possess it than is requisite to buy it from nature. Natural
price so increased to the labourer is s o c i a l p r i c e.
Man muß immer zwischen den beiden unterscheiden." (Thomas Hodgs-
kin, "Popular Political Economy etc.", London 1827, p. 219, 220.)
61 «Ainsi la valeur que les ouvriers a j o u t e n t à la ma-
tière se résout alors en deux parties, dont l'une paie leurs sa-
laires et l'autre paie les profits que fait l'entrepreneur sur la
somme des fonds qui lui ont servi à avancer ces salaires et la
matière à travailler... «Il» (l'entrepreneur) «n'aurait pas
d'intérêt à employer ces ouvriers, s'il n'attendait pas de la
vente de leur ouvrage quelque chose de plus que ce qu'il fallait
pour lui remplacer ses fonds, et il n'aurait pas d intérêt à em-
ployer une grosse somme de fonds plutôt qu'une petite, si ses
profits ne gardaient pas quelque proportion avec l'étendue des
fonds employés.. (A. Smith, l. I, ch. VI, [p. 96, 97].)
61 ...«sur la somme des fonds qui ont servi à avancer ces salai-
res e t la matière à travailler.» [p. 97.]
#406# Anhang und Register
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61 ...«n'aursit pas d'intérêt à employer ces ouvriers, s'il
n'attendait pas de la vente de leur ouvrage q u e l q u e
c h o s e d e p l u s que ce qu'il fallait pour lui remplacer
ses fonds.» [p. 97.]
62 «Ils» (les profits des fonds) «sont dépendant d'une nature ab-
solument différente des salaires; il se règlent sur des principes
entièrement différens, et ne gardent aucune proportion avec la
quatité et la nature de ce prétendu travail d'inspection et de
direction. I l s s e r è g l e n t e n e n t i e r s u r
l a v a l e u r d u c a p i t a l e m p l o y é, et ils sont
plus ou maina forts, à proportion de l'étendue des fonds. Par ex-
emple, supposons qu'en un lieu particulier où les p r o f i t s
d e s f o n d s employés dans les manufactures s o n t
c o m m u n é m e n t de dix paur cent par an, il y ait deux
différentes manufactures, chacune desquelles emploie vingt ou-
vriers, à raison de 15 livres par chacun, ou bien fait une dé-
pense de 300 livres par an pour chaque atelier; supposons encore
que les matériaux grossiers qu'on travaille annuellement dans
l'une, coûtent seulement 700 livres, tandis que dans l'autre on
travaille des matières plus précieuses qui coûtent 7000 l., le
capital employé annuellement dans l'une sera, dans ce cas, de
1000 l., seulement, tandis que celui employé dans l'autre montera
à 7300 l. Ainsi, au taux de dix pour cent, l'entrepeneur de l'une
comptera sur un profit annuel d'environ 100 l. seulement, tandis
que l'entrepreneur de l'autre s'attendra à un bénéfice d'environ
730 l. Mais malgré cette différence énorme dans leurs profits, il
se peut que leur travail d'inspection et de direction soit tout--
à-fait le même ou tràs-approchant.» [l.c.p. 97, 98.]
64 "Vor mehr als einem lahrhundert hat Locke beinahe dieselbe An-
sicht" (wie A. Smith) "aufgestellt... 'Das Celd', sagt er, "'ist
eine sterile Sache, die nichts produziert; aller Dienst, den man
davon zieht, c'est qu'il transporte, par un accord mutuel, le
profit qui a salarié le travail d'un homme dans la poche d'un
autre'" (Lauderdale, p. 116.) "Wäre diese Idee vom Profit des Ka-
pitals rigorös richtig, il s'ensuivrait qu'il serait, nicht eine
ursprüngliche Quelle des Reichtums, sondern eine abgeleitete; et
l'on ne pourrait considérer les capitaux comme un des principes
de la richesse, leur profit n'étant qu'un transport de la poche
du travailleur dans celle du capitaliste.» (l.c.p. 116, 117.)
65 «S a l a i r e, p r o f i t e t r e n t e sont les
t r o i s s o u r c e s p r i m i t i v e s de tout revenu,
aussi bien que de toute valeur échangeable.» (A. Smith, l. I, ch.
VI. [p. 105].)
66 «Ainsi, dans le prix des marchandises, les p r o f i t s des
fonds ou capitaux sont une s o u r c e de v a l e u r entière-
ment d i f f é r e n t e des salaires, et réglée sur des prin-
cipes tout-à-fait différens.» (b. I. ch. VI. [p. 99].)
69 «La rente fait... partie du prix des denrées, mais tout autre-
ment que les profits et les salaires 1*). Suivant que ceux-ci
sont hauts ou bas, ils sont la c a u s e du haut ou d u b a s
p r i x d u b l é, e t l a r e n t e h a u t e o u
b a s s e e n e s t le résultat.» ("Wealth of N.", l. I, ch.
II.)
69 «Ces trois parties» (salaires, profits, rente du propriétaire)
«semblent constituer immédiatement ou en définitif la totalité du
prix du blé.»
70 «On pourreit peut-être penser qu'il faut y ajouter une
q u a t r i è m e p a r t i e, nécessaire pour remplacer le ca-
pital du fermier ou pour compenser le dépérissement et l'user de
ses chevaux de labour et autres instrumens d'agriculture. Mais il
faut considérer que le prix de tout instrument de labourage. tel
qu'un cheval de charrue, est lui-même formé de ces mêmes trois
parties; la rente de la terre sur laquelle il a été élevé, le
travail de ceux qui l'ont nourri et soigné, et les profits d'un
fermier qui a fait les avances tant de cette rente que des salai-
res de ce travail.»
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1*) Bei Smith: gages
#407# Fremdsprachige Zitate
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70 «Ainsi quoique le prix du blé doive payer aussi bien le prix
principal du cheval que son entretien, la t o t a l i t é du
prix de ce blé se résout toujours, soit immédiatement, soit en
dernière analyse, dans ces mêmes trois parties, rente, travail et
profit.» ([A. Smith, b. I, ch. VI, [p. 101, 102].)
71 «On a fait voir... q u e l e p r i x d e l a
p l u p a r t d e s m a r c h a n d i s e s se résout en trois
parties, dont l'une paie les salaires du travail, l'autre les
profits du capital, et la troisième la rente de la terre.» (b.
II, ch. II, t. II, Garnier, p. 212.)
71 «On a observé que puisqu'il en était ainsi pour toute marchan-
dise quelconque prise séparément, il fallait nécessairement qu'il
en fût du même pour les marchandises qui composent la
t o t a l i t é du produit de la terre et du travail d'un pays,
prises en masse. La s o m m e t o t a l e d u p r i x o u
l e l a v a l e u r é c h a n g e a b l e de ce produit an-
nuel doit se résoudre de même en ces trois parties et se distri-
buer entre les différens habitans du pays, ou comme salaires de
leur travail, ou comme profits de leur capital, ou comme rentes
de leur terre.» (l.c.p. 213.)
71 «Mais quoique la valeur totale du produit annuel des terres et
du travail d'un pays soit ainsi partagée entre les différens ha-
bitans et leur constitue un revenu, cependant, de même que dans
le revenu d'un domaine particulier, nous distinguons le
r e v e n u b r u t et le r e v e n u n e t, nous pouvons
aussi faire une pareille distinction à l'égard du revenu d e
t o u s l a h a b i t a n s d'un grand pays.» [l.c.p. 213.]
72 «Le r e v e n u b r u t d'un domaine particulier comprend
généralement tout ce que débourse le fermier; le r e v e n u
n e t est ce qui reste franc et quitte de t o u t e s
c h a r g e s a u p r o p r i é t a i r e, apres la déduction
des frais de régie, des réparations et tous autres
p r é l è v e m e n s n é c e s s a i r e s, ou bien ce qu'il
peut, sans nnire à sa fortune, placer dans le fonds qu'il destine
à servir immédiatement à sa consommation, c'est-à-dire, dépenser
por sa table etc. Sa richesse réelle n'est pas en proportion de
son revenu b r u t, mais bien de son revenu n e t.» [l.c.p.
213, 214.]
73 «Le revenu b r u t des tous les habitans d'un grand pays
comprend la m a s s e t o t a l e du produit annuel de leur
terre et de leur travail» (...); «leur revenu n e t est ce qui
leur reste franc et quitte, déduction faite de ce qu'il feut pour
entretenir premièrement leur c a p i t a l f i x e; seconde-
ment, leur c a p i t a l c i r c u l a n t» (...); «ou bien ce
qu'ils peuvent placer, sans empiéter sur leur capital, dans leur
f o n d s d e c o n s o m m a t i o n...».
73 «Il est évident qu'il faut retrancher du revenu n e t de la
société, toute la dépense d'entretien du c a p i t a l f i x e.
Ni l e s m a t i é r e s n é c e s s a i r e s pour la conser-
vation des machines utiles, des instrumens de métier. bâtimens
d'exploitations, etc. ni le p r o d u i t d u t r a v a i l
n é c e s s a i r e pour façonner ces matières dans la forme
convenable, ne peuvent jamais faire partie de ce revenu n e t.
Le p r i x d e c e t r a v a i l, à la vérité, peut bien en
faire partie, puisque les ouvriers qui y sont employés, peuvent
placer l a v a l e u r ¦¦269¦ e n t i è r e d e l e u r s
s a l a i r e s dans leur f o n d s d e c o n s o m m a-
t i o n. Mais la différence, c'est que, dans les autres sortes
de travail, et l e p r i x e t l e p r o d u i t v o n t
l' u n e t l' a u t r e à c e f o n d s; le prix va à celui
des ouvriers, et le produit à celui d'autres personnes dont la
subsistance, les aisances et les amusemens se trouvent augmentés
par le travail de ces ouvriers.» (l.c.p. 214, 215.)
74 ...«les machines et instrumens de métier, etc. qui composent
le c a p i t a l f i x e, soit d'un individu, soit d'une so-
ciété, ne font partie n i d u r e v e n u b r u t n i d u
r e v e n u n e t de l'un ou de l'autre, de même
l' a r g e n t» etc. (p. 220.)
#408# Anhang und Register
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75 «A considérer une nation en masse, elle n'a point de produit
net; car les p r o d u i t s n'ayant qu'une valeur égale aux
f r a i s de leur production, lorsqu'on retranche ces frais, on
retranche toute la v a l e u r des p r o d u i t s... Le
r e v e n u a n n u e l est le r e v e n u b r u t.» (Say,
«Traité d'Écon. Politiques, 3e édit., t. II, Paris 1817, p. 469.)
75 «Il est clair que la valeur du produit annuel se distribue
partie en capitaux et partie en profits, et que chacune d e
c e s p o r t i o n s d e l a v a l e u r d u p r o d u i t
a n n u e l v a r é g u l i è r e m e n t a c h e t e r l e s
p r o d u i t s d o n t l a n a t i o n a b e s o i n, tant
pour entretenir son capital que pour renouveler son fonds consom-
mable.» (Storch, «Cours d'Éc. Pol.», t. V.: «Considératons sur
la nature du revenu national», Paris 1824, p. 134, 135.) «Man
frage sich, ob die Revenue einer Familie qui suffit par son pro-
pre travail à tous ses besoins, wovon viele Beispiele in Ruß-
land..., ob die R e v e n u e einer solchen Familie gleich ist
dem produit brut résultant de ses terres, de son capital et de
son industrie? Peut-elle habiter ses granges ou ses étables, man-
ger ses semailles et ses fourrages, s'habiller de ses bestiaux de
labour, se divertir de ses instruments aratoires? D'après la
thèse de M. Say, il faudrait affirmer touts ces questions.»
(l.c.p. 135, 136.) "Say betrachtet das produit brut als die Reve-
nue der Gsellschaft; schließt daher, daß die Gesellschaft konsu-
mieren kann einen Wert gleich diesem Produkt." (l.c.p. 145.) "Le
revenu (net) d'une nation n'est pas l'excédant des veleurs pro-
duites sur la t o t a l i t é d e s v a l e u r s c o n-
s o m m é e s, sur les v a l e u r s c o n s o m m é e s
p o u r p r o d u i r e»... «si une nation consomme dans une
année tout cet excédant, elle consomme tout son revenu (net).»
(l.c.p. 146.) «Si l'on admet que le revenu d'une nation est égal
à son produit brut, c'est-à-dire qu'il n'y a point de
c a p i t a l à en déduire, il faut aussi admettre qu'elle peut
dépenser improductivement la valeur entière de son produit annuel
sans faire le moindre tort à son revenu futur.» (l.c.p. 147.)
«L e s p r o d u i t s q u i c o n s t i t u e n t l e
c a p i t a l d' u n e n a t i o n n e s o n t p o i n t
c o n s o m m a b l e s.» (l.c.p. 150.)
76 "Ricardo"... "vergißt, daß das ganze Produkt nicht nur zwi-
schen wages und profit sich teilt, sondern auch ein Teil neces-
sary ist for replacing fixed capital." (Ramsay, George, "An Essay
on the Distribution of Wealth", Edinburgh 1836, p. 174, Note.)
76 "Wie vergleichen das Produkt und den stock expended upon
it?... In regard to a whole nation... it is evident that all the
various elements of the stock expended must be reproduced in some
employment or another, otherwise the industry of the country
could not go on as formerly. The raw material of manufactures,
the implements used in them, as also in agriculture, the exten-
sive machinery engaged in the former, the buildings necessary for
fabricating or storing the produce, must all be parts of the to-
tal return of a country, as well as all the advances of its ma-
ster-capitalists. Therefore, the quantity of the former may be
compared with that of the latter, each article being supposed
placed as it were beside that of a similar kind." (Ramsay, l.c.p.
137-139.) "Was nun den individuellen Kapitalisten angeht, da er
nicht r e p l a c i e r t in kind seine Ausgaben, da er die
greater number erhalten muß durch exchange, a certain portion of
the product being necessary for this purpose, so jeder individual
master-capitalist comes to look much more to the exchangeable va-
lue of the product than to its quantity." (l.c.p. 145, 146.) "The
more the v a l u e o f t h e p r o d u c t exceeds the
v a l u e o f t h e c a p i t a l advanced, the greater will
be the profit. Thus, then, will he estimate it, by comparing va-
lue with value, not quantity with quantity... Profit must rise or
fall exactly as the proportion of the gross produce, or of its
v a l u e, required to r e p l a c e n e c e s s a r y
a d v a n c e s, fall or rise. Also upon two circumstances hängt
die rate of profit ab: 1. the proportion of the whole produce
which goes to the labourers; secondly, the proportion which must
be set apart for replacing, either in kind or by exchange, the
fixed capital." (l.c.p. 146-148, passim.)
#409# Fremdsprachige Zitate
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79 "Be the amount 1*) of the gross return" (des Farmers z.B.)
"small or great, the quantity of it required for replacing what
has been consumed in these different forms, can undergo no alte-
ration whatever. This quantity must be considered as
c o n s t a n t, so long as production is carried on the same
scale." (l.c.p. 166.)
79 "The master-capitalist is the general distributor of wealth
2*); er zahlt dem labourer die wages, dem capitalist (moneyed)
den Zins, dem Grundeigentümer die Rente." (Ramsay, p. 218, 219.)
96 «On peut regarder la circulation d'un pays comme divisée en
deux branches differentes; la circulation qui se fait entre com-
merçans» (dealers) «seulement» (Garnier 3*) erklärt, daß er unter
dealers hier versteht «tous marchands, manufacturiers, gens de
métier etc.; en un mot, tous les agens du commerce et de
l'industrie d'un pays.») «et la circulation entre les commerçans
et les consommateurs. Quoique les mêmes pièces de monnaie, soit
papier, soit métal, puissent être employées tantôt dans l'une de
ces deux branches de circulation, et tantôt dans l'autre, cepen-
dant comme ces deux branches marchent constamment en même tems,
chaqune d'elles exige un certain fonds de monnaie, d'une expèce
ou de l'autre, pour la faire marcher. La v a l e u r d e s
m a r c h a n d i s e s q u i c i r c u l e n t e n t r e
l e s d i f f é r e n s c o m m e r ç a n s, n e p e u t
j a m a i s e x c é d e r l a v a l e u r d e c e l l e s
q u i c i r c u l e n t e n t r e l e s c o m m e r ç a n s
e t l e s c o n s o m m a t e u r s; t o u t c e q u i
e s t a c h e t é p a r l e s g e n s d e c o m m e r c e
é t a n t e n d é f i n i t i f d e s t i n é à ê t r e
v e n d u a u x c o n s o m m a t e u r s.» (A. Smith, t. II,
l. II, ch. II, p. 292, 293.)
120 «Pour achever d'entendre cette matière des revenus, il faut
considérer que la valeur toute entière d'un produit se partage en
revenus à diverses personnes; car la valeur t o t a l e de cha-
que produit se compose des profits des propriétaires fonciers,
des capitalistes et des industrieux qui ont contribué à lui don-
ner l'existence. C'est ce qui fait que le revenu de la société
est égal à la v a l e u r b r u t e qui a été produite, et
non, comme l'imaginait la secte des économistes, au
p r o d u i t n e t des terres... S'il n'y avait de revenus
dans une nation que l'excédent des valeurs produites sur les va-
leurs consommées, il résulterait de là une conséquence véritable-
ment absurde: c'est qu'une nation qui aurait consommé dans son
année autant de veleurs qu'elle en aurait produit, n'aurait point
de revenu.» ([Say,! l.c., t. II, p. 63, 64.)
Viertes Kapitel
124 "The remarhble increase, die in den 50 oder 60 letzten Jahren
fast in ganz Europa stattfand, hat vielleicht seinen Hauptgrund
in der increased productiveness der American mines. Ein vermehr-
ter Überfluß der precious metals" {of course infolge des Sinkens
ihres realen Werts} "hebt den Preis der Waren in größrem Verhält-
nis als den Preis der Arbeit; it depresses the condition of the
labourer und zugleich increases the gains of his employer, der so
mehr circulating capital zum Mieten von hands anwendet, und dies
befördert das Wachstum der Bevölkerung... Malthus bemerkt, daß
'die discovery der mines von Amerika, während sie den price of
corn 3-4mal, den der Arbeit nur 2mal hob...' Der Preis der Waren
für home consumption (z.. Korn) steigt nicht unmittelbar infolge
eines influx of money; aber da der rate of profit in der Agrikul-
tur gegen den der Industrie fällt, wird Kapital von der erstern
der letztern zugewandt: thus all capital comes to yield
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1*) In der Handschrift: return - 2*) bei Ramssy: the national re-
venue - 3*) in der Handschrift: A. Smith
#410# Anhang und Register
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higher profits than formerly, and a rise of profits is always
gleich a fall of wages." (John Barton, "Observations on the cir-
cumstances which influence the condition of the labouring classes
of society", London 1817, p. 29 sqq.)
125 "There is one sort of labour which adds to the value of the
subject upon which it is bestowed: there is another which has no
such effect. The former, as i t p r o d u c e s a v a l u e,
may be called p r o d u c t i v e; the latter, u n p r o-
d u c t i v e l a b o u r. Thus the labour of a manufacturer
a d d s, generally, to the value of the materials which he works
upon, t h a t o f h i s o w n m a i n t e n a n c e, a n d
o f h i s m a s t e r' s p r o f i t. The labour of a menial
servant, on the contrary, adds to the value of nothing. Though
the manulacturer has his wages a d v a n c e d to him by his
master, he, i n r e a l i t y, c o s t s h i m n o
e x p e n c e, the value of those wages hing generally restored,
t o g e t h e r w i t h a p r o f i t, in the improved value
of the subject upon which his labour is bestowed. But the
maintenance of a menial servant never is restoted. A man
g r o w s r i c h by employing a multitude of manufacturers: he
grows poor, by maintaining a multitude of menial servants." ([A.
Smith,] b. II, ch. III - vol. II, ed. McCulloch -, p. 93 sq.)
126 "If the quantity of food and clothing, which were... consumed
by unproductive, had been distributed among productive hands,
they would have re-produced, t o g e t h e r w i t h a
p r o f i t, the full value of their consumption." (l.c.p. 109;
l. II, ch. III.)
129 "That part of the annual produce of the land and labour of
a n y c o u n t r y w h i c h r e p l a c e s a c a p i-
t a l, never is i m m e d i a t e l y employed to maintain any
but productive hands. It p a y s t h e w a g e s o f p r o-
d u c t i v e l a b o u r only. That which is i m m e-
d i a t e l y destined for constituting a revenue either as
profit or as rent, may maintain indifferently either productive
or unproductive hands." (l.c.p. 98.) "Whatever part of his stock
a man employs as a capital, he always expects it to be replaced
to him with a profit. He employs it, therefore, in maintaining
p r o d u c t i v e h a n d s only; and after having served in
the function of capital to him, it constitutes a revenue to them.
Whenever he employs any part of it i n m a i n t a i n i n g
u n p r o d u c t i v e h a n d s of any kind, tbat part is,
from that moment, withdrawn from his capital, and placed in his
stock reserved for immediate consumption." (l.c.)
130 "The labour of some of the most respactable orders in the so-
ciety is, like that of menial servants, unproductive of any va-
lue... The sovereign, for example, with all the officers both of
justice and war who serve under him, the whole army and navy, are
unproductive labourers. They are the servants of the public, and
are maintained by a part of the annual produce of the industry of
other people... In the same class must be ranked ... churchmen,
lswyers, physicians, men of letters of all kinds; players, buf-
foons, musicians, opera-singers, opera-dancers, etc." (l.c.p. 94,
95.)
131 "The labour of a menial servant" (...) "...a d d s t o
t h e v a l u e o f n o t h i n g... the maintenance of a me-
nial servant n e v e r i s r e s t o r e d. A man grows rich
by employing a multitude of manufacturers: he grows poor, by
maintaining a multitude of menial servants. The l a b o u r o f
t h e l a t t e r, however, h a s i t s v a l u e, and de-
serves its reward as well as that of the former. But the labour
of the manufacturer f i x e s a n d r e a l i z e s
i t s e l f i n s o m e p a r t i c u l a r s u b j e c t
o r v e n d i b l e c o m m o d i t y, w h i c h l a s t s
f o r s o m e t i m e a t l e a s t a f t e r t h a t
l a b o u r i s p a s t. It is, as it were, a certain quantity
of labour stocked and stored up to be employed, if necessary,
upon some other occasion. That subject, or what is the same
thing, the price of that subject, can afterwards, if necessary,
put into motion a qusntity of labour equal to that which had ori-
ginally prodoced it. The labour of the menial ¦¦307¦ servant, on
the contrary, d o e s n o t f i x o r r e a l i z e
i t s e l f i n a n y p a r t i c u l a r s u b j e c t o r
v e n d i b l e c o m m o d i t y. His s e r v i c e s
g e n e r a l l y
#411# Fremdsprachige Zitate
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p e r i s h i n t h e v e r y i n s t a n t o f t h e i r
p e r f o r m a n c e, and s e l d o m l e a v e a n y
t r a c e o r v a l u e b e h i n d t h e m, for which an
equal quantity of service could a f t e r w a r d s be procu-
red. ... The labourof some of the most respectable orders in the
society is, like that of menial servants, u n p r o d u c-
t i v e o f v a l u e, and d o e s n o t f i x o r
r e a l i z e i t s e l f i n a n y p e r m a n e n t
s u b j e c t, o r v e n d i b l e c o m m o d i t y."
(l.c.p. 93, 94 passim.)
131 "It is" (die labour des unproductive labourer) "unproductive
of value", "adds to the value of nothing", "the maintenance" (of
the unproductive labourer) "never is restored", "does n o t
f i x o r r e a l i z e i t s e l f i n a n y p a r-
t i c u l a r s u b j e c t o r v e n d i b l e c o m m o-
d i t y".... "His services generally perish in the very instant
of their performance, and seldom leave any trace of value behind
them, fot which an equal quantity of setvice could a f t e r-
w a r d s be procured"... "it does not fix or realize itself
i n a n y p e r m a n e n t s u b j e c t, or v e n d i-
b l e c o m m o d i t y."
132 «Premièrement, on convient que cette classe» (...)
«r e p r o d u i t a n n u e l l e m e n t l a v a l e u r de
sa propre consommation anuelle, e t c o n t i n u e a u
m o i n s l' e x i s t e n c e d u f o n d s o u c a p i-
t a l q u i l a t i e n t e m p l o y é e e t l a f a i t
s u b s i s t e r... A la vérité, les fermiers et les ouvriers
de la campagne, outre le capital qui les fait travailler et
subsister, reproduisent encore annuellement un p r o d u i t
n e t, une rente franche et quitte au propriétaire... le travail
des fermiers et ouvriers de la campagne est assurément plus pro-
ductif que celui des marchands, des artisans et des manufactu-
riers. Avec cela, la supériorité du produit de l'une de ces clas-
ses ne fait pas que l'autre soit s t é r i l e et n o n
p r o d u c t i v e.» (l.c., t. III, p. 530 [Garnier].)
133 ...«continue au moins l'existence du fonds ou capital qui la
tient employée.»
133 «Secondement,» ... «sous ce même rapport, il paraît aussi
tout-à-fait impropre de considérer des artisans, manufacturiers
et marchands, sous le même point de vue que de simples domesti-
ques. L e t r a v a i l d' u n d o m e s t i q u e n e
c o n t i n u e p a s l' e x i s t e n c e d u f o n d s
q u i l u i f o u r n i t s o n e m p l o i e t s a
s u b s i s t a n c e. C e d o m e s t i q u e e s t
e m p l o y é e t e n t r e t e n u f i n a l e m e n t a u x
d é p e n s d e s o n m a î t r e, et l e t r a v a i l
q u' i l f a i t n' e s t p a s d e n a t u r e à
p o u v o i r r e m b o u r s e r c e t t e d é p e n s e.
Son ouvrage consiste en s e r v i c e s qui, e n
g é n é r a l, p é r i s s e n t e t d i s p a r a i s s e n t
à l' i n s t a n t m ê m e o ú i l s s o n t r e n d u s,
qui n e s e f i x e n t n i n e s e r é a l i s e n t e n
a u c u n e m a r c h a n d i s e q u i p u i s s e s e
v e n d r e e t r e m p l a c e r l a v a l e u r d e
l e u r s u b s i s t a n c e e t d e l e u r s
s a l a i r e s. Au contreire, le travail des artisans, mar-
chands et manufacturiers s e f i x e e t s e r é a l i s e
n a t u r e l l e m e n t e n u n e c h o s e v é n a l e
e t é c h a n g e a b l e. C'est sous ce rapport que, dans le
chapitre où je treite du t r a v a i l p r o d u c t i f et du
t r a v a i l n o n p r o d u c t i f, j'ai classé les ar-
tisans, les manufacturiers et les marchands parmi les ouvriers
productifs, et les domestiques parmi les ouvriers s t é r i-
l e s e t n o n p r o d u c t i f s.» (l.c.p. 531)
134 ...«en une chose vénale et échangeable», «en u n e 1*)
m a r c h a n d i s e q u i p u i s s e s e v e n d r e e t
r e m p l a c e r l a v a l e u r d e l e u r s u b-
s i s t a n c e e t d e l e u r s s a l a i r e s.»
134 ...«qui lui fournit son emploi et sa subsistance.»
135 ..."his services g e n e r a l l y perish in the very in-
stant of their performance etc." [A. Smith, "An Inquiry into the
Nature and Causes of the Wealth of Nations" ... By J.R. Mc-
Culloch, vol. II, Edinburgh 1828, p. 94.]
136 ..."services perish in the very instant of their performance"
... "any permanent" (...) "subject, or vendible commodity."
[l.c.p. 94.]
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1*) In der Übersetzung Garniers: aucune
#412# Anhang und Register
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138 «Troisièmement, dans toutes les suppositions, il semble im-
propre de dire que le travail des artisans, manufacturiers et
marchands n'augmente pas le r e v e n u r é e l de la société.
Quend même nous supposerions, par exemple, comme on le fait dans
ce système, que la veleur de ce que consomme cette classe dans un
jour, un mois, une année, est précisément égal à ce qu'elle pro-
duit dans ce jour, dans ce mois, dans cette année, cependant il
ne s'ensuivrait nullement de là que son travail n'ajoutât rien au
revenu réel de la société, à la valeur réelle du produit annnel
des terres et du travail du pays. Par exemple, un artisan qui,
dans les six mois que suivent la moisson, exécute pour la valeur
de 10 livres d'ouvrage, quand même il aurait consommé pendant le
même tems pour la valeur de 10 livres de blé et d'autres denrées
nécessaires à la vie, néanmoins, dans la réalité, il ajoute une
valeur de 10 livres au produit annuel des terres et du travail de
la société. Pendant qu'il a consommé une demi-année de revenu va-
lant 10 livres, en blé et autres denrées de première nécessité,
il a en même tems produit une valeur égale en ouvrage, laquelle
peut acheter pour lui ou pour quelque autre personne une pareille
demi-année de revenu. Par consequent la valeur de ce qui a été
tant consommé que produit pendant ces six mois, est égale non à
10, mais à 20 livres. Il est possible, à la vérité, que de cette
valeur il n'en ait jamais existé, dans un seul instant, plus de
10 livres en valeur à la fois. Mais si les 10 livres vaillant, en
blé et autres denrées de nécessité ont été consommées par cet ar-
tisan, eussent été consommées par un soldat ou par un domestique,
la valeur de la portion existante du produit annuel, au bout de
ces six mois, aurait été de 10 livres moindre de ce qu'elle s'est
trouvée être, en conséquence du travail de l'ouvrier. Ainsi,
quand même on supposerait que la valeur produite par l'artisan
n'est jamais, à quelque moment que ce soit, plus grande que la
valeur par lui consommée, cependant la veleur totale des marchan-
dises actuellement existantes dans le marché, à quelque moment
qu'on la prenne, se trouve être, en conséquence de ce qu'il pro-
duit, plus grande qu'elle ne l'aurait été sans lui.» (l.c., t.
III, p. 531-533 [Garnier].)
139 «Quand les champions de ce système avancent que la
c o n s o m m a t i o n des artisans, manufacturiers et mar-
chands est é g a l e á l a v a l e u r d e c e q u' i l s
p r o d u i s e n t, vraisemblablement ils n'entendent pas dire
autre chose, sinon que le r e v e n u d e c e s
o u v r i e r s ou le f o n d s d e s t i n é à l e u r
s u b s i s t a n c e e s t é g a l á c e t t e v a l e u r»
{viz: la veleur de ce qu'ils produisent}. (l.c.p. 533)
139 «Le produit annuel des terres et du travail d'une société ne
peut recevoir d'augmentation que de deux manières; ou bien,
p r e m i è r e m e n t, par un p e r f e c t i o n n e m e n t
s u r v e n u d a n s l e s f a c u l t é s p r o d u c-
t i v e s d u t r a v a i l u t i l e actuellement en acti-
vité dans cette société; ou bien, s e c o n d e m e n t, p a r
u n e a u g m e n t a t i o n s u r v e n u e d a n s l a
q u a n t i t é d e c e t r a v a i l. Pour qu'il survienne
quelque perfectionnement ou accroissement de puissance dans les
facultés productives du travail utile, il faut, o u q u e
l' h a b i l i t é d e l' o u v r i e r s e p e r f e c-
t i o n n e, o u q u e l' o n p e r f e c t i o n n e l e s
m a c h i n e s a v e c l e s q u e l l e s i l t r a-
v a i l l e... L' a u g m e n t a t i o n d a n s l a
q u a n t i t é d e t r a v a i l u t i l e actuellement
employé dans une société, dépend uniquement d e l' a u g m e n-
t a t i o n d u c a p i t a l q u i l e t i e n t e n
a c t i v i t é; et, à son tour, l' a u g m e n t a t i o n
d e c e c a p i t a l d o i t ê t r e p r é c i s é m e n t
é g a l e a u m o n t a n t d e s é p a r g n e s que font
sur leurs revenus, ou les personnes qui dirigent et administrent
ce capital, ou quelques autres personnes qui le leur prêtent.»
(p. 534, 535.)
141 «Le commerce qui s'établit entre ces deux différentes classes
du peuple,» (campagne und ville) «consiste, en dernier résultat,
dans l'échange d'une certaine quantité de produit brut, contre
une certaine quantité de produit manufacturé. Par conséquent,
plus celui-ci est cher, plus l'autre sera à bon marché; et tout
ce qui tend dans un pays à élever le prix du
#413# Fremdsprachige Zitate
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produit manufacturé, tend à abaisser celui du produit brut de la
terre, et par-là à décourager l'agriculture.» (Smith, l.c.p.
554.)
141 "The labour of the latter... has its value, and deserves its
reward as well as that of the former." [A. Smith, "An Inquiry
into the Nature and Causes of the Wealth of Nations..." By J.R.
McCulloch, vol. II, Edinburgh 1828, p. 94.)]
143 ...«la richesse des nations comme ne consistant pas dans ces
richesses non consommables d'or et d'argent, maia dans les biena
consommables reproduits annuellement par le travail de la so-
ciété.» (v. III, l. IV, ch. IX, p. 538 [Garnier].)
144 «En réservant» (sagt Blanqui A., « Histoire de l'écon. po-
lit.», Bruxelles 1839, p. 152) «exlusivement la qualité de
r i c h e s s e s aux valeurs fixées dans des substances matéri-
elles, il raya du livre de la production cette masse illimitée de
valeurs immatérielles, filles du c a p i t a l m o r a l des
nations civilisées» etc.
147 «L'une échange toujours son travail contre le capital d'une
nation, l'autre l'échange toujours contre une partie de revenu
national.» (Sismondi, «Nouv. princ.», t. I, p. 148.)
147 "Obgleich der ouvrier durch seine tägliche Arbeit viel mehr
ala seine tägliche dépense hervorgebracht hat, ist es selten, daß
nach Teilung mit Grundbesitzer und Kapitalist ihm etwas Erkleck-
liches über das strict necessaire ührigbleibe." (Sismondi, t. I,
«N. P. etc.», p. 87.)
147 "If a landlord, or a capitalist, expends his reveune in the
manner of an ancient baron, in the support of a great number of
retainers, or menial servants, he will give employment to much
more labour, than if he expended it on fine clothes, or costly
furniture; on carriages, on horses, or in the purchase of any
other luxuries. In both cases the net revenue would be the same,
and so would be the gross revenue, but the former would be reali-
sed in different commodities. If my revenue were 10 000 l., the
same quantity nearly of productive labour would be employed, whe-
ther I realised it in fine clothes and costly furniture, etc. or
in a quantity of food and clothing of the same velne. If, howe-
ver, I realised my revenue in the first set of commodities, no
more labour would be c o n s e q u e n t l y employed: - I
should enjoy my furniture and my clothes, and there would be an
end of them; but if I realised my revenue in food and clothing,
and my desire was to employ menial servants. all those whom I
could so employ with my revenue of 10 000 l., or with the food
and clothing which it would purchase, w o u l d b e t o b e
a d d e d t o t h e f o r m e r d e m a n d f o r
l a b o u r e r s, and this addition would take place only be-
cause I chose this mode of expending my revenue. As the labou-
rers, then, are interested in t h e d e m a n d f o r
l a b o u r, they must naturally desire that as much of the re-
venue as possible should be diverted from expenditure on luxu-
ries, to be expended in the support of menial servants."
(Ricardo, "Princ.", 3. ed., 1821, p. 475, 476.)
148 "Er meint hiermit, daß die erste Volksklasse from land, arts,
and industry sich selbst erhält und jedes Jahr etwaa zum nationa-
len Stock hinzufügt; und abgerehn hiervon kontribuiert von ihrem
Überfluß jedes lahr so much to the maintenance of others. Die von
der zweiten Klasse halten sich teilweise selbst by labour, aber
der Rest, wie die Weiber und Kinder dieser, aind auf Kosten der
andern genährt; jährliche Last für das Publikum, consuming an-
nually so viel as would be otherwise added zum Generalstock der
nation." (D'Avenant, "An Essay upon the probable methods of ma-
king a people gainers in the balance of trade", London 1699, p.
23 und p. 50.)
#414# Anhang und Register
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149 "Die Exportation unsres eignen Produkts muß England reich ma-
chen; Gewinner zu sein in der Handelsbilanz, müssen wir unser
eignes Produkt ausführen; what will purchase the things of for-
eign growth that are needful for our own consumption, with some
overplus either in bullion or goods to be sold in other coun-
tries; w h i c h o v e r p l u s i s the p r o f i t a
n a t i o n m a k e s b y t r a d e, and it is more or less
according to the natural frugality of the people that export"
(...) "or as from the low price of labour and manufacture they
can afford the commodity cheap, and a t a r a t e n o t t o
b e u n d e r - s o l d i n f o r e i g n m a r k e t s."
(D'Avenant, l.c.p. 45, 46.)
{"By what is consumed at home, one loseth only what another gets,
und die Nation im allgemeinen ist um nichts reicher; aber all
foreign consumption is a clear and certain profit." ("An Essay on
the East India Trade etc.", Lond. 1697 [p. 31].)}
149 "Gold und Silber sind in der Tat das Maß des Handels, aber
die Quelle und das original of it, in all nations, ist das natür-
liche oder künstliche Produkt des Landes, d.h., was ihr Land oder
was ihre Arbeit und Industrie produzieren. Und dies ist so wahr,
daß eine Nation durch irgendeinen Umstand jeder Art von Geld ver-
lustig gehn kann, wenn das Volk zahlreich ist, industriell, ge-
wandt im Handel, geschickt in sea affairs; mit guten Häfen ver-
sehn, mit einem Boden, fruchtbar in a variety of commodities,
wird solch ein Volk Handel haben und bald a plenty of silver and
gold. So daß der reelle und effective Reichtum eines Landes das
native Produkt ist." (l.c.p. 15.) "Gold und Silber sind so weit
entfernt, die einzigen Dinge zu sein, die den Namen von Schatz
oder Reichtum einer Nation verdienen, daß in Wahrheit Geld ist at
bottom nicht mehr als die counters, womit Menschen in ihren dea-
lings gewohnt worden sind zu rechnen." (l.c.p. 16.) "Wir verstehn
das unter Reichtum, was the Prince and the general body seines
Volkes in plenty, ease und safety erhält; ebenso ist treasure,
was for the use of man verwandelt" (converted) "worden ist für
Gold und Silber in Gebäude und improvements of the country; as
also other things c o n v e r t i b l e into those metals, as
the fruits of the earth, manufacturers, or foreign commodities,
and stock of shipping... Ja, selbst perishable goods may be held
the riches of a nation, wenn sie k o n v e r t i b e l, ob-
gleich nicht c o n v e r t e d sind in Gold und Silber; und wir
halten sie nicht nur für Reichtum zwischen man and man, sondern
zwischen einem Land und einem andren." (l.c.p. 60, etc.) "Das
common people ist der Magen des body politick. Dieser Magen" nahm
in Spanien das Geld nicht gehörig auf, ¦¦318¦ verdaute es
nicht... "trade and manufactures sind die einzigen Media, wodurch
solch eine Digestion und Distribution von Gold und Silber gemacht
werden kann, as will be nutritive to the body politick." (l.c.p.
62, 63.)
150 "Landbauer, Seeleute, Soldaten, artizans und Kaufleute sind
die wahren pillars of any common wealth; alle andern großen pro-
fessions do rise out of the infirmities and miscarriages of
these; now the seaman is three of these four" (navigator, mer-
chant, soldier). ([Petty,] "Polit. Arithmetick etc.", London
1699, p. 177.) "Die Arbeit des Seemanns und Fracht der Schiffe
ist stets von der Natur of an exported commodity, the
o v e r p l u s whereof, above what is imported, brings home mo-
ney etc. (l.c.p. 179.)
150 "Die, welche den Seehandel kommandieren, können work zu wohl-
feilerer Fracht mit mehr Profit als andre zu größerer (teurerer
Fracht); denn wie das Kleid wohlfeiler gemacht wird, wenn der
eine etc., der andre etc. tut, so können die, welche den Schiffs-
handel kommandieren, verschiedne Arten von Schiffen zu verschied-
nen Zwecken bauen, Seeschiffe, Fluß-, Handels-, Kriegs- etc.
-schiffe, und dies ein Hauptgrund der wohlfeileren Fracht [der
Holländer] als ihrer Nachbarn, weil sie can afford a particular
sort of vessels for each particular trade." (l.c.p. 179, 180.)
#415# Fremdsprachige Zitate
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150 Nimmt die Steuer von den Industriellen etc., um zu geben
denen, die sich überhaupt in einer Art beschäftigen, "which pro-
duce n o m a t e r i a l t h i n g, or things of real use and
value in the common wealth - in diesem Fall wird der Reichtum pu-
blici vermindert: Otherwise than as such exercises, are recreati-
ons and refreshments of the mind; And which being moderately
used, do qualify and dispose men to what in itself is more consi-
derable. (l.c.p. 198.) "Nachdem man berechnet, wieviel Volk zur
industriellen Arbeit nötig, kann the remainder weidlich und ohne
Schaden für die Gemeinheit verwandt werden in the arts and exer-
cises of pleasure and ornament; t h e g r e a t e s t
w h e r e o f i s t h e i m p r o v e m e n t o f n a t u-
r a l k n o w l e d g e. (l.c.p. 199.) "Es ist mehr zu gewinnen
durch Manufaktur als Landwirtschaft und mehr durch merchandise
als manufacture." (l.c.p. 172.) "Ein Seamann ist 3 Bauern wert."
(p. 178.)
151 "If a man can bring to London an ounce of Silver out of the
earth in Peru, in the same time that he can produce a bushel of
corn, then one is the natural price of the other; now if by re-
ason of new and more easier mines a man can get two ounces of
silver as easily as formerly he did one, then Corn will be as
cheap at 10 sh. the bushel, as it was before 5 sh. caeteris pari-
bus." "Let A hundred men work 10 years upon corn, and the same
number of men the same time, upon silver; I say, that the neat
proceed of the silver is the price of the whole neat proceed of
the corn, and like parts of the one, the price of like parts of
the other." "Corn will be twice as dear when there are 200 hus-
bandmen to do the same work which a hundred could perform." ("On
Taxes and Contributions", 1662) (ed. 1679, p. 31, 24, 67.)
151 "As trades and curious arts increase; so the trade of hus-
bandry will decrease, or else the wages of hushandmen must
rise,and c o n s e q u e n t l y the rents of land must fall."
(p. 193.) "If trade and manufacture have increased in England ...
if a greater part of the people, apply themselves to those facul-
ties, than there did heretofore, and if the price of corn be no
greater now, than when husbandmen were more numeraus, and trades-
men fewer; it follows from that single reason ... that the rents
of land must fall: Z.B. unterstelle den Weizenpreis zu 5 sh. or
60 d. per bushel, und wenn die Rente des Landes, worauf es
wächst, der dritte sheaf" (i.e. part, share) "ist; dann ist von
den 60 d. 20 d. für das Land und 40d. für den husbandman; aber
wenn der Lohn des hushandman sich um 1/8 erheben sollte oder von
8 zu 9 d. per Tag, dann erhebt sich der husbandman's share in the
bushel of wheat, from 40 to 45 d. and consequently the rent of
the land must fall from 20 d. to 15 d. for we suppose t h e
p r i c e o f t h e w h e a t s t i l l r e m a i n s t h e
s a m e; especially s i n c e w e c a n n o t r a i s e
i t, for if we did attempt it, corn would ¦¦3471¦ be brought in
to us, (as into Holland) from foreign parts, where the state of
husbandry was not changed." ("Polit. Arithmetick", etc., edit.
Lond. 1699, p. 193, 194.)
152 «Supposons qu'un homme plante du 1*) blé, avec ses mains, une
certaine étendue de terre, c'est-à-dire, laboure, sème, herse,
récolte, engrange, vanne, en un mot, fasse tout ce que la culture
exige, je dis que, quand cet homme a retiré sa semence et tout ce
qu'il a mangé ou donné à d'autres en échange de ses vêtemens et
de ses autres besoins naturels, ce qui reste de blé est la véri-
table rente de la terre pour cette anneé; et le m é d i u m de
sept années, ou plutôt du nombre d'années dans lesquelles la
cherté et l'abondance font leur révolution, donne la rente ordi-
naire de la terre cultivée en blé. Mais une question ultérieure
et collatérale peut être, combien d'argent vaut ce blé ou cette
rente? Je reponds qu'il en vaut
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1*) Bei Ganilh: en
#416# Anhang und Register
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autant qu'il en resterait à un autre individu qui emploierait
l e m i e u x s o n t e m p s pour aller dans le pays de mi-
nes, pour en extreire le minerai, pour le raffiner. le convertir
en monnaie et le rapporter au même lieu ou l'autre individu a
semé et recueilli son blé. La somme restante à cet individu,
après le prélèvement de toutes ses dépenses, serait parfaitement
égale en valeur à celle du blé qui resterait au cultivateur.»
(«Traité des taxes» [63], p. 23, 24.)
152 "S o u r c e s o f e n j o y m e n t können akkumuliert
und aufgehäuft werden; Genuß selbst nicht. Der Reichtum eines
Landes besteht aus der Totalsumme der permanent sources of enjoy-
ment, seien sie materiell oder immateriell, contained in it; und
Arbeit oder Ausgabe, welche strebt zu vermehren or keep up these
permanent sources,ist p r o d u k t i v zu nennen. (J. St.
Mill, "Essays on some unsettled questions of polit. econ.", Lon-
don 1844, p. 82.) "Was der Mechaniker oder Spinner verzehren,
während sie ihren Dreck lernen, ist consumed productively, d.h.
seine Konsumtion strebt nicht zu vermindern, sondern zu vermehren
the permanent sources of enjoyment in the country, by effecting a
new creation of those sources, more than equal to the amount of
the consumption." (l.c.p. 83.)
153 ...«travail productif ... celui qui se réalise sur un objet,
celui qui laisse après soi des traces de son opération et dont le
produit peut être la matière d'une vente ou d'un échange.» ([A.
Smith,] l.c., t. V, p. 169.)
153 «Cette distinction est fausse, en ce qu'elle porte sur une
différence qui n'existe pas. T o u t t r a v a i l e s t
p r o d u c t i f dans le sens dans lequel l'auteur entend ce
mot p r o d u c t i f. Le travail de l'une comme de l'autre de
ces deux classes est également productif de quelque jouissance,
commodité ou utilité pour la personne qui le paie, sans quoi ce
travail ne trouverait pas de salaire.» [l.c.p. 171.]
154 «Le domestique qui est à mon service, qui allume mon feu, qui
me coiffe, qui nettoie et entretient mes habits et mes meubles,
qui prépare mes alimens, etc. rend des s e r v i c e s
a b s o l u m e n t d u m ê m e g e n r e que la blanchis-
seuse ou la lingère, qui nettoie et entretient le linge de ses
pratiques; ...que le treiteur, rôtisseur ou cabaretier, qui fait
son métier de préparer des alimens aux personnes auxquelles il
convient mieux de venir manger chez lui; que le barbier, le coif-
feur etc.» (...) «qui rendent des services immédiats; que le
maçon enfin, le couvreur, le menuisier, le vitrier, le fumiste
etc., etc. et cette foule d'ouvriers employés aux bâtimens, qui
viennent lorsqu'ils sont appelés pour faire des raccommodages et
réparations, et dont le bénéfice annuel consiste autant en ouvra-
ges de simple réparation et entretien, qu'en constructions nou-
velles." (l.c.p. 171/172.)
154 «Ce genre de travail consiste moins à produire qu'à conser-
ver; il a moins pour but d'ajouter à la valeur des sujets aux-
quels il s'applique, que de prévenir leur dépérissement. Tous ces
travailleurs, y compris le domestique, é p a r g n e n t à
c e l u i q u i l e s p a i e, l e t r a v a i l d ' e n-
t r e t e n i r s a p r o p r e c h o s e.» [l.c.p. 172.]
154 ...«C'est pour cela et pour cela seul le plus souvent qu'ils
travaillent;» (...) «ainsi, ou ils sont tous
p r o d u c t i f s, ou aucun d'eux n'est productif.» (l.c.p.
172.)
155 ...«le travail d'un commis-inspecteur ou directeur d'une en-
treprise particulière de commerce ou de manufacture, et comme
n o n p r o d u c t i f, celui de l'administrateur, qui, veil-
lant à l'entretien des routes publiques, des canaux navigables,
des ports, des monnaies et autres grands instrumens destinés à
animer l'activité du commerce, veillant à la sûreté des trans-
ports et des communications, à l'exécution des conventions, etc.
peut, à juste titre, être regardé comme le c o m m i s - i n-
s p e c t e u r d e l a g r a n d e m a n u f a c t u r e
s o c i a l e? C'est un travail absolument de même nature,
quoique dans des proportions plus vestes.» (p. 172, 173.)
#417# Fremdsprachige Zitate
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155 «Les uns et les autres ont, pour dernier terme de l e u r
t r a v a i l, u n e c o n s o m m a t i o n d u m ê m e
g e n r e. Si la fin que se proposent les uns, ne merite pas
d'etre comptée au nombre d e s p r o d u i t s du travail de
la société, pourquoi traiterait-on plus favorablement ce qui
n'est autre chose qu'un m o y e n p o u r a r r i v e r à
c e t t e f i n?» (l.c.p. 173.)
156 «La seule différence générale qu'on puisse, à ce qu'il sem-
ble, observer entre les deux classes imaginées par Smith, c'est
que dans ceux de la classe qu'il nomme p r o d u c t i v e, il
y a ou il p e u t t o u j o u r s y a v o i r q u e l q u e
p e r s o n n e i n t e r m é d i a i r e e n t r e l e
t r a v a i l l e u r d e l a c h o s e e t c e l u i q u i
l a c o n s o m m e; au lieu que, dans colle qu'il nomme n o n
p r o d u c t i v e, il n e p e u t y a v o i r a u c u n
i n t e r m é d i a i r e, et que la relation est
n é c e s s a i r e m e n t d i r e c t e e t i m m é-
d i a t e e n t r e l e s a l a r i é e t l e
c o n s o m m a t e u r. Il est évident qu'il y a n é c e s-
s a i r e m e n t une relation directe et immédiate entre celui
qui use de l'expérience du médecn, de l'habilité du chirurgien,
du savoir de l'avocat, du talent du musicien ou de l'acteur, ou
enfin des services du domestique, et entre chacun de ces
différens salariés au moment de leur travail; tandis que dans les
professions qui composent l'autre classe, l a c h o s e à
c o n s o m m e r é t a n t m a t é r i e l l e e t
p a l p a b l e, e l l e p e u t ê t r e l' o b j e t d e
p l u s i e u r s é c h a n g e s i n t e r m é d i a i r e s
avant d'arriver de la personne qui travaille, à celle qui con-
somme.» (p. 174.)
157 «Encore faudrait-il déduire toujours de sa classe
p r o d u c t i v e tous les ouvriers dont le travail consiste
purement à nétoyer, entretenir, conserver ou réparer des choses
finies, et ne fournit pas par conséquent de produit nouveau dans
la circulation.» (p. 175.)
158 «C'est par suite de cette différence que la classe n o n
p r o d u c t i v e, ainsi que Smith l'a observé, ne subsiste
que de revenus. En effet, cette classe n'admettant aucun intermé-
diaire entr'elle et celui qui consomme ses produits, c'est-à-
dire, celui qui jouit de son travail, elle est immédiatement
payée par le consommateur; or, c e l u i - c i n e p a i e
q u' a v e c d e s r e v e n u s. Au contraire, les ouvriers
de la classe productive étant, pour l'ordinaire, payés par un
i n t e r m é d i a i r e q u i s e p r o p o s e d e
f a i r e u n p r o f i t s u r l e u r t r a v a i l,
s o n t l e p l u s s o u v e n t p a y é s p a r u n
c a p i t a l. Mais ce capital est toujours en définitif rem-
placé par le revenu d'un consommateur, sans quoi il ne circu-
lerait point et dès-lors ne rendrait aucun profit à son posses-
seur.» [p. 175.]
169 «Tout ce qu'on peut conclure de cette différence, c'est que,
pour employer les gens p r o d u c t i f s, il faut non-seule-
ment le r e v e n u d e c e l u i q u i j o u i t d e
l e u r t r a v a i l, mais e n c o r e un c a p i t a l
q u i d o n n e d e s p r o f i t s a u x i n t e r m é d i-
a i r e s, au lieu que pour e m p l o y e r l e s g e n s
n o n p r o d u c t i f s, il suffit le plus souvent du revenu
qui les paie.» (l.c.p. 175.)
169 ...«que paur employer les gens n o n p r o d u c t i f s,
il suffit le plus souvent du revenu qui les paie...»
169 «Pour employer les gens p r o d u c t i f s, il faut
n o n - s e u l e m e n t le r e v e n u de celai qui
j o u i t de leur travail, mais encore un c a p i t a l qui
d o n n e d e s p r o f i t s a u x i n t e r m é d i-
a i r e s.» [l.c.p. 175.]
170 «Encore beaucoup d'ouvriers n o n p r o d u c t i f s,
tels que les comédiens, musiciens, etc. ne reçoivent-ils leurs
salaires le plus souvent que par le canal d'un directeur qui tire
des profits du capital placé dans ce genre d'entreprise?» (l.c.p.
175, 176.)
170 «Il s'ensuit donc que, dans une société où la classe
p r o d u c t i v e est très-multipliée, on doit supposer qu'il
existe une grande accumulation de capitaux dans les mains des in-
termédiaires ou entrepreneurs de travail.» (l.c.p. 176.)
171 «Ce n'est donc pas, comme le prétend Smith, la proportion
existante entre la masse des capitaux et celle des revenus, qui
déterminera la proportion entre la classe p r o d u c t i v e
et la
#418# Anhang und Register
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classe n o n p r o d u c t i v e. Cette dernière proportion
semble dépendre bien d'avantage des moeurs et des habitudes de
peuple; du degré plus ou moins avancé de son industrie.» (p.
177.)
172 «A nombre égal d'individus, aucune classe ne contribue plus
que celle des domestiques, à convertir en c a p i t a u x des
sommes procédant du r e v e n u 1*).» (p. 181.)
172 ...«un homme qui a observé avec autant de sagacité», nicht
höher schätzt «cet intermédiaire placé près du riche, pour
r e c u e i l l i r les débris du revenu que celui-ci dissipe
avec tant d'insouciance.» (l.c.p. 182, 183.)
172 ... «crée encore une valeur nouvelle, une vdeur qui
n' e x i s t a i t p a s dans la société, même en équivalent,
au moment où ce travail a commencé son operátion; et c'est cette
valeur qui fournit une rente au propriétaire du sol.» (l.c.p.
184.)
172 ...«créer une valeur nouvelle... qui n'existait pas dans la
société, même en équivalent, au moment où ce travail a commencé
son operation.»
173 «La fortune d'un individu se grossit par l'épargne; la for-
tune publique a u c o n t r a i r e, reçoit son accroissement
de l'augmentation des consommations.» (G. Garnier, «Abrégé élé-
mentaire des Principos de l'Economie Politique», Paris 1796, p.
XIII.)
173 «L'amendement et l'extension de la culture et par suite des
progrès de l'industrie et du commerce n'ont pas d' a u t r e
c a u s e que l'extension des besoins artificiels.» (l.c.p.
240.)
173 «Je remarque seulement... que l'on ne devra pas considérer
comme essentielle et trèsexacte la dinstinction de Smith entre le
travail p r o d u c t i f et le travail i m p r o d u c t i f,
si l'on fait attention que le travail d'autrui en général ne pro-
duit jamais pour nous qu'une économie de temps, et que cette éco-
nomie de temps est tout ce qui constitue s a v a l e u r et
s o n p r i x.» 2*) (Schmalz, «Économie Politique, trad. par
Henr; Jouffroy etc.», t. I, 1826, p. 304.)
173 «Le mennuisier, par exemple, qui me fait une table, et le do-
mestique qui porte mes lettres à la poste, qui bat mes habits, ou
qui cherche pour moi les choses qui me sont nécessaires, me ren-
dent l'un et l'autre un service absolument de même nature; l'un
et l'autre m'épargne et le temps que je serais obligé d'employer
moi-même à ces occupations, et celui qu'il m'aurait fallu consa-
crer à acquérir l'aptitude et les talents qu'elles exigent.» 3*)
(p. 304)
173 «Ce système. (de Quesnay) «fait aux artisans et même aux
s i m p l e c o n s o m m a t e u r s un mérite de leurs con-
sommations; par le motif, que ces consommations contribuent,
quoique d'une manière indirecte et médiate, à augmenter le revenu
national, puisque, sans c e s c o n s o m m a t i o n s,
-----
1*) Bei Smith: de recenus) - 2*) der deutsche Originaltext lau-
tet: "Eben so wenig will ich rügen, daß der Unterschied, den
Smith zwischen productiver und nicht-productiver Arbeit macht
ganz unwesentlich sich darstelle, wenn man nur erwäget, welchen
Werth die Arbeit Andrer überhaupt eigentlich habe, nemlich, daß
sie bloß uns Zeit erspare." (Schmalz, Staatswirtschaftslehre in
Briefen an einen teutschen Erbprinzen", Erster Teil, Berlin 1818,
S. 274) - 3*) der deutsche Originaltext lautet: "Der Tischler,
welcher mir einen Tisch verfertigt und der Bediente,welcher mir
Briefe auf die Post trägt, meine Kleider reinigt und meine Be-
dürfnisse hohlt, beide thun mir ganz gleichen Dienst; sie erspa-
ren mir die Zeit, und zwar zwiefache Zeit; die erste die, welche
ich izt aufwenden müBte, um das selbst zu thun; die zweite die,
welche ich hätte anwenden müssen, um die Geschicklichkeit dazu
mir zu erwerben." (S. 274, 275.)
#419# Fremdsprachige Zitate
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l e s o b j e t s c o n s o m m é s n' a u r a i e n t p a s
é t é p r o d u i t s p a r l e s o l e t n' a u r a i-
e n t p u ê t r e a j o u t é s a u r e v e n u d u
p r o p r i é t a i r e f o n c i e r.» 1*) (p. 321.)
174 «Dans l'état actuel de la civilisation, le travail ne noue
est connu que par l'échange...» (Ch. GGanilh. «Des systemes
d'écon. pol.», t. I, Paris 1821, p. 79.) «Le travail sans échange
ne peut produire aucune richesse.» (l.c.p. 8.1)
174 ...«la richesse dérive exclusivement du commerce.» (l.c.p.
84.)
174 «L'échange ou le commerce donne seul la veleur aux choses.»
(l.c.p. 98.)
174 ... «principe de l'identité des valeurs et de la richesse....
repose la doctrine de la fécondité du travail général» (l.c.p.
93.)
174 ...«fait dériver la richesse particulière et générale des
veleurs échangesbles du travail, soi que ces valeurs soient ou
non fixées dans des objets matériels durables et permanens.»
(l.c.p. 95.)
175 «S y s t è m e c o m m e r c i a l, ou l'échange des
veleurs d u t r a v a i l g é n é r a l.» (l.c.p. 98.)
176 «L'échange donne aux c h o s e s une valeur qu'elles
n'auraient pas eue sans lui.» (p. 102.)
176 «Les produits les plus utiles peuvent n'avoir aucune valeur
si l'échange ne leur en donne point.» (...) «Et les produits les
plus inutiles peuvent avoir une très-grande valeur si l'échange
leur est favorable.» (p. 104.)
177 «La valeur échangée des choses et non leur valeur échangeable
constitue la v é r i t a b l e v a l e u r, celle qui est
identique avec la richesse.» (l.c.p. 104.)
177 «Ce n'est donc ni l'utilité réelle des choses, ni leur valeur
i n t r i n s è q u e qui en font des richesses; c'est l'échange
qui fixe et détermine leur valeur, et c'est cette valeur qui les
identifie avec la richesse.» (l.c.p. 105.)
178 «Il n'y a véritablement des richesses pour les particuliers
et pour les peuples, que lorsque chacun travaille pour tous et
tous pour chacun»... (l.c.p. 108)
178 ... «richesse nationale, qui se compose des valeurs échan-
geables du travail»... (p. 108.)
178 «Si l'abondance du blé en feit b a i s s e r l a
v a l e u r, les cultivateurs seront moins riches, parce qu'ils
ont moins de valeurs d'échange pour se procurer les choses néces-
saires, utiles ou agréables à la vie; mais les consommateurs du
blé profiteront de tout ce que les cultivateurs auront perdu: la
perte des uns sera compensée par le gain des autres, et la ri-
chesse générale n'éprouvera paint de variation.» (p. 108, 109.)
179 «De là vient qu'il est difficile, et peut-être impossible à
un pays de s'enrichir par le commerce intérieur. Il n'en est pas
tout-à-fait de même des peuples qui se livrent aucommerce avec
l'étranger.» (p. 109.)
180 «Tout travail, quelle que soit sa nature, est productif de la
richesse, pourvu qu'il ait une valeur d'échange.» (l.c.p. 119.)
«L'échange n'a aucun égard, ni à la quantité, ni à la matéria-
lité, ni à la permanence des produits.» (l.c.p. 121.) «Tous» (les
travaux) «sont é g a l e m e n t p r o d u c t i f s de la
s o m m e contre laquelle ils ont été échangés.» (p. 121, 122.)
-----
1*) Der deutsche Originaltext lautet: "Ja noch mehr, sie schreibt
ihnen selbst ihr Verzehren als ein Verdienst mittelbarer Erhöhung
des National-Einkommens zu. Denn wäre sie nicht, so wäre auch,
was sie verzehren, nicht hervorgebracht, oder dem Grund-Eigenthü-
mer nicht zu Gute gekommen." (S. 287.)
#420# Anhang und Register
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180 «Il n'y a aucune différence entre le travail de l'ouvrier qui
fait une commode dont l'echange lui produit un septier de blé, et
le travail de ménétrier qui lui produit un septier de blé. Des
deux cotes il y a un septier de blé produit pour payer la com-
mode, et un septier de bl6 produit paur payer le plaisir procuré
par le ménétrier. A la vérité, après la consommation du septier
de blé par le menuisier, il reste une commode, et après la con-
sommation du septier de blé par le ménétrier, il ne reste rien;
mais combien de travaux réputés productifs sont dans le même cas!
... ce n'est pas par ce qui reste après la consommation qu'on
peut juger si un travail est productif ou stérile, c'est par
l' é c h a n g e o u p a r l a p r o d u c t i o n q u i' l
a f a i t n a î t r e. Or, comme le travail du ménétrier est,
aussi-bien que le travail du menuisier, l a c a u s e d e l a
p r o d u c t i o n d' u n s e p t i e r d e b l é, t o u s
d e u x s o n t é g a l e m e n t p r o d u c t i f s d' u n
s e p t i e r d e b l é, quoique l'un, après qu'il est fini,
ne se fixe et ne se réalise dans aucun objet permanent, et que
l'autre se fixe et se réalise dans un objet permanent.» (l.c.p.
122, 123.)
«A. Smith voudrait réduire le nombre des travailleurs qui ne
s'occupent pas utilement, pour multiplier celui des travailleurs
qui s'occupent utilement; mais on n'a pas fait attention que, si
ce désir pouvait re réaliser, toute richesse serait impossible,
parce que les consommateurs manqueraient aux producteurs, et que
les excédans non consommés ne seraient pas reproduits. Les clas-
ses productives ne donnent pas gratuitement les produits de leurs
travaux aux c l a s s e s d o n t l e s t r a v a u x n e
d o n n e n t a u c u n s p r o d u i t s m a t é r i e l s.
(hier unterscheidet er also doch selbst travaux qui donnent des
produits matériels et travaux qui n'en donnent point); «elles les
leur donnent en échange des commodités, des plaisirs ou des
jouissances qu'elles en reçoivent, et, p o u r l e s l e u r
d o n n e r, e l l e s s o n t o b l i g é e s d e l e s
l e u r p r o d u i r e. Si les produits matériels du travail
n'étaient pas employés à salarier les travaux qui ne donnent
point de produits matériels, ils n'aursient pas de consommateurs
et leur r e p r o d u c t i o n cesserait. Les travaux produc-
tifs d'agrément c o n c o u r e n t d o n c a u s s i
e f f i c a c e m e n t à l a p r o d u c t i o n que le tra-
vail réputé le plus productif.» (l.c.p. 123, 124.)
«Presque toujours les commodités, les plaisirs ou les agrémens
qu'ils» (les peuples) «recherchent, s u i v e n t e t n e
d e v a n c e n t p a s l e s p r o d u i t s q u i
d o i v e n t l e s a c q u i t t e r.» (l.c.p. 125.)
(Scheinen also viel mehr Wirkung als Ursache der produits zu sein
qui doivent les acquitter.) «Il en est autrement lorsque les
travaux consacrés au plaisir, au luxe et au faste, ne s o n t
p a s d e m a n d é s p a r l a c l a s s e s p r o d u c-
t i v e s. (...) «et que cependant elles sont f o r c é e s de
les salarier et de prendre ce salaire sur leurs besoins. Alors il
peut arriver que ce salaire forcé ne fasse pas naître un surcroît
de production.» (l.c.p. 125.) « Hors ce cas ... tout travail est
nécessairement productif, et contribue plus ou moins efficacement
à la formation et á l'accroissement des richesses générales,
parce q u' i l f a i t n a î t r e n é c e s s a i r e-
m e n t l e s p r o d u i t s q u i l e s s a l a-
r i e n t.» (l.c.p. 126.)
181 «Si l'échange donne au travail du domestique une valeur de
1000 frs., quand il ne donne à celui du cultivateur et du ma-
nufacturier qu'une veleur de 500 frs., il faut en conclure que le
travail du domestique contribue à l a p r o d u c t i o n d e
l a r i c h e s s e deux fois autant que celui du cultivateur
et du manufacturier; et cela ne peut pas être autrement, tant que
le travail des domestiques reçoit en paiement deux fois autant de
produits matériels que le travail des cultivateurs et des ma-
nufacturiers. Le moyen de concevoir que la richesse provient du
travail qui a le moins de valeur d'échange et qui par conséquent
est le moins payé!» (l.c.p. 293, 294.)
182 «Vainement obiecte-t-on que si le travail des domestiques est
aussi productif que celui des cultivateurs et des manufacturiers,
on ne voit pas pourquoi les économies générales d'un pays ne se-
raient pas employées a leur entretien non-seulement sans être
dissipées, mais
#421# Fremdsprachige Zitate
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avec une augmentation constante de valeur. Cette observation 1*)
n'est spécieuse que parce qu'elle suppose que la fécondité de
chaque travail resulte de sa c o o p é r a t i o n à l a
p r o d u c t i o n d e s o b j e t s m a t é r i e l s,
q u e l a p r o d u c t i o n m a t é r i e l l e e s t
c o n s t i t u t i v e d e l a r i c h e s s e, et q u e
p r o d u c t i o n e t r i c h e s s e s o n t p a r-
f a i t e m e n t i d e n t i q u e s. On oublie que t o u t e
p r o d u c t i o n n' e s t r i c h e s s e q u e
j u s q u' à c o n c u r r e n c e d e s a c o n s o m m a-
t i o n,» {und darum sagt derselbe Bursche eine Seite später
«que tout travail est p r o d u c t i f de la richesse, dans la
proportion de sa valeur d'échange déterminée par l'offre et la
demande,» (sie p r o d u z i e r t Reichtum, nicht im Maß, wie
sie valeur d'échange produziert, sondern valeur d'échange ist,
d.h. nicht nach dem, was sie produziert, sondern was sie kostet),
«que sa veleur respective ne concourt à l'accumulation des
capitaux que par l' é c o n o m i e e t l a n o n c o n-
s o m m a t i o n des produits que ces valeurs autorisent à
prendre dans la production générale.»} «et que l'échange
détermine jusqu'á quel point elle c o n t r i b u e à l a
f o r m a t i o n d e l a r i c h e s s e. Si l'on se
rappelait que tous les travaux concourent directement ou
indirectement à la production totale de chaque pays, que
l'échange, en fixant la veleur de chaque travail, détermine la
part qu'il a eue à la production, que la c o n s o m m a t i o n
d e l a p r o d u c t i o n réalise la valeur que lui a donnée
1'échange, et que l'excédant ou le déficit de la production sur
la consommation détermine l'état de la richesse ou de la misère
des peuples, on sentirait combien il est inconséquent
d' i s o l e r chaque travail, de fixer ra fertilité et sa fé-
condité par son c o n c o u r s á l a p r o d u c t i o n
m a t é r i e l l e e t s a n s a u c u n é g a r d à s a
¦¦364¦ c o n s o m m a t i o n, q u i s e u l e l u i
d o n n e u n e v a l e u r, valeur sans laquelle la richesse
ne peut exister.» (l.c.p. 294, 295)
186 «Quand un psys est privé du secours des machines, et que son
travail se fait à force de bras, les classes laborieuses consom-
ment la presque totalité de leurs productions. A mesure que
l'industrie fait des progrés, qu'elle se perfectionne par la di-
vision du travail, par l'habileté des ouvriers, par l'invention
des machines, les frais de la production diminuent, ou, en
d'autres termes, il faut un moindre nombre d'ouvriers pour ob-
tenir une plus grande production.» ([Ganilh,] l.c., t. I, p. 211,
212.)
191 «Tant que la division du travail n'est pas établie dans tau-
tes ses branches, tant que toutes les classes de la population
laborieuse et industrieuse n'ont pas atteint le terme de leur
complément, l'invention des machines, et leur emploi dans certai-
nes industries, ne font que refluer les capitaux et les ouvriers
déplacés par les machines, dans d'autres travaux qui peuvent les
employer utilement. Mais il est evident que quand tous les
travaux ont le capital et les ouvriers qui leur sont nécessaires,
tout perfectionnement ultérieur, toute machine nouvelle qui abre-
gent le travail, reduisent necessairement la population labori-
euse; et comme sa réduction ne diminue point la production, la
part qu'elle laisse disponible accroît ou au profit des capitaux,
ou à la rente de la terre; et par conséquent l'effet naturel et
nécessaire des machines est de diminuer la population des classes
salariées qui vivent du produit brut, et d'augmenter la popula-
tion des classes qui vivent du produit net.» (l.c.p. 212.)
«L e d é p l a c e m e n t d e l a p o p u l a t i o n
d' u n p a y s, e f f e t n é c e s s a i r e d e s
p r o g r è s d e l' i n d u s t r i e, est la veritable cause
de la prospérité, de la puissance et de la civilisation des peu-
ples modernes. Plus les classes inférieures de la société
décroissent en nombre, moins elle doit s'inquiéter des dangers
auxquels l'exposent sans cesse les besoins, l'ignorance, la cré-
dulité et la superstition de ces classes infortunées; plus les
classes supérieures se multiplient, plus l'état a de sujets à sa
disposition, plus il est fort et puissant, plus il a y dans toute
la population de lumières, de raison et de civilisation.» (l.c.p.
213.)
-----
1*) Bei Ganilh: objection
#422# Anhang und Register
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192 «Le revenu net d'un particulier se compose de l a
v a l e u r d u p r o d u i t auquel il a concouru... moins
ses déboursés: mais comme les déboursés qu'il a faits sont d e s
p o r t i o n s d e r e v e n u qu'il a payées à d'autres,
l a t o t a l i t é d e l a v a l e u r d u p r o d u i t
a s e r v i à p a y e r d e s r e v e n u s. Le revenu to-
tal d'une nation se compose de son produit brut, c'est-à-dire, de
la valeur brute de tous ses produits qui se distribue entre les
producteurs.» [71]
192 «Cette veleur, après plusieurs échanges, se consommerait tout
entière dans l'année qui qui l'a vue naître, qu'elle n'en serait
pas moins encore le revenu de la nation; de même qu'un particu-
lier qui a 20[000] frs. de revenu annuel, n'a pas moins 20 000
frs. de revenu annuel, quoiqu'il le mange tout entier chaque an-
née. Son revenu ne se compose pas seulement de ses épargnes.»
[71]
193 «Le seul p r o d u i t n e t» ... «et ceux qui le consom-
ment composent sa» (de l'état) «richesse et sa puissance, et con-
courent à sa prosperité, à sa gloire et à sa grandeur.» (l.c.p.
218.)
193 «Cela ressemble tout-à-fait à la doctrine des économistes du
18e siècle, qui prétendaient que les manufactures ne servaient
nullement à la richesse de l'état, parce que la c l a s s e
s a l a r i é e, consommant une ¦¦370¦ valeur égale à celle
qu'elle produisait, ne contribuait en rien à leur fameux produit
net.» [l.c.p. 219.]
194 «Il n'est pas facile d'apercevoir quelque rapport entre
l'assertion des économistes, q u e l a c l a s s e
i n d u s t r i e u s e c o n s o m m a i t u n e v a l e u r
é g a l e à c e l l e q u' e l l e p r o d u i s a i t, et
la doctrine de M. Ricardo, q u e l e s a l a i r e d e s
o u v r i e r s n e p e u t ê t r e c o m p t é d a n s l e
r e v e n u d' u n é t a t.» (p. 219, 220.)
194 «Sur sept millions d'ouvriers tous occupés, il y aura plus
d'épargnes que sur cinq millions.» [l.c.p. 220.]
194 «C'est supposer que les é c o n o m i e s s u r l e s
s a l a i r e s sont préférables à l' é c o n o m i e q u i
r é s u l t e d e l a s u p p r e s s i o n d e s s a l a i-
r e s... Il serait par trop absurde de payer 400 millions de
salaires à des ouvriers qui ne donnent aucun produit net, afin de
leur procurer l'occasion et le moyen de faire des économies sur
leur salaire.» (l.c.p. 221.)
«A chaque pas que fait la civilisation, le travail devient moins
pénible et plus productif; les classes condamnées à produire et à
consommer diminuent; et les classes qui dirigent le travail, qui
soulagent (!), consolent (!) et éclairent toute la population, se
multiplient, d e v i e n n e n t p l u s n o m b r e u s e s,
et s' a p p r o p r i e n t t o u s l e s b i e n f a i t s
q u i r é s u l t e n t d e l a d i m i n u t i o n d e s
f r a i s d u t r a v a i l, de l'abondance des productions et
du bon marché des consommations. Dans cette direction, l'espèce
humaine s'é1ève ... dans cette t e n d a n c e p r o g r e s-
s i v e d e l a d i m i n u t i o n d e s c l a s s e s
i n f é r i e u r e s d e l a s o c i é t é et de
l' a c r o i s s e m e n t des classes s u p é r i e u r e s
... la société civile devient plus prospère, plus puissante etc.»
(l.c.p. 224.) «Si ... le nombre des ouvriers employés est de 7
millions, les salaires seront de 1400 millions; mais si les 1400
millions ne donnent pas un plus grand produit net que le milliard
payé aux cinq millions d'ouvriers, l a v é r i t a b l e
é c o n o m i e s e r a i t d a n s l a s u p p r e s s i o n
d e s 4 0 0 m i l l i o n s d e s a l a i r e s à d e u x
m i l l i o n s d' o u v r i e r s, q u i n e d o n n e n t
a u c u n p r o d u i t n e t, et non dans les épargnes que
les deux millions d'ouvriers peuvent feire sur les 400 millions
de salaires.» (l.c.p. 221.)
195 «A. Smith exagère toujours les avantages qu'un pays tire d'un
gros revenu brut comparés à ceux d'un gros revenu net... Quel
avantage résultera-t-il pour un pays de l'emploi d'une grande
quantité de travail productif, si, soit qu'il empiole cette quan-
tité ou une moindre, son revenu et se profits doivent rester les
mêmes? Ob eine Nation 5 oder 7 Millionen produktiver Arbeiter an-
wendet, ¦¦371¦ wovon 5 andre Millionen leben,» ... «la nourriture
et
#423# Fremdspachige Zitate
-----
I'habillement de ces cinq millions seraient toujours le revenu
net. L'emploi d'un plus grand nombre d'hommes ne nous mettrait en
état ni d'ajouter un homme à notre armée ou à notre marine, ni de
fournir une guinée de plus aux impôts.» (l.c.p. 215.) [72]
197 «Il serait tout-à-fait indifferént pour une personne qui, sur
un capital de 20 000 l., ferait 2000 l. par an de profit, que son
capitd employât 100 hommes ou mille, et que ses produits se ven-
dissent 10 000 l. ou 20 000 l., pourvu que dans tous les cas ses
produits 1*) ne baissasent point au-dessous de 20 000 l.» [74]
197 "A. Smith constantly magnifies the advantages which a country
derives from a large gross, rather than a large net income"
(weil, sagt Adam, "the greater will be the quantity of productive
labour which it puts into motion") ... "What would be the advan-
tage resulting to a country from the employment of a great quan-
tity of productive labour, if, whether it employed that quantity
or a smaller, its net rent and profits together would be the
same." (Ricardo, 3 ed., p. 415, 416, 417, ch. XXVI.)
198 "To an individual with a capitd of 20 000 l., whose profits
were 2000 l. per annum, it would be a matter quite indifferent
whether his capital wouid employ a 100 or a 1000 men, whether the
commodity produced, sold for 10 000 l., or for 20 000 l., provi-
ded, in all cases, his profits were not diminishad below 2000 l."
[l.c.]
198 "Is not the real interest of the nation similar?
P r o v i d e d i t s n e t r e a l i n c o m e, i t s
r e n t a n d p r o f i t s b e t h e s a m e, i t i s
o f n o i m p o r t a n c e w h e t h e r t h e n a t i o n
c o n s i s t s o f 1 0 o r o f 1 2 m i l l i o n s o f
i n h a b i t a n t s.
Its power of supporting fleets and armies, and a l l
s p e c i e s o f u n p r o d u c t i v e l a b o u r," (...)
"must be in proportion to its net, and not in proportion to its
gross income. If five millions of men could produce as much food
and clothing as was necessary for 10 millions, food and clothing
for 5 millions would be the net revenue. Would it be of any ad-
vantage to the country, that to p r o d u c e t h i s s a m e
n e t r e v e n u e, seven millions of men should be required,
that is to say, that seven millions should be employed to produce
food and clothing sufficient for 12 millions? The food and
clothing of 5 millions would be still the net revenue. The em-
ploying a greater number of men would enable us neither to add a
man to our army and navy, nor to contribute one guinea more in
taxes." [l.c.]
200 «Je ne doute nullement 2*) que dans le travail de l'esclave,
I'excédent des produits sur les consommations ne soit plus grand
que dans le travail de l'homme libre. ... Le travail de l'esclave
3*) n'a de bornes que le pouvoir de ses facultés ... L'esclave»
(...) «travaille pour un besoin illimité: la cupidité de son
maître.» (Say, 1e éd., p. 215, 216.)
201 «L'ouvrier lihre ne peut dépenser plus et produire moins que
l'esclave... Toute dépense suppose un équivalent produit pour la
payer. Si l'ouvrier libre dépense plus que l'esclave, les pro-
duits de son travail doivent être plus considérables que ceux du
travail de l'esclave» (Ganilh, t. I, p. 234.)
201 «Je sais» ... «qu'on peut dire avec quelque raison, que les
é c o n o m i e s q u e l e m a î t r e 4*) f a i t s u r
l e s d é p e n s e s d e l' o u v r i e r 5*)» (hier also
doch économies sur le salaire de l'esclave), «servent à augmenter
ses dépenses personelles etc. ... Mais il est plus avantageux à
la richesse générale qu'il y ait de l'aisance dans toutes les cl-
asses de la société qu'une excessive opulence parmi un petit nom-
bre d'individus.» (p. 234, 235.)
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1*) Bei Ganilh auch: produits; in Constancios Ricardo-Überset-
zung: profits - 2*) bei Say: aucunement - 3*) bei Say: du premier
- 4*) in der Handschrift: les maîtres - 5*) bei Ganilh: l'esclave
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201 «Il» (Quesnay) «refuse positivement aux économies des classes
salariées la faculté d'accroître les capitaux; et la raison qu'il
en donne, c'est que ces classes ne doivent avoir aucun moyen de
faire des économies, et que si elles avaient u n s u r p l u s,
u n e x c é d a n t, il ne pourrait provenir que d'une erreur
ou d'un désordre dans l'économie sociale.» (l.c.p. 274.)
201 «Si la classe stérile épargne pour augmenter son numé-
raire..., ses travaux et ses gains diminueront dans la même pro-
portion, et elle tombera dans le dépérissement.» («Physiocratie»,
p. 321.)
201 «Plus ils» (les salaires) «sont considérables, moindre est le
revenu de la société,» (die société steht auf ihnen, aber sie
stehn nicht in der société) «toute l'habilité des gouvernemens
doit s'appliquer à en réduire la masse» (l.c.p. 24, t. II.) ...
«T â c h e ... d i g n e d u s i è c l e é c l a i r e
d a n s l e q u e l n o u s v i v o n s.» (t. II, p. 24.)
223 «Les principes que Smith a p o s é s s u r
l' é c o n o m i e d e s n a t i o n s, o n t p o u r f o n-
d e m e n t d i e U n t e r s c h e i d u n g z w i s c h e n
d e r p r o d u k t i v e n u n d u n p r o d u k t i v e n
A r b e i t...» (F.-L.-A. Ferrier, «Du Gouvernement considéré
dans ses rapports avec le commerce», Paris 1805, [p. 141].)
«Cette distinction est essentiellement fausse. I l n' y a
p o i n t d e t r a v a i l i m p r o d u c t i f.» (l.c.p.
141.) «Il y a donc une économie et une prodigalité des nations:
mais une nation n'est prodigue ou économe que dans ses relations
avec les a u t r e s peuples, et c'était ainsi que la question
devait être envisagée.» (l.c.p. 143.)
223 "Es existiert", sagt Ferrier, «une économie des nations, aber
sehr verschieden von der Smithschen. Sie besteht darin, à
n'acheter de productions étrangères qu'autant qu'elle en peut
psyer avec les siennes. Elle consiste quelquefois à s'en passer
absolument.» (l.c.p. 174, 175.)
223 «Comme dans un pays civilisé il n'y a que t r è s - p e u
d e m a r c h a n d i s e s d o n t t o u t e l a
v a l e u r e c h a n g e a b l e p r o c è d e d u t r a-
v a i l s e u l e m e n t, et que, dans la t r é s - m a-
j e u r e p a r t i e d' e n t r' e l l e s, l a r e n t e
e t l e p r o f i t y c o n t r i b u e n t p o u r d e
f o r t e s p o r t i o n s, il en résulte que l e p r o-
d u i t a n n u e l d u t r a v a i l d e c e p a y s
s u f f i r a t o u j o u r s p o u r a c h e t e r e t
c o m m a n d e r u n e q u a n t i t é d e t r a v a i l
b e a u c o u p p l u s g r a n d e q u e c e l l e q u' i l
a f a l l u e m p l o y e r p o u r f a i r e c r o î t r e
c e p r o d u i t, l e p r é p a r e r e t l' a m e n e r
a u m a r c h é. S i l a s o c i é t é e m p l o y a i t
a n n u e l l e m e n t t o u t l e t r a v a i l
q u' e l l e e s t e n é t a t d' a c h e t e r
a n n u e l l e m e n t, c o m m e l a q u a n t i t é d e
c e t r a v a i l a u g m e n t e r a i t c o n s i d é r a-
b l e m e n t c h a q u e a n n é e, il s'ensuivrait que le
produit de chacune des années subséquentes serait d'une valeur
incomparablement plus grande que celui de la précédente. Mais il
n'y a aucun pays d o n t t o u t l e p r o d u i t a n-
n u e l s o i t employé à entretenir des travailleurs. Partout
les oisifs en consomment une grande partie; et selon les
différentes proportions dans lesquelles ce produit se partage
entre ces deux différentes classes de gens, sa valeur ordinaire
ou moyenne doit nécessairement ou augmenter ou décroître, ou
demeurer la même d'une année à l'autre.» (A. Smith, b. I, ch.VI,
t. I, éd. Garn., p. 108, 109.)
225 «Comme dans un pays civilisé il n'y a que très peu de mar-
chandises dont toute la valeur échangeable p r o c è d e d u
t r a v a i l s e u l e m e n t, et que, dans la très-majeure
partie d'entr'elles, l a r e n t e e t l e p r o f i t y
c o n t r i b u e n t p o u r d e f o r t e s p o r-
t i o n s, il en résulte q u e l e p r o d u i t a n-
n u e l l d u t r a v a i l d e c e p a y s suffira
toujours p o u r a c h e t e r e t c o m m a n d e r u n e
q u a n t i t é d e t r a v a i l beaucoup plus grande que
celle q u' i l a f a l l u e m p l o y e r p o u r
f a i r e c r o î t r e c e p r o d u i t, le preparer et
l'amener au marché.» [l.c.]
227 «Si la société employait annuellement tout le travail qu'elle
est en état d'acheter annuellement, comme la quantité de ce tra-
vail augmenterait considérablement chaque année, il
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s'ensuivrait que le produit de chacune des années subsequentes
serait d'une vdeur incomparablement plus grande que celui de la
précédente.» [l.c.p. 109.]
229 «4°. Les talens utiles acquis par les habitans ou membres de
la société. L'acquisition de ces talens coûte toujours une dé-
pense réelle à cause de l'entretien de celui qui les acquiert,
pendant le tems de son éducation, de son apprentissage ou de ses
études, et cette dépense est un capital fixé et réalisé pour
ainsi dire dans sa personne. Si ces talens composent une partie
de sa fortune, ils composent pareillement une partie de la for-
tune de la société à laquelle il appartient. La dextérité perfec-
tionnée, dans un ouvrier, peut être considérée rous le même point
de vue qu'une machine ou un instrument de métier qui facilite et
abrège le travail, et qui, malgré la dépense qu'il a coûté, re-
stitue cette dépense avec un profit.» (l.c., l. II, ch. I, t. II,
p. 204, 205.)
229 «Quand la société est encore dans cet état d'enfance ou il
n'y a aucune division de travail, où il ne se fait presque point
d'échanges, et où chaque individu pourvoit par ses mains à ses
besoins, i l n' e s t p a s n é c e s s a i r e q u' i l y
a i t a u c u n f o n d s a c c u m u l é o u a m a s s é
d' a v a n c e p o u r f a i r e a l l e r l e s
a f f a i r e s d e l a s o c i é t é» (nämlich nachdem vor-
ausgesetzt, quel n'y a pas de société). «Chaque homme cherche,
dans sa propre industrie, les moyens de satisfaire aux besoina du
moment, à mesure qu'ils se font sentir. Quand la faim le presse,
il s'en va cheser dans la forêt etc.» (l.c., t. II, p. 191, 192.)
(l. II, introduction.) «Mais qusnd une fois la division du tra-
vail est généralement établie, un homme ne peut plus appliquer
son travail personnel qu'à une bien petite partie des besoins qui
lui surviennent. Il pourvoit à la tres-majeure partie de ces be-
soins avec d e s c h o s e s p r o d u i t e s p a r l e
t r a v a i l d' a u t r u i ou, ce qui revient au même, avec
le prix de ce produit. Or, cet a c h a t ne peut se feire à
moins qu'il n'ait eu le tems, non-seulement d' a c h e v e r
t o u t - à - f a i t, mais encore d e v e n d r e l e
p r o d u i t d e s o n t r a v a i l.»
229 «Il faut donc qu'au moins, jusqu'à ce qu'il ait pu venir à
bout de ces deux choses, il existe quelque part u n f o n d s
d e d e n r é e s de d i f f é r e n t e s e s p è c e s,
a m a s s é d' a v a n c e pour le faire subsister et lui four-
nir en outre la matière et les instrumens nécessaires à son ou-
vrage. Un tisserand n e p e u t p a s v a g u e r
e n t i è r e m e n t a sa besogne particulière s'il n'y a pas
quelque part, s o i t e n s a p o s s e s s i o n, s o i t
e n c e l l e d' u n t i e r s, u n e p r o v i s i o n
fait par avance, où il trauve de quoi subsister et de quoi se
fournir des outils de son métier et de la matière de son ouvrage,
jusqu'à ce que sa toile puisse être non-seulement achevée, mais
encore vendue. Il est évident qu'il faut que l' a c c u m u-
l a t i o n p r é c è d e le moment où il pourra appliquer son
industrie à entreprendre et achever cette besogne... dans la
nature des choses, l' a c c u m u l a t i o n d' u n c a-
p i t a l e s t u n p r é a l a b l e n é c e s s a i r e à
l a d i v i s i o n d u t r a v a i l.» (l.c.p. 192, 193.)
230 «Le travail ne peut recevoir de subdivisions ultérieures qu'à
proportion que les capitaux se sont préalablement accumulés de
plus en plus. A mesure que le travail vient à se subdiviser, l a
q u a n t i t é d e m a t i è r e s q u' u n m ê m e
n o m b r e d e p e r s o n n e s p e u t m e t t r e e n
o e u v r e a u g m e n t e d a n s u n e g r a n d e
p r o p o r t i o n; et comme la tâche de chaque ouvrier se
trouve successivement réduite à un plus grand degré de simpli-
cité, il arrive qu'on invente une foule de nouvelles machines
pour faciliter et ¦¦395¦ abréger ces tâches. A mesure donc que la
division de travail va en s'étendant, il faut, pour qu'un même
nombre d'ouvriers soit constamment occupé, qu'on a c c u m u l e
d' a d v a n c e u n e é g a l e p r o v i s i o n d e
v i v r e s e t u n e p r o v i s i o n d e m a t i è r e s
e t d' o u t i l s p l u s f o r t e que celle qui aurait été
nécessaire dans un état de choses moins avancé.» (l.c.p. 193,
194.) «De même que le travail ne peut acquérir cette grande ex-
tension de puissance productive, s a n s u n e a c c u-
m u l a t i o n p r é a l a b l e d e s c a p i t a u x, de
même l'accumulation des capitaux amène naturellement cette
extension. L a p e r s o n n e q u i e m p l o i e
#426# Anhang und Register
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s o n c a p i t a l à f a i r e t r a v a i l l e r, cherche
nécessairement à l'employer de manière à ce qu'il fasse produire
la plus grande quantité possible d'ouvrage: elle tâche donc à la
fois d'établir entre ses ouvriers la distribution de travaux la
plus convenable, et de les fournir des meilleures machines
qu'elle puisse imaginer ou qu'elle soit à même de se procurer.
Ses moyens pour réussir dans ces deux objets, sont proportionnés
en général a l'étendue de son capital ou au nombre de gens que ce
capital peut tenir occupés. Ainsi non-seulement l a
q u a n t i t é d e 'l i n d u s t r i e a u g m e n t e
d a n s u n p a y s à m e s u r e d e l' a c c r o i s-
s e m e n t d u c a p i t a l qui la met en activité, mais
encore, p a r u n e s u i t e d e c e t a c c r o i s-
s e m e n t, l a m ê m e q u a n t i t é d' i n d u s t r i e
p r o d u i t u n e b e a u c o u p p l u s g r a n d e
q u a n t i t é d' o u v r a g e.» (p. 194, 195.)
230 «Une maison servant de logement ne contribue en rien, sous ce
rapport, au revenu de celui qui l'occupe; et quoique, sans
contredit, elle lui soit extrêmement utile, elle l'est comme ses
habits et ses meubles de ménage, qui lui sont aussi très utiles,
mais qui pourtant font une partie de sa dépense et non pas de son
revenu.» (l.c., t. II, ch. I, p. 201, 202.) Dagegen gehören zum
capital fixe «tous les bâtimens destinés à un obiet utile, et qui
sont des moyens de revenu, non seulement pour le propriétaire qui
en retire un loyer en les louant, mais même pour la personne qui
les tient et qui en paie le loyer; tels que les boutiques, les
magasins, les ateliers, les bâtimens d'une ferme, avec toutes
leurs dépendances nécessaires, étables, granges, etc. Ces bâti-
mens sont fort différens des maisons purement habitables; ce sont
des espèces d'instrumens de métier...» (l.c., t. II, ch. I, p.
203, 204.)
«On regarde toujours comme un grand avantage pour une société
tous les nouveaux procédés en mécanique, qui mettent un même nom-
bre d'ouvriers en état de faire la même quantité d'ouvrage avec
des machines plus simples et mains coûteuses que celles dont on
faisait usage précédemment. Il se trouve alors une certaine quan-
tité de matériaux et un certain nombre d'ouvriers qui avaient été
employés auparavant à entretenir des machines plus compliquées et
plus dispendieuses, et qui maintenant peuvent l'être à augmenter
la quantité de l'ouvrage pour lequel ces machines ou toutes
autres ont été faites.» (l.c., t. II, ch. II., p. 216, 217.)
«La dépense d'entretien du c a p i t a l f i x e se trouve ...
nécessairement retranchée du revenu net de la société» (l.c.,t.
II, ch. II, p. 218.) «Toute épargne dans la dépense d'entretien
du c a p i t a l f i x e, qui ne diminue pas dans le travail
la puissance productive, doit augmenter le fonds qui met
l'industrie en activité, et par conséquent accroître le produit
annuel de la terre et du travail,ravenu réel de toute société.»
(l.c., t. II, ch. II, p. 226, 227.)
Das durch Bankbillets, überhaupt Papiergeld ins Ausland gejagte
bare Geld - wenn verausgabt, «à acheter des marchandises étrangè-
res pour la consommation intérieure» - kauft entweder Luxuspro-
dukte, wie vins étrangers, soieries etc. kurz, «marchandises... à
être consommées par d e s g e n s o i s i f s qui ne produi-
sent rien... ou bien... ils achèteront u n f o n d s
a d d i t i o n n e l d e m a t i è r e s, d' o u t i l s e t
d e v i v r e s, d a n s l a v u e d' e n t r e t e n i r
e t d' e m p l o y e r u n n o m b r e a d d i t i o n n e l
d e c e s g e n s i n d u s t r i e u x q u i r e p r o-
d u i s e n t, a v e c u n p r o f i t, l a v a l e u r d e
l e u r c o n s o m m a t i o n a n n u e l l e.» (l.c., t.
II, ch. II, p. 231, 232.)
Die erste Manier of employment, sagt Smith, vermehrt die prodiga-
lité, «augmente la dépense et la consommation sans rien ajouter à
la production, ou sans établir un fonds permanent propre à en-
tretenir cette dépense, et sous tous les rapports il tourne au
préjudice de la société.. (l.c.,t. II, p. 232.) Dagegen «employé
de la seconde manière, il agrandit d'autant les bornes de
l'industrie; et quoiqu'il augmente la consommation de la société,
il ouvre une source permanente pour fournir à cette consommation,
l e s g e n s q u i c o n s o m m e n t r e p r o d u i-
s a n t a v e c u n p r o f i t l a v a l e u r
e n t i è r e d e l e u r c o n s o m m a t i o n a n-
n u e l l e.» (l.c., t. II, ch. II, p. 232.)
#427# Fremdsprachige Zitate
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«La quantité d'industrie que peut mettre en oeuvre un capital,
doit évidemment être égale au nombre d'ouvriers auxquels il peut
fournir des matériaux, des outils et une subsistance convenable à
la nature de l'ouvrage.» (l.c., t. II, ch. II, p. 235.)
232 «Les travailleurs productifs et les non-productifs, et ceux
qui ne travaillent pas du tout, sont tous également entretenus
par le produit annuel de la terre et du travail du pays. Ce pro-
duit ... a nécessairement ses bornes. Suivant donc que, dans une
année, une portion plus ou moins grande de ce produit est em-
ployée à entretenir des gens non-productifs, plus ou moins grande
sera la portion qui restera pour les gens productifs, et plus ou
moins grand sera par conséquent le produit de l'année subsé-
quente...
Quoique la totalité du produit annnel des terres et du travail
d'un pays soit . . . destinée en définitif à fournir à la consom-
mation de ses habitans et à leur procurer un revenu,
c e p e n d a n t, à l' i n s t a n t qu'il sort de la terre
ou des mains des ouvriers productifs, il se divise naturellement
en deux parties. L'une d'elles, et c'est souvent la plus forte,
est, en premier lieu, destinée à r e m p l a c e r u n
c a p i t a l o u à r e n o u v e l e r l a p o r t i o n
d e v i v r e s, d e m a t i è r e s o u d' o u v r a g e
f a i t qui a été retirée d'un capital; l'autre est destinée à
former un revenu, ou au maître de ce capital, comme profit, ou à
quelqu'autre personne, comme rente de sa terre...
C e t t e p a r t i e d u p r o d u i t a n n u e l d e l a
t e r r e e t d u t r a v a i l d' u n p a y s q u i
r e m p l a c e u n c a p i t a l, n'est jamais immédiatement
employée à entretenir d'autres salariés que des salariés produc-
tifs; elle ne paie des salaires qu'au travail productif seule-
ment. Celle qui est destinée à former immidiatement un revenu ...
peut indifféremment entretenir des salariés productifs ou des sa-
lariés non-productifs...
Les travailleurs non-productifs et les gens qui ne travaillent
pas du tout, sont tous entretenus p a r u n r e v e n u:
soit, en premier lieu, par cette partie du produit annuel, qui
est, dès l'origine, destinée à former un revenu à quelques per-
sonnes particulières, ou comme rente 1*) de terre, ou comme pro-
fit de capital; soit, en second lieu, par cette autre partie qui,
bien qu'elle soit destinée à remplacer un capital et à
n'entretenir que des ouvriers productifs, néanmoins, quand elle
est une fois venue dans les mains de ceux-ci, pour tout ce qui
excède leur subsistance nécessaire, peut être empioyée indiffé-
remment á l'entretien de gens qui produisent ou de gens qui ne
produisent pas. Ainsi, le simple ouvrier, si ses salaires sont
forts, peut... entretenir un domestique à son service personnel,
ou bien il peut aller quelquefois à la comédie ou aux marionet-
tes, et par-là contribuer pour sa part à l'entretien d'une classe
de travailleurs non-productifs, ou enfin il peut payer
quelqu'impôt, et par-là concourir à l'entretien d'une autre
classe ... également non-productive. Néanmoins, de cette partie
du produit de la terre, destinée originairement à remplacer un
capital, il n'en passe jamais aucune portion à l'entretien de sa-
lariés nonproductifs, qu'après avoir mis en activité sa mesure
complete de travail productif... Il faut que l'ouvrier ait plei-
nement gagné son salaire par de l'ouvrage fait, avant qu'il
puisse en dépenser la moindre chose en travail non-productif...
La rente de la terre et les profits des capitaux sont ... partout
les principales sources où les salariés non-productifs puisent
leur subsistance... L'un et l'autre de ces revenus peuvent
indifféremment entretenir des salariés productifs et des salariés
non-productifs; ils semblent pourtant avoir toujours pour les
derniers quelque prédilection...
Ainsi, ce qui contribue beaucoup à déterminer dans tout pays la
proportion entre les gens productifs et les gens non-productifs,
c'est principalement la proportion qui s'y trouve entre cette
partie du produit annuel, qui, au sortier même de la terre ou des
mains des ouvriers qui l'ont produite, est destinée à remplacer
un capital, et cette autre partie
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1*) In der Handschrift: revenu
#428# Anhang und Register
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qui est destinée à former un revenu, soit comme rente, soit comme
profit. Or, cette proportion est très-différente, dans les pays
riches, de ce qu'elle est dans les psys pauvres.» (l. II, ch.
III, l.c., t. II, p. 314 sqq.)
[Smith] vergleicht dann den «très-forte portion 1*) souvent la
plus forte du produit de la terre» der bei den «nations opulentes
de l'Europe, e s t d e s t i n é e à r e m p l a c e r l e
c a p i t a l d' u n f e r m i e r r i c h e et indépendant»,
im Gegensatz mit der «empire du gouvernement féodal, wo une très-
petite portion du produit était suffisante pour remplacer le ca-
pital employé à la culture.»
233 ...«rendissent de très-gros profits. Nulle part l'intérêt
n'était au dessous de 10 pour 100, et il fallait bien que les
profits des fonds pussent suffire à payer un intérêt aussi fort.
Jetzt Zins in den fortgeschrittneren Landern Europas nirgends
über 6, in den reichsten 4, 3, 2 p.c. Si cette partie du revenu
des habitans, qui provient de profits, est toujours beaucoup plus
grande dans les pays riches que dans les pays pauvres, c'est
parce que le capital y est beaucoup plus considérable; mais les
profits y sont en général dans une proportion beaucoup moindre,
relativement au capital. Ainsi cette partie du produit annuel
qui, au sortir de la terre ou des mains des ouvriers productifs,
est destinée à remplacer un ¦¦397¦ capital, est non-seulement
beaucoup plus grande dans les pays riches que dans les pays pau-
vres, mais encore elle s'y trouve dans une proportion bien plus
forte, relativement à la partie destinée immédiatement à former
un revenu, soit comme rente, soit comme profit. Le fonds qui est
destiné à fournir de la subsistance au travail productif, est
non-seulement bien plus abondant dans les premiers de ces pays,
qu'il ne l'est dans les autres, mais il est encore dans une plus
grande proportion, relativement au fonds qui, pouvant être em-
ployé à entretenir des salariés prodoctits aussi bien que des sa-
lariés non-productifs, a néanmoins toujours en général plus de
tendance à aller à ceux-ci.» [l.c.p. 320, 321.]
233 «La proportion qui se trouve entre ces deux différentes espè-
ces de fonds, détermine nécessairement dans un pays le caractère
général des habitans, quant à leur penchant à l'industrie ou à la
paresse.» So z.B. sagt er, «in den englischen und holländischen
Manufakturstädten, wo die classes inférieures du peuple besonders
leben von den capitaux employés, sind sie 2*) im ganzen labori-
eux, frugal et économe. Dagegen in Residenzstädten von Höfen
etc., wo die classes inférieures du pauple von dépenses und
revenu leben, sind sie en général paresseux, débauché et pauvre,
comme à Rome, Versailles, etc...
C'est donc la proportion existante entre la somme des capitaux et
celle des revenus qui détermine partout la proportion dans la-
quelle se trouveront l'industrie et la fainéantise: partout où
les capitaux l'emportent, c'est l'industrie qui domine; partout
où ce sont les revenus, le fainéantise prévaut. Ainsi t o u t e
a u g m e n t a t i o n o u d i m i n u t i o n d a n s l a
m a s s e d e s c a p i t a u x tend naturellement à augmenter
ou à diminuer réellement la somme de l'industrie, le nombre des
gens productifs, et par conséquent la valeur échangeable du pro-
duit annuel des terres et du travail du pays, la richesse et le
revenu réel de tous ses habitans... Ce qui est annuellement épar-
gné, est aussi régulièrement consommé que ce qui est annuellement
dépensé, et il l'est aussi presque dans le même tems; mais il est
consommé par une autre classe de gens: Die erste Portion der Re-
venue durch domestiques, bouches inutiles etc., qui ne laissent
rien après eux en retour de leur consommation. Die zweite par des
ouvriers qui reproduisent avec profit la valeur de leur consomma-
tion annuelle... La consommation est la même, mais les consomma-
teurs sont différens.» [l.c.p. 321-328, passim.]
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1*) Bei Smith: partie - 2*) bei Smith: il est
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234 ...«établit en quelque sorte un fonds pour l'entretien à per-
pétuité d'un même nombre de gens productifs,» während der prodi-
gue «diminue la masse des fonds destinés à employer le travail
productif... si cette quantité de vivres et d'habits ainsi»
(infolge der prodigalité des prodigue) «consommés par des gens
non productifs, eût été distribuée entre des gens productifs,
ceux-ci auraient r e p r o d u i t, a v e c e n c o r e u n
p r o f i t, la valeur entière de leur consommation.» (l.c., t.
II, l. II, ch. III, p. 328, 329 sq.)
234 «Große Nationen ne s'appauvrissent jamais par la prodigalité
et la mauvaise conduite des particuliers, mais quelquefois bien
par celle de leur gouvernement. Dans la plupart des pays, la to-
talité ou la presque totalité du revenu public est employée à en-
tretenir des gens non-productifs.» Die Leute des Hofes, die Kir-
che, Flotten, Armee, «qui ne produisent rien en tems de paix, et
qui, en tems de guerre, ne gagnent rien qui puisse compenser la
dépense que coûte leur entretien, même pendant la durée de la
guerre. L e s g e n s d e c e t t e e s p è c e ne produi-
sant r i e n p a r e u x - m ê m e s, s o n t t o u s
e n t r e t e n u s p a r l e p r o d u i t d u t r a-
v a i l d' a u t r u i. Ainsi, quand ils sont multipliés au-
delà du nombre nécessaire, ils peuvent, dans une année, consommer
une si grande part de ce produit, qu'ils n'en laissent pas assez
de reste pour l'entretien des ouvriers productifs, qui devraient
le reproduire pour l'année suivante.» (p. 336.)
235 «Le fonds destiné à l'entretien du travail productif grossis-
sant de jour en jour, la demande qu'on fait de ce travail devient
aussi de jour en jour plus grande: les ouvriers trouvent ¦¦398¦
aisément de l'emploi, mais les possesseurs de capitaux ont de la
difficulté à trouver des ouvriers à employer. La concurrence des
capitalistes fait hausser les salaires du travail et fait baisser
les profits.» (l.c.p. 359.)
235 «Les personnes dont les capitaux sont employés de l'une de
ces quatre manières, sont elles-mêmes des o u v r i e r s
p r o d u c t i f s. Leur travail, quand il est convenablement
dirigé. se fixe et se réalise dans le sujet ou la chose vénale
sur laquelle il est appliqué, et en général il ajoute au prix de
cette chose la valeur au moins de leur subsistance et consomma-
tion personelle.. (l.c.p. 374.)
235 «Aucun capital, à somme égale, ne met en activité plus de
t r a v a i l p r o d u c t i f que celui du fermier. Ge sont
non-seulement ses valets de ferme, mais s e s b e s t i a u x
d e l a b o u r e t d e c h a r r o i q u i s o n t
a u t a n t d' o u v r i e r s p r o d u c t i f s.» [l.c.p.
376.]
236 «On conçoit maintenant que le profit des capitaux provient
toujours, ou de ce qu'ils supplient à une portion de travail que
l'homme devrait faire de ses mains; ou de ce qu'ils accomplissent
une portion de travail au-dessus des efforts personnels de
l'homme, et qu'il ne saurait exécuter lui-même.» (p. 119, trad.
fr.)
236 "Wäre diese Idee vom Benefiz des Kapitals rigorös richtig,
«il s'ensuivrsit qutil serait,» nicht eine ursprüngliche Quelle
des Reichtums, sondern eine abgeleitete; «et l'on ne pourreit
considérer les capitaux comme un des principés de la richesse,
leur profit n'étant qu'un transport de la poche du travailleur
dans celle du capitaliste.» (l.c.p. 116, 117.)
236 «Ainsi le même travail paraîtra ou productif ou non produc-
tif, selon l'empioi subséquent de l'objet auquel on l'a appliqué.
Si mon cuisinier, p.e., fait une tarte que je mange surle-champ,
c'est un ouvrier non productif, et sa besogne un travail égale-
ment stéril, parce que ce service a péri aussitôt qu'il a été
rendu. Mais ce même travail se fait-il dans la boutique d'un pâ-
tissier, dès-lors il devient productif.» (l.c.p. 110.)
237 «Cette distinction extraordinaire, fondée sur la simple durée
des services, range parmi les travailleurs non productifs, des
personnes occupées aux plus importantes fonctions de la
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société. Le souverain, les ministres de la religion, les magi-
strats, les défenseurs de l'état, tous ces hommes, sans excepter
ceux dont l'habileté ... conserve la santé ou forme l'éducation
des citoyens, tous ces hommes sont réputés travailleurs non pro-
ductifs.» (l.c.p. 110, 111.)
237 «Les eclésiastiques, les gens de loi, les médecins et les
gens de lettres de toute espèce, ainsi que les comédiens, les
farceurs. les musiciens, les chanteurs, les danseurs de l'opéra,
etc.» (A. Smith, t. II, l. II, ch. III, p. 313.)
«Si l'on veut que la valeur vénale soit la base de la richesse,
il est inutile d'entrer dans de longs raisonnemens pour démontrer
les erreurs de cette doctrine. Rien n'en ¦¦399¦ prouve mieux la
fausseté que l'estime, que les hommes font de ces services, à en
juger par le prix qu'ils y mettent.» ([Lauderdale,] l.c.p. 111.)
237 «Le travail du manufacturier se fixe et se réalise en quelque
production commerçable... Ni le t r a v a i l d u
d o m e s t i q u e, ni celui du capital circulant» {er versteht
hier a r g e n t m o n n a i e darunter} «ne forment naturel-
lement une accumulation, un fonds qui puisse se transmettre pour
une valeur déterminée. Le profit qu'ils donnent provient égale-
ment de ce qu'ils é p a r g n e n t l e t r a v a i l d u
m a î t r e ou du possesseur. Ils ont des effets tellement sem-
blables, que ce qui a fait juger l'un non productif, a dû donner
de l'autre la même opinion.» (Lauderdale, l.c.p. 144, 145.)
237 ...«refuse aux r é s u l t a t s de ces industries le nom
de p r o d u i t s. Il donne au travail auquel elles se livrent
le nom d' i m p r o d u c t i f.» (J.-B. Say, «Traité
d'economie politique», 3e éd., t. I, p. 117.)
238 ...«la protection, la tranquillité, la défense de la chose
publique» als «résultat du travail d'une année» (der serviteurs
de l'état). (Smith, t. II, l. II, ch. III, p. 313, ed.
G[arnier].)
238 ...«ouvrage - en général - s'evanonissent, périssent à
l'instant même où ils sont rendus, au moment même de leur produc-
tion.» (Smith, l.c.)
238 ...«des produits immatériels, ou des valeurs qui sont consom-
mées au moment de leur production.» [Say, l.c.p. 116.]
238 ...«qu'ils ne servent point à augmenter le capital national.»
(t. I, p. 119.) «Une nation où il se trouverait une foule de mu-
siciena, de prêtres, d'employés, pourrait être une nation fort
divertie, bien endoctrinée, et admirablement bien administrée,
mais voilà tout. Son capital ne recevrait de tout le travail de
ces hommes industrieux aucun accroissement direct, parce que
leurs produits seraient consommés à mesure qu'ils seraient
créés.» (l.c.p. 119.)
238 «Il est impossible d'admettre l'opinion de M. Garnier, qui
conclut de ce que le travail des médecins, des gens de loi et
autres personnes semblables, est productif, qu'il est aussi avan-
tageux à une nation de le multiplier que tout autre.» (l.c.p.
120.)
239 «Il en est de cela»,... «comme de la main,d'oeuvre qu'on ré-
pandrait sur un produit, pardelà ce qui est nécessaire pour
l'exécuter.» (...) «Le travail productif de produits immatériels
n'est productif, c o m m e t o u t a u t r e t r a v a i l,
que jusqu'au point où il augmente l'utilité, et par-là la valeur»
(i.e. den Gebrauchswert, aber Say verwechselt die utilité mit dem
Tauschwert) «d'un produit: au-delà de ce point, c'est un travail
purement improductif.» (l.c.p. 120.)
239 «Le défaut d'écoulement de plusieurs produits vient de la ra-
reté de plusieurs autres.» [l.c.p. 438.]
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240 «Tout travail utile est réellement productif, et toute la
classe laborieuse de la société mérite également le nom de
p r o d u c t i v e.» (Destutt de Tracy, «Élémens d'idéologie»,
IVe et Ve parties. Traité de la volonté et de ses effets, Paris
1826, p. 87.)
241 ... «la classe laborieuse et directement productive de toutes
nos richesses.» (p. 88.)
241 «La vraie classe stérile est celle des oisifs, qui ne font
rien que vivre ce que l'on appelle n o b l e m e n t, du pro-
duit de travaux exécutés avant eux, soit que ces produits soient
réalisés en fonds de terre qu'ils afferment, c'est-à-dire qu'ils
l o u e n t à un travailleur, soit qu'ils consistent en argent
ou effets qu ils prêtent moyennant rétribution, ce qui est encore
louer. Ceux-là sont les vrais frelons de la ruche (fruges consu-
mere nati)» (p. 87), oder diese oisifs «ne peuvent dépenser que
leur r e v e n u. S'ils entament ¦¦401¦ leurs fonds rien ne les
remplace; et leur consommation momentanément exagérée cesse pour
toujours.» (p. 237.)
«Ce r e v e n u n'est ... qu'un prélèvement qui se fait sur les
produits de l'activité des citoyens industrieux.» (p. 236.)
241 «Puisque les hommes à qui il» (le revenu) «appartient sont
oisifs, il est manifesté qu'ils n e d i r i g e n t a u c u n
t r a v a i l p r o d u c t i f. Tous les travailleurs qu'ils
soldent sont uniquement destinés à leur procurer des jouissances.
Sans doute ces jouissances sont de différens genres ... les dé-
penses de taute cette classe d'hommes ... alimentent une nom-
breuse population qu'elles font subsister, mais dont le travail
est complètement sterile... Einige dieser dépenses können plus ou
moins fructueuses sein, z.B. la construction d'une maison,
I'amélioration d'un fonds de terre. Aber dies Ausnahmen, wodurch
sie momentanément directeurs du travail productif werden. A ces
légères exceptions-là près, toute la consommation de cette espèce
de capitalistes est absolument en pure perte sous le rapport de
la reproduction, et autant de diminué sur les richesses acqui-
ses.» (p. 236.)
242 «Pour trouver la formation de ces revenus» (von denen die oi-
sifs leben) «il faut toujours remonter jusqu'à des
c a p i t a l i s t e s i n d u s t r i e u x.» (p. 237, Note.)
242 ...«comprend tous les entrepreneurs d'une industrie quelcon-
que, c'est-à-dire tous les hommes qui a y a n t d e s
c a p i t a u x ... emploient leur talent et leur travail à les
feire valoir eux-mêmes au lieu de les louer à d'autres, et qui
par conséquent ne vivent ni de salaires ni de revenus mais de
profits.» (p. 237.)
242 «Ils ont ... entre les mains presque toutes les richesses de
la société ... ce n'est pas seulement la rente de ces richesses
qu'ils dépensent annuellement, mais bien le fonds lui-même, et
quelquefois plusieurs fois dans l'année, quand la marche du com-
merce est assez rapide pour que cela se puisse. Car comme en leur
qualité d'hommes industrieux ils ne font aucune dépense que pour
qu'elle leur rentre avec profit, plus ils en peuvent faire qui
remplisse cette condition, plus leurs bénéfices sont grands.» (p.
237, 238.)
242 ... «au total médiocre, car les hommes industrieux sont ordi-
nairement modestes.» (p. 238.) ... «elle n'est rien moins que de-
finitive; elle leur rentre avec profits.» (l.c.) ...
«consommation personelle - mais encore» für «la rente des terres
et de l'argent qu'ils tiennent des capitalistes oisifs.» (p.
238.)
243 «Ces revenus des riches oisifs ne sont que des rentes prele-
vees sur l'industrie; c'est l'industrie seule qui les fait
naître.» (p. 248.) Die «capitalistes industriels prennent à rente
leurs terres, leurs maisons et leur argent» (nämlich der capita-
listes oisifs) «et ils s'en servent de manière à en t i r e r
d e s p r o f i t s s u p é r i e u r s à c e t t e
r e n t e.» (p. 237.) ... «le seul revenu de ces oisifs et le
seul fonds de leurs dépenses annuelles.» (p. 238.)
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243 «Ceux-là n'ont d'autre trésor que leur travail de tous les
jours. Ce travail leur procure des salaires... Mais sur quoi sont
pris ces salaires? il est évident que c'est sur les propriétés de
ceux ¦¦402¦ à qui les salariés v e n d e n t l e u r
t r a v a i l, c'est-à-dire sur des fonds qui sont d'avance en
leur possession, et qui ne sont a u t r e c h o s e q u e
l e s p r o d u i t s a c c a m u l é s d e t r a v a u x
a n t é r i e u r e m e n t e x é c u t é s. Il sait de là que
la consommation que paient ces richesses est bien consommation
des salariés, en ce sens que ce sont eux qu'elle substante, mais
qu'au fond ce ne sont p a s e u x q u i l a p a i e n t, ou
du mains qu'ils ne la paient qu' a v e c l e s f o n d s
e x i s t a n s d' a v a n c e e n t r e l e s m a i n s d e
c e u x q u i l e s e m p l o i e n t. Leur consommation doit
donc être regardée comme faite par ceux qui les soudoient. Ils ne
font que recevoir d'une main et rendre de l'autre ... il faut
considérer non-seulement tout ce qu'ils dépensent» (les salariés)
«mais même la totalité de ce qu'ils reçoivent, comme la dépense
réelle et la c o n s o m m a t i o n p r o p r e d e c e u x
q u i a c h è t e n t l e u r t r a v a i l. Cela est si vrai
que pour voir si cette consommation est plus ou moins destructive
de la richesse acquise, ou même si elle tend à l'augmenter ...
tout dépend de savoir q u e l u s a g e f o n t l e s
c a p i t a l i s t e s d u t r a v a i l q u' i l s
a c h è t e n t.» (p. 234, 235.)
243 «On me demandera comment ces entrepreneurs d'industrie peu-
vent faire de si grands profits, et de qui ils peuvent les tirer?
Je réponds que c' e s t e n v e n d a n t t o u t c e
q u' i l s p r o d u i s e n t p l u s c h e r q u e c e l a
n e l e u r a c o û t é à p r o d u i r e.» (p. 239.)
243 «Ils le vendent
1° à eux-mêmes paur toute la partie de leur consommation destinée
à la satisfaction de leurs besoins, laquelle ils paient avec une
portion de leurs profits;
2° aux salariés, tant ceux qu'ils soldent que ceux que soldent
les capitalistes oisifs, d e s q u e l s s a l a r i é s i l s
r e t i r e n t par ce moyen l a t o t a l i t é d e
l e u r s s a l a i r e s, à cela près des petites économies
qu'ils peuvent faire;
3° aux capitalistes oisifs q u i l e s p a i e n t a v e c
l a p a r t i e d e l e u r r e v e n u qu'ils n'ont pas
déja donnée aux salariés qu'ils empioient directement, en sorte
que toute la rente qu'ils leur desservent annuellement leur re-
vient par un de ces côtés ou par l'autre.» (l.c.p. 239.)
244 ...«v e n d a n t à eux-mêmes 1*) tout ce qu'ils produisent
p l u s c h e r que cela ne leur a coûté à produire.» [p. 239.]
244 ...«la consommation propre de ceux qui achètent leur tra-
vail.» [p. 235.]
244 ...«retirent la totalité de leurs salaires.» [p. 239.]
244 ...«salaries 2*) ne font que recevoir d'une main et rendre de
l'autre.» [p. 235.]
246 ...«capitalistes oisifs qui les paient avec la portion 3*) de
leur revenu qu'ils n'ont pas déjà donnée aux salariés qu'ils em-
ploient directement, en sorte que toute la rente qu'ils» (les ca-
pitalistes industriels) «leur desservent anauellement leur re-
vient par un de ces côtés ou par l'autre.» [l.c.p. 239.]
248 «Mais, me dira-t-on, si cela est et si les entrepreneurs
d'industrie recueillent en effet c h a q u e a n n é e p l u s
q u' i l s n' o n t s e m é, ils devraient en très-peu de
temps avoir attiré à eux t o u t e l a f o r t u n e
p u b l i q u e, et bientôt il ne devrait plus rester dans un
état que des salariés sans avances et des capitalistes entrepre-
neurs. C e l a e s t v r a i, et les choses seraient ainsi
effectivement, si les entrepreneurs ou leurs héritiers ne prenai-
ent le parti de se reposer à mesure qu'ils se sont enrichis, et
n'allaient ainsi continuellement recruter la classe des
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1*) Bei Destutt de Tracy fehlt: à eux-même - 2*) bei Destutt de
Tracy: Ils - 3*) bei Destutt de Tracy: partie
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capitalistes oisifs; et même malgré cette émigration fréquente,
il arrive encore que quand l'industrie a agi pendant quelgues
temps dans un pays sans de trop grandes perturbations, ses capi-
taux se sont toujours augmentés non-seulement en raison de
l'accroissement de la richesse totale, mais encore dans une bien
plus grande proportion ... On pourrait ajouter que cet effet se-
rait bien plus sensible encore sans les prélèvemens immenses que
tous les gouvernemens font chague année sur la classe industri-
euse par la voie des impôts.» (p. 240, 241.)
240 «Il n'y a qu'a voir dans toute l'Europe combien ils» (les ca-
pitalistes industrieux) «êtaient faibles il y a trois ou quatres
siècles, en comparaison des richesses immenses de tous les hommes
puissans, et combien ils sont aujourd'hui multipliés et accrus,
tandis que les autres sont diminuées.» (l.c.p. 241.)
249 ...«doit être regardée comme feite par ceux qui les sou-
doient.» (p. 235.)
249 ...«manière de considérer la consommation de nos richesses
... répand sur toute la marche de la société. D'où vient cet ac-
cord et cette lucidité? de ce que nous avons rencontré la vérité.
Cela rappelle l'effet de ces miroirs où les objets se peignent
nettement et dans leurs justes proportions quand on est placé
dans leur 1*) vrai point de vue, et où tout paraît confus et
désuni quand on est trop près ou trop loin.» (p. 242, 243.)
250 «D'où viennent à ces hommes oisifs leurs revenus? N'est-ce
pas de la rente que leur paient sur leurs profits ceux qui
f o n t t r a v a i l l e r l e u r s c a p i t a u x, c'est-
à-dire ceux qui avec leurs fonds s a l a r i e n t d u
t r a v a i l q u i p r o d u i t p l u s q u' i l n e
c o û t e, en un mot les hommes industrieux?»
250 «Ce sont ceux-là nourissent réellement même les salariés
qu'emploient les autres.» (p. 246.)
250 «C'est donc toujours jusqu'à ceux-là» (...) «qu'il faut re-
monter pour trouver la source de toute richesse.» (p. 246.)
«Avec le temps, des r i c h e s s e s s e s o n t a c c u-
m u l é e s e n p l u s o u m o i n s g r a n d e
q u a n t i t é, p a r c e q u e l e r é s u l t a t l e s
t r a v a u x a n t é r i e u r s n' a p a s é t é
e n t i è r e m e n t c o n s o m m é a u s s i t o t q u e
p r o d u i t. Des possesseurs de ces richesses, les uns se con-
tentent d'entirer une rente et de la manger. Ce sont ceux que
nous avons appelés oisifs. Les autres plus actifs font travailler
leurs propres fonds et ceux qu'ils louent. Ils les emploient à
s o l d e r d u t r a v a i l q u i l e s r e p r o d u i t
a v e c p r o f i t.» {...} «Avec ce profit ils paient leur
propre consommation et défraient celle des autres. Par ces con-
sommations-là même» (...) «leurs fonds leur roviennent un peu ac-
crus, et ils recommencent. Voilà ce qui constitue la circula-
tion.» (p. 246, 247.)
251 «Ceux qui vivent de profits» (les capitalistes industrieux)
«alimentent tous les autres et seuls augmentent la fortune publi-
que et créent tous nos mayens de jouissance. Cela doit être
p u i s q u e l e t r a v a i l e s t l a s o u r c e d e
t o u t e r i c h e s s e, et puisqu'eux seuls donnent une
d i r e c t i o n u t i l e a u t r a v a i l a c t u e l,
en faisant un u s a g e u t i l e d u t r a v a i l
a c c u m u l é.» (p. 242.)
251 «Nos facultés sont notre seule richesse originaire, notre
travail produit toutes les autres, et tout travail bien dirigé
est productif.» (p. 243.)
252 «Si l'économie augmente la masse générale des capitaux et si
la prodigalité la diminue, la conduite de ceux qui dépensent tout
juste leur revenu, sans rien amasser ni sans entamer leurs fonds,
ne l'augmente ni ne la diminue. Avec cela il y a certaines maniè-
res de dépenser,
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1*) Bei Destutt de Tracy: le
#434# Anhang und Register
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qui semblent contribuer plus que d'autres à l'accroissement de
l'opulence générale.> (A. Smith, t. II, p. 345, G[arnier].)
252 «Si la consommation est fort différente suivant l'espèce de
consommateur, elle varie aussi suivant la nature des choses con-
sommées. Toutes représentent bien du travail, mais sa valeur est
fixée plus solidement dans les unes que dans les autres. On peut
avoir pris autant de peine pour fabriquer un feu d'artifice que
pour trouver et tailler un diamant, et par conséquent l'un peut
avoir autant de veleur que l'autre. Mais quand j'aurai acheté,
payé et employé l'un et l'autre, au bout d'une demi-heure il ne
me restera rien du premier, et le second pourra être encore la
ressource de mes petits-enfans dans un siècle... Il en est de
même de ce ¦¦407¦ que l'on» (c'est-à-dire Sayus) «appelle les
produits immatériels. U n e d é' c o u v e r t e e s t
d' u n e u t i l i té é t e r n e l l e. Un ouvrage d'esprit,
un tableau sont encore d'une utilité plus ou moins durable, tan-
dis que celle d'un bal, d'un concert, d'un spectacle est instan-
tanée et disparaît aussitôt. On en peut dire autant des
s e r v i c e s p e r s o n n e l s des médecins, des avocats,
des soldats, des domestiques, et généralement de tout ce que l'on
appelle des e m p l o y é s. Leur utilité est celle du moment
du besoin ... la consommation la plus ruineuse est la plus
prompte, puisque c'est celle qui détruit le plus de travail dans
le même temps, ou une égale quentité de travail en moins de
temps; en comparaison de celle-là, celle qui est plus lente est
une espèce de t h é s a u r i s a t i o n puisqu'elle laisse à
des temps à venir la jouissance d'une partie des sacrifices actu-
els ... chacun sait qu'il est plus économique d'avoir p o u r
l e m ê m e p r i x un habit qui dure trois ans que d'en avoir
un pareil qui ne dure qui trois mois.» (D[estutt], p. 243, 244.)
255 «Un peuple frugal et labourieux emploit son activité à satis-
faire aux demandes d'une nation, riche et adonnée au luxe.» (Dr.
Paley, "Moral Philosophy", vol. II, ch. XI [83]).
«Ils» (nos politiques, Garnier etc.), sagt Destutt, «posent en
principe général que la consommation est la cause de la produc-
tion, [...] qu'ainsi il est bon qu'elle soit [très-]forte. Ils
affirment que c'est là ce qui met une grande difference entre
l'économie publique et l'économie privée.» (l.c.p. 249, 250.)
255 «L e s n a t i o n s p a u v r e s, c'est là où le peuple
est à son aise; et l e s n a t i o n s r i c h e s, c'est là
où il est ordinairement pauvre.» (l.c.p. 231.)
256 «Il est évident que 1'homme ne parvient jamais à produire des
richesses qu'autant qu'il est pourvu des biens internes, c'est-à-
dire qu'autant qu'il a développé ses facultés physiques, in-
tellectuelles et morales, ce qui suppose les moyens de leur déve-
loppement, tels que les i n s t i t u t i o n s
s o c i a l e s, etc. Ainsi, plus un peuple est civilise, plus
sa richesse nationale peut s'accroître.» (Henri Storch, «Cours
d'econ. politique etc.», ed. von J.-B. Say, Paris 1823, t. I, p.
136.)
256 «Smith ... exclut des t r a v a u x p r o d u c t i f s
tous ceux qui ne coopèrent pas d i r e c t e m e n t à la pro-
duction des richesses; mais aussi il ne considere que la
r i c h e s s e nationale» ... «nn'avoir pas distingué les va-
leurs i m m a t é r i e l l e s d e s r i c h e s s e s.» (t.
III, p. 218.)
258 «En regardant le travail immatériel comme p r o d u c t i f,
ils le supposent p r o d u c t i f e n r i c h e s s e s,»
(...) «c'est-à-dire en valeurs matérielles et échangeables: et il
ne l'est qu'en valeurs immatérielles et directes: ils soumettent
1*) que les produits du travail immatériel sont soumis aux mêmes
lois que ceux du travail matériel: et cependant les premiers se
régissent par d'autres principes que les seconds.» (t. III, p.
218.)
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1*) Bei Storch: admettent
#435# Fremdsprachige Zitate
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258 «De ce que les biens internes sont en partie le produit des
services, on en a conclu qu'ils n'avaient pas plus de durée que
les services mêmes, et qu'ils étaient nécessairement consommés a
mesure qu'ils étaient produits.» (t. III, p. 234.) "Les biens
primitifs, loin d'être détruits par l'usage qu'on en fait,
s'étendent et s'accroissent par l'exercice, de sorte que l a
c o n s o m m a t i o n même en augmente la valeur.» (l.c.p.
236.) «Die biens internes sind susceptibles akkumuliert zu werden
wie die Reichtümer und Kapitalien zu bilden, die man zur Repro-
duktion anwenden kann etc.» (l.c.p. 236.) «L'industrie doit être
divisée et ses produits doivent être accumulés avant qu'on puisse
songer à diviser le travail immatériel.» (p. 241.)
258 «La p r o d u c t i o n des biens internes, lain de dimi-
nuer la richesse nationale par la consommation des produits maté-
riels 1*) qu'elle exige, est au contraire un puissant moyen de
l'augmenter; wie umgekehrt la production des richesses, un moyen
égalementpuissant d'augmenter la civilisation.» (l.c.p. 517.)
«C'est l'équilibre des deux genres de production qui fait avancer
la prospérité nationale.» (l.c.p. 521.)
259 «Selon Smith, le législateur des Hébreux fut un travailleur
improductif.» (W. Nassau Senior, «Principes fondamentaud de
l'écon. polit.» traduits par Jean Arrivabene, Paris 1836, p.
198.)
260 «Le médecin qui, par une ordonnance, guérit un enfant malade
et lui assure ainsi la vie pour de longues années, ne
p r o d u i t - il pas un résultat durable?» (l.c.)
260 «Les Hollandais, en s'opposant à la tyrannie des Espagnols,
ou les Anglais se révoltant contre une tyrannie qui menaçait
d'être encore plus terrible, ont-ils produit des résultats tempo-
raires?» (l.c.p. 198)
260 «Il y a des psys où on ne peut absolument pas cultiver la
terre, si on n'est pas protégé par des soldats. Eh bien! suivant
la classification de Smith, la récolte n'est pas produite par
l'association du travail de l'homme qui conduit la charrue et de
celui qui se tient à son côté l'arme à la main: selon lui, le la-
boureur seul est un travailleur productif, et le soin du soldat
est improductif.» (l.c.p. 202.)
261 "If the soldier, for example, be termed a productive labourer
because his labour is subservient to production, the productive
labourer might, by the same rule, lay claim to military honours;
as it is certain that without his assistance no army could ever
take the field to fight battles or to gain victories." (D.
Buchanan, "Observations on the Subjects treated of in Dr. Smith's
Inquiry etc." Edinb. 1814, p. 132.)
«La richesse d'une nation ne dépend pas d'une proportion numéri-
que entre ceux qui produisent des s e r v i c e s et ceux qui
produisent des v a l e u r s, mais de cette proportion entre
eux, qui est la plus propre à rendre plus efficace le travail de
chacun.» (Senior, l.c.p. 204.)
263 «Il semble, en vérité, que dans ce cas-ci l'attention de
Smith a été adsorbée tout entière par la condition des grands
propriétaires, les seuls auxquels ses observations sur les clas-
ses improductives puissent généralement être appliquées. Je ne
sais me rendre autrement compte de sa supposition, q u e l e
c a p i t a l n' e s t e m p l o y é q u' à e n t r e t e-
n i r l e s t r a v a i l l e u r s p r o d u c t i f s,
t a n d i s q u e l e s i m p r o d u c t i f s v i v e n t
d u r e v e n u. Le plus grand nombre de ceux qu'il appelle par
excollence improductifs, les précepteurs, ceux qui gouvernent
l'état, sont entretenus a u x d é p e n s d u c a p i t a l,
c'est-à-dire a u m o y e n d e c e q u i e s t
d é p e n s é d' a v a n c e p o u r l a r e p r o d u c-
t i o n.» (l.c.p. 204, 205.)
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1*) In der Handschrift: immatériels
#436# Anhang und Register
-----
263 «M. Storch se trompe, sans aucun doute, lorsqu'il établit
formellement que ces r é s u l t a t s» (...) «font partie du
r e v e n u de ceux qui les possèdent, comme les autres objets
qui ont de la valeur, et qu'ils sont de même échangeables.» (...)
«S'il en était ainsi, si le goût, la moralité, la religion, étai-
ent reellement des o b j e t s que l'on pût a c h e t e r, la
richesse aurait une importance bien autre que celle que les éco-
nomistes... lui donnent. Ce que nous achetons, ce n'est point la
santé, le savoir ou la piété. Le médecin, le prêtre,
I'instituteur..., ne peuvent produire que les instrumens au moyen
desquels, avec plus ou moins de certitude et de perfection, ces
résultats ultérieurs seront produits ... si dans chague cas par-
ticulier les moyens les plus propres pour obtenir du succès ont
été employés, le prodacteur de ces m o y e n s a droit à une
récompense, lors même qu'il n'aurait pas réussi ou qu'il n'aurait
pas produit les résultats auxquels on s'attendeit. L'échange est
complet aussitôt que le conseil ou la leçon a été donnée et qu'on
en a reçu le salaire.» (l.c.p. 288, 289.)
264 ...«la consommation productive et la consommation improduc-
tive.» (p. 206.)
264 «L e s m o y e n s i n d i r e c t s» (de la production)
«est tout ce qui favorise la production, tout ce qui tend à faire
disparaître un obstacle, à la rendre plus active, plus prompte,
plus facile.» (Er sagt vorhin, p. 268: «Il y a des moyens de pro-
duction directs et des moyens indirects. C'est dire qu'il est des
moyens qui sont une cause s i n e q u a n o n de l'effet dont
il s'agit, des forces qui f o n t cette production. Il y en a
d'autres qui contribnent à la production, mais ne la feraient
pas. Les premiers peuvent agir même s e u l s, les autres ne
peuvent qu'aider les premiers a produire.»)
«... tout le travail gouvernemental est un moyen indirect de pro-
duction... Il faut bien que celui qui a fabrique ce chapeau re-
connaisse que le gendarme qui passe dans la rue, que le juge qui
siège dans son tribunal, que le geôlier qui reçoit un malfaiteur
et le garde en prison, que l'armée qui défend la frontière contre
les invasions de l'ennemi contribuent à la production.» (P.
Rossi, «Cours d'Écon. Polit.», édit Bruxelles 1842, p. 272.)
265 «Parmi les a c h e t e u r s, les uns achètent des produits
ou du t r a v a i l p o u r l e s c o n s o m m e r
e u x m ê m e s d i r e c t e m e n t; d'autres ne les achétent
que pour vendre les nouveaux produits qu'ils obtiennent au moyen
des produits et du travail qu'ils ont acquis.» [l.c.p. 275, 276.]
265 «Le travail de mon domestique est improductif pour moi: ad-
mettons-le paur un instant; est-il improductif pour lui?» (l.c.p.
276)
265 «...emploie une force, l'applique selon un certain mode, pro-
duit un résultat qui satisfait un besoin de l'homme»... [p. 275.]
266 «Une seconde erreur a été de ne pas distinguer la production
directe et la production indirecte.... «si la production 1*) est
presque impossible,» (sans le travail du magistrat) «n'est-il pas
évident que ce travail y contribue, si ce n'est par un concours
direct et matériel, du moins par une action indirecte dont on ne
peut pas ne pas tenir compte?» (l.c.p. 276.)
266 «On n'a pas soigneusement distingué les trois faits princi-
paux du phénomène de la production: la f o r c e o u m o y e n
p r o d u c t i f, l' a p p l i c a t i o n de cette force, le
r é s u l t a t.» [l.c.p. 276.]
266 «Il se trouve encore des personnes, gens de la vieille roche,
qui n'entendent pas les choses ainsi. Ils font venir chez eux un
ouvrier et lui donnent à faire telle ou telle pièce
d'habillement, en lui fournissant l'étoffe et tout ce qui est né-
cessaire à ce travail. Qu'achètent-ils, ceux-la? Ils achètent une
force,» {aber doch auch une application de cette force) «un
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1*) Bei Rossi: elle
#437# Fremdsprachige Zitate
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moyen qui produira des résultats quelconques á leurs périls et
risques... I'objet du contrat, c'est l'achat d'une force.»
[l.c.p. 276.]
266 "Bei einem Bedienten kaufe ich une force, zu hunderterlei
services brauchbar, deren résultats vom usage abhängen, den ich
davon mache." (p. 276.)
267 «Man achète oder loue... une application déterminée d'une 1*)
force... vous n'achetez pas un produit, vous n'achetez pas le ré-
sultat que vous avez en vue. Das Plädoyer des Advokaten mag mich
den Prozeß gewinnen machen oder nicht. Ce qu'il y a de certain,
ce qui se passe entre vous et votre avocat, c'est que, pour une
certaine valeur, il ira tel jour, en tel endroit, porter la
parole pour vous, faire, dans votre intérêt, une application de
ses forces intellectuelles.» (p. 276.)
267 «Je suis loin de ne voir des producteurs que dans ceux qui
passent leur vie à faire de la toile de coton ou des souliers.
J'honore le travail quel qu'il soit... mais ce respect ne doit
pas être le privilège exclusif du t r a v a i l l e u r
m a n u e l.» (p. 273)
267 «C'est ainsi que dans les échanges on fixe son attention sur
l'un ou l'autre des trois faits principaux de la production.
M a i s c e s d i v e r s e s f o r m e s d e l' é c h a n-
g e peuvent-elles enlever à certains p r o d u i t s le
caractère de r i c h e s s e et aux e f f o r t s d' u n e
c l a s s e d e p r o d u c t e u r s l a q u a l i t é d e
t r a v a u x p r o d u c t i f s? Evidemment, il n'est entre
ces idées aucune liaison propre à légitimer une pareille
déduction. Parce qu'au lieu d'acheter le résultat, j'achète la
force nécessaire pour le produire, l' a c t i o n d e
f o r c e n e s e r a p r o d u c t i v e et le
p r o d u i t n e s e r a p a s r i c h e s s e? Reprenons
l'exemple du tailleur. Qu'on achète d'un tailleur des vêtements
tous confectionnés, ou qu'on les obtienne d'un ouvrier tailleur
auquel on fournit la matière et un salaire, toujours est-il que,
quant aux résultats, les deux faits sont parfaitement semblables.
Nul ne dira que le premier est un t r a v a i l p r o d u c-
t i f et le second un t r a v a i l i m p r o d u c t i f;
seulement, dans le second cas, celui q u i d é s i r a i t u n
h a b i t a été son p r o p r e e n t r e p r e n e u r. Or,
entre l'ouvrier tailleur que vous avez pris chez vous et vatre
domestique, quelle différence y a-t-il sous le rapport des forces
productives? Aucune.» (l.c.p. 277.)
269 «Quand Smith a dit qu'il ne restait rien du travail du dome-
stique, il s'est trompé, disons-le, au delà de ce qu'il était
permis à A. Smith de se tromper. Un fabricant dirige lui-même une
vaste manufacture qui exige une surveillance très-active et
très-laborieuse... Ce même homme, ne voulant pas autour de lui
des ouvriers improductifs, n'a point de domestiques. Il est donc
forcé de se s e r v i r l u i - m ê m e... Que devient son
travail productif pendant le temps qu'il doit consacrer à ce pré-
tendu travail improductif? N'est-il pas évident que vos gens font
un ouvrage qui vous donne les moyens de vous livrer à un travail
plus approprié à vos facultés? Dès lors, comment dire qu'il ne
reste pas de traces de leur service? Il reste tout ce que vous
faites et que vous ne pourriez pas faire si vous n'étiez pas rem-
placé par eux dans le service de votre personne et de votre mai-
son.» (l.c.p. 277.)
270 «Le chanteur (on insiste), quand il a fini de chanter, ne
nous laisse rien. - Il nous laisse un souvenir!» (...) «Quand
vous avez bu du vin de Champagne, que reste-t-il? ... Que la con-
sommation suive ou non de près le fait de la production, qu'elle
s'accomplisse plus ou moins rapidement, les résultats économiques
pourront être divers, mais le fait de la consommation, quel qu'il
soit, ne peut ôter au produit la qualité de richesse. Il est des
produits immatériels qui sont de plus longue durée que certains
produits matériels. Un palais dure longtemps, mais
l' I l i a d e est une source des plaisirs encore plus durab-
les.» (p. 277, 278.)
-----
1*) Bei Rossi: de cette
#438# Anhang und Register
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272 ..."distinction seems to be nugatory, and withal, mischievous
in application." ([Chalmers,], l.c.p. 344.)
272 "We have entered at so much length into this argument, be-
cause we think t h e p o l i t i c a l e c o n o m y o f
o u r d a y s bears a h a r d a n d h o s t i l e
a s p e c t t o w a r d s a n e c c l e s i a s t i c a l
e s t a b l i s h m e n t: and we have no doubt, that to this,
the h u r t f u l d i s t i n c t i o n 1*) o f S m i t h
has largely contributed." (Thomas Chalmers, (Prof. of Divinity),
"On Political Economy, in Connexion with the Moral State and Mo-
ral Prospects of Society", 2nd ed., London 1832, p. 346.)
272 "It is the highest impertinence and presumption, therefore,
in kings and ministers, to pretend to watch over the economy of
private people, and to restrain their expense, either by sump-
tuary lsws, or by prohibiting the importation of foreign luxu-
ries. They are themselves always, and without any exception, the
greatest spendthrifts in the society. Let them look well after
their own expense, and they may safely trust private people with
theirs. If their own extravagance does not ruin the state, that
of their subjects never will." ([A. Smith,] t. II, l. II, ch.
III, ed. McC[ulloch], p. 122.)
273 "The labour of some of the most respectable orders of 2*) so-
ciety is, like that of m e n i a l s e r v a n t s, unproduc-
tive o f a n y v a l u e," {...} "and does not fix or realize
itself in any permanent subject, or vendible commodity... The so-
vereign, for example, with all the officers both of justice and
war who are 3*) under him, the whole army and navy, are
u n p r o d u c t i v e l a b o u r e r s. They are the
s e r v a n t s of the public, and are maintained by a part of
the annual produce of the i n d u s t r y o f o t h e r
p e o p l e... In the s a m e c l a s s must be ranked ...
charchmen, lawyers, physicians, men of letters of all kinds;
players, buffoons, musicians, opera-singers, opera-dancers, etc."
(l.c.p. 94, 95.)
274 «Si les riches n'y dépensent pas beaucoup, les pauvres mour-
ront de faim.» (Montesquieu, «Esprit de, lois», l. VII, ch. IV
[Paris 1820, t. IV, p. 200].)
274 «De telles occupations» (d'artisan et de manufacturier)
«étaient censées ne convenir qu'à des esclaves,'(in plusieurs an-
ciens états) «et on défendait aux citoyens de s'y adonner. Dans
les les États même où cette défense n'eût pas lieu, tels que
Athènes et Rome, le peuple était, par le fait, exclu de tous les
métiers qui sont maintenant exercés, pour l'ordinaire par la der-
nière classe des habitans des villes. Ces métiers, à Rome et à
Athènes, étaient remplis par les esclaves des riches, qui les ex-
erçaient paur le compte de leurs maîtres, et la richesse, la
puissance et la protection de ceux-ci mettaient le pauvre libre,
presque dans l'impossibilité de trouver le débit de son ouvrage,
quand cet ouvrage venait en concurrence avec celui des esclaves
du riche. Mais les esclaves sont rarement inventifs et les procé-
dés les plus avantageux à l'industrie, ceux qui facilitent et ab-
règent le travail, soit en fait de machines, soit en fait
d'arrangement et de distribution de tâches, ont tous été inventés
par des hommes libres. Si même un esclave s'avisait de proposer
quelque mayen de ce genre, le maître serait disposé à regarder sa
proposition comme suggérée par la paresse et par un désir
d'epargner sa peine aux dépens du maître. Le pauvre esclave, au
lieu de récompense, n'aurait vraisemblablement qu'une fort mau-
vaise réception à attendre, peut-être même quelque châtiment. Par
conséquent, dans les manufactures qui vont par le moyen
d'esclaves, il faut, en général, employer plus de travail pour
exécuter la même quantité d'ouvrage, que dans colles qui vont par
le moyen d'hommes libres Par cette raison, l'ouvrage des manufac-
tures de cette première espece a dû, en général;
-----
1*) Bei Chalmers: definition - 2*) bei Smith: in the - 3*) bei
Smith: serve
#439# Fremdsprachige Zitate
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être plus cher que celui des autres. M. de Montesquieu observe
que les mines de la Hongrie, sans être plus riches que les mines
de la Turquie de leur voisinage, ont toujours été exploitées à
moins de frais, et par conséquent avec plus de profit. Les mines
de la Turquie sont exploitées par des esclaves, et les b r a s
d e c e s e s c l a v e s s o n t l e s s e u l e s
m a c h i n e s q u e l e s T u r c s se soient jamais avisés
d'y employer. Les mines de la Hongrie sont exploitées par des
hommes libres qui font usage d'une grande quantité de machines
pour faciliter et abréger leur travail. D'après le peu que nous
connaissons des prix des ouvrages de manufactures dans le tems
des Grecs et des Romains, il paraît que ceux du genre le plus fin
étaient d'une cherté excessive.» ([A. Smith,] l.c., t. III, l.
IV, ch. IX. p. 549-551, éd. Garnier.)
275 «M. Locke observe qu'il y a une distinction à faire entre
l'argent et les autres biens-meubles. Tous les autres biens-meu-
bles, dit-il, sont d'une n a t u r e s i p é r i s s a b l e,
qu'il y a peu de fonds à faire sur la richesse qui consiste dans
ce genre de biens... L'argent, au contraire, est un ami solide
etc.» (l.c., t. III, l. IV, ch. I, p. 5.)
275 «Les marchandises consommables, dit-on, sont bientôt détrui-
tes, tandis que l'or et l'argent sont d'une n a t u r e p l u s
d u r a b l e, et que sans l'exportation continuelle qu'on en
fait, ces métaux pourraient s'accamuler pendant plusieurs siècles
de suite, de maniere à augmenter incroyablement la richesse ré-
elle d'un pays.» (l.c.p. 24, 25.)
276 ..."fixes and realizes itself in some particular subject or
vendible commodity, w h i c h l a s t s f o r s o m e
t i m e a t l e a s t a f t e r t h a t l a b o u r i s
p a s t. It is, as it were, a certain quantity of labour stocked
and stored up to be employed, if necessary, upon some other occa-
sion."
..."generally perish in the very instant of their performance,
and seldom leave any trace or v a l u e behind them, for which
an equal quantity of service could afterwards be procured." (v.
II, b. II, ch. III, ed. McCulloch, p. 94.)
Fünftes Kapitel
279 «Je vois une des classes de la societé, dont la fortune doit
toujours être à-peu-près la même; j'en apperçois une autre dont
la richesse augmente nécessairement: ainsi, le luxe, qui naît
d'un rapport et d'une comparaison, a dû suivre le cours de ces
disproportions, et devenir plus apparent avec la succession des
années.. (Necker, «De l'administration des finances de la France
etc.» OEuvres, t. II, Lausanne et Paris 1789, p. 285, 286.) (...)
«La classe de la société, dont le sort se trouve comme fixé par
l'effet des lois sociales, est composée de tous ceux qui,
v i v a n t d u t r a v a i l d e l e u r s m a i n s,
reçoivent impérieusement la loi des propriétaires,» (...) «et
sont forcé de se contenter d'un s a l a i r e p r o p o r-
t i o n n é a u x s i m p l e s n é c e s s i t é s d e l a
v i e: leur concurrence et l' u r g e n c e d e l e u r s
b e s o i n s, constituent leur é t a t d e d é p e n d a n-
c e; et ces circonstances ne peuvent point changer.» (l.c.p.
286.)
«L' i n v e n t i o n s u c c e s s i v e d e s i n s t r u-
m e n s q u i o n t s i m p l i f i é t o u s l e s a r t s
m é c h a n i q u e s, a donc a u g m e n t é l e s
r i c h e s s e s e t l a f o r t u n e 1*) d e s
p r o p r i é t a i r e s; une partie de ces instrumens, e n
d i m i n u a n t l e s f r a i s d' e x p l o i t a t i o n
d e s f o n d s d e t e r r e, a rendu p l u s
c o n s i d é r a b l e l e r e v e n u dont les possesseurs
de ces biens peuvent disposer; et une autre partie des découver-
tes du génie a t e l l e m e n t f a c i l i t é les travaux
de l'industrie, que les h o m m e s, a u x s e r v i c e s
d e s d i s p e n s a t e u r s d e s s u b s i s t a n-
c e s,» (...) «ont pu d a n s u n e s p a c e d e t e m s
é g a l, et p o u r l a m ê m e r é t r i b u t i o n,
fabriquer une plus grande quantité d'ouvrages de toute espèce.»
(p. 287.) «Supposons que
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1*) Bei Necker: et le lot fortune
#440# Anhang und Register
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dans le siècle dernier, il fallut cent mille ouvriers, pour exé-
cuter ce qui se fait aujourd'hui avec quatre-vingt mille; les
autres vingt mille se trouveraient dans la nécessité de s'adonner
à des o c c u p a t i o n s d i f f é r e n t e s, pour ob-
tenir des salaires; et les nouveaux ouvrages de main-d'oeuvre qui
en résulteraient accroîtraient les jouissances et le luxe des ri-
ches.» (p. 287, 288.)
«Car», ... «il ne faut pas 1*) perdre de vue, que les rétributi-
ons assignées à tous les métiers qu i n'exigent paint un talent
distingué,sont toulours proportionnés, au p r i x d e l a
s u b s i s t a n c e n é c e s s a i r e à chaque ouvrier;
ainsi l a r a p i d i t é d e l' e x é c u t i o n, quand la
science en est devenue commune, n e t o u r n e p o i n t à
l' a v a n t a g e d e s h o m m e s d e t r a v a i l, et
il n' e n r é s u l t e q u' u n e a u g m e n t a t i o n
d e s m o y e n s, pour satisfaire les goûts et les vanités, de
ceux qui disposent des productions de la terre.» (l.c.p. 288.)
«Entre les différens biens de la nature que l'industrie des hom-
mes façonne et modifie, il en est un grand nombre, dont la durée
excède de beaucoup le terme commun de la vie: chaque génération a
hérité d'une partie des travaux de la génération qui l'a pré-
cédée,» {er betrachtet hier nur die accumulation in dem, was A.
Smith fonds de consommation nennt} «et il s'est a c c u m u l é
successivement, dans tous les pays, une plus grande quantité des
productions des arts; et comme cette quantité, est toujours ré-
partie entre les mains des propriétaires, la disproportion entre
leurs jouissances, et celle de la classe nombreuse des citoyens,
a dû nécessairement être plus considérable et plus remarquée.»
(p. 289.)
280 «L'accéleration des travaux de l'industrie, qui a multiplié
sur la terre les objets de faste et de somptuosité, l e t e m s
q u i e n a g r o s s i l' a c c u m u l a t i o n, et les
l o i x d e l a p r o p r i é t é, qui ont rassemblé ces
biens dans une seule classe de la société ... ces grandes sources
du luxe eussent également existé, quelle qu'eut été la somme de
numéraire.» (p. 291.)
280 «Dès que l'artisan ou l'homme de campagne n' o n t p l u s
d e r é s e r v e, ils ne peuvent plus disputer; il faut qu'ils
t r a v a i l l e n t a u j o u r d' h u i s o u s p e i n e
d e m o u r i r d e m a i n, et dans ce combat d'intérêt entre
le ¦¦421¦ propriétaire et l'ouvrier, l'un met au jeu sa vie et
celle de sa famille, et l'autre un simple retard dans
l'accroissement de son luxe.» (Necker. «Sur la législation et le
commerce des grains etc.» OEuvres, t. IV, p. 63.)
280 «La faculté de sçavoir et d'entendre est un don général de la
nature, mais il n'est développé que par l'instruction; si les
propriétés étaient égales, c h a c u n t r a v a i l l e-
r a i t m o d é r é m e n t,» (...) «et c h a c u n s ç a u-
r a i t u n p e u, parce qu'il resterait a chacun u n e
p o r t i o n d e t e m s» (...) «a donner à l'étude et à la
pensée; mais dans l'inégalite de la fortune 2*), effet de l'ordre
social, l'i n s t r u c t i o n e s t i n t e r d i t e à
tous les hommes nés sans propriétés; car toutes les subsistances
étant entre les mains de la partie de la nation qui posséde
l' a r g e n t o u l e s t e r r e s, et personne ne donnant
rien pour rien; l'homme né sans autre reserve 3*) que sa force,
est obligé de la consacrer au service des propriétaires, dès le
premier moment ou elle se développe, et de continuer ainsi toute
sa vie, depuis l'instant où le soleil se leve jusqu' à celui où
cette force abattue a besoin d'être renouvellée par le sommeil.»
(p. 112.) «Est-il bien sûr enfin que cette inégalité de
connaissances ne soit pas devenue nécessaire au maintien de
toutes les inégalites sociales q u i l' o n t f a i t
n a î t r e.?» (l.c.p. 113.)
281 «On commence par confondre l'importance du propriétaire
(fonction si facile à remplir) avec l'importance de la terre.»
(p. 126.)
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1*) Bei Necker: point - 2*) bei Necker: des fortunes - 3*) bei
Necker: ressource
#441# Fremdsprachige Zitate
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Sechstes Kapitel
301 «La somme des créances hypothécaires, d'après les auteurs les
mieux informés, est de 12 milliards, (nach andren 16 milliards);
die der créances chirographaires, mindestens 6, die commandite
ungefähr 2, die Staatsschuid 8 milliards, zusammen 28 milliards.
Toutes ces dettes, notez ce point, proviennent d'argent prêté, ou
censé l'avoir été, qui à 4, à 5, à 6, à 8, à 12, et jusqu'à 15%.
Je prends pour moyenne de l'intérêt, en ce qui concerne les 3
premières catégories, 6%: soit donc, sur 20 milliards, 1200 mil-
lions. Ajoutez l'intérêt de la dette publique, environ 400 milli-
ons: en tout, 1600 millions d'intérêt annuel, pour un capital de
1 milliard.» (p. 152.) Also 160%. Denn «la somme de numéraire, je
ne dirai pas existant, mais circulant en France, y compris
l'encaisse de la Banque, ne dépasse pas, suivant l'évaluation la
plus commune, 1 milliard.» (p. 151.) «L'echange conclu, l'argent
redevient disponible, capable, par conséquent, de donner lieu a
une nouvelle location ... le capital-argent, d'échange en
échange, revient toujours à sa source, il s'ensuit que la reloca-
tion, toujours faite par la même main, profite toujours au même
personnage.» (p. 153, 154.) «Gratuité du crédit. Discussion entre
M. Fr. Bastiat et M. Proudhon», Paris 1850.
318 «Depuis l'origine du monde il y eu trois grandes découver-
tes... La première, c'est l'invention de l'écriture... La seconde
est l' i n v e n t i o n (!) de la m o n n a i e... La troi-
sième est le T a b l e a u é c o n o m i q u e, le résultat
des deux autres, qui en est le complément.» (Garnier, t. III, l.
IV, ch. IX, p. 540.)
319 «Leurs travaux ont certainement rendu quelques services à
leur pays» ... (l.c.p. 538.)
Siebentes Kapitel
321 «Dans nos pays civilisés 1*), tous les éléments sont escla-
ves.» (Linguet, «Théorie des loix civiles etc.», vol. I, Londres
1767, p. 188.)
321 «C'est ainsi que toute la nature captive a cessé d'offrir à
ces enfants des ressources faciles pour le soutien de leur vie.
Il faut payer ses bienfaits par des fatigues assidues, et ses
présents par des traveux opiniâtres.» [l.c.p. 188.]
321 «Le riche q u i s' e n e s t a t t r i b u é l a
p o s s e s s i o n e x c l u s i v e, ne consent qu'à ce prix
à en remettre en commun la plus petite portion. P o u r ê t r e
a d m i s à p a r t a g e r s e s t r é s o r s, i l
f a u t s' e m p l o y e r à l e s a u g m e n t e r.». (p.
189.) «Il faut donc renoncor à ces chimères de liberté.» (p.
190.) Die Gesetze sind da, um «consacrer une première usurpation»
(...) «pour en prévenir de nouvelles.» (p. 192.) «Elles sont, en
quelque sorte, une conspiration contre la plus nombreuse partie
du genre humain.» (l.c.p. 195.) (...) «C'est la société qui a
produit les lois, et non les lois qui ont produit la société.»
(p. 230.) «La propriété leur est 2*) antérieure.» (p. 236.)
321 ...«des chasseurs accoutumés à vivre de sang, à se réunir par
bandes, pour surprendre et terrasser plus aisément les bêtes dont
ils se nourrissaient, et à se concerter pour en partager les dé-
pouilles.» (p. 279.) «C'est chez les chasseurs qu'a dû se montrer
la première apparance de société.» (p. 278.) «L a v r a i e
s o c i é t é s' e s t f o r m é e a u x d é p e n s d e s
p a s t e u r s o u a g r i c u l t e u r s, e t a é t é
f o n d é e s u r l e u r a s s u j e t i s s e m e n t»
durch die Bande der chasseurs réunis. (p. 289.) Alle Pflichten
der Gesellschaft lösen sich auf in commander und obéir. «Cette
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1*) Bei Linguet: policés - 2*) bei Linguet: soit
#442# Anhang und Register
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dégradation d'une partie du genre humain, après avoir occasionné
la société, a donné naissance aux lois.» (p. 294.)
322 «C'est l'impossibilité de vivre autrement, qui force nos
journaliers à remuer la terre dont ils ne mangeront pas les
fruits, et nos maçons à élever des édifices où ils ne logeront
pas. C'est la misère qui les traîne sur ces marchés, où ils
attandent des maîtres qui veuillent bien leur feire la grâce de
les acheter. C' e s t e l l e q u i l e s r é d u i t à
s e m e t t r e a u x g e n o u x d u r i c h e, p o u r
o b t e n i r l e l u i l a p e r m i s s i o n d e
l'e n r i c h i r.» (p. 274.)
«La violence a donc été la premiére occasion de la société, et la
force son premier lien.» (p. 302.) «Leur» (des hommes) «premier
soin a été sans doute de se pourvoir de nourriture ... le second
a dû être de chercher à s' e n p o u r v o i r s a n s
t r a v a i l.» (p. 307, 308.) «Or ils n'ont pu y parvenir qu'en
s' a p p r o p r i a n t l e f r u i t d u t r a v a i l
é t r a n g e r.» (p. 308.) «Les premiers conquérans ne se fai-
saient despotes que pour être inpunément paresseux, et Rois, que
pour avoir de quoi vivre: ce qui rétrécit et simplifie beaucoup
... l'idée de la domination.» (p. 309.) «La société est née de la
violence, et la propriété de l'usurpation.» (p. 347.) «Dès qu'il
y eut des maîtres et des esclaves, la société fut formée.» (p.
343.) «Dès l'origine, les deux ¦¦439¦ soutiens de l'union civile
furent d'une part l'esclavage de la plus grande partie des hom-
mes, et de l'autre, celui de toutes les femmes... Ce fut aux dé-
pens des trois quarts de ses membres que la société assura le
bonheur, l'opulence, le repos du petit nombre de propriétaires
qu'elle avait seuls en vue.») (p. 365.)
322 «Il ne s'agit donc pas d'examiner si l'esclavage est contre
la nature en elle-même, mais s'il est contre la nature de la
saciété ... il en est inséparable.» (p. 256.) «La société et la
servitude civile sont nées ensemble.» (p. 257.) «L'esclavage du-
rable ... le fondement indestructible des sociétés.» (p. 347.)
«Il n'y a eu des hommes réduits à tenir leur subsistance de la
libéralité d'une autre homme que q u a n d c e l u i - c i a
é t é a s s e z r i c h e d e l e u r s d é p o u i l l e s
pour pouvoir leur en r e n d r e une petite portion. Sa préten-
due générosité n'a pu être qu'une r e s t i t u t i o n d e
q u e l q u e p a r t i e d e s f r u i t s d e l e u r s
t r a v a u x q u' i l s' é t a i t a p p r o p r i é s.» (p.
242.) «N'est-ce pas dans cette obligation de semer sans recueil-
lir pour soi, de sacrifier son bien-être à celui d'un autre, de
travailler sans espérance, que c o n s i s t e l a
s e r v i t u d e? Sa véritable époque n'est-elle pas l'instant
où il y eut des hommes que l'on put contraindre au travail á
coups de fouet, sauf à leur donner quelques mesures d'avoine en
les ramenant à l'écurie? C'est dans une société perfectionnée que
les aliments paraissent au pauvre a f f a m é un
é q u i v a l e n t suffisant de sa liberté, mais dans une so-
ciété qui commence cet échange inégal ferait horreur à des hommes
libres. Ce n'est qu'à des captifs qu'on peut le proposer. Ce
n'est qu'après leur avoir ôté la jouissance de toutes leurs fa-
cultés qu'on peut le leur rendre nécessaire.» (p. 244, 245.)
«L'essence de la société ... est d'exempter l e r i c h e d u
t r a v a i l; c'est de lui donner des nouveaux organes, des
membres infatigables qui prennent sur eux toutes les opérations
laborieuses d o n t il l d o i t s' a p p r o p r i e r l e
f r u i t. Voilà le plan que l'esclavage lui permettait
d'exécuter sans embarras. Il achetait les hommes qui devaient le
servir.» (p. 461.) «En supprimant la servitude, on n'a prétendu
supprimer ni l'opulence ni ses avantages ... il a fallu que les
choses restassent, au nom près, dans le même état. Il a toujours
fallu que la plus grande partie des hommes contiauât de vivre à
la solde et dans la depéndance de la plus petite q u i s' e s t
a p p r o p r i é t o u s l e s b i e n s. La servitude s'est
donc perpétuée sur la terre, maie sous un nom plus doux. Elle
s'est décorée parmi nous du titre de domesticité.» (p. 462.)
#443# Fremdsprachige Zitate
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323 «Les villes et les campagnes sont peuplées d'une autre espèce
de domestiques plus répandus, plus utiles, plus laborieux, et
connus sous le nom de j o u r n a l i e rs,» (...)
«m a n o u v r i e r s, etc. Ils ne sont point déshonorés par
les couleurs brillantes du luxe; ils gémissent sous les haillons
degoûtants qui font la l i v r é e de l'indigence. I l s
n' o n t j a m a i s d e p a r t à l' a b o n d a n c e
d o n t l e u r t r a v a i l e s t l a s o u r c e. La ri-
chesse semble leur faire grâce quand elle veut bien agréer les
p r é s e n t s q u' i l s l u i f o n t. C'est à eux d'être
reconnaissants d e s s e r v i c e s q u' i l s l u i
r e n d e n t. Elle leur prodigue le mépris le plus outrageant
dans le temps où ils embrassent les genoux pour obtenir la
p e r m i s s i o n d e l u i ê t r e u t i l e s. Elle se
fait prier pour l'accorder, et d a n s c e t é c h a n g e
s i n g u l i e r d' u n e p r o d i g a l i t é r é e l l e
c o n t r e u n e b i e n f a i s a n c e i m a g i n a i r e,
la fierté, le dédain sont d u c ô t é d e c e l u i q u i
r e ç o i t, et la bassesse, l'inquiétude, l'empressement d u
c ô t é d e c e l u i q u i d o n n e. Ce sont là les dome-
stiques qui ont vraiment remplacé les serfs parmi nous.» (p. 463,
464.)
«Il s'agit d'examiner quel est le gain effectif que lui a procuré
la s u p p r e s s i o n d e l' e s c l a v a g e. Je le dis
avec autant de douleur que de franchise: tout ce qu'ils ont ga-
gné, c'est d'être à chaque moment 1*) tourmentés par la crainte
de mourir de faim, malheur dont étaient du moins exempts leurs
prédécesseurs dans ce dernier rang de l'humanité.» (p. 464.) «Il
est libre, dites vous! Eh! voilà son malheur. Il ne tient à per-
sonne: mais aussi personne ne tient à lui. Quand on en a besoin,
on le l o u e a u m e i l l e u r m a r c h é que l'on peut.
La faible s o l d e qu'on lui promet égale à peine l e
p r i x d e s a s u b s i s t a n c e p o u r l a
j o u r n é e q u' i l f o u r n i t e n é c h a n g e. On
lui donne des s u r v e i l l a n s» (overlookers) «p o u r
l' o b l i g e r à r e m p l i r p r o m p t e m e n t s a
t â c h e; on le presse; on l'aiguillonne de peur qu'une paresse
industrieuse et excusable ne lui fasse cacher la moitié de sa vi-
gueur; on craint que l'espoir de r e s t e r p l u s
l o n g - t e m s o c c u p é a u m ê m e o u v r a g e
n'arrête ses bras et n'émousse ses outils. L' é c o n o m i e
s o r d i d e q u i l e s u i t d e s y e u x o v e c
i n q u i é t u d e l' a c c a b l e d e r e p r o c h e s
a u m o i n d r e r e l â c h e q u' i l p a r a î t s e
d o n n e r, et s'il prend un instant de repos, e l l e
p r é t e n d q u' i l l a v o l e. A-t-il fini, on le ren-
voie comme on l'a pris, avec la plus froide indifférence, et sans
s'embarasser si les vingt ou trente sols qu'il vient de gagner
par une journée pénible ¦¦440¦ suffiront à sa subsistance, e n
c a s q u' i l n e t r o u v e p a s à tr a v a i l l e r
l e j o u r d' a p r è s.» (p. 466, 467.)
«Il est libre! C'est précisément de quoi je le plains. On l'en
ménage beaucoup moins dans les travaux auxquels 2*) on
l'applique. On en est plus hardi à prodiguer sa vie. L'esclave
etait précieux à son maître en raison de l'argent qu'il lui avait
coûté. Mais le manouvrier ne coûte rien au riche voluptueux qui
l'occupe. Du tems de la servitude, le sang des hommes avait quel-
que prix. Ils valaient du moins la somme qu'on les vendait au
marché. Depuis qu'on ne les vend plus ils n'ont réellement aucune
valeur intrinsèque. Dans une armée on estime bien moins un pi-
onnier qu'un cheval de caisson, parce que le cheval est fort cher
et qu'on a le pionnier pour rien. La suppression de l'esclavage a
fait passer ce calcul de la guerre dans la vie commune; e t
d e p u i s c e t t e é p o q u e i l n' y a p o i n t d e
b o u r g e o i s à s o n a i s e q u i n e s u p p u t e
e n c e g e n r e c o m m e l e f o n t l e s h é r o s.»
(p. 467.)
«Les journaliers naissent, croissent et s'élèvent» (...) «pour le
service de l'opulence sans lui causer le moindre frais, comme le
gibier qu'elle massacre sur ses domaines. Il semble qu'elle ait
réellement le seeret dont se vantait sans raison le malheureux
Pompée. En frappant du pied la terre, elle en fait sortir des lé-
gions d'hammes laborieux qui se disputent l'honneur d'être à ses
ordres: en disparaît-il quelqu'un parmi cette foule de mercenai-
res qui élèvent ses bâtimens, ou alignent ses jardins, la place
qu'il a laissée vacente est un point invisible qui est sur le
champ recouvert sans que personne s'en
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1*) Bei Linguet: instant - 2*) bei Linguet: dans les quels
#444# Anhang und Register
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mêle. On perd sans regret une goutte de l'eau d'une grande ri-
vière, parce qu'il en survient rans cesse de nouveaux flots. Il
en est de même des manouvriers; la facilité de les remplacer
nourrit l'insensibilité du r i c h e» (...) «à leur égard.»
(ibidem p. 468)
«Ceux-ci, dit-on, n'ont paint de maître ... pur abus du mot.
Qu'est-ce a dire? Ils n'ont point de maître: ils en ont un et le
plus terrible, le plus impérieux des maîtres: c'est le
b e s o i n. Celui-là les asservit à la plus cruelle dépendance.
I l s n e s o n t p a s a u x o r d r e s d' u n h o m m e
e n p a r t i c u l i e r, m a i s à c e u x d e t o u s
e n g é n é r a l. Ce n'est point d'un seul tyran qu'ils ont à
flatter les caprices, et à rechercher la bienveillance, ce qui
bornerait la servitude, et la rendrait supportable. C'est d e
q u i c o n q u e a d l' a r g e n t q u' i l s d e-
v i e n n e n t l e s v a l e t s, ce qui donne à leur es-
clavage une étendue et une rigueur infinie. S'ils ne se trouvent
pas bien d'un maître, dit-on, ils ont au moins la consolation de
le lui dire, et le pouvoir d'en changer: les esclaves n'ont ni
l'un ni l'autre. Ils sont donc plus malheureux. Quel sophisme!
Songez-donc que le nombre de ceux q u i f o n t
t r a v a i l l e r est très petit et que celui des travailleurs
au contraire est immense.» (p. 470, 471.) «A quoi se reduit pour
eux cette liberté apparente dont vous les avez investis? I l s
n e s u b s i s t e n t q u e d u l o y e r d e l e u r s
b r a s. I l f a u t d o n c t r o u v e r à q u i l e s
l o u e r o u m o u r i r d e f a i m . E s t - c e l à
ê t r e l i b r e?» (p. 472.)
«Ce qu'il y a de plus terrible, c'est que la modicité même de
cette paie est encore une raison pour la diminner. Plus le jour-
nalier est pressé par le besoin, plus il se vend à bon marché.
Plus sa nécessité est urgente, moins son travail est fructueux.
Les despotes momentanés qu'il conjure en pleurant d'accepter ses
services, ne rougissent pas de lui tâter, paur ainsi dire, le
pouls, afin de s'assurer de ce qu'il lui reste encore de forces;
c'est sur le degré de sa défaillance qu'ils règlent la rétribu-
tion qu'ils offrent. Plus ils le sentent près de périr
d'inanition, plus ils retranchent de ce qui peut l'en préserver;
et les barbares qu'ils sont lui donnent bien moins de quoi pro-
longer sa vie que de quoi retarder la mort.» (p. 482, 483.)
«L'indépendance» (du journalier) «...est un des plus funestes
fléaux qu'ait produits le raffinement des tems modernes. Il aug-
mente l'opulence du riche, et l'indigence du pauvre. L'un épargne
tout ce que l'autre dépense. Ce n'est pas sur son superflu que
celui-ci est forcé d'économiser c'est sur son nécessaire.» (p.
483.)
«Si l'on trauve aujourd'hui tant de facilités a entretenir ces
prodigieuses armées qui se joignent au luxe pour achever
d'exterminer la race humaine, on n'en est redevable qu'à la sup-
pression de l'esclavage ... Ce n'est que depuis qu'il n'y a plus
d'esclaves que la débauche et la mendicité forment des héros a
cinq sols par jour.» (p. 484, 485.)
«C'est celle» (...) «que je trouve 100 fois préférable, à toute
autre façon d'être, pour les hommes réduits á gagner leur vie par
un travail journalier.» (p. 496.)
«Leurs chaînes,» (der esclaves und der journaliers) «tissues de
la même matière, ne sont que diversement coloriées. Ici elles
sont noires, et semblent massives: là elles ont une apparence
moins triste, et paraissent plus évidées: pesez-les cependant
avec impartialité, vous n'y trauverez aucune différence; les unes
et les autres sont également fabriquées par la nécessité. Elles
ont précisément le même poids, ou plutôt s'il y a quelques grains
de plus d'un côté, c'est de celui qui annonce à l'extérieur plus
de légèreté.» (p. 510.)
325 «Ne voyez-vous pas que l'obéissance, l'anéantissement,
puisqu'il faut le dire, de cette nombreuse partie du troupeau
fait l'opulence des bergers? ... Croyez-moi, pour son intérêt,»
(du berger) «pour le votre, et même paur le leur, laissez-les»
(...) «dans la persuasion où elles sont, que ce roquet qui les
aboie, a plus de force à lui seul, qu'elles toutes ensemble.
Laissez-les fuir stupidement au simple aspect de son ombre. Tout
le monde y gagne. Vous en avez plus de facilité à les rassembler,
pour vous approprier leurs toisons. Elles sont plus aisément ga-
ranties d'être dévorées par les loups. ¦¦441¦ Ce n'est, il est
vrai,
#445# Fremdsprachige Zitate
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que pour être mangées par les hommes. Mais enfin, c'est là leur
sort du moment qu'elles sont entrées dans une étable. Avant que
de parler de les y soustraire, commencez pu renverser l'étable,
c'est-à-dire la société.» (p. 512, 513.)
Beilagen
329 "Arts of public use, as fortification, making of engines, and
other instruments of war; because they confer to defence, and
victory, are power; and though the true mother of them, be
science, n a m e l y t h e m a t h e m a t i c s; yet, be-
cause they are bronght into the light, by the hand of the artifi-
cer, they be esteemed, the midwife passing with the vulgar for
the mother, as his issue." ("Leviathan"; English Works of Th.
Hobbes. Edit. Molesworth, Lond. 1839-44, t. III, p. 75.)
329 "The v a l u e, o r w o r t h o f a m a n, is as of
all other things, his price; that is to say, so much as would be
given f o r t h e u s e o f h i s p o w e r." (l.c.p. 76,
Hobbes, "Leviathan".) "A m a n' s l a b o u r" (also der use
of his labouring power) "also, is a c o m m o d i t y cxchan-
geable for benefit, as well as any other thing." (l.c.p. 233.)
329 "It is not enongh, f o r a m a n t o l a b o u r for
the maintenance of his life; but also to f i g h t, if need be,
for the s e c u r i n g o f h i s l a b o u r. They must
either do as the Jews did after their return from captivity, in
re-edifying the temple, build with one hand, and hold the sword
in the other; or else they must hire others to fight for them."
(l.c., Hobbes, p. 333.)
330 "Forasmuch as there be more males than females in England ...
it were good for the ministers t o r e t u r n t o t h e i r
C o e l i b a t; or that none should be ministers, whilst they
are 1*) married ... And then our u n m a r r i e d P a r s o n
might live as well w i t h h a l f, as now with the whole of
his benefice." (Petty, "A Treatise of Taxes, and Contributions",
London 1667, p. 7, 8.)
330 "A large proportion of these also might be retrenched, who
p r o p e r l y a n d o r i g i n a l l y earn n o t h i n g
f r o m t h e p u b l i c k, being only a kind of g a m e-
s t e r s, t h a t p l a y w i t h o n e a n o t h e r
f o r t h e l a b o u r s o f t h e p o o r; yielding of
themselves no fruit at all, otherwise than as veins and arteries,
to d i s t r i b u t e forth and back the blood and nutritive
juyces of the body politick, namely, the product of hushandry and
manufacture." (p. 10.)
330 "If the numerous offices and fees relating to the
g o v e r n m e n t, l a w, and c h u r c h; and if the num-
ber of divines, lawyers, physicians, merchants, and retailers
were also lessened, all which do receive g r e a t w a g e s
f o r l i t t l e w o r k d o n e to the publick, with how
much greater ease would common expenses be defrayed?" (p. 11.)
331 "Who shall pay these men? I answer, everybody... I think 't
is plain, they ought neither to be starved, nor hanged, nor given
away etc." (p. 12.)
331 ..."in case there be n o o v e r p l u s ...; 't is fit to
r e t r e n c h a l i t t l e f r o m the delicacy of others
feeding in quentity or quality." (p. 12, 13.)
331 ..."without expense of foreign commodities;" ... "to keep
their minds to discipline and obedience, and their bodies to a
patience of more profitable labours when need shall require it."
(p. 13.) "Am besten sie zum Bauen von Straßen, Brücken, Bergwer-
ken etc. zu verwenden." (p. 11, 12.)
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1*) Bei Petty: were
#446# Anhang und Register
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331 "F e w n e s s o f p e o p l e, i s r e a l
p o v e r t y; and a nation wherein are 8 millions of people,
are more than twice as rich as the same scope of land wherein are
but four." (p. 16.)
331 "Religion best flourishes when the priests are most morti-
fied. as ... the law ... best flourishes when lawyers have least
to do." (p. 57.)
331 ..."n o t t o b r e e d m o r e C h u r c h m e n
t h a n t h e b e n e f i c e s as they now stand shared out
will receive."
331 ... "it vvill not be safe to breed up 24 000 ministers."
331 ... "which they cannot do more easily, than by persuading the
people, tbst the 12 000 incumbents do poison or starve their
souls," (...) "and misguide them in their way to heaven." (p.
57.)
332 "But before we talk too much of r e n t s, we should endea-
vour to explain the mysterious nature of them, with reference as
well to m o n e y, the r e n t o f w h i c h w e c a l l
u s u r y; as to that of l a n d s a n d h o u s e s." (p.
23.)
332 "If a man can bring to London an ounce of silver out of the
earth in Peru, i n t h e s a m e t i m e that he can produce
a bushel of corn, then one is the natural price of the other; now
if by reason of new and more easier mines a man cen get two oun-
ces of silver as easily as formerly he did one, then corn will be
as cheap at ten shillings the bushel, as it was before at five
shillings caeteris paribus." (p. 31.) "Let the production of a
bushel of corn be supposed of e q u a l l a b o u r to
t h a t o f p r o d u c i n g a n o u n c e of silver." (p.
66.)
332 ..."real and not an imaginary way of computing the prices of
commodities." (p. 66.)
332 ... "the law ... s h o u l d a l l o w t h e l a b o u-
r e r b u t j u s t w h e r e w i t h a l t o l i v e; for
if you allow double then he works but half so much as he could
have done, and otherwise would; w h i c h i s a l o s s t o
t h e p u b l i c o f t h e f r u i t o f s o m u c h
l a b o u r." (p. 64.)
332 "N a t u r a l d e a r n e s s a n d c h e a p n e s s
depends upon the f e w o r m o r e h a n d s
r e q u i s i t e t o n e c e s s a r i e s o f n a t u r e:
As corn is cheaper where o n e m a n produces corn for ten,
then where he can do the like but for six; and withal, according
as the climate disposes men to a necessity of spending more or
less." (p. 67.)
333 "Suppose a man could with his own hands plant a certain scope
of land with corn, that is, could digg, or plough; harrow, weed,
reap, carry home, thresh, and winnow so much as the husbandry of
this land requires; and had witbal s e e d wherewith to sow the
same. I say, that when" (...) "this man h a t h
s u b d u c t e d h i s s e e d o u t o f t h e
p r o c e e d o f h i s h a r v e s t, and also what himself
had both eaten and given to others in exchange for clothes, and
other natural necessaries; that the r e m a i n d e r o f
c o r n, is the n a t u r a l a n d t r u e r e n t o f
t h e l a n d f o r t h a t y e a r; and the m e d i u m
o f s e v e n y e a r s, or rather of so many years as makes
up the cycle, w i t h i n w h i c h d e a r t h a n d
p l e n t i e s m a k e t h e i r r e v o l u t i o n, doth
give the ordinary rent of the land in corn." (p. 23, 24.)
333 "But a further, thongh collateral question may be, h o w
m u c h E n g l i s h m o n e y this c o r n o r r e n t
i s w o r t h? I answer, s o m u c h a s t h e m o n e y
wbich another single man can save w i t h i n t h e s a m e
t i m e, over and above his expence, if he employed himself
wholly to produce and make it; viz. Let another man go travel
into a countrey where is silver there, dig it, refine it, bring
it to the same place where the other man planted his corn; coyn
it, etc., the same person, all the while of his working for sil-
ver, gathering also food for his necessary livelihood, and procu-
ring himself covering, etc. I say, the silver of the one m u s t
b e e s t e e m e d o f e q u a l v a l u e w i t h t h e
c o r n o f t h e o t h e r: the one, being perhaps twenty
ounces and the other
#447# Fremdsprachige Zitate
-----
twenty bushels. From whence it follows tbat the price of a bushel
of his corn to be an ounce of silver." (p. 24.)
333 "And forasmuch as possible there may be more art and hazard
in working about the silver, then upon 1*) corn, yet all comes to
the same pass; for let a hundred men w o r k t e n y e a r s
upon corn, and t h e s a m e n u m b e r o f m e n t h e
s a m e t i m e, upon silver; I say, that the neat proceed of
the silver is the p r i c e o f t h e w h o l e n e a t
p r o c e e d o f t h e c o r n, and like parts of the one,
the price of like parts of the other." (p. 24.)
334 "Wherefore we would be glad to find t h e n a t u r a l
v a l u e o f t h e F e e - s i m p l e of land, though but
no better tban we have done tbst of the u s u s f r u c t u s
above-mentioned." (p. 25.) ... "Having found the r e n t o r
v a l u e o f t h e u s u s f r u c t u s p e r a n n u m,
the question is, h o w m a n y y e a r s p u r c h a s e (as
we usually say) is the F e e - s i m p l e naturally worth? If
we say an infinite number, then an acre of land would be equal in
value to a thousand acres of the same land; which is absurd, an
infinity of unites being equal to an infinity of thousands: whe-
refore we must pitch upon some l i m i t e d n u m b e r, and
that I apprehend the number of years, which I conceive one man of
SO years old, another of 28, and another of 7 years old, all
being alive together may be thought to live; that is to say, of a
grandfather, father and child; few men having reason to take care
of more remote posterity ... Wherefore I pitch the n u m b e r
o f y e a r s' p u r c h a s e, t h a t a n y l a n d i s
n a t u r a l l y w o r t h, to be the ordinary ¦¦1350¦ extent
of three such persons their lives. Now in England we esteem three
lives equal to one and twenty years, and consequently the
v a l u e o f l a n d, to be about the s a m e n u m b e r
o f y e a r s' p u r c h a s e." (p. 26.)
335 "As for usury, the least that can be, is the r e n t o f
s o m u c h l a n d a s t h e m o n e y l e n t w i l l
b u y, where the security is undoubted." (p. 28.)
336 "As great need of money heightens exchange, so doth great
need of corn r a i s e t h e p r i c e of that likewise, and
c o n s e q u e n t l y of the r e n t o f t h e l a n d
t h a t b e a r s c o r n," (...) "and l a s t l y o f
t h e l a n d i t s e l f; as for example, if the corn which
feeds London, or an army, be brought 40 miles thither 2*), then
the C o r n g r o w i n g w i t h i n a m i l e o f
L o n d o n, or the quasters of such army, s h a l l h a v e
a d d e d i n t o i t s n a t u r e l p r i c e, so much as
the charge of bringing it thirty nine miles does amount to ...
Hence it comes to pass, that l a n d s i n t r i n-
s i c a l l y a l i k e near populous places, such as where the
perimeter of the area that feeds them is great, will not only
y i e l d m o r e r e n t for these reasons, but also more
years purchase than in remote places etc. (p. 29.)
336 "T h e g o o d n e s s o r b a d n e s s, or the value
of land depends upon t h e g r e a t e r o r l e s s e r
s h a r e o f t h e p r o d u c t g i v e n f o r i t i n
p r o p o r t i o n t o t h e s i m p l e l a b o u r
b e s t o w e d t o r a i s e t h e s a i d p r o d u c t."
(p. 67.)
336 "If there be 1000 men in a territory, and if 100 of these can
raise the necessary food and raiment for the whole 1000; if 200
more make as much commodities, as other nations will give either
their commodities or money for, and if 400 more be employed in
the ornaments, pleasure, and megnificence of the whole; if there
be 200 governours, divines, lawyers, physicians, merchants, and
retailers, making in all 900, the question is" ... (p. 12.)
337 "This, I say to be the f o u n d a t i o n o f
e q u a l i z i n g a n d b a l l a n c i n g o f v a-
l u e s; yet in the superstructures and practices hereupon, I
confess there is much variety and intricacy." (p. 25.)
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1*) Bei Petty: about the - 2*) bei Petty: together
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337 "Our silver and gold we c a l l by several names, as in
England by pounds, shillings, and pence; all which may be called
and understood by either of the three. But that which I would say
upon this matter is, tkat all things ought to be v a l u e d
b y t w o n a t u r a l d e n o m i n a t i o n s, w h i c h
i s l a n d a n d l a b o u r; that is, we ought to say, a
ship or garment is worth such a measure of land, with such
another measure of labour; forasmuch as both ships and garments
were the c r e a t u r e s o f l a n d s and m e n' s
l a b o u r s t h e r e u p o n: This being true, we should be
glad to find out a n a t u r a l P a r b e t w e e n l a n d
a n d l a b o u r, so as we might express the value by either
of them alone, as well or better than by both, and reduce one
into the other, as easily and certainly, as we reduce pence into
ponnds." (p. 25.)
338 "Of the vanity and fruitlesness of making C i v i l
P o s i t i v e L a w s against the L a w s o f N a t u r e"
(...) "I have spoken elsewhere." (l.c.p. 29.)
338 "If the said shires by greater labour than now is used, (as
by digging instead of ploughing, setting instead of sowing, pic-
king of choice sead instead of taking it promiscuously, steeping
it instead of using it wholly unprepared, and manuring the ground
with salt instead of rotten straw, etc.) could be fertilized,
then will t h e r e n t be as much more advanced, as the
e x c e s s o f i n c r e a s e e x c e e d s t h a t o f
t h e l a b o u r." (p. 32.)
338 ..."if you allow double, then he works but half so much." (p.
64.)
338 ..."which is a loss to the publick" etc. (p. 64.)
338 "This brings me to the most important consideration in
P o l i t i c a l E c o n o m i e s, viz. how to make a P a r
a n d E q u a t i o n between Lands and Labour, so as to ex-
press the value of any thing by either alone." ("Political Ana-
tomy of Ireland" und "Verbum Sapienti" 1672, Ausgabe Loolon 1691,
p. 63, 64.)
338 "The d a y s f o o d o f a n a d u l t m a n, at a me-
dium, and n o t t h e d a y s l a b o u r, i s t h e
c o m m o n m e a s u r e o f v a l u e, and seems to be as
regular and constant as the value of fine silver... Wherefore I
v a l u e d an Irish cabbin at the n u m b e r o f d a y s
f o o d, w h i c h t h e m a k e r s p e n t i n
b u i l d i n g o f i t." (p. 65.)
339 "That some men will eat more tban others, is not material,
since by a days food we understand what 1/100 part of all sorts
and sizes will eat, so as to live, labour, and generate." (p.
64.)
339 "What we call t h e w e a l t h, s t o c k, o r
p r o v i s i o n o f t h e n a t i o n, being the effect of
the f o r m e r o r p a s t l a b o u r, should not be con-
ceived to d i f f e r f r o m e f f i c i e n c i e s i n
b e i n g." ("Verbum sapienti, p. 9.)
339 "We said, that half the people by a very gentle labour, might
much enrich the kingdom ... upon what shall they employ themsel-
ves? To which I answer in general, upon producing food and neces-
saries for the whole people of the land, b y f e w h a n d s;
whether by l a b o u r i n g h a r d e r, or by the
i n t r o d u c i n g t h e c o m p e n d i u m, a n d
f a c i l i t a t i o n s o f a r t, which is equivelent to
what men vainly hoped from p o l y g a m y. For as much as he
that can do the work of five men by one, effects the same as the
begetting four adult workmen." (p. 22.) "Cheapest food will be
when food also i s r a i s e d, b y f e w e r h a n d s
t h a n e l s e w h e r e." (p. 23.)
341 ..."either f r e e l y g i v e s, or for l a b o u r
s e l l s to mankind." ("Leviathan", [p. 232.])
341 "Though the e a r t h, and all inferior creatures, be com-
mon to all men, yet every man has a property in his own person:
this nobody has any right to but himself. The labour of his body,
and the work of his hands, we may ssy, are properly his. Whatso-
ever then he
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removes out of the state that nature has provided, and left it
in, he has mixed his labout with, and joined to it something that
is his own, and thereby makes it his property." ([Locke,] "Of Go-
vernment", b. II, ch. V; Works, 1768, v. II, 7th edit., p. 229.)
"His labour has taken it out of the hands of nature, where it was
common, and belonged equally to all her children, and has thereby
appropriated it to himself." (l.c.p. 230.)
"The same law of nature, that does by this means give us pro-
perty, does also bound that property too... As much as any one
can make use of to any advantage of life before it spoils, so
much he may by his labour fix a property in: whatever is beyond
this, is more tban his share, and belongs to others." (l.c.)
"But the chief matter of property being now not t h e
f r u i t s o f t h e e a r t h" etc., "but the e a r t h
itself... As much land as a man tills, plants, improves, cultiva-
tes, and can use the product of, so much is his property. He by
his labour does, as it were, enclose it from the common." (p.
230.) "Subduing or cultivating the earth, and having dominion, we
see are joined together. The one gave title to the other." (p.
231.) "The mesaure of property nature has well set b y t h e
e x t e n t o f m e n' s l a b o u r, and the conveniencies of
lih: no man's labour could subdue, or appropriate all; nor could
his enjoyment more consume than a small part; so that it was im-
possible for any man, this way, to intrench upon the right of
another, or acquire to him[self] a property, to the prejudice of
hie neighbour... Thia measure did confine every man's possession
to a very moderate proportion, and such as he might appropriate
to himself, without injury to anybody, in the first ages of the
world... And the same measure m a y b e a l l o w e d
s t i l l without prejudice to any body, as full as the world
seems." (p. 231, 232.)
342 "I t i s l a b o u r i n d e e d t h a t p u t s t h e
d i f f e r e n c e o f v a l u e o n e v e r y t h i n g...
Of the products of the earth useful to the life of man ... 99/100
are wholly to be put on the account of labour." (p. 234.) "It is
labour then which puts the greatest part of the value upon land."
(p. 235.) "Though the things of nature are given in common, yet
man, by b e i n g m a s t e r o f h i m s e l f, and
p r o p r i e t o r o f h i s o w n p e r s o n, and the ac-
tions or labour of it, had still in himself the great foundation
of property." (p. 235.)
343 "He might heap as much of these d u r a b l e things as he
pleased; the exceeding" {...} "of the bounds of his just property
not Iying in the largeness of his possession, but the perishing
of any thing uselessly in it. And thus came in the use of money,
some lasting thing which might men 1*) keep without spoiling, and
that by mutual consent men would take in ¦¦1293a¦ exchange for
the truly useful, but perishable supports of life." (p. 236.)
343 "This partage of things in an inequality of private possessi-
ons, men have made practicable out of the bounds of society, and
without compact; only by putting a value on gold and silver, and
tacitly agreeing in the use of money." (p. 237.)
343 "Let us next see how it" (money) "comes to be of the same na-
ture with land, by yielding a certain yearly income, which we
call use or interest. For land produces naturally something new
and profitable, and of value to mankind; but money is a barren
thing, and produces nothing, but by compact, t r a n s f e r s
t h a t p r o f i t, t h a t w a s t h e r e w a r d o f
o n e m a n' s l a b o u r, i n t o a n o t h e r m a n' s
p o c k e t. That which occasions this, is the unequal distribu-
tion of money; which inequality has the same effect too upon
land, that it has upon money...
-----
1*) Bei Locke: that men might
#450# Anhang und Register
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Fot as the unequal distribution of land. (you having more than
you can, or will manure, and another less) brings you a tenant
for your land; and the same unequal distribution of money ...
brings me a tenant for my money: So m y m o n e y i s a p t
i n t r a d e, b y t h e i n d u s t r y o f t h e
b o r r o w e r, to produce more tban 6%, to the borrower, as
well as your land, b y t h e l a b o u r o f t h e
t e n a n t, is apt to produce more fruits, than his rent comes
to." (folio ed. of Locke's Works, 1740, vol. II [111].)
343 ..."transfers that profit, which 1*) was the reward of one
man's labour, into another man's pocket"... [l.c.]
345 "As the landed man lets his land, so these" (who have
"s t o c k for trade, and 2*) either have not the skill, or care
not for the trouble of mansging it in trade") "let their
s t o c k; this latter is called i n t e r e s t, but is only
r e n t for stock," (...) "as the other is for land. And in se-
veral languages, hiring of money, and lands, are terms of common
use; and it is so also in some counties of England. Thus to be a
L a n d l o r d, or a S t o c k l o r d is the same thing; the
landlord has the advantage only in this: that his tenant cannot
carry away the land, as the tenant of the other may the stock;
and therefore land ought to yield l e s s p r o f i t than
stock; which is let out at the greater hazard." ([North,
"Discourses upon trade...",] p. 4.)
345 "If there be more lenders than borrowers, interest will ...
fall; ... it is not low interest makes trade, but t r a d e
i n c r e a s i n g, t h e s t o c k o f t h e n a t i o n
makes interest low." (p. 4.) "Gold and silver, and, out of them,
money are nothing but the weights and measures, by which traffick
is more conveniently carried on, than could be done without them:
and also a proper fund for a s u r p l u s a g e o f s t o c k
t o b e d e p o s i t e d i n." (p. 16.)
346 "What do these people want, who cry out for money?" (...)
[115] "I will begin with the Beggar ... it is not money, but
bread, and other necessaries for life that he wants... The farmer
complains, for the wants of money ... he thinks that were more
money in the country, he should have a price for his goods. Then
it seems money is not his want, but a price for his corn, and
cattel, which he would sell, but cannot ... why he cannot get a
price? ... 1. Either there is too much corn and cattel in the
country, so that most who come to market have need of selling, as
he has, and few of buying; or 2. There wants the usual vent ab-
road, by transportation, as in time of war, when trade is unsafe,
or not permitted; or, 3. The consumption fails, as when men by
reason of poverty, do not spend so much in their houses as for-
merly they did; wherefore it is not the increase of specifick mo-
ney, which would at all advance the farmers goods, but the remo-
val of any of these three causes, which do truly keep down the
market.
The merchant and shop-keeper want money in the same manner, that
is, they want a vent for the goods they deal in, by reason that
the markets fail." (p. 11, 12.)
346 "No man is richer for having his estate all in money, plate,
etc. Iying by him, but on the contrary, he is for that reason the
poorer. That man is richest, whose estate is in a g r o w i n g
c o n d i t i o n, either in land at farm, money at interest, or
goods in trade." (p. 11.)
346 "Money being ... the common measure of buying and selling,
everybody who has any thing to sell, and cannot procure chapmen
for it, is presently apt to think, that want o f m o n e y i n
t h e K i n g d o m, or country is the cause why his goods do
not go off; and so, want of money, is the common cry; which is a
great mistake." (p. 11.)
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1*) Bei Locke: that - 2*) bei North: who
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347 "Money neithet i n c r e a s e t h, not is useful, but when
it's parted with, and as money is unprofitable to a private per-
son but as he disposeth of it, for something more valuable, so
what money is more tban of absolute necessity fot a home trade,
is dead stock to a kingdom ot nation and brings no profit to that
country it's kept in." (John Bellers, "Essays about the Poor, Ma-
nufactures, Trade, Plantations, and Immorality etc.", Lond. 1699
p. 13.)
"Altho' everyone desires to have it" (money), "yet none, or vety
few care for keeping it, but they are forthwith contriving to
dispose it: knowing that from all the money that lies dead, no
benefit is to be expected, but it is a certain loss." ([North,
l.c.] p. 21.)
347 "A nation in the world, as to trade, is in all respects like
a city in a kingdom, or family in a city." (p. 14.) "In this
course of trade, gold and silver are in no sort different from
other c o m m o d i t i e s, but are taken from them who have
plenty, and cattied to them who want, or desire them." (p. 13.)
347 "If nevet so much" (money) "be brought from abroad, or never
so much coyned at home, all tkat is mote than what the commerce
of the nation requires, is b u t B u l l i o n, and will be
treated as such; and coyned money, like wrought plate at second
hand, shdl sell but for the intrinsick." (p. 17, 18.)
347 "The moneys imployed at interest in this nation, are not near
the tenth part, d i s p o s e d t o t r a d i n g p e o-
p l e, wherewith to manage their trades; but are for the most
part lent for the supplying of luxury, and to support the expense
of persons, who though great owners of land, yet spend faster
than their lands bring in; and being loath to sell, choose rather
to mortgage their estates." ([North, l.c.p.] 6, 7.)
348 "Whether it were not wrong to suppose L a n d i t s e l f
t o b e W e a l t h? And whether the Industry of the People is
not first to be considered, as that which constitutes Wealth,
which makas even Land and Silver to be Wealth, neither of which
wouid have any value, but as m e a n s a n d m o t i v e s to
Industry?" ("The Querist". By Dr. G. Berkeley, London 1750, Query
38.)
349 "Everything in the world is purchased by labour." ([Hume.]
"Essays", v. I, part II, ed. 1764, London, p. 289.)
349 "The greater ot less stock of labour and commodities must
have a great influence" (upon interest); "since we really and in
effect borrow these, when we take money upon interest." (l.c.p.
337.) "No man will accept of low profits, where he can have high
interest; and no man will accept of low interest, where he can
have high profits." (l.c.p. 335.)
350 ... "of the small advance of commerce and industry, not of
the scarcity of goldand silver." (l.c.p. 329.)
350 "In a state, therefore, where there is nothing but a landed
interest" (oder wie er später sagt, "landed gentry and peasants")
"the borrowers must be numerous, and interest high." (p. 330.)
350 ..."k n o w s n o s u c h p l e a s u r e a s t h a t
o f s e e i n g t h e d a i l y e n c r e a s e o f h i s
f o r t u n e."
350 "And this is the reason why trade increases frugality, and
why, among merchants, there is the same overplus of misers above
prodigals, as, among the possessors of land, there is the
contrary." (p. 333.)
350 "Lawyers and physicians beget no industry; and it is even at
the expense of others they acquire their riches; so that they are
sure to diminish the possessions of some of their fellow-citi-
zens, as fast as they encrease their own." (p. 333, 334.)
#452# Anhang und Register
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"Thus an increase of commerce raises a great number of lenders,
and by that means p r o d u c e s l o w n e s s o f
i n t e r e s t." (p. 334.)
L o w i n t e r e s t and l o w p r o f i t s o f
m e r c h a n d i z e are two events, that mutually forward each
other, and a r e b o t h o r i g i n a l l y d e r i v e d
from that extensive commerce, which produces opulent merchants,
and renders the monied interest considerable. Where metchants
possess great stocks, whether represented by few or many pieces
of metal, it must frequently happen, that, when they either be-
come tired of business, or leave heirs unwilling or unfit to en-
gage in commerce, a great deal 1*) of these riches naturally
seeks an annual and secure revenue. The plenty diminishes the
price, and makes the lenders accept of a low interest. This con-
sideration obliges many to keep their stock in trade, and rather
be content with low profits than dispose of their money at an un-
der velne. On the other hand, when commerce has become very 2*)
extensive, and employs very 2*) large stocks, there must
a r i s e r i v a l s h i p s a m o n g t h e m e r-
c h a n t s, which d i m i n i s h t h e p r o f i t s o f
t r a d e, at the same time that they increase the trade itself.
The low profits of merchandize induce the merchants to accept
more willingly of a low interest, when they leave off business,
and begin to indulge themeelvea in ease and indolence. It is
n e e d l e s s, therefore, to enquire which of these cir-
cumstances, v i z 3*), l o w i n t e r e s t o r l o w
p r o f i t s, is t h e c a u s e, and which t h e
e f f e c t. They both arise from an extensive commerce, and mu-
tually forward each other... An exknsive commerce, by producing
large stocks, diminishes both interest and profits; and is always
assisted, in its diminution of the one, by the proportional sin-
king of the other. I may add, that, as low profits arise from the
i n c r e a s e o f c o m m e r c e a n d i n d u s t r y,
they serve in their turn to the farther increase of commerce 4*),
by rendering the commodities cheaper, encouraging the consump-
tion, and heightening the industry. And thus ... i n t e r e s t
is t h e t r u e 5*) b a r o m e t e r o f t h e
s t a t e, and i t s l o w n e s s is a sign almost infallible
of the flourishing of a people." (l.c.p. 334-336.)
351 "It appears from these several extracts, that Mr. Locke at-
tributes the government of the natural R a t e o f
I n t e r e s t to the Proportion which the quantity of money in
a country bears to the debts of its inhabitants one amongst
[another], and to the trade of it; and that Sir W. Petty makes it
depend on the quantity of money alone; so they [only differ] in
regard to debts." (J. Massie, "An Essay on the Coverning Causes
of the Natural Rate of Interest"; wherein the sentiments of Sir
W. Petty and Mr. Locke, on that head, are considered", London
1750, p. 14, 15.)
351 Rich people "instead of employing their money themselves. let
it out to other poople for them to make profit of, reserving for
the owners a p r o p o r t i o n o f t h e p r o f i t s
t o b e 6*) m a d e: But when the riches of a country are di-
spersed into so many hands, and so equally divided, as not to
leave many people enough to maintain two families, by employing
it in trade, there can be l i t t l e b o r r o w i n g; for
2000 l. 7*) when it belongs to one man, may be lent, because the
interest of it will keep a family, but if it belongs to ten men,
it cannot be lent, because the interest will not keep 10 fami-
lies." (p. 23, 24.)
"All reasoning about natural interest from t h e r a t e
w h i c h t h e g o v e r n m e n t p a y s f o r m o n e y,
is, and unavoidably must be fallaciaus; experience has shown us,
they neither have agreed, nor preserved a correspondence with
each other; and reason tells us they never can; for t h e o n e
h a s i t s f o u n d a t i o n i n p r o f i t, and t h e
o t h e r i n n e c e s s i t y; the former of which has
bounds, but the latter none: The gentleman who borrows money to
improve
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1*) Bei Hume: proportion - 2*) fehlt bei Hume - 3*) bei Hume: to
wit - 4*) bei Hume: to its farther encrease - 5*) fehlt bei Hume
- 6*) bei Massie: so - 7*) bei Massie: 20000 l.
#453# Fremdsprachige Zitate
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his land, and the merchant or tradesman who borrow to carry on
trade, have limits beyond, which they will not go; if they can
get 10 p.c. by money, they may give 5 p.c. for it; but they will
not give 10; whereas he who borrows through necessity, has
nothing else to determine by, and this admits of no rule at all."
(p. 31, 32.)
The equitableness of taking interest, depends not upon a man's
making or not making profit by what he borrows, but upon its
being capable of producing profit if rightly employed" (p. 49.)
"If t h a t w h i c h m e n p a y a s i n t e r e s t for
what they borrow, be a p a r t of t h e p r o f i t s i t
i s c a p a b l e o f p r o d u c i n g, this i n t e-
r e s t must always be governed by those p r o f i t s." (p.
49.)
"What proportion of these profits do of right belong to the bor-
rower, and what to the lender? And this there is no other method
of determining, then by the opinions of borrowers and lenders in
general; for right and wrong in this respect, are only what com-
mon consent makes." (p. 49.)
"This rule of d i v i d i n g p r o f i t s is not however to
be applied particularly to every lender and borrower, but to len-
ders and borrowers in general ... remarkably great and small
gains are the rewards of skill, and the want of understanding,
which l e n d e r s h a v e n o t h i n g a t a l l t o
d o w i t h, for as they will not suffer by the one, they ought
not to benefit by the other. What has been said of
p a r t i c u l a r m e n i n t h e s a m e b u s i n e s s
is applicable to p a r t i c u l a r s o r t s o f
b u s i n e s s." (p. 50.)
"The n a t u r a l r a t e o f i n t e r e s t is governed
by the p r o f i t s o f t r a d e to particulars. (p. 51.)
352 ..."got 1*) double the profits they now make."
352 "One general answer will do for the whole, which is, that the
profits of trade in these several countries differ from the pro-
fits of trade here, and so much as to produce all those different
rates of interest." ( p. 51.)
352 ...by a decrease of foreign trade 2*)" (...) "or t o
p e o p l e i n t r a d e l o w e r i n g t h e p r i c e s
o f t h e i r c o m m o d i t i e s u p o n e a c h
o t h e r ... through necessity to get some trade, or through
avarice to get most. (p. 52, 53.)
"The profits of trade in general, are governed by the proportion
w h i c h t h e n u m b e r o f t r a d e r s bears to the
q u a n t i t y o f c o m m e r c e 3*). (p. 55.) "In Holland,
wo die Zahl der im trade employed people bears the greatest pro-
portion to the whole number of inhabitants ... i n t e r e s t
i s l o w e s t; in Turkey, where the disproportion am größten,
interest am höchsten." (p. 55, 56.)
"What governs the p r o p o r t i o n b e t w e e n t r a d e
a n d t r a d e r s?" (p. 57.) Die "motives to trade": "natural
necessity, liberty, preservation of men's private rights, public
safety." (p. 57, 58.)
"There are no two countries which furnish an equal number of the
necessaries of life in equal plenty, and w i t h t h e s a m e
q u a n t i t y o f l a b o u r; men's wants increase or dimi-
nish with the severity or temperateness of the climate they live
in; consequently, the p r o p o r t i o n o f t r a d e which
the inhabitants of different countries are obliged to carry on
through necessity, cennot be the same, nor is it practicable to
ascertain the degree of variation further than by the degrees of
heat and cold; from whence one may make this general conclusion,
that the q u a n t i t y o f l a b o u r required for [the
maintenance of] a certain number of people is greatest in cold
climates, and least in hot ones; for in the former, men not only
want more cloaths, but the earth more cultivating, than in the
latter." (p. 59.) "One kind of necessity which is peculiar to
Holland ... arises from the country being overpeopled;
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1*) Bei Massie: get - 2*) bei Massie: a decrease of trade - 3*)
bei Massie: trade
#454# Anhang und Register
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which, with t h e g r e a t l a b o u r r e q u i r e d t o
f e n c e a n d d r a i n t h e 1*) l a n d, makes their
necessity to trade greater than it is in any other part of the
habitable world." (p. 60.)
356 «Tout achat est vente, et toute vente est achat.» (Quesnay,
«Dialogues sur le commerce et sur la travaux des artisans etc.»,
éd. Daire [120], p. 170.) «Acheter c'est vendre c'est acheter.»
(Quesnay bei Dupont de Nemours, «Origine etc.» 1767, p. 392.
[121])
«L e p r i x p r é c è d e t o u j o u r s l e s a c h a t s
e t l e s v e n t e s. Si la concurrence des vendeurs et
d'acheteurs n'y apporte pas de changement, il existe tel qu'il
est par d'autres causes i n d é p e n d a n t e s du commerce.
(p. 148. [122])
«Il est toujours à présumer qu'il» (échange) «est profitable à
tous deux» (contractants); «car de part et d'autre ils se procu-
rent la joisannce de richesses qu'ils ne peuvent obtenir que par
1'échange. Mais toujours n'y a-t-il qu'échange de richesses
d' u n e v a l e u r pour d'autres richesses de v a l e u r
é g a l e, et par conséquent p o i n t d' a u g m e n-
t a t i o n r é e l l e d e r i c h e s s e s» (sollte heißen:
point d'augmentation réelle de valeur). (l.c.p. 197. [123])
356 «L' a u g m e n t a t i o n d e s c a p i t a u x est
donc l e p r i n c i p a l m o y e n d' a c c r o î t r e le
travail, et l e p l u s g r a n d i n t é r ê t d e l a
s o c i é t é.» (Quesnay bei Dupont de Nemours, l.c.p. 391.
[124])
357 «Ils ont risqué beaucoup pour gagner beaucoup. Mais ils ont
risqué des hommes, et des demées ou de l'argent. Pour les hommes
s'ils les ont exposés a un péril évident, pour gagner, ils ont
fait une très-vilaine action. Pour les denrées, si c'est un mé-
rite d'en produire, ce ne doit pas être un mérite de les risquer
pour le profit d'un seul homme.» (Buat. «Éléments de la
politique. ou Recherche des vrais principes de l'écon. sociale»,
London 1773, t. II, p. 297.)
358 "T h e e x p e n c e l a i d o u t i n e m p l o y i n g
a n d m a i n t a i n i n g them does no more than
c o n t i n u e the e x i s t e n c e o f i t s o w n
v a l u e, and is therefore unproductive." {Weil off surplus va-
lue - unproductive.} "The wealth of society can never in the
smallest degree be a u g m e n t e d by artificers, manufac-
turers, or merchants, otherwise than by their s a v i n g a n d
a c c u m u l a t i n g p a r t o f w h a t i s
i n t e n d e d f o r t h e i r d a i l y s u b s i s t a n-
c e; consequently i t i s b y p r i v a t i o n o r
p a r s i m o n y a l o n e" (...) "that they can add anything
to the general stock. Cultivators, on the contrary, may live up
to the whole of their income, and yet at the same time enrich the
state; for their industry affords a surplus produce called rent."
([John Gray,] "The Essential Principles of the Wealth of Nations.
illustrated, in opposition to some false doctrines of Dr. Adam
Smith, and others", London 1797, p. 6.)
"A class of men whose labour (though it produce something) produ-
ces no more tban whnt was bestowed, in order to effect that la-
bour, may with the greatest propriety be called an unproductive
class." (p. 10.)
359 "The a u g m e n t a t i o n of revenue" {...} "is not, but
indirectly, the object of the Economists... Their object is the
p r o d u c t i o n and r e p r o d u c t i o n o f
r e v e n u e." (p. 18.)
359 "When the question is about the p r o d u c t i o n of re-
venue, it is altogether illogical to substitute for that the
t r a n s f e r o f r e v e n u e, which a l l c o m-
m e r c i a l d e a l i n g s are resolvable into." (p. 22.)
"What does the word c o m m e r c e imply but c o m-
m u t a t i o m e r c i u m... sometimes more beneficial to the
one than the other; but still what the one gains the other loses,
and their traffic really p r o d u c e s n o i n c r e a s e."
(p. 23.) "Should a Jew sell n crown-piece for 10 sh., or a Queen
Anne's farthing for a guinea, he would augment his own income, no
doubt, but he would not thereby augment the q u a n t i t y o f
t h e p r e c i o u s m e t a l s; and the nature of
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1*) Bei Massie: their
#455# Fremdsprachige Zitate
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the traffic wouid be the same, whether his virtuoso customer re-
sided in the same street with himself, or in France, or in
China." (p. 23.)
360 "No man, as a manufacturer, however he may gain himself, adds
anything to the national revenue, if his commodity is sold and
consumed at home; for t h e b u y e r p r e c i s e l y
l o s e s... w h a t t h e m a n u f a c t u r e r
g a i n s... There is an i n t e r c h a n g e between the
seller and the buyer, but no increase." (p. 26.) "To s u p p l y
t h e w a n t o f a s u r p l u s... the master employer ta-
kes a profit of 50 p.c. upon what he expends in wages, or 6 d. in
the shilling on esch manufacturer's pay; ... and if the manufac-
ture is sold abrond"... "would be the n a t i o n a l
p r o f i t."... (p. 27.)
360 ..."manufacturers are a n e c e s s a r y class" ...
"p r o d u c t i v e c l a s s." (p. 35.) Sie "occasion a
c o m m u t a t i o n or t r a n s f e r of the revenue pre-
viously provided by the cultivator, by giving a permanency to
that revenue under a new form." (p. 38.)
360 ... "for every civil society must be fed, [...] clothed, de-
fended and instructed." (ibidem p. 51.)
360 "... deemed R e c c i v e r s o f l a n d r e n t s, as
m e r e R e c c i v e r s o f r e n t s, a
p r o d u c t i v e c l a s s in society ... they have in some
degree compensated for their error by intimating that the Church
and King are to be served out of those rents. Dr. Smith ... suf-
fering it" (diesen error der Economists) "to pervade the
w h o l e o f t h i s 1*) e n q u i r y," (...) "directs his
refutation to the sound part of the Ec. system." (p. 8.)
360 "The p r o p r i e t o r s o f l a n d as mere receivers
of land rents are n o t a n e s s e n t i a l c l a s s o f
s o c i e t y... B y s e p a r a t i n g t h e r e n t s o f
l a n d s f r o m t h e c o n s t i t u t i o n a l
p u r p o s e o f t h e d e f e n c e o f t h e s t a t e,
the receivers of those rents instead of being an essential class,
render themselves one of the most unessential and burdensome cl-
asses in society." (p. 51.)
361 ..."that a manufacturer only enriches himself by being a
s e l l e r" (...) "and that when he ceases to be a s e l l e r,
his p r o f i t s" (und wo bleiben die profits des farmers who
is not a seller?) "are immediately at a stand, because they are
not natural profits, but artificial. The cultivator... m a y
e x i s t, and thrive, and multiply, without s e l l i n g any
thing." (p. 38, 39.)
361 ..."the 2*) augmentation of the n o m i n a l v a l u e
o f t h e p r o d u c e... s e l l e r s n o t
e n r i c h e d 2*) ... since what they gain as sellers, they
precisely expend in quality of buyers." (p. 66.)
362 "While a field admitting cultivation can be found for every
idler, let no idler be without a field. Houses of industry are
good things; but fields of industry are much better." (p. 47.)
364 "That what we call evil in this world, moral as well as natu-
ral, is the grand principle that makes us sociable creatures, the
solid basis, the l i f e a n d s u p p o r t o f a l l
t r a d e s a n d e m p l o y m e n t s without exception
there we must look for the true origin of all arts and sciences;
and the moment, evil ceases, the society must be spoiled if not
totally destroyed 3*)." (Mandeville, "Fable of the Bees", 1705.)
382 "Both the theory relative to capital, and t h e
p r a c t i c e o f s t o p p i n g l a b o u r a t t h a t
p o i n t where it can produce, in addition to the subsistence
of the labourer, a p r o f i t to 4*) the capitalist, seem op-
posed to the natural lsws which regulate prodaction." (Th. Hodgs-
kin, "Pop. Polit. Econ.", Lond. 1827, p. 238.)
383 «Dans les petites entreprises ... l'entrepreneur est souvent
son p r o p r e o u v r i e r.» (Storch, t. I, Petersb. Ausg.,
p. 242.)
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1*) Bei Gray: his own - 2*) bei Gray: nor are sellers ... enri-
ched - 3*) bei Mandeville: dissolv'd - 4*) bei Hodgskin: for
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